La compagnie S'poart et son festival Colors !

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La compagnie S'poart c'est une belle histoire : après la fondation d'une association Hip-Hop par deux passionnés de danse, cette dernière s'est progressivement développée jusqu'à devenir une compagnie professionnelle. Non contents de créer des spectacles bluffants, les membres de S'poart se donnent à fond tous les deux ans pour faire bouger la Roche sur Yon et ses environs !
Entretien avec Mickaël Le Mer, chorégraphe de la compagnie :

 

Parlez-nous de la compagnie « S'poart », de son histoire...

Tout est parti en 1994 de la fondation de l'association Break Dance Yonnaise par Fabrice Priouzeau et Abdel Himeda, qui font partie de la première vague de danseurs Hip-Hop des années 80. Personnellement je les ai rejoint dès que j'ai eu écho de cette association. En 1996 c'est l'ouverture de la scène nationale de la Roche sur Yon, le Grand R. Sonia Soulas, la directrice adjointe a tout de suite cru en la place du Hip-Hop sur les plateaux. Elle nous a rencontré pour nous proposer des stages avec des danseurs, des chorégraphes Hip-Hop et contemporain. Voilà pour la naissance du groupe S'Poart. Je dis bien groupe, parce qu'on était des amateurs... Le virage a été en 2002 avec la création d’« Extra Luna », pièce pour laquelle on a tous fait le choix de lâcher ce qu'on était en train de faire : métier, études... On est donc devenu une compagnie professionnelle. On a écrit tous ensemble jusqu'en 2007, et depuis cette année là, j’écris les spectacles tout seul comme un grand ! (rires). Pour ce qui est des spectacles, on a « In Vivo » qui tourne encore, qu'on a joué plus de 100 fois et pour lequel on a eu un prix du jury au concours « [Re]connaissances ». Suite à ça on a eu des contacts avec l'Institut Français de Paris qui nous a permis de faire un projet avec des danseurs Russes dans le cadre de l'année croisée France-Russie : « Na Grani ». Cette pièce a été présentée à la Biennale de la danse de Lyon en 2010.
La dernière création, « Instable » date de 2012 et on est en train de travailler sur la prochaine qui sortira en octobre. On travaille également sur un projet pour 2015-2016 dans le cadre de l'année croisée France-Corée.

 © Philippe Bertheau - S'poart© Philippe Bertheau - S'poart "Instable"

 


© Philippe Bertheau - S'poart "Instable"

 

Rock It Daddy création 2013 from Cie S'Poart on Vimeo.

 

Le but du festival c'est de faire bouger la Roche sur Yon. Avec une affluence de 10.000 personnes en 2012 c'est une belle réussite, qu'en pensez-vous ?

C'est sûr que c'était un peu inespéré... Cette année il se déroule sur 6 semaines (contre 4 en 2012) avec pour événement phare, la soirée en centre ville avec 20 associations de danse qui déambulent dans les rues. Pour l'anecdote en 2012, j'étais allé faire un tour rue Clémenceau peu avant 20h : il n'y avait pas un chat et je me suis dit qu’on frôlait la catastrophe. Avec le beau temps, je me suis dit que le public était parti sur la côte . Je suis revenu trois quarts d'heure plus tard et là c'était une fourmilière ! On ne les a pas vu arrivé et le public n'a pas cessé de venir jusqu'à minuit. C'était une très belle soirée, avec en plus un coup de pouce de la météo... L'ambiance était conviviale et joyeuse : on voyait les gens avec le sourire. C'était bien plus que ce qu'on attendait ! En fait on s'attendait à avoir 3000 à 5000 personnes ! Donc on ne va pas faire de fausse modestie : c'est une belle réussite et on est vraiment super content de cet événement. En plus on en entend parler depuis deux ans.
Deux raisons ont motivé mon choix pour faire de ce festival une biennale : la vocation première de la compagnie n’est pas d’organiser de tels évènements, ça demande beaucoup de temps et d'énergie. Puis comme Colors est un festival qui s'appuie sur les associations de danse amateurs du territoire, j'avais un peu peur que ça s'essouffle rapidement: c'est difficile de demander aux associations de créer chaque année en plus de ce qu'elles font habituellement. C'est donc bien d'alterner, de créer l'attente...

 

© S'poart - Les eaux Nocturnes

© S'poart - Les eaux Nocturnes

 

En termes de sélection de spectacles pour le festival, comment procédez-vous ? Y a-t-il une thématique particulière ?

Non, il n'y a pas de thématique... Je suis amené à voir pas mal de spectacles tout au long de l'année par les scènes qu'on fait, alors je fonctionne vraiment au coup de cœur.
L’idée générale du festival est de célébrer la danse sous toutes ses formes et de mettre la danse dans la rue. Tous les spectacles sont en plein air dont certains au pied des immeubles dans les quartiers populaires de notre ville.

 

crédit photo : © Le Poulpe
Festival Colors 2014 - la Roche sur Yon
danseuses : Joulie Lili Zilda Vicente // direction artistique : Mickael le Mer

 © Nathalie Sternalski - S'poart

© Nathalie Sternalski - S'poart

 

Vous désirez avec cette manifestation créer un événement populaire. Pensez-vous justement que la danse ne l'est pas assez en France ?

