Coco Fronsac, étranges merveilles...

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Drolatique, étrange et parfois burlesque, voici comment nous pourrions définir le travail de Coco Fronsac. Cette exploratrice de marchés aux puces, toujours en quête de nouvelles idées où les cultures se mélangent, arrive à donner un autre sens à de vieilles photos de familles et à des portraits anciens anonymes, grâce à l’originalité de son travail. Coco Fronsac questionne la mémoire et l’identité, donnant une seconde vie à ces photos parfois oubliées. Ces étranges merveilles nous font agréablement penser à l’univers dada et au surréalisme de Marcel Duchamp, André Breton ou encore Giorgio de Chirico

"Coco Fronsac & King" à la Galerie Vallois, à l'occasion du Parcours des Mondes, salon international des arts premiers.

Galerie Vallois, 41 rue de Seine - 75006 Paris (Métro Odéon)
du 8 septembre au 3 octobre
Vernissage mardi 8 septembre - de 15h à 21h
 
EVENEMENT FACEBOOK


© Coco Fronsac, série La Mort N'en Saura Rien
 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Je suis née à Paris, dans le 14éme arrondissement, un quartier où j'ai habité longtemps. J'ai grandi dans une famille d'artistes, parents décorateurs, mais, élevée par mes grands-parents, peintres, céramistes, collectionneurs... ils m'ont donnés le goût et la curiosité... les puces, les ventes publiques... les expositions. Des études primaires honorables, mais l'envie de faire autre chose. Un concours d'entrée à L'Ecole Nationale Supérieur des Arts Appliqués et des Métiers d'Arts (ENSAAMA), me voilà à ma place ! Quelques années d'étude, puis la rencontre avec la lithographie, le monde de l’imprimerie, les machines, les artistes. "Apprendre sur le tas", dessinatrice pendant 10 ans, tout en continuant mes créations artistiques.

© Coco Fronsac, série Mélanophobie
 

Comment vous est venue l’idée d’utiliser la photographie comme support et qu’est-ce que la photo représente pour vous ?

Etant collectionneuse (entre autre de photographies), utiliser ce support comme base a été comme une évidence. La photo et ce ou, ceux qui sont imprimés dessus ont déjà une histoire, une âme... c’est à moi de continuer la leur... ou de leur en créer une nouvelle. Je travaille sur une base de photos anonymes... (cartes de visites 1900, photos de famille, Polaroïds, couleur, noir & blanc, de toute époque...) pour les peindre, les broder, les découper... Mon œuvre est basée sur la mémoire présente, passée... les apparitions... disparitions. Construction et reconstruction d'un passé qui n'a vécu que ce moment à jamais figé par le clic, le "attention le petit oiseau va sortir" du photographe.

© Coco Fronsac, série Né(e)s Sous X

Que et qui seraient-t-ils sinon ?

Des portraits, des anonymes, des oubliés, posant pour une éternité qui leur a échappée... De l'abstrait qui se nourrit du quotidien, un sentiment étrange de vies juxtaposées, une confrontation, douce, violente et spirituelle. Une représentation de l'esprit, une trace qui apparaît après l'usure du temps. Un jour, on m'a posé une question : - "Cela ne vous gêne-t-il pas d'abîmer des photos, qui sont maintenant très recherchées ?" Mon intervention n'est pas d ́"abîmer", mais de donner un autre sens ...

 © Coco Fronsac, série In Bag


© Coco Fronsac, série Ectoplasmes
 

Pouvez-vous nous citer des artistes qui influencent votre travail ?

Les DADA, le Surréalisme, Les Arts Sacrés, les Arts primitifs, le Merveilleux, comme dirait André Breton... voilà, entre autre, mes sources d'inspirations. Des artistes comme Hannah Höch (1889-1978), grande photocollagiste / des poètes-artistes comme Henri Michaux, Lautréamont, Max Ernst...le rêve et l’écriture automatique, les cadavres exquis... Louise Bourgeois, Georges Hugnet, Man Ray... Marcel Broodthaers ... cette liste est loin d'être exhaustive, tellement d’artistes m’inspirent ! Mettre tout un monde dans une petite boîte, voilà ce que j'essaye de faire...

© Coco Fronsac, série Polaroid
 

Pouvez-vous nous parler de vos différentes techniques (collages, juxtapositions, colorisation...) ?
Est-ce un besoin, ou une nécessité de les diversifier ?

Toutes les photos sont différentes, elles me guident donc dans des directions différentes. J’aime me renouveler, essayer d’autres techniques, un peu comme un cuisinier qui accommode des ingrédients... on goûte, on rectifie l’assaisonnement. Un besoin de découvrir... d’où la diversité de mon travail. Les photographies que j’utilise sont uniques (à part quelques tirages multiples, qui dans ce cas me guident à faire des « répliquant », des jumeaux, triplés...) mon intervention, elle aussi doit être unique, comme les clichés. Je travaille directement sur la photographie, en aucun cas il n’y a de «retirages».

