ADOR : la recherche du contraire vers un résultat fleurissant

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Issu de la génération marquée par la démocratisation de l'art contemporain, ADOR, naturellement touché par ces phénomènes et cette énergie a commencé à peindre en dehors de "sa grotte" vers 2005.
Son nom peut paraître coloré et enfantin... mais chaque lettre de ADOR est illustrée par un objet qui, selon ses propres mots traduit respectivement « Attrapé, Délaissé, Oublié, Rejeté ».
Dans sa recherche du contraire, l'artiste en tire un résultat fleurissant.
Sa collaboration depuis plus de 5 ans avec Sémor a donné lieu à des oeuvres remarquables qui apportent chacune leur tour une pierre à l'édifice qu'est leur univers :
 "Comme une frise ou un cadavre exquis, l’idée serait de fabriquer une image générale dans laquelle le spectateur peut déambuler à sa guise et dans le sens qu’il veut. Beaucoup de dessins, nous cherchons à décliner nos travaux en peinture, fresques, volumes, installations et j’espère en animation dans le futur. Tous ces moyens au service d’un univers qui est en construction."

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours artistique… comment êtes-vous venu au street-art ?

Entrainé au dessin depuis longtemps et avec peu de relâche, et plutôt que de dessiner dans les autres matières j’ai pu faire une école d'art pour passer le maximum de temps dessus. Je suis de la génération où le phénomène art contemporain va dans tous les sens où « street art, graffiti et compagnie» se voient partout. Naturellement touché par ces phénomènes et cette énergie, j’ai commencé à peindre en dehors de ma grotte vers 2005.


© ADOR - Adam & co - 2014 - Nantes France


© ADOR - 2013 - objets divers environ 30x50cm © ADOR - 2013 - Shanghai Chine


Que signifie votre nom, ADOR ?

Il ressemble à un prénom, et pourrait paraître coloré et enfantin. Un mot connu de tous qui incarne une pratique qui parle de goût ?
Plus tard est venue une image avec une cage, un socle de globe, un réveil sans aiguilles et un robinet sans eau qui peut faire « Attrapé, Délaissé, Oublié, Rejeté », qui est bien tombé.

© ADOR - Bas relief - 2012 - Nantes, France

Comment définiriez-vous votre univers créatif ? Quelles sont vos sources d'inspirations ?

Sans trop de recul, j’ai l’impression qu’il se passe quelque chose de dense quand je regarde le tout. Alors je me dis que quelque chose doit m’habiter. Il y a beaucoup d’artistes vivants ou non dont j’admire la singularité et l’univers. La façon dont l’individuel touche l’universel. 

J’essaie de retranscrire les phénomènes de plus ou moins grande envergure que je découvre pour les mettre en scène et les faire se rencontrer. Je regarde tout ce qu’il y a autour de moi et j’aime les expos mauvaises et les films mauvais. C’est un plaisir véritable que de recommander aux amis un événement culturel dans lequel j’ai passé un moment particulièrement désagréable. Peut être la recherche du contraire pour en tirer quelque chose de fleurissant, dans le drame ou la joie. Je pioche dans ce qui vit ou git autour de moi pour me constituer une sorte de vocabulaire en image. Plus j’évolue, plus les protagonistes / objets se rajoutent à l’histoire. Le Grand Barbu, la mascotte à la moustache, la saucisse, l’igloo déguisé en montagne, la trompette nouée, la princesse grenouille et pas mal d’autres.. Tirés des rencontres dans la rue ou dans l’actu, le fait de vivre dans un temps où le café sans caféine existe, où le chicken en tranche a comme premier composant le porc et où les chips ont le goût huître fait poser des questions.

Comme une parade, ce défilé serait un langage en construction. J’ai d’ailleurs fabriqué un alphabet à 27 lettres qui ne ressemblent pas toujours à des lettres et dont ces dernières sont interchangeables. Il y a moyen de décrypter mais pas toujours, ceux qui regardent peuvent savoir mais ceux qui ne savent pas ne le sauront vraiment pas. Je ne pense pas me parler tout seul, je propose une possibilité de lire la chose de manière différente pour que le spectateur fasse sa propre combinaison.

© ADOR - Eu - 2014 - bunker - France

© ADOR - Standing - 2014 - gaphite sur papier, 80x60cm© ADOR - Da Kok Story - Nantes - 2012
 

Souvent marqués par de gros yeux, une large bouche, sans cou et un petit corps… pouvez-vous nous parler de vos personnages. Qui sont-ils, d’où viennent-ils, que symbolisent-t-ils ? Quelle histoire souhaitez-vous transmettre à travers eux ?

