MOYOSHI dompte les feuilles par son art vivant et sauvage...!

NOUVEAU !

un espace pour chaque discipline
MusiquePhotoVidéoArts GraphiquesSpectacle Vivant

Chercher une news

Publicité



Moyoshi lassé par la musique, a découvert une nouvelle liberté dans le graffiti… un nouveau souffle de par son expression brute et hors norme.

Le nom de « dompteur de feuilles » est à l’image de son approche créative : sauvage, improvisée et jamais figée ! A une époque où l’urbanisme prédomine dans notre société, Moyoshi investit la rue et compare ses graffs à de « mauvaises herbes » qu’il appose librement et de façon anarchique.
Entre végétal et animal, inspiré de l’art primitif, abstrait et brut, l’univers artistique de Moyoshi véhicule l'idée du renouveau de la nature : « un jour ou l'autre, elle reprendra ses droits sur nous (…) quand je place un regard au milieu d’une fresque, c'est pour interpeler, dire qu'elle est là et nous regarde »…




EVENEMENT :

"Fragment de fresque" au Cabinet d'amateur 
Exposition du jeudi 19 au dimanche 29 janvier 2017
Cabinet d'amateur 12 rue de la Forge Royale, 75011 Paris
Moyoshi s'est lancé un nouveau défi, celui de créer exclusivement en extérieur pour la spontanéité, la créativité et les contraintes de l'espace urbain. Le temps, la lumière, le mur, les passants sont des variantes dans la réalisation de ces œuvres.

Tout commence par une toile accrochée sur un mur. Puis vient la couleur et ces tracés organiques et séquencés. Une fois la fresque terminée, les deux éléments ne font qu'un, créant le lien entre toile et mur, entre béton et fibres de lin. La toile décrochée devient une œuvre unique faisant partie d’un projet global « fragment de fresque », qui transpose le travail d’atelier dans la rue et inversement.

Pour ceux qui n’ont pas pu voir ces oeuvres dans la rue, il accompagne aussi chaque « fragment » d’une photo de la fresque avec la date, le lieu et les conditions météo.

Les photographes Guillaume Bordeaux et Mathieu Chouchane l'ont suivi dans ce projet.


© MOYOSHI


Comment « Moyoshi » est-t-il né ? 
J’ai trouvé ce pseudo pour le milieu musical pour mes intrus solo. Puis en 2001, j'ai découvert une nouvelle liberté dans le graffiti, surtout « le vandal » avec différentes identités. Trois ans plus tard, j’ai décidé de créer exclusivement à la maison, suite à des difficultés avec les forces de l'ordre. Là m'est venue l'idée d'harmoniser la partie musicale et visuelle sous un même nom, Moyoshi.
 

© MOYOSHI


Comment est venu cet intérêt, l'attrait pour l’expression artistique et particulièrement pour l’art urbain ?
Petit, j'ai toujours été attiré par les autres cultures et plus particulièrement par l'art primitif. L'art abstrait et l'art brut m'ont aussi séduits sur les possibilités et les interprétations envisageables.
Ma première forme d’expression fut la musique mais ces codes et fonctionnements m’ont lassé à une période. Du coup, la pratique urbaine et ces outils m’ont redonnés une nouvelle peau. Je n'ai pas perçu l'aspect artistique de ce qui était dans la rue, c’était surtout une expression brute et hors norme pour moi. J'ai été conquis par la pratique du tag, le fait de choquer, interpeller les passants et investir un quartier en une nuit. Je pouvais trouver des espaces quasiment partout et m'y apposer librement et de façon anarchique.


© MOYOSHI


Quand êtes-vous descendu dans la rue pour la première fois ? 
Ma première descente urbaine pour le graffiti était en 2001. A savoir que la rue ne m'était pas inconnue, c'était un bout de ma vie.

Vos premières fresques … ?
Je ne pratiquais pas de fresques à l'époque, je faisais exclusivement du vandal et du collage. Ce sera 8 ans après que j'ai réalisé mes premières fresques avec un style propre.



© MOYOSHI

© MOYOSHI


Pouvez-vous nous en dire plus sur le “dompteur de feuilles”… ?
"Dompteur de feuilles" est plutôt décalé pour présenter mon travail.
Le terme "dompter" se définit par le fait de dessiner et de composer avec un ou plusieurs motifs. J'en utilise un en particulier, la "feuille". Elle a selon moi un aspect sauvage dans le sens où elle peut se répandre quasiment partout. De ce fait, je me dois de la dompter. En plus, le caractère vivant et animal est souvent présent dans mes oeuvres. 
 
Pouvez-vous nous décrire votre univers artistique/style graphique ?
Mon univers oscille entre le végétal et l'animal. Que ce soit noir et blanc ou bien coloré, tout est en mouvement. Mon style graphique est organique et spontané, j’utilise beaucoup la courbe, le trait et la dynamique pour composer. 
Je le décris en 3 étapes :
« La forme qui est simple et accessible à tous. Aucune technique pour la réaliser. L’ensemble qui est dynamique et organique. Aucun sketch, il se déploie selon les supports et le matériel. L’intention qui est imprévisible selon l’environnement extérieur, l’envie et l’instant. »


© MOYOSHI

© MOYOSHI


Quels sont vos thèmes de prédilection... et comment les abordez-vous ? 
Mon premier thème de prédilection est l'abstrait car on peut y entrer et en sortir sans être limité. On peut en plus s'enrichir des jugements personnels des autres sur ces œuvres. Chacun peut voir, ressentir ou projeter ce qu'il veut sur une œuvre abstraite. Pour ma part, cela me permet de dessiner instinctivement. Dans un deuxième temps, la nature a une place forte dans mon inspiration car je peux la suggérer sous n'importe quelles formes et couleurs. Et bien sûr, un peu de noirceur pour pimenter tout ça.

Quelles impressions/messages souhaitez-vous diffuser à travers votre art ?
Je propose un message dans la fusion végétale et animale, qui est le renouveau de la nature. Un jour ou l'autre, elle reprendra ses droits sur nous. J'ai même personnifié une divinité mi-animale, mi-végétale "Pachu", qui sera à l'origine de ce changement. A savoir, quand je place un regard au milieu d’une fresque, c'est pour interpeler, dire qu'elle est là (la nature) et nous regarde. Je compare aussi mes graff à des mauvaises herbes qui poussent en bas des murs et qui un jour les feront tomber.


© MOYOSHI - Pachu
© MOYOSHI - Pachu


Pouvez-vous nous expliquer votre processus créatif ? 
J’ai trouvé des processus créatifs simples, même des fois hasardeux en temps qu'autodidacte. Je lance une musique et c'est parti. Je sais rarement ce que je vais représenter et je me laisse beaucoup aller par le trait et la courbe. Je privilégie la dynamique et cherche parfois le double regard sur une œuvre.

Préparez-vous votre travail avant de le poser dans la rue ou est-ce du freestyle ?
Si je prépare un sketch, c'est pour une collab et souvent je ne la respecte pas à 100%. Sinon c'est du freestyle à 90%. J'adapte mon intention graphique au mur ou sol en fonction des outils et du temps devant moi. 


MOYOSHI & NOiD - Exploration


Quels supports/matériel utilisez-vous?
On retrouve le papier, la toile, le bois, le mur et le sol. Je travaille avec de l'acrylique et de l'encre en brosse, marker ou pinceau. On retrouve aussi beaucoup le spray et la craie. La contrainte des outils et matériaux peut m’amener sur de nouvelles voies. Rien est figé!

Quelle est l’origine de votre énergie créatrice? 
Pour l'origine pure, j'en ai aucune idée. Elle est rythmée par ce qui nous entoure, l’urbanisme, les relations humaines, la nature et l’art en général. A titre perso, je fais de la veille (recherches) que ce soit en musique, graphisme, vidéo, web ou en technologie. Une bonne source d’inspiration et de motivation reste beaucoup la rue et les terrains car quand on voit des mecs qui déchirent de par leur style, on rentre et travaille. 

