Michaël Beerens, fabuliste pictural

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Pour Michaël Beerens "Peindre un mur c’est un peu comme planter un arbre et le regarder grandir…". A la manière d'un fabuliste, cet artiste d'Art Urbain cherche à transmettre un message aux passants. Il n'hésite pas à utiliser des symboles forts pour éveiller les consciences sur l'urgence de protéger la nature, de devenir "plus humble" envers la planète et plus respectueux de tous êtres vivants qui la peuplent. 

 

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© MICHAEL BEERENS

 

TILIKUM from MICHAEL BEERENS on Vimeo.


Parlez-nous de votre parcours...

J'ai commencé par faire du graffiti à la fin des années 90. Au départ je le faisais pour moi (une sorte d’ego trip) puis avec le temps j’ai compris qu’il y avait des gens de l’autre coté qui voyaient nos peintures. Alors ça m’a donné envie de leur parler, essaer de chercher une réaction chez le spectateur. A l’époque c’était toujours par le biais du graffiti - je ne mettais plus mon nom en avant mais plutôt un thème, un sujet d’actualité, des personnages…

En 2007 j’ai eu un accident de moto, ce qui m’a un peu mis à l’écart, et j’ai eu plusieurs compères de peinture qui se sont fait arrêter. Du coup j’ai pris ça pour un signe et j’ai fait profil bas !
 

 

Mais je ne pouvais pas arrêter de peindre alors j’ai trouvé un juste milieu. Des peintures semi-légal, c’est-à-dire peindre des murs suffisamment pourris pour ne pas être convoqué au tribunal. 

Aujourd’hui nous sommes en 2014, du temps est passé, ma démarche se précise et bizarrement je prends encore plus de plaisir à peindre depuis que je mesure l’importance de l’auditoire. Je pense que les artistes d’aujourd’hui qui peignent la rue ont une sorte de pouvoir magique, dans le sens où il y a un phénomène de mode nommé « street art » qui amplifie la portée de leur message. Apres chacun fait ce qu’il veut de ce pouvoir… selon ses objectifs personnels. Comme dirait Harry Potter « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. »
 

michael-beerens© MICHAEL BEERENS


Comment s’est développée votre passion pour l’art ?

Je ne sais pas si on peut parler de passion pour l’art, j’aime créer, j’aime découvrir le travail d’autres créateurs… Aujourd’hui je cherche plutôt à transmettre certain message … un peu à la manière d’un fabuliste, il y a plusieurs niveaux de lecture.

Je crois que ce qui me passionne vraiment, c’est le fait qu’une peinture (quelle qu’elle soit) puisse avoir un réel impact sur la vie gens. Certains vont grandir avec et s’en souviendront toute leur vie (c’est comme ça que j’ai commencé le graffiti). D’autres vont passer devant et s’interroger sur les intentions de l’artiste… jusqu’à faire leurs propres interprétations...

Peindre un mur c’est un peu comme planter un arbre et le regarder grandir… (c’est beau !)
 

MICHAËL BEERENS© MICHAEL BEERENS

MASTER from MICHAEL BEERENS on Vimeo.


Vous avez commencé par le graffiti. Pourquoi avoir essayé la toile et d’autres supports ?

Pour être honnête j’étais profondément contre le fait de vendre son travail. Le système étant ce qu’il est, l’argent à tendance à polluer la création (et les artistes)…sauf que :

- peindre gratuitement dans la rue ça ne remplit pas l’assiette

- le système n’est pas complètement pourri, il y a encore des passionnés.

Et surtout le plaisir de faire une œuvre qui me survivra peut être… ça n’a pas de prix !
 

MICHAËL BEERENS© MICHAEL BEERENS


Vos œuvres font-elles référence le thème de la mort... ?

Pas du tout ! Seulement le monde ne tourne pas rond … j’ai le sentiment que mon "devoir"  c’est d’en parler afin d’éveiller un minimum les consciences… si cela fonctionne, même sur 1% des personnes qui verront ma peinture, je n’aurai pas fait  ça pour rien.

Nous avons la chance d’être difficiles à censurer, il faut en profiter pour faire avancer les choses.

Donc pour revenir à la question … ce n’est pas la mort que je représente, mais simplement, pour illustrer quelque chose qui ne va pas, il faut utiliser des symboles forts afin d’être certain que le message passe bien.
 

MICHAËL BEERENS© MICHAEL BEERENS

Etes-vous un artiste engagé ?

Oui... je viens d’avoir une petite fille ! 
 

michael-beerens© MICHAEL BEERENS


Pouvez-vous nous expliquez la génèse de l'oeuvre ci-dessus ? Quel message souhaitez-vous faire passer ?

Sensibiliser le public sur la dangerosité des OGM, j’ai vu des rats nourris aux OGM avec des tumeurs tellement énormes que je pense que c’est un sujet qui mérite un peu d’attention ! 
 


Pourquoi n’avez-vous jamais travaillé avec un collectif ?

J’ai essayé quelques fois mais je ne suis pas fan, je compare souvent la peinture à l’écriture d’un livre. J’essaye d’emmener le spectateur quelque part et je me sens plus libre pour le faire si je maîtrise tous les éléments …
 

MICHAEL BEERENS© MICHAEL BEERENS


Vous accordez une place importante aux animaux dans vos oeuvres... Pourquoi ce choix ? 

Je crois que j’aime cette simplicité, ils fonctionnent à l’instinct … pas de manipulation machiavélique, pas de mensonge… Je crois sincèrement que ce qui fait de nous des « êtres supérieurs », cette capacité à nous prendre pour des demi-dieux finira par causer notre perte.

Ce qui est plus triste c’est que tout ce qui peuple cette planète disparaitra avec nous alors que nous sommes les seuls responsables !

J’utilise également les animaux car ils permettent de dresser un parallèle avec l’homme sans qu’il se sente montré du doigt. Ce qui me permet de traiter différents sujets sans notion de jugement. Un peu comme une fable, le lecteur y voit ce qu’il veut y voir. 
 

michael-beerens© MICHAEL BEERENS


La toile ci-dessus est à la fois poétique et remplie de messages. Comment avez-vous composé cette création ? En quoi est-elle emblématique de votre univers artistique ?

Le monde marin me fascine… la terre est composée d’eau à 70% et on traite les océans comme une poubelle. Concrètement la plupart des gens s’en moque car ça ne se voit pas trop…seulement voir des baleines échouées sur les côtes, l’estomac rempli de plastique ce n’est pas normal. Sans parler de la surpêche etc… il y beaucoup à dire sur le monde marin !

Mais pour revenir au tableau, le plastique est un véritable fléau pour les animaux aquatiques. Faire des méduses sac, c’est une manière humoristique des sensibiliser les gens à la pollution marine. C’est aussi violent qu’une tortue qui s’étouffe dans un sac poubelle, seulement c’est plus doux esthétiquement, donc le message passe mieux. Je crois que les humains ne mesurent pas l'importance des océans ! 
 


Avez-vous des projets dont vous souhaiteriez nous parler ?

A priori, ma première sérigraphie devrait sortir courant septembre, j’ai hâte car cette technique a l’air d’offrir beaucoup de possibilités …

 

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    • 2014-10-03 19:14:24
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  • Tags - #street art #dessin #graffiti #peinture #nature #planète #ecologie #art urbain
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