Je ne sais pas trop d’où ils viennent. Des fois je me demande ce qu’il se passerait si on en rencontrait un. Peut être je recherche la caricature dans une époque garnie en cas exceptionnels.

Comme plein de dessinateurs, j’attache une grande importance aux yeux et à la bouche et à la structure d’un individu. Ils doivent symboliser une attirance esthétique, une reconnaissance envers tous les bienfaits de notre espèce. Cette civilisation doit pouvoir se présenter sous différents angles, héroïque, vulgaire, ou désarticulée.

Une fois une idée concrétisée, j’ai l’impression d‘en être étranger. Pour répondre clairement, les histoires se pensent avant de plusieurs manières et il n’y a pas forcément de message précis. Peut être juste des propositions où des sens peuvent se créer dans un grand bazar qui s’organise, parfois.

© ADOR - Échoué avec Sémor - 2014 - Arromanches, France

© ADOR - Landscape - 2012 - avec Cheat - Manchester (UK)


Des collaborations, travaux collectifs qui vous ont marqués ? Préférez-vous créer en solo ou dans le cadre d'une oeuvre collective ?

Chaque travail réalisé à plusieurs me marque et m’enchante. C’est un des intérêts majeurs de cette pratique. Il y a des correspondances qui se font mieux que d’autres selon les rencontres, mais toutes sont importantes. Au cours des quelques voyages que j’ai pu faire, ce sont souvent les situations improbables qui montent un projet et dans lequel si possible tout le monde se met à contribution pour une image générale. Et des équipes de copains se fabriquent : 2049, EYC, IBS, CLW. Créer en solo ou à plusieurs est tout aussi important.


© ADOR - 
Voyage scolaire avec Sémor - Shanghai Chine 2013
© ADOR - La vaca vestida avec Sémor - 2014 - Nantes
© ADOR - 
Érigé avec Sémor - 2013 - Nanjing Chine

Pouvez-vous nous parlez d'une de vos séries, par exemple de Globus Factorus ?

Globus Factorus est le résultat de notre collaboration avec Sémor depuis 4 - 5 ans. Il m’a très tôt parlé de son attirance pour tout ce qui a des becs et pour les protubérances en général. Nous travaillons à quatre mains pour une entité. Comme une frise ou un cadavre exquis, l’idée serait de fabriquer une image générale dans laquelle le spectateur peut déambuler à sa guise et dans le sens qu’il veut. Beaucoup de dessins. Nous cherchons à décliner nos travaux en peinture, fresques, volumes, installations et j’espère en animation dans le futur. Tous ces moyens au service d’un univers qui est en construction.

Individuellement, il est arrivé que plusieurs peintures se prêtent à l’évolution, comme cette dernière avec le chien au radiateur et qui finit à l’abattoir. Si je pense à quelque chose, je la fais évoluer et le sujet s’anime en quelque sorte. Je ne sais pas si c’est drôle, mais ça cherche à être vivant. Pour le sujet et le passant.

 © ADOR - Round 1 - 2014 - Nantes
© ADOR - Une histoire - 2014 - Nantes

Vous conjuguez la création dans la rue avec des créations en studio. Pouvez-vous nous parler des différentes techniques utilisées dans les deux espaces de création ? Quel cadre de création préférez-vous ? 
Comment choisissez-vous vos "spots" de création urbaine ?

Le dessin serait la base de toutes les recherches, que ce soit montré dans un cabinet de curiosité ou dans l’espace public, l’intention est la même. Le rapport physique et la technique changent mais les propositions se recoupent, et je crois que les deux se complètent et sont nécessaires au service d’une intention, globale. Après arrive la question de la gratuité et de la vente.. (…) Si Ils n’avaient pas inventé l’argent je le ferais quand même et j’essaierais sûrement de l’échanger contre un resto de temps en temps.

Pour ce qui est des spots, les terrains dédiés permettent visibilité et rencontres. Un terrain vierge est super bienvenu quand une idée va avec.

 © ADOR - La bête - 2011 - Nantes 

Quels sont vos projets en cours - à venir ?

Là Sémor et moi travaillons sur un projet de film d’animation en volume. Nous avons en commun des commandes de fresques, des participations à des festivals et des projets d’exposition en France et à l’étranger. Je commence à travailler avec des organismes de manière durable, la communication fera son boulot pour la diffusion.

Ador - Doom - Doom - Et la gratuité ne paiera point - from Ador L'Emplume on Vimeo.

 

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    • 2014-12-10 16:48:08
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