Un 3ème album pour AaRON, un duo visionnaire... interview!

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Comme l'illustre si bien leur nouvel album "We Cut The Nigth", couper l'espace est devenu leur leitmotiv, et le duo AaRON, poursuit son expérimentation et sa recherche sonore. Révélé au grand public grâce au morceau U-turn (Lili) en 2006, le duo n'a cessé de travailler pour trouver le son qui le caractérise et qu'il dévoile dans cet album aérien, electro et puissant. Un univers particulier que l'on retrouve en live grâce à un light show particulièrement travaillé visant à interpeler le spectacteur, à le faire réagir. 
Nous avons pu nous entretenir avec Simon Buret, la partie chant du duo qui nous parle de ce 3ème album, de voyages et de photographie, de leurs inspirations…

>>> En tournée dans toute la France et le 25.11 à l'Olympia Paris  <<<


We Cut The Night, disponible sur iTunes

 

Qu'avez-vous fait durant ces trois années d'absence après la fin de votre tournée ?

Avec AaRON, après notre tournée de deux ans on avait besoin de retrouver une vie plus anonyme, moins calibrée et préparée. On a eu la chance d'avoir un planning défini sur plusieurs mois voire années à ce moment là, mais on a voulu laisser place à l'inconnu, à la page blanche. On a laissé la vie faire, on s'est un peu rechargés. 

 


© François Berthier

 

Il vous arrive de composer pour le cinéma, y a-t-il un nouveau projet en cours ? 

Nous n'avons pas de projets en cours, on n'a jamais vraiment composé pour le cinéma, à part une fois. C'est surtout que notre musique s'y prête bien, on aime créer des sensations chez l'auditeur, donc les gens ont desfois envie de nous mettre dans les films. 

 

 

Y a-t-il des réalisateurs ou des films qui vous ont inspirés pour la composition de cet album ?

Clairement, les œuvres visuellent m'inspirent. Pour cet album, j'ai été très inspiré par le film Only Lovers Left Alive, par son sujet, par l'idée de "qu'est-ce qui reste une fois qu'on a tout connu ?". C'est une belle idée, une métaphore assez intéressante sur le couple, sur la place de l'humain sur la planète...
Donc oui, ce film était assez présent lors de la composition de l'album. La Grande Bellezza, un film assez fou et magnifique sur le mouvement, sur la place de l'humain m'a aussi inspiré. Ça me fait rêver comme sujet. Les plans sont sublimes en plus… 

 


© François Berthier

 

Parlez-nous un peu de ce 3ème album que nous avons trouvé encore plus électro qu'avant, plus aérien… ?

L'idée du plus est présente. On aime creuser, on a essayé de creuser les sons, les matières. On l'a vraiment imaginé comme un premier album. On voulait un son enveloppant, plusieurs couches de lectures. On voulait des réactions chez l'auditeur, c'est très important pour nous. 

 

 

Quel est votre processus d'enregistrement ? Quel matériel avez-vous utilisé sur cet album ? Est-ce que l'on retrouve à peu près la même configuration sur le live ?

On prend des éléments pour le live, mais on ne veut pas plaquer le cd sur le live. On fait tout tous les deux, en studio, on est vraiment enfermés, coupés dans une bulle de création et on essaye de ramener les choses à l'essentiel. Laisser place au silence, aux pleins et au déliés, il faut laisser de la place à l'interprétation. On essaye ça avec les lumières aussi, c'est la puissance du live. La musique doit être vivante. Il faut que la musique soit au delà de la lecture. 

 



© Thierry Le Fouillé 

 

Comment gérez-vous le passage du petit studio vers de grosses scènes ? Les deux sont-t-ils conciliables ?

Ce n'est pas difficile à gérer. La question ne se pose pas trop là. C'est plus d'une scène à l'autre que c'est dur. Quand tu es devant beaucoup de gens, tu ne peux pas jouer les morceaux de la même manière. Pour les retranscrir sur scène, il ne faut pas réfléchir, comment les rendre les plus libres possible. C'est le processus inverse, on compose en même temps qu'on enregistre donc on doit tout re-décomposer pour re-composer ensuite avec les musiciens, les techniciens. On ne s'enferme dans rien. Les premières dates sont bizarres pour nous. 

 

 

Vous accordez une importance particulière au light show sur scène, qu'avez-vous prévu pour cette tournée ?

