Cie Acte : « Par la danse, appartenir au commun. »

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Rien ne destinait Annick Charlot à devenir chorégraphe. Pourtant, elle s'est éprise de la danse contemporaine durant ses années à l'université. Elle s'est immérgée totalement dans cet art pour se consacrer à la création. Annick est aujourd'hui chorégraphe de la compagnie Acte. Partisane des In Situe, ses oeuvres évoquent le rapprochement, l’éloignement et le "faire ensemble" de l’homme. La ville est le meilleur endroit pour elle pour se plonger au cœur de la problématique de l’humain. 


© Compagnie Acte

 

Pouvez-vous nous parler de votre compagnie, des artistes qui la composent ?

La compagnie a été créée en 2000. Elle est principalement constituée d’un groupe de 4 danseurs. Emilie et Stéphanie sont issues du CNSMD de Lyon, Farid a été formé aux arts du cirque et arts de la rue, il a ensuite découvert la danse contemporaine Il est dans la compagnie depuis 4 ans. Jeremy était destiné à être prof de gym et a découvert la danse qui est devenue une passion. Il a donc décidé de devenir danseur.

Tous les membres de la compagnie travaillent avec d’autres chorégraphes. Nous avons des parcours assez diverses. Quant à moi je faisais des études de génétique à l’université avant de découvrir la danse.


© Compagnie Acte

 

Annick Charlot, pouvez-vous nous parler de votre parcours, de ce qui fait votre reconnaissance aujourd’hui ?

Dans mon parcours familial jetais destinée à faire des études universitaires, à être chercheuse. Cependant, je pratiquais la danse contemporaine à coté et plus je dansais, plus j’en avais envie. J’assistais aux ateliers de création tous les jours et cette dimension de création s’est révélée à ce moment. J’ai donc arrêté mes études. Je suis entrée dans l’école de Michel Hallet Eghayan, j’ai suivit tous leurs cours, j’assistais souvent aux répétitions de la compagnie. C’est le projet  LIEU d’ETRE   commencé en 2006 qui m’a vraiment révélé. Ca a été un tournant. Avant je ne faisais que des spectacles plateaux pendant 5 ans, coproduits par la maison de la danse ou encore la Biennale.


© Compagnie Acte



Y a t-il un ou des thème(s) récurrent(s) dans votre travail ? Pourquoi investir la ville, quelle matière, ambiance y trouvez-vous ?

Je vois plus mes créations comme le résultat d’une quête sans fin, je pose la question de l’humain, qu’est ce qui fait qu’on se trouve profondément humain ? Dans mes premières pièces j’ai soulevé le problème de la résistance, puis de la résilience, des choses qui nous mettent en lien les uns avec les autres, pourquoi a-t-on le sentiment d’appartenir à une communauté, pourquoi se sent-on fort d’expériences collectives. Quoi de plus fort que de se sentir appartenir à un rassemblement humain qui participe à construire le monde au quotidien ?



© Compagnie Acte 


© Compagnie Acte - Gilles Aguilar



Dans votre dernière création, « journal d’un seul jour », pourquoi parlez-vous de « spectacle feuilleton » ? Quel(s) lien(s) faites vous entre l’humain dans la société, la ville et la danse ?

Journal d’un seul jour est en cours de création, de recherche et verra le jour en 2015. Nous cherchons encore nos partenaires…

C’est une pièce qui durera 24h en dis continue, sous forme de rendez-vous à certaines heures dans certains lieux de la ville. Le public suivra donc un récit qui vient raconter l’histoire de 3 personnages dans des lieux différents de la ville. On n’est pas tout le temps la même personne dans une ville selon où l’on se trouve dans la ville. Qu’est ce qui se raconte, qui se fabrique du monde à travers des lieux différents. Mes personnages vont raconter leur histoire, leur vie intime et les relations humaines selon les lieux où ils se trouvent. Dans une gare ou un foyer d’accueil d’urgence, les relations humaines ne seront pas les mêmes.

Nous investirons par exemple les gares, foyers d’accueil, rue, abris de bus…

 

© Compagnie Acte

 

Quels sont les points cruciaux de votre écriture chorégraphique. Qu’essayez vous de traduire via celle-ci ?