Pouvez-vous nous parler d’une série qui vous tient particulièrement à cœur et nous dire pourquoi ?

Oups, ça c’est une question piège ! J’aime toutes mes séries, elles font toutes partie de moi !
« Chimères et merveilles » est une série qui condense un peu tout ce que j’aime : l’époque (fin du 19éme), les cabinets de curiosités (les trois règnes/ animal/ végétal/ minéral...), l’ethnographie... un univers onirique et drolatique...
« Né(e)s sous X » (voir le texte de Natacha Giafferi-Dombre, sur mon site) est un sujet difficile, qui peut mettre mal à l’aise. Choc ?
« Les dormeurs » série poétique, pleine de symboles et de références...sens propre et sens figurés, beaucoup d’artistes, de poètes ont travaillés sur ce thème... Même si les yeux de mes dormeurs sont clos, ils arborent un large sourire... rêvent-ils ? Sont-ils dans l’autre monde ? Heureux.
« Voyage en Grande Garabagne » clin d’œil à Henri Michaux, j’aime sa magie, j’aime sa folie, son érudition... je l’aime ! « Jour(s) après jour(s) » que j’ai commencé le 21 Février 2014, série éphémère... une année avec un tapuscrit et une image tous les jours... une discipline que je me suis fixée - et je m’y tiens !
 

© Coco Fronsac, série Chimères et Merveilles


© Coco Fronsac, série Chimères et Merveilles


© Coco Fronsac, série Chimères et Merveilles
 

Par quoi avez-vous été inspiré pour votre série la plus récente, « Chimères et Merveilles » ?

Cette série n’est pas si récente, elle naviguait dans ma tête depuis longtemps... Sur mon SITE, il y a des textes qui résument et qui parlent de cette série... des amis comme Eric Lorach et Valentine Plisnier, chercheurs en Histoire de l’Art et auteur(e) du livre Le Primitivisme dans la photographie, paru aux Editions Trocadéro en 2012, ont su mettre des mots sur mes images !

Comment effectuez-vous le choix d’une photo plutôt que d’une autre ?

Chaque photo est unique... Selon les séries, ce sont les photos qui me guident, comme si quelqu’un guidait ma main et mon choix. L’âme des disparus(e) peut-être, dans la série des « chimères et merveilles », je prends systématiquement les personnages en photo avant de les « masquer »... il n’y a plus que leurs yeux qui nous regardent; et du coup leur(s) âme(s)... je trouve cela important pour leurs passages... dans « mon » autre monde... 

© Coco Fronsac, série Les Dormeurs
 

Avez-vous un endroit favori pour les dénicher (marché aux puces, brocantes...) ?

Les puces, bien sûr, mais les puces de Vanves... j’y vais depuis toute gosse (même dans le ventre de ma mère... alors), ce sont mes grands-parents, artistes tous les deux qui m’y ont amené et cela ne m’a jamais quitté ! Tous les week-ends ou presque, nous y allons, mon compagnon Jim Skull, artiste, aussi et moi... Notre fils Jules Faure, photographe a chopé le virus et nous nous croisons, sur le stand de Marcel Minck, mon ami, marchand de photos anonymes, avec toute une bande de mordus et d’accrocs... Des rencontres formidables ! Emmanuelle Fructus, Historienne de l’Art de la Photo, Valentine Fournier... Philippe Jusforgues... Hervé Hulo.


© Coco Fronsac, série Tout ça Ne Tient Qu'à Un Fil

Mot de la fin ? Projets en cours ? A venir ?

Toujours en recherche... en quête de nouveautés, de découvertes, je suis comme une exploratrice qui partirait s’émerveiller dans un nouveau Monde. Il y a tant de photographies, que je ne suis pas au bout de mes surprises... et vous non plus ! André Breton aura lui, le mot de la fin...
"Le merveilleux est beau, n'importe quel merveilleux est beau, il n'y a que le merveilleux qui soit beau."

Et toujours...

Galerie Flak - 8 rue des Beaux-Arts 75006 Paris

Galerie Vallois - 41 Rue de Seine, 75006 Paris

BRAFA Art Fair Galerie Hélène Bailly Contemporain : 24 janvier -1er février 2015 / Tour&Taxis - Bruxelles

 © Coco Fronsac, série Voyage En Garabagne

- EXPOSTION -

"Coco Fronsac & King" à la Galerie Vallois, à l'occasion du Parcours des Mondes, salon international des arts premiers.

Galerie Vallois, 41 rue de Seine - 75006 Paris (Métro Odéon)
du 8 septembre au 3 octobre
Vernissage mardi 8 septembre - de 15h à 21h
 
EVENEMENT FACEBOOK 

Coco Fronsac - King Houndekpinkou
 

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  • Anna Frick
    (hôte)
    • 2016-04-27 17:20:12
    • 3 524 vues
  • Tags - #graphisme #photo #paris #dessin #portrait #peinture #humour #étrange #burlesque #broderie #couture #ancien #coco fronsac #polaroid #art primitif
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