Oui, on fait de longues séances pour élaborer notre light show. On travaille avec AAD design, c'est un collectif qui a réalisé une créa lumière spécifique. C'est un vrai travail de réinterprétation. Ce serait dommage de ne pas le faire. Même le costume de scène c'est important. Il faut que le live soit un bon moment même si ça doit rester un concert. Il faut qu'il y ait des accidents, il faut que ça reste du live… 
Après, on essaye de couper l'espace avec des appareils spécifiques, des lumières spécifiques. On a essayé de véhiculer un tableau différent. Pousser ce qui va se passer dans le ventre et le cerveau du spectateur. Un concert est dans le présent absolu. C'est une forme d'art immédiate. C'est vraiment une communion. La lumière permet ça aussi. On arrive dans des endroits et souvent, c'est un cube, il n'y a rien. On a essayé par les lumières de pousser le trait, de changer la forme des endroits.

 

Quelles sont vos passions en dehors de la musique ?

Olivier notamment a un attrait pour la photographie assez fort. C'est lui qui a réalisé le clip du morceau "Blouson Noir". Moi je viens des Beaux Arts, je voulais être illustrateur donc je fais beaucoup de dessin. La photographie c'est une passion que l'on a en commun.
Aussi, j'adore les voyages, c'est très important pour moi. Les jeunes adultes oublient un peu de chercher les nouveaux paysages. La grande nature j'adore ça, ça me ressource beaucoup. Mon écriture retrace beaucoup ça, il faut rester curieux.

 


Quel est le pays que vous avez senti le plus réceptif à votre musique, en dehors de la France ?

C'est l'auditeur qui colore les chansons. Selon les pays il y a un retour différent en fonction des cultures. Dans les pays nordiques, c'est une façon radicale de communiquer la musique, au Moyen-Orient, il y a un rapport au texte très important donc ça fait du bien aussi. Je me suis retrouvé avec des iraniens à parler du sens des mots. Dans les pays anglo saxons, c'est plus la mélodie qui prime et les bons riffs. C'est vraiment différent en fonction des cultures. 

 

En tournée comment se passe votre vie de groupe ? Quelques anecdotes à nous raconter ?

Bien sûr ! Faut être un peu craqué pour vivre ça, on est toujours dans un bus. Cet album est un album de mouvement et d'ailleurs il y a beaucoup de gens qui courent avec paraît-il. En tournée il y a ce côté coupé du monde. On voyage dans un bus avec notre musique. On a de la chance du coup parce que c'est bien veillant, on rencontre la vie des autres, eux rencontrent la notre. Ça nourrit, la musique relit tout le monde. Au delà de la démago, c'est la réalité.

 

Comment abordez-vous la date à l'Olympia ?

Je ne mets pas plus d'importance pour l'Olympia même si je suis né à Paris. C'est un plaisir personnel, c'est ma ville. L'Olympia représente Paris comme salle. En terme de concert, c'est juste un concert parmis les autres. Je ne me mets aucune pression supplémentaire. 




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AARON EN CONCERT :

 20.11 | Nouvel Atrium Saint Avertin
21.11 | L'Etage Rennes
25.11 | L'Olympia Paris
26.11 | Le Fil Saint Etienne
27.11 | Théâtre Lino Ventura Nice
28.11 | Espace Culturel André Malraux Six Fours les Plages
02.12 | La Laiterie Strasbourg
11.12 | Bolegason Castres
12.12 | Florida Agen
13.12 | La Tannerie Bourg En Bresse
16.12 | La Cartonnerie Reims
17.12 | L'Autre Canal Nancy
29.01 | Le Rocher de Palmer Cenon
30.01 | Elmediator Perpignan
31.01 | Radiant Bellevue Caluire et Cuire
03.02 | Le Bikini Ramonville Saint Agne
04.02 | Espace Georges Brassens Feytiat
05.02 | Chato'do Blois
06.02 | Théâtre Denain
10.02 | Stereolux Nantes
23.02 | Aeronef Lille
03.03 | La Belle Electrique Grenoble
24.03 | Paloma Nîmes
25.03 | La Cigalerie Serignan
26.03 | L'Usine Istres

 

AVEC NOS REMERCIEMENTS à Thierry Le Fouillé photographe :

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  • Saam WB
    (hôte)
    • 2015-11-20 16:20:28
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  • Tags - #pop #paris #électro #simon #aaron #olivier #u-turn #lili #je vais bien ne t'en fais pas #3ème album #we cut the night
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