Des rencontres, artistes, collaborations qui vous ont encouragés à aller plus loin ?
Pas mal de gens que j'ai rencontré dans le milieu artistique et associatif. Je garderai quand même la première place pour mes potes dans la musique, le dessin, le graff et la vidéo (ils se reconnaitront). Je pense à un ami qui a été le premier à me faire exposer sans que je lui dise oui. Après ça, j'ai décidé de prendre confiance et de me lancer.

Avez-vous des artistes/univers d'artistes - hors du dessin qui vous inspirent ?
Je pense m'inspirer énormément de tout ce qui m’entoure, que je le veuille ou pas. Pour en citer quelques un, il y a Daren Aranofski, David Lynch, Miyazaki, Studio 1024, Jimi Hendrix, Oxmo, le Gouffre…


© MOYOSHI 
© MOYOSHI 


Quelle relation établissez-vous entre l’expression dans l’espace urbain et en atelier ? 
L’expression dans l’espace urbain est libre et plus brute que dans un lieu clos. De plus en atelier, nous avons beaucoup plus de temps pour réaliser une œuvre. Nous pouvons même la recommencer si on le souhaite.
 

© MOYOSHI 
© MOYOSHI 


Comment vivez-vous en tant qu'artiste les mutations, les évolutions de la scène Street Art… Son entrée en galerie ?
Elle évolue, elle se démocratise, elle est « in ». Quasi tout le monde et toutes les générations commencent à bien cerner le phénomène. J’ai parfois du mal à comprendre ce mouvement par rapport à ce que j’ai connu il y maintenant 14 ans.
Pour l’entrée en galerie, ce n’est pas le street art qui rentre en galerie, ce sont les galeries qui demandent du street art pour surfer sur cette nouvelle bulle économique. Pour vraiment répondre à cette question il faudrait plus avoir une discussion ouverte sous forme de débat.


© MOYOSHI 

 


Selon vous, le Street Art permettrait-t-il l’ouverture de l’art au grand public ?
Le grand public a déjà eu accès à l’art via le monde musical, le théâtre qui œuvre dans ce sens depuis plusieurs décennies. De plus, je pense que l’art de rue a su aussi attirer un grand nombre de personne (festival d’Avignon, d’Aurillac). Le street art permet un accès quotidien à l’art en étant sur un mur, un sol ou une façade et non dans un musée payant. L’urbanisme prédomine dans notre société actuelle alors que l’aspect street est devenu monnaie courante.


 © MOYOSHI 
© MOYOSHI 


Mot de la fin ? 
Soyons nous mêmes et exprimons-nous. Merci à Artist’up pour l’iterview qui me permet d’expliquer un peu plus ma vision. 


Evènements passés :
Hors Cadre, un événement indépendant et éphémère qui a eu lieu le 25 juin 2015. C'est une exposition qui sort du cadre conventionnel, ou 4 artistes investiront un hangar de 300m2, en mêlant graffiti, peinture et installation.
Il y a aussi la sortie de la box « I Said A Hip » avec 12 artistes + des goodies. Je vous invite à aller voir çà sur le net. Pour le reste, je ne préfère rien dire pour l’instant. 


 




Quels sont vos projets, envies pour la suite ?
Je voudrais vraiment que les artistes trouvent un réseau parallèle aux galeries. Je sors du milieu musical et ils ont réussi à s'en sortir autrement que par les grosses majors. Bien sur l'impact n'est pas le même mais la liberté y est totale.
Je souhaiterais aussi trouver un vrai atelier, faire de nouvelles collabs, participer à plus de live painting et me répandre encore plus… "
 

  
© MOYOSHI 

 
SUIVEZ LES ACTUALITES de MOYOSHI sur : 

PAGE ARTIST'UP
FACEBOOK
YOUTUBE

    • 2017-01-11 16:36:38
    • 2 577 vues
  • Tags - #street art #music #exposition #tag #moyoshi #cabinet d'amateur #urban art #dompteur de feuilles #organique
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI