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La Cie Toi D'abord est un duo de circassiens, une invitation à rire, à vivre, à faire des bêtises... Lances-toi...vas-y, toi d'abord... non, toi d'abord! La complicité des deux compères définit le duo autant dans la vie que sur les planches et dans la rue. Thomas et Jérémy livrent ici leur passion pour le cirque et l'envie de partage qui les unit : "Le but c’est de jouer, d’offrir nos spectacles, de partager, de rencontrer le public."

 

Quel a été votre parcours de circassien ?

On a sensiblement le même parcours. On a fait une année en école de cirque professionnel dans le 5ème arrondissement de Lyon à Ménival. Et avant, on se formait sur des cours du soir en tant qu’amateurs. On s’est rencontrés là bas et on a directement créé la compagnie.

 

cie toi d'abord

© Cie Toi D'abord
 

Comment et quand l’idée de faire du cirque vous est-elle venue ? 
Comment s’est développée cette passion ?

Jeremy : Moi jeune j’étais assez sportif et il y avait un prof de sport au collège qui avait monté une association arts du cirque, donc j’en ai fait 3 ans. Après j’ai fait d’autres sports et ça m’est revenu quand j’ai rencontré des personnes du milieu, à Orléans.

Thomas : C’est pour les nanas ! Parce que il y a plein de nanas dans le cirque ! Non non c’est pas vrai ! Moi je suis arrivé assez tard dans le cirque. Quand j’étais gamin, j’avais jamais vu de représentation, j’habitais à la campagne. Avec mes parents c’était comme ça, on n’allait pas voir de spectacle. En arrivant au lycée, j’ai rencontré des gens et ils m’ont montrés des spectacles de cirque, et ça m’a transporté, j’ai trouvé ça très beau. Ça m’a tellement fait un truc, que j’avais eu envie de faire la même chose, et de transmettre, de donner le même effet aux gens. Petit à petit, mon parcours scolaire a fait que ça a penché vers le cirque et pas la littérature allemande...

 

cie toi d'abord

© Cie Toi D'abord - Crédit Photo Sebastien Mallet
 

cie toi d'abord

© Cie Toi D'abord - Crédit Photo Sebastien Mallet

 

Pourquoi avoir choisi ce nom de compagnie ?

Jérémy : Déjà parce qu’il fallait en trouver un et que c’est pas facile ! Du coup dès qu’on en tient un qui nous plaît à tous les deux, c’est déjà bien.

Thomas : Ca représente la relation, le duo. Ça représente une invitation. En fait ça se dit pas trop « Toi D’abord », dans la forme de politesse c’est plutôt « Après toi », et du coup c’est une forme de politesse détournée.


Avec le côté comique… !

Thomas : Ouais puis surtout on se retrouve dans les conneries. Qui fait la première connerie ? "Bah vas-y, toi d’abord !" "Non, toi d'abord!". C’est vraiment l’idée de relation.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Encore Plus - Crédit photo Virginie Chometon
 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Encore Plus - Crédit photo Virginie Chometon

 

Pouvez-vous nous parler de vos créations ? Quel message voulez-vous faire passer ? Quel est l’esprit artistique ?

Thomas : Alors on va commencer par le début. On a trois spectacles : le premier duo qu’on a créé, il s’appelle « Tu Viens ! ». On a commencé à le monter à l’école de Ménival, avec un exercice de théâtre. C’est un duo clownesque jonglé.

Jeremy : Parce qu’on est jongleur tous les deux à la base. Et on s’est pas mal retrouvés à ce niveau là, on jongle hyper différemment mais on voulait trouver une manière de jongler à deux. On a aussi beaucoup travaillé le clown dans notre année de formation. Du coup, dans les trois spectacles, le travail et la technique du clown sont vraiment mis en avant.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Encore Plus - Crédit photo Virginie Chometon

 

Thomas : Pour revenir aux spectacles. Il y a aussi « Gaspar » le solo de Jéjé, qu’il joue ce soir à Ménival. Et moi j’interviens en tant que régisseur sur ce spectacle. Après il y a un autre duo avec de la bascule, toujours du clown, et de l’équilibre. C’est tout nouveau, ça vient de sortir. Ça s’appelle « Encore Plus » Voilà, on a changé de discipline mais le clown est toujours là.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Gaspar - Crédit photo Jonathan Bayol

 

Jeremy : Ce qui définit les spectacles c’est vraiment le duo et la complicité des personnages. Les spectacles sont principalement muets, sauf « Gaspar » où je parle un peu mais sinon c’est vraiment les corps qui parlent.

Thomas : Oui voilà c’est les corps qui parlent, la relation entre nous, les situations. Nous, on dit qu’on fait du cirque de proximité, on aime tisser un lien avec le public. On fait le spectacle du début à la fin, ensemble, avec le public. Il influence beaucoup la représentation.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Encore Plus - Crédit photo Virginie Chometon

 

Comment le public réagit-il face à l'improvision ?

Jeremy : Pas mal, selon comment on est, et comment est le public, selon les situations. Ce sont des spectacles qui peuvent se jouer autant en salle qu’en rue. Il se passe des choses peu importe l’endroit.

Thomas : Pour nous le but, c’est que le spectacle reste vivant, du coup le jeu sur l’instant est très présent car s’il se passe quelque chose dans le public ou un évènement extérieur, on l’intègre dans le spectacle. C’est unique à chaque fois. On ne défend pas le cirque du coup. Pour nous le cirque, le jonglage, la bascule, c’est un prétexte pour venir sur scène. Après on est des circassiens, bien sûr, mais ce n’est pas le plus important, c’est vraiment ce qui nous fait venir sur scène mais après on bifurque vers autre chose. Le but c’est de se marrer avec les gens. Et à la fois on a envie de toucher des choses sensibles, car c’est aussi super important.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Encore Plus - Crédit photo Virginie Chometon

 

Jeremy : Du coup, ça se joue beaucoup plus avec les relations qu’on met en place, avec les personnages qu’on a sur scène. Il se créé des moments de vie tout simples qui pourraient se passer tous les jours. C’est sur ces moments là qu’on essaye de toucher les gens, où ils peuvent reconnaître des situations, avoir de la sympathie pour un personnage…

Thomas : Ça reste fragile ce qu’on fait… Dans la fragilité, il y a une sensibilité qui sort et comme on est pas des machines, on peut faire tomber une balles quand on jongle, on peut se tromper… Mais tout ça, on le met à nu quoi. Pour nous, le centre du spectacle il est là, dans la vie et dans ce qu’on peut apporter et partager avec le public.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Encore Plus - Crédit photo Virginie Chometon

 

Pourquoi es-tu tout seul dans « Gaspar », Jeremy ?

Jeremy : Parce qu’à la base c’est un solo. Quand on était en formation à l’école de cirque, on a commencé tous les deux, et il y avait une présentation public, je me suis blessé à la main, du coup on ne pouvait jongler à deux. Alors j’ai créé ce personnage là qui était un boxeur boxant à un bras. Thomas connaît bien le spectacle, il fait la régie, il m’accompagne, il me soutient.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Gaspar - Crédit photo Jonathan Bayol

 

Quel a été l’endroit, le voyage qui vous a le plus marqué professionnellement ?

Thomas : La Réunion ! C’est la folie La Réunion, c’est un truc de dingue ! Ce qui est marquant c’est surtout le côté paradisiaque. On a joué pour des métropolitains, c’était pas un festival pour les gens de là bas. Mais ça nous a marqué car après le spectacle tu vas te baigner au lagon, tu bois du Rhum et il fait beau !

Jeremy : Sinon il y a la Sicile aussi. C’était les débuts des spectacles. Il n’y a pas beaucoup d’endroits pour jouer là bas, et là c’était un énorme festival qui se déroule sur 4-5 jours. Donc on a pri l’avion pour aller là-bas avec notre petit banc rouge, notre seul décors du spectacle, et le banc et les costumes ne sont jamais arrivés ! Du coup on a refabriqué ce qu’il nous fallait. Pour l’anecdote, on avait une présentation cabaret le premier soir, pour présenter les spectacles du festival, on a fait notre entrée sur scène à poil, vu qu’on avait pas nos affaires ! On avait juste nos balles qui étaient en bagage à main dans l'avion et on a fait un jonglage en se cachant… Le lendemain on s’est retrouvés dans tous les journaux, car les Siciliens ne connaissent pas ça, ils sont assez pudiques. Donc c’était une grosse expérience.

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Gaspar - Crédit photo Jonathan Bayol

 

Comme vous êtes assez mobile, pouvez-vous nous raconter une journée type ? Quel est votre rythme de travail ?

Et bien justement, on a pas de journée type, surtoût maintenant. Au début, on avait plus des journées qui se ressemblaient, on partait à vélo, on allait répéter, on travaillait beaucoup des figures… On a fait ça pendant 2-3 ans… Une fois qu’on a monté le premier spectacle, on tourne, surtout l’été en festivals de rue. On fait beaucoup de route et les jours où on joue, on réfléchit aussi car on essaye de trouver les meilleures conditions pour que le spectacle soit vu. On s’est rendus compte que notre spectacle est très simple (pas de musique, pas de parole). Le rythme est assez lent au début, après ça part, mais pour le public, il faut qu’il soit bien installé par exemple pour qu’on puisse bien être avec eux.  Après, on répète toujours les figures techniques et enchaînements pendant 1h-1h30.

Thomas : L’hiver dernier on a passé pas mal de temps sur la création de la bascule. Donc c’était pas du tout ce rythme là… On a passé beaucoup de temps sur la bascule, on essayait de mettre en forme, parce que c’était nouveau pour nous, la bascule, on est pas acrobates à la base !

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Encore Plus - Crédit photo Virginie Chometon
 

C’est pas trop dangereux ?

Si... Enfin pas trop… C’est dangereux mais il faut maîtriser le risque !
 

Pouvez-vous nous raconter une anecdote, ou le meilleur souvenir d'une répétition ou d'un spectacle ?

Thomas : Il y en a des tonnes ! On incorpore tellement les trucs qui se passent dans le public  donc il se passe toujours quelque chose…  La dernière, à Villefontaine, on a joué avec une Barbie ! On jongle et il y a une balle qui tombe dans le public, on va la chercher et là il y avait une gamine qui jouait avec une Barbie au lieu de nous regarder... au bout d’un moment les gamins décrochent… Bref du coup je lui ai pris sa Barbie, on a commencé à jongler avec, à force la Barbie a commencé à être déshabillée. Du coup par pudeur, on l’a cachée, on a essayé de la rhabiller, on faisait croire qu’on avait remit sa robe… On a joué avec. Bon, après on a rendu la Barbie à la gamine.
 

Compagnie Toi d'Abord "Tu Viens" from GRioTTe on Vimeo.
 

Quels sont les projets de la compagnie et les objectifs futurs ? Quelles sont vos dates à venir ?

On tourne tout l’été, là c’est la première saison où on joue les trois spectacles. On a quelques dates avec la dernière création qu’on ne pensait pas avoir fini pour cet été. On va faire Aurillac comme festival, avec La Main S’affaire d’ailleurs ! Après avec « Gaspar » on sera à Chalon dans la rue, et « Tu viens ! » , on le joue tout le temps. L’objectif est de continuer à promouvoir « Gaspar » et on commence avec la dernière création « Encore Plus ». On a besoin de le jouer, car c’est les premières fois qu’on va le faire. « Tu viens ! » c’est la 6ème saison qu’on le joue !

Avec notre boulot, le clown ça se travaille pas mal dans le temps comme on joue souvent à l’improvisation. On avait un formateur qui nous a dit « Un spectacle est bon au bout de 10 ans ». C’est peut-être exagéré mais c’est pour dire qu’on a envie de le jouer. On veut pas faire seulement une saison et repartir ! Le but c’est de jouer, d’offrir nos spectacles, de partager, de rencontrer le public… 

 

Cie Toi D'abord

© Cie Toi D'abord - Crédit Photo Sebastien Mallet

 

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    • 2014-08-31 23:11:28
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  • Tags - #cirque #jonglerie #compagnie #bascule #cie #cie toi d'abord #toi d'abord #Compagnie Toi D'abord #jonglage
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