"Welcome Home", le retour lumineux de COCOON !

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6 années se sont écoulées depuis "Where The Oceans End" et Cocoon revient avec un 3ème album, "Welcome Home". Maintenant seul aux commandes, Mark Daumail a voulu que cet album soit lumineux, joyeux et différent. Epaulé par le songwritter américain Matthew E White, il s'est rendu à Richmond, en Virginie pour peaufiner et parfaire la production de ce nouvel album. Les magnifiques visuels d'Esther Pearl Watson viennent également embellir les 12 titres de ce nouvel opus, en représentant chaque chanson par une petite maison. 

Nous avons discuté avec Mark Daumail, qui nous parle de la guérison de son fils, du retour de Cocoon et de sa passion pour le rap US. 

 
Welcome Home disponible sur iTunes

 

Pourquoi un 3ème album de Cocoon et pas un 2ème album de Mark Daumail ? 

En fait, j'ai deux projets. Cocoon a toujours été mon projet pop/folk que ce soit seul ou entouré. On a fait 2 albums avec Morgane et c'était top !
Mark Daumail, c'est vraiment mon projet electro, c'est pour ça que je ne voulais pas mélanger les 2.
Pour moi Cocoon, c'est acoustique, folk et en anglais et Mark Daumail c'est plutôt electro et beaucoup plus synthétique. J'ai procédé par son.
Là, j'ai écrit des chansons avec une guitare acoustique que j'avais posée depuis un moment. Du coup tout le monde me disait que c'était du Cocoon, donc je n'allais pas inventer un nouveau nom. Ça m'aurait saoulé d'inventer un nouveau nom pour que les gens me demandent ensuite pourquoi je n'ai pas gardé Cocoon. Ça aurait en plus résumé Cocoon à Mark + Morgane, ce qui n'est pas vrai donc je me suis dit qu'il valait mieux prendre le temps d'expliquer aux gens et utiliser le nom Cocoon. Après j'ai vu des choses assez méchantes sur internet, où les gens disaient que mon album solo avait moins fonctionné, et que j'utilisais le nom Cocoon qui lui, avