Christophe Thockler aka DaBrainkilla : graphiste & réalisateur de clips

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Rencontre avec Christophe Thockler aka DaBrainkilla, artiste graphiste et réalisateur. Christophe collabore avec des compagnies de tout secteur pour leurs besoins visuels et réalise également des clips pour des labels comme  Universal Music, Believe Digital ou Ghostly International... ce qui ne l'empêche pas pour autant de collaborer avec des groupes parfois non signés ou des associations "la diversité est aussi facteur d'inspiration et évite la monotonie" ! 
Ses travaux, souvent empreints de symbolisme s'articulent autour de la représentation onirique d'éléments de notre quotidien, en utilisant une diégèse surréelle et le pouvoir de l'évocation, le tout, mixé avec une approche nerveuse et cinétique du stop motion qui peut parfois nécessiter jusqu'à 36000 photos pour une vidéo de quelques minutes !


Graphiste et réalisateur de clips, vous êtes connu pour votre savoir-faire en stop-motion et votre incroyable créativité. Votre travail a reçu 5 des très convoités Vimeo Staff Picks, sans parler des milliers de gens qui ont "liké" et suivi vos réalisations… Quelles ont été les différentes étapes de votre apprentissage en arts visuels ?
Autodidacte, j'ai appris sur le tard, je me destinais à devenir professeur d'anglais et durant mes études à l'université, je me suis offert mon premier ordinateur ainsi que mon premier appareil photo. J'ai fait quelques tests graphiques et je n'ai absolument pas vu le temps passer, j'étais passionné par ce nouvel outil de création que j'avais entre les mains. J'ai donc débuté avec des petits bricolages qui se sont affinés petit à petit et j'ai pu ensuite démarcher mes premiers clients.
En ce qui concerne l'apprentissage à proprement parler, il s'est indirectement construit avec toute la pop culture que j'ai emmagasinée pendant ma jeunesse, que ce soit à travers le cinéma, les clips, les livres ou les jeux vidéo. Ma licence d'anglais a également été formatrice en terme de culture artistique, j'ai eu la chance d'assister aux cours d'analyse d'images de professeurs passionnants. Je suis également titulaire d'une licence en iconographie qui m'a doté d'un autre regard, plus technique, sur le monde de l'image et le support audiovisuel.

Comment s’est construite la passerelle entre les arts graphiques et l’audiovisuel ?
Tout s'est enchainé en même temps, un artiste anglais, James P Honey, a remarqué les premiers artworks que j'avais mis en ligne, et est tout de suite venu vers moi en me demandant si je pouvais lui réaliser un clip. Je lui ai dit que j'adorerais travailler sur un projet en stop motion, tout est parti de là. J'ai donc à la fois essayé de me former sur le terrain, à la réalisation de clips artistiques et au design plus corporate et conventionnel, au html, au flash, etc.
 
Qu’est-ce que la maîtrise des deux pratiques artistiques apporte mutuellement à votre travail ?
Je différencie le graphisme et la réalisation de clips, qui sont deux exercices très différents, mais la création audiovisuelle peut, je pense, m'aider à donner un certain dynamisme en plus dans mes commandes graphiques. Cela permet aussi d'anticiper les demandes : Lorsqu'un client m'envoie un brief graphique pour, par exemple, de la communication print, il m'est assez facile de proposer dans la foulée des déclinaisons animées de ce visuel, pour élargir les supports de communication. Plus personnellement, comme je le dis souvent, le graphisme me permet de travailler de façon classique, avec des contraintes et des demandes spécifiques et le clip me permet de m'évader artistiquement.
 


 © Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Degiheugi - Un Jour comme un Autre

Quel est votre ressenti face à la reconnaissance des professionnels et du public envers votre travail ?
Après m'être découvert cette passion j'ai essayé d'intégrer des écoles de graphisme et de cinéma, mais aucune n'a voulu de moi, n'ayant pas fait la formation de base, à savoir une licence culture et communication, il va donc sans dire que la reconnaissance des professionnels est un aboutissement en soi. N'ayant pas de diplôme de graphiste ou de réalisateur, j'ai mis énormément de temps à me sentir légitime, pour tout vous dire, je pense que je me considèrerai toujours comme un bricoleur.
En ce qui concerne le public, son retour est aussi extrêmement flatteur et encourageant. Se dire que ce que l'on arrive modestement à créer puisse toucher des gens, c'est fou. J'ai également une démarche idéologique derrière tout ça, j'ai tendance à me révolter du niveau qualitatif de ce que proposent les médias aux spectateurs, que ce soit au cinéma, à la télévision, ou malheureusement, de plus en plus sur internet. Voir le public apprécier un de mes clips, souvent empreint d'onirisme qui provoque donc un minimum de réflexion, c'est absolument grisant.
 
Vous travaillez en tant que graphic designer et vidéaste freelance. La liste de vos clients et réalisations est longue… pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
J'en suis le premier surpris. J'ai commencé en démarchant des clients pour mon activité de graphiste et petit à petit d'autres sont venus à moi et un certain nombre d'entre-eux me sont restés fidèles. J'ai, de cette façon, eu la chance de travailler pour des grandes marques et des labels de renoms comme Universal ou Ghostly International. Ce qui ne m'empêche pas pour autant de collaborer avec des groupes parfois non signés ou des associations, la diversité est aussi facteur d'inspiration et évite la monotonie.

Comment gérez-vous l’aspect "travail sur commande" par rapport à votre créativité et tant qu’artiste avant tout ?
Quand je réalise un clip en tant qu'artiste, il n'y a pas de limite à la créativité, mais il faut se canaliser et penser à toutes les phases de réalisation, je travaille seul, c'est donc à chaque fois un petit défi. Pour mes travaux de commande, donc de graphisme ou de vidéo plus promotionnelle, je dirais volontiers que c'est presque plus reposant car on dispose d'un cahier des charges qui a été préparé en amont. La créativité est donc entièrement disponible pour la satisfaction du client afin de donner vie à son projet, l'améliorer… En fait, il est aussi intéressant de créer une oeuvre de toute pièce, que de réaliser la commande de quelqu'un et donner vie à ses attentes.
 

© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Black Books - Favorite Place 

Quelles sont vos sources d’inspirations - que ce soit en arts graphiques qu’en audiovisuel ?
Mes sources d'inspirations sont diverses et variées, tout d'abord l'art, peu importe le média, dès l'instant ou une oeuvre me touche d'une façon particulière, elle imprègne mon subconscient. La pluralité de l'art pictural me stimule forcément, que ce soit un tableau de Thomas Cole illustrant le Sublime du XIX ou une peinture de Richard Estes, précurseur de l'Hyperréalisme, voire également les construction photographiques macabres d'un Joel Peter Witkin.
J'ai toujours été un grand consommateur de musique, j'en écoute probablement plus de 10 heures par jour. J'ai un faible pour le trip hop, le downtempo et l'ambient, ce sont des genres propices à la rêverie, la flânerie mentale, et donc à l'inspiration. Les clips que j'ai vus étant jeune, comme, entre-autres, Sledgehammer de Peter Gabriel, ou Rio de Duran Duran sont également des grandes sources d'inspiration.
J'ajouterais volontiers que l'aspect ludique du jeu vidéo à probablement nourri une part de mon imaginaire, des pixels grossiers et touchants de l'Atari 2600 qui stimulaient l'imagination à la complexité narrative et scénaristique d'un Alan Wake.


© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Victoria+Jean « Why Won’t You »

3 réalisateurs/ 3 films cultes ?
Le cinéma tient une place très importante dans mes inspirations, choisir 3 réalisateurs est presque impossible ! Puisqu'il le faut, je dirais :
David Lynch (Eraserhead, Blue velvet, Lost Highway, Dune) pour son côté onirique,
Shinya Tsukamoto (Tetsuo, Tokyo Fist, Bullet Ballet, Gemini) pour son côté épileptique,
et John Carpenter (The Thing, Escape from New York, In the Mouth of Madness) pour son côté ludique.
Mon film préféré reste malgré tout probablement le magnifique Nirvana de Gabriele Salvatores, une plongée onirique et sensorielle dans un monde cyberpunk cosmopolite, une merveille.
J'anime également un podcast audio, Instant Critique, dans lequel je parle de cinéma avec des amis : ICI. vous pourrez en apprendre plus sur mes goûts cinématographiques et, par exemple, découvrir mon TOP 10 des films de 2014.
 

Bombay Bicycle Club - Shuffle from DaBrainkilla on Vimeo.
 

Revenons à vos compétences en qualité de réalisateur de clips…
La musique est très présente dans votre parcours. Vous avez travaillé avec Doctor Flake, Degiheugi, Bombay Bicycle Club… Lusine, dernièrement Victoria+Jean et autres artistes…
Dans quelles circonstances avez-vous été en contact avec ces artistes et comment les collaborations ont-t-elles vues le jour ?
J'ai toujours eu la chance d'être contacté par des groupes et artistes tous plus intéressants les uns que les autres. En général, les groupes ou les labels tombent sur mes vidéos sur vimeo ou sur des articles et me contactent par la suite.

Doctor FLAKE - Swell Line from DaBrainkilla on Vimeo.