Je n’apporte jamais une structure préfabriquée. Pour moi une pièce se crée ensemble. Ce qui est important c’est de chercher ce que l’on veut raconter. J’arrive avec un propos fort, très pensé, puis chacun apporte sa matière. Nous nous servons d’une scénographie naturelle mais qui impose ses codes. Comment s’inscrire dedans, quels sont les points forts du lieu, que faire d’impactant, de symbolique à tel ou tel endroit…

L’In situe  permet de s’inscrire dans le lieu. Il faut y être complètement crédible et en accord avec l’endroit. On cherche à être près de l’usage quotidien du lieu en apportant un regard nouveau sur celui-ci. Nous tenons à révéler un réel dont on ne fait pas attention d’habitude. Donner à vivre le lieu, tel est notre parti-pris.

  

 © Compagnie Acte

 

Mon envie est de m’intégrer au cœur de la société, de ne pas rester dans un théâtre mais de participer et d’aller où l’art n’est pas forcément présent pour aider à construire un certain monde. J’évoque le rapprochement, l’éloignement et le faire ensemble de l’homme. La ville est donc le meilleur endroit pour se plonger au cœur de la problématique de l’humain.

 

© Compagnie Acte

 

© Compagnie Acte

 

Pouvez-vous nous parler du projet LIEU d’ETRE, de sa particularité ? Comment va se dérouler cette création collective ?

Cette œuvre a été crée en 2010 pour la biennale de la danse. Il me manquait vraiment cette dimension totale de l’être humain dans la société. Quand j’ai rencontré le milieu social je me suis dit qu’il y a des gens qui croient que le monde n’est pas  forcément celui que l’on a tous les jours devant les yeux. Il y a d’autres possibilités pour un monde plus commun, des inspirations communes, des projets communs… Les gens  se croisent peu et vivent peu de choses ensemble. Et si on leur redonnait une utopie du vivre ensemble pour dépasser le fonctionnel et le confort individuel de chacun ? C’est ce que l’on propose à travers ce projet.

 

 © Compagnie Acte 


 Cette pièce est crée pour 5 danseurs professionnels, 1 musicien et 50 figurants-complices. Ce projet se réinvente en chaque lieu. C’est une création nomade qui incarne l’histoire de l’endroit où elle se passe. Nous rencontrons les gens habitants sur le lieu un par un et nous leur disons que l’on a besoin d’eux en tant que complices artistique. Embarquez-vous dans l’aventure et aidez nous à vivre ensemble cette utopie artistique !



© Compagnie Acte


On arrive dans un lieu que l’on a choisi pour différentes caractéristiques sociaux, historiques et artistiques. Ce sont des lieux où les gens sont en difficulté et à travers
LIEU d’ETRE, nous y réveillons l’espoir et les désirs de chacun. Cette année, c’est le quartier des Buers à Villeurbanne qui sera investi par les participants !


© Compagnie Acte

 

Cette année LIEU D’ETRE se déroule le 19 20 et 21 juin dans le cadre du Festival des INVITES à Villeurbanne. Notre spectacle est produit par Est métropole habitat. C’est notre premier partenaire.La ville de Villeurbanne coproduit également le Festival. Les ateliers Frappaz est également partie prenante.


© Compagnie Acte


Quels sont vos projets futurs ?

Nous allons représenter LIEU d’ETRE dans trois lieux différents de la communauté de commune de Cergy Pontoise en mai.

Nous travaillons également sur notre projet de création Journal d’un SEUL JOUR Qui est le projet phare de l’année 2015.

 

 


APPEL A PARTICIPATION - LE PROJET LIEU D'ETRE :

LE PROJET LIEU D'ETRE FAIT UN APPEL A PARTICIPATION POUR CE PROJET. 50 FIGURANTS ET 5 DANSEURS DE LA COMPAGNIE PARTAGERONS ENSEMBLE CETTE AVENTURE.

Retrouvez les informations sur l'APPEL A PARTICIPANTS sur leur PAGE ARTIST'UP !

Retrouvez l'évenement LIEU D'ETRE sur ARTIST'UP !

 

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    • 2014-09-03 16:08:14
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  • Tags - #danse #danse contemporaine #biennale de la danse #annick charlot #compagnie Acte
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