Je pense que la danse est populaire ! A la Roche sur Yon, il y a beaucoup d'associations qui ont plus de 300 élèves. Elle est donc populaire dans la pratique, mais il n'y a pas une exposition si forte que ça effectivement. Après est-ce que la danse est assez populaire... C'est vrai qu'elle se pratique dans le cadre des cours, on la trouve aussi dans les théâtres mais on ne la voit pas beaucoup dans les rues. J'en ai parlé avec les personnes du service culturel de la ville pour la première fois en 2006. Au départ du festival, il y avait cette volonté d'aller chercher le public et de revenir aux sources des styles de danse qui pour la plupart sont nés dans la rue.
Il faut savoir qu'on avait participé à la Biennale de la danse de Lyon en tant qu'amateurs en 1998, je crois. On avait défilé sous forme de déambulation avec d'autres danseurs et ça nous avait beaucoup marqué. On avait également participé au carnaval à la Roche sur Yon sauf que je trouvais que l'identité carnavalesque de la Roche sur Yon n'était pas très forte. Donc tout ça fait partie du cheminement, et puis à force de voir la fête de la musique on se dit pourquoi pas la fête de la danse ?

 © Christian Rausch - S'poart

© Christian Rausch - S'poart

 

Le concept de votre dernière création, « rouge » est très pointu, comment ce spectacle est-il né ?

Il y a toujours une réflexion personnelle et même intime j'ai envie de dire... Le rouge c'est une couleur avec laquelle j'ai eu beaucoup de mal. Pour la petite histoire jusqu'à l'âge de 10-11 ans j'ai grandi dans une maison où la tapisserie et les canapés du salon étaient en velours rouge/bordeaux... Donc je pense que c'est pour ça qu'après je ne la supportais plus. Je me suis posé beaucoup de questions par rapport à cette couleur : pourquoi elle me dérangeait ! Je pense que c'est le côté paradoxal de cette couleur qui me dérangeait : elle représente à la fois l'amour et la colère, la sensualité et la sexualité...
Le créateur lumière de la compagnie n'a jamais pu mettre de rouge sur les créations. A chaque fois qu'il m'en proposait je disais « non, ça ne peut pas, ça ne marche pas, ça écrase la danse, et puis je n'aime pas cette couleur... » (rires)
Par exemple la pièce s'appelle Rouge, mais l'idée c'est de la faire entièrement en Noir et Blanc. C'est à dire que la couleur rouge sera présente par la danse, mais absente visuellement! Les créations partent toujours d'une petite idée, et puis on essaye de creuser, de voir ce qui est le plus intéressant, de plus pertinent... Je ne me considère pas comme un intellectuel mais ça ne m'empêche pas d'essayer de faire les choses intelligemment, en essayant d'avoir une ouverture d'esprit.
On n'est pas du tout sur la même idée qu'une pièce de l'année dernière sur l'histoire du Rock : « Rock it Daddy » qui est plus de l'ordre du « show », proche des codes de la danse hip-hop, de la démonstration. J'aime bien aller vers des choses qui sont plus de l'ordre de la création, de la réflexion.

 

Teaser INSTABLE - Compagnie S'POART - 2013 from La Lune Record Entreprise on Vimeo.

 

Des partenaires à citer ? Des remerciements particuliers ? 

Et bien je remercie évidemment tous nos partenaires : la ville de la Roche sur Yon, le conseil Régional, la DRAC Pays de la Loire, l'Institut Français pour les tournées à l'étranger, le Grand R (scène Nationale) avec lequel on va renforcer notre collaboration... Et puis je peux tenter de faire une liste mais j'ai peur d'oublier des gens. Il y a beaucoup de bénévoles sur la Roche sur Yon qui œuvrent pour la danse. Et même si la compagnie à l'heure actuelle la fait rayonner au niveau national et international, il y a des gens de talent et très professionnels qui travaillent sur la Roche sur Yon et apportent leur pierre à l'édifice. Je pense en l'occurrence à Catherine Moreau qui s'occupe des options danse au Lycée Pierre Mendès-France, Dominique Petit et Bernadette Gaillard au conservatoire qui font un superbe boulot, à Sonia Soulas qui a toujours œuvré pour la danse à la scène nationale du Grand R, à Karène Vintour de l'association Sùla Bùla, à Christèle Magnon aussi de l'association Cadense, ... !


© S'poart - Festival Colors

© S'poart - Festival Colors

 

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© Le Poulpe

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE ITINÉRANTE « COLORS » – LE POULPE

- DU 14 AVRIL AU 31 MAI 2014 -

A l’occasion de la 2ème édition de « Colors, festival de toutes les danses », la compagnie S’Poart et le photographe Le Poulpe proposent des expositions mettant en avant les associations de danse participant au festival. De mi-avril à fin mai, huit expositions différentes vous seront proposées dans divers lieux de la ville.

LE POULPE sur sa page FACEBOOK

DATES ET LIEUX DE L'EXPOSITION ITINERANTE

 

Et la compagnie S'poart sur :

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  • Artist UP
    (hôte)
    • 2015-01-09 12:45:40
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  • Tags - #danse #hip hop #SCENE NATIONALE #La Roche sur Yon #Instable #Rock it daddy #In Vivo #S'poart #Le Grand R
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