Pouvez-vous nous parler d’une ou de plusieurs expériences - du processus de travail : du 1er brief, en passant par la pré-prod… etc., pour finir par la sortie officielle ?
Les étapes de la réalisation d'un clip sont souvent similaires, je discute d'abord avec l'artiste de la direction artistique du clip, afin de savoir vers quoi m'orienter, puis je laisse murir l'idée, je m'imprègne du morceau et j'essaie de trouver des idées, des pistes, si besoin, je réalise quelques tests que j'envoie au groupe. Puis, nous partons sur une idée que je vais explorer pendant tout le tournage. Je fais rarement de storyborard, j'aime la surprise du tournage, les tests permanents avec les lumières, les essais de cadrages, etc. En revanche, je décortique le morceau, le rythme et les instruments et prépare des notes, j'enchaine alors avec le tournage à proprement parler. Jour par jour je réalise mes séquences en stop motion, parfois 8 heures de travail pour 5 secondes de vidéo, puis je trie mes photos et les exporte pour me préparer au montage. Un montage qui, lui aussi, se fait souvent au feeling, en testant parfois laborieusement chaque possibilité. Je crée d'abord un "squelette" de montage avec les moments marquants de la vidéo que je compte absolument utiliser et je relie ensuite le tout pour obtenir une cohérence visuelle et narrative. J'étalonne ensuite, j'exporte et je me laisse un temps de repos avant de regarder de nouveau le clip avec un oeil un peu plus neutre, j'envoie ensuite aux groupes en attendant avec impatience leurs retours. La sortie ne dépend alors plus de moi, c'est le groupe et surtout le label qui fixent une date.
 

© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Victoria+Jean - Firecracker

Quelle est la place de la post-production dans la réalisation d’un clip ?
La post production me demande beaucoup de temps, peut-être un peu moins que le tournage, mais c'est très chronophage. Étrangement, pour certaines personnes, la post production d'un clip artistique avec un côté métaphorique peut sembler moins contraignante que le montage d'une vidéo plus narrative. Mais suggérer une trame quasiment extra diégétique par le biais de métaphores visuelles est un petit challenge en soi.
 

Victoria+Jean - Firecracker from DaBrainkilla on Vimeo.

Pouvez-vous estimer un nombre d’heures de travail moyen, nécessaire pour réaliser un clip de 4 minutes ?
J'en suis malheureusement (ou heureusement, je crois que j'arrêterais sinon !) incapable, mais réaliser un clip en stop motion me demande entre 2 et 3 mois de travail, à raison d'au minimum 7 à 8 heures de travail par jour. Pendant les périodes de clip, je me rajoute 4 heures de travail en plus pour les commandes graphiques de mes autres clients.



© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Victoria+Jean - Firecracker

© Christophe Thockler - Victoria+Jean - Firecracker (making of)

Quelle est votre marge de manoeuvre / liberté vis-a-vis des artistes ?
Jusqu'à présent, j'ai eu la chance d'avoir carte blanche pour tous mes clips. Les artistes viennent vers moi principalement pour mon univers en conséquence, mon cahiers des charges est souvent constitué d'une simple phrase du type "lâche toi, on aime ton univers, on te fais confiance."

O Conqueror - Fake Love from DaBrainkilla on Vimeo



© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - O Conqueror - Fake Love (shooting)

Une anecdote/souvenir de tournage à partager avec nous ?
J'en ai des centaines ! J'ai réalisé mon premier clip avec un appareil photo coolpix à 60 euros, je me promenais dans la rue en shootant et, toutes les 70 photos, il fallait que j'attende, immobile que l'appareil les charge, il vidait également 2 piles en 1h, je me promenais donc avec 20 piles dans les poches.
Pour le clip Night Black Crow, j'ai traversé le centre ville à 4 pattes, en prenant des photos de texture du sol, devant le regard médusé des passants.
Pour le clip Comedy, j'ai pu me promener totalement seul, avec mon appareil photo, dans des lieux magiques comme le Musée des Beaux Arts de Nancy et à l'Opera National de Lorraine qui étaient devenus pour l'occasion des terrains de jeux immenses.


© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Degiheugi - Un Jour comme un Autre (shooting)

Pour le clip Un Jour comme Un Autre, je me suis perdu 2 mois dans la campagne et les forêts pour faire des timelapses de nature pendant 160 heures, j'ai fait des rencontres très sympas avec les agriculteurs que je rencontrais sur les lieux de tournage et qui m'aidaient à tenir avec des bières et autres spécialités.
Pendant le tournage du clip Fake Love, je prenais des photos d'une voiture que j'avançais centimètre par centimètre dans le centre ville, je n'ai pas compté le nombre de fois ou j'ai entendu "regarde maman, le monsieur jour à la petite voiture." Collaborer avec les usines Bragard qui m'ont aidé pour le clip Favorite Place a également été un grand moment.
 

Victoria+Jean - Why Won't You from DaBrainkilla on Vimeo.

