La douce mélancolie de AuDEn

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La mélancolie fait partie de AuDen. Sa muse, c’est la mer. Son premier album "Sillon" en est un condensé de toutes ces influences et de son parcours : "C’est en quelque sorte, l’aboutissement de mon adolescence." AuDen nous offre un bouquet aux notes légères, débordantes de fraicheur avec des titres tels que "Les Printemps". Une pointe de douce mélancolie, toujours présente en coulisses fait irruption sur certains titres. Elle nous prend sous son aile pendant qu'AuDen nous embarque dans son univers en un "Aller sans retour". On y ressent chacun de ses mots et leur impact...

A écouter sans modération, mais attention : les émotions ressurgissent à tout instant sans crier gare ! 

 

 

auden fanny latour lambert© Fanny Latour Lambert-AuDen


Parlez-nous de votre parcours... il paraitrait que vous avez commencé sur une guitare à deux cordes
?

Décidément, cette histoire va me suivre toute ma vie. C’était une guitare de décoration à l’abandon chez un ami. J’ai donc commencé à apprivoiser cet instrument avec deux cordes. Mais, j’ai réellement commencé quand mon père m’a offert ma première guitare à l’âge de 16 ans. Entre temps, je faisais un peu de musique électronique. Puis à 18 ans, après mon bac j’ai commencé à me mettre sérieusement à un travail de répertoire que j’ai présenté en arrivant à Rennes. C’est là-bas que j’ai rencontré Gaëtan Naël, le programmateur d’une salle de musique actuelle qui s’appelle « l’Antipode ». Depuis 2010, il me suit tout le temps et m’a beaucoup aidé dans mon parcours. Il m’a donné l’occasion de faire mon premier concert.

 
auden fanny latour © Fanny Latour Lambert-AuDen


La Bretagne, la terre natale, inspire-t-elle vos ballades ?

Plus j’écoute « Sillon » et plus j’interprète différemment certains textes. On me colle souvent l’étiquette de cette région et c’est vrai que cet album est empreint de culture bretonne quand je l’écoute j’ai l’impression d’être au bord de la mer surement à cause du champ lexical de l’océan et de la mer qui y est très présent. Mais ça ne m’étonne pas car je suis originaire de Saint-Malo, j’ai donc grandi avec la mer.

Mélodiquement, je dirai que ma musique est plus anglo-saxonne comme Bon Iver, Sigur Ros. J’écoute très peu de français mis à part François and the Atlas Mountains et Bertrand Belin. 
 



Comment composez-vous en général ?

Sur « Sillon » la plupart des chansons sont issues de mon premier répertoire (17,18 ans). « Aller sans retour », par exemple est issu de mon premier répertoire. Cet album est vraiment né sur une base guitare/voix.

La façon dont je compose dépend des chansons. Soit j’ai la mélodie avant soit j’ai une amorce de texte. « Les amours mortes » viennent de quelques mots qui dormaient sur un bout de papier au fond d’un tiroir. Maintenant, je travaille avec l’ordinateur. Je produis d’abord toute la musique et après je pose le texte. Je suis autant ingénieur du son qu’auteur compositeur. 


Ma plus grande censure c’est moi même, je peux dire on tient le meilleur morceau et dire le lendemain c’est nul. Je suis en permanente remise en question. J’ai travaillé avec Olivier Courtier et pendant six mois, j’avais les clefs de son studio et j’allais la nuit changer plein de trucs. C’était un vrai calvaire pour lui. Je suis assez casanier et solitaire. Je suis un bon vivant mais j’ai des moments où j’ai besoin de me couper de tout.


 
fanny latour auden © Fanny Latour Lambert-AuDen

 

Vous avez été remarqué en 2010, aux Transmusicales de Rennes. En quoi cette scène a-t-elle été un tremplin pour vous ?

Pour moi, c’est le festival de la découverte. Jean-Louis Brossard prend des risques fous comme faire une promo pour des artistes que personne ne connaît. 2010 était une année express avec mon premier concert en mars et environ 5 à 6 autres dates. L’un des concerts de l’été au mois de juin, juillet était à l’Ubu. Puis, j’ai été contacté à la sortie du concert par un de ses collègues. Il voulait me caller une audition pour que Jean-Louis puisse m‘écouter. J’y croyais pas trop parce que Jean-Louis n’est pas trop branché français. A la sortie du concert, il m’a dit « je te programme ». A ce concert, il y avait aussi un éditeur Mathieu Tessier qui est encore aujourd’hui mon éditeur. Deux heures après on signait un contrat dans un restaurant. 
 



La mer, l’amour, la mélancolie, l’évasion sont des thèmes très présents dans votre album “Sillon". La musique a-t-elle un effet cathartique ?      

La mélancolie fait partie de moi, la beauté je la trouve là-dedans, c’est ça qui me parle. C’est plus une thérapie. Ma muse, c’est la mer. "Sillon" c’est un condensé de toutes ces influences et de mon parcours dans la musique électronique, car il y a beaucoup de synthé dans cet album. C’est en quelque sorte, l’aboutissement de mon adolescence.

 

auden fanny latour © Fanny Latour Lambert-AuDen


Il paraitrait que vous êtes un fan invétéré de Victor Hugo. A quel point vous a-t-il inspiré ?

J’ai juste en face de moi « les feuilles d’automne », je me balade tout le temps avec Victor Hugo sur moi. Lui et Appolinaire, je ne sais pas comment l’expliquer mais dès les premiers mots je suis envahi par leurs messages, le sens de leurs mots et leurs impacts. 
 


Y’a-t-il une ou des muses derrière votre titre «  Pour mieux s’unir » ? 

Et pas que derrière ce titre, "le large" est très personnel. Y’a une histoire de fille. Mais, j’essaie dans mon écriture de ne pas être dans la narration et l’explicite. "Etourdi" était vraiment un état d’âme que j’ai eu en voyant les révolutions arabes. 

 

auden fanny latour © Fanny Latour Lambert-AuDen


Qu’est-ce que l’expérience au Printemps de bourges vous a-t-elle apportée ?

J'adore les concerts assis parce que ma musique se prête à ça. Après pour moi c’est l’usine. Il faut marquer un coup. C’est un passage important, c’est une date qui est arrivée très tôt dans la tournée et je pense qu’on n’était pas encore prêt, il y a des moments où la scène se passe plus ou moins bien.

 

auden fanny latour sillon© Fanny Latour Lambert-AuDen


Comment est né votre l’album « Sillon » ?

Quand j’ai signé j’ai dit ok je signe, mais je prends un an et demi où je pars à Daoulas en Bretagne pour composer l’album. Et après je suis revenu avec les maquettes de "Sillon" on l’a fait écouter à Polydor et Mathieu Tessier qui l'ont validés.

 



Des actus pour cet été et le mois de septembre. Un deuxième album en préparation ?

J'ai un deuxième album en gestation très lente, qui n'arrivera pas avant fin 2015, début 2016. Entre temps, je sortirai peut être un EP. En ce moment je compose surtout pour les autres. Par expemple, je compose avec Rose une chanteuse  avec qui j’écris des textes. Enfin, je produis le premier EP d’un ami. Je le mets en musique et je l’accompagne sur scène. 

 

fanny latour auden © Fanny Latour Lambert-AuDen

 

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    • 2015-01-09 21:57:17
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  • Tags - #AUDEN #les amours mortes #francofolies #pour mieux s'unir #les transmusicales #azur ether
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