Parmi vos dernières réalisations, le clip de Victoria+Jean du titre « Why Won’t You » nous a réellement bluffé… Comment le passage de l’idée du scénario à la réalisation s’est-t-il opéré ?
J'ai travaillé avec de la glace pour le clip Cusp, et j'avais depuis l'idée de faire quelque chose avec du feu. Lorsque j'ai entendu la chanson Why Won't You et l'énergie qu'elle dégageait, le feu m'a tout de suite semblé approprié, et j'ai pu à loisir explorer de façon métaphorique le thème de la sensualité, les flammes dansent, paradent, se mélangent, se mixent, les étincelles jaillissent dans des tunnels, et la construction du clip est un climax parsemé de moments d'épiphanies puis de descentes. En un sens, c'est aussi un peu ma réponse au monde hypersexué dans lequel nous vivons, je voulais essayer de créer une oeuvre esthétique, avec plusieurs niveau de lectures, et ou tout est uniquement suggéré et connoté par le biais du spectateur selon son degré d'interprétation. Si vous regardez de nouveau le clip à travers ce prisme, certains plans sont plus qu'évidents et suggèrent bien plus que du simple érotisme, et pourtant, on ne voit que des flammes et des étincelles.
 



© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Victoria+Jean « Why Won’t You »

Quelles ont été les principales contraintes/problématiques et avez-vous rencontré des difficultés pendant le tournage ?
La problématique récurrente dans mes travaux est souvent liée dans la volonté de vouloir explorer une idée tout en restant ludique, ce fût bien entendu le cas ici, donc beaucoup de choses se sont jouées pendant le montage afin de dynamiser et donner du sens à mes images.
A ma grande surprise, et c'est assez rare, je n'ai rencontré aucun soucis pendant le tournage, tout simplement parce que j'étais craintif à l'idée de manipuler du feu, donc j'ai pris absolument toutes les précautions nécessaires, donc dans les cas la, tout se passe bien.


© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Victoria+Jean « Why Won’t You »

Comment avez-vous notamment géré les questions de sécurité par rapport au feu… ?
Tout d'abord je me suis documenté sur les différents combustibles envisageables, leur niveaux de dangerosité, etc. et j'ai opté pour la bonne substance au bon moment, par exemple, afin d'effectuer en sécurité des boules de feu, j'ai utilisé un vaporisateur contenant de l'essence à briquet, ce qui annihile les risques d'explosion liés aux vapeurs. Je ventilais également la pièce assez souvent, je portais des lunettes et des gants et j'étais entouré de plusieurs seaux d'eau et d'un extincteur.
 

© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Lusine - Arterial 

La post-production a-t-elle représenté une partie importante dans la réalisation ?
La post production a été une étape essentielle dans ce clip, les séquences étant abstraites, c'est le montage et l'enchainement des plans qui suggère l'aspect sensuel métaphorique de la vidéo, l'utilisation des formes sphèriques, les enchainements en climax, les danses de flammes. A l'inverse de mon précédent clip, Arterial pour Lusine ou tout avait été filmé en live et monté tel quel, ici beaucoup de choses se concrétisent grâce à des superpositions et des discrets fondus.

Doctor FLAKE - Comedy from DaBrainkilla on Vimeo

Quelle étape de travail préférez-vous dans la réalisation d’une vidéo ?
Mon étape favorite est le tournage, quand on a son sujet, sa caméra et que tout est encore possible. C'est un terrain de jeu ou l'on peut expérimenter à loisir.
 

Degiheugi - Night Black Crow from DaBrainkilla on Vimeo.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur les techniques, matériel que vous utilisez ?
J'utilise un matériel assez simple. Je possède deux appareils photos, un Nikon D40x et un Canon EOS 60D avec un objectif macro, je monte et étalonne grâce à un Mac relié à un PC. J'ai une philosophie très DIY pour le reste, je m'équipe de plus en plus (mandarines, chambre à lumière, trépieds), mais j'adore utiliser ce qui m'entoure pour fabriquer des outils, une dolly avec des rollers, un slide avec une règle de maçon, utiliser le système rotatif d'une vieille platine vinyl, etc.

© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - "slide fait maison"
© Christophe Thockler aka DaBrainkilla - Lusine - Arterial (making of)

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ? Quelles sont vos actualités, dates clés pour 2015 ?
Je viens de terminer un clip pour le groupe Superstrange, c'est un travail très différent des mes précédentes productions, une réalisation en motion design sous la forme d'un hommage au détournement, au support visuel dans sa globalité et à l'histoire de ce siècle dernier.
Je réalise actuellement un clip pour Colleen sur le label Thrill Jockey, et je vais probablement enchainer sur un nouveau clip pour un artiste signé sur le label Ghostly International, tout en continuant mes activités de graphiste freelance. Ces 3 clips devraient sortir dans le courant de cette année.
 

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  • Artist UP
    (hôte)
    • 2016-04-28 15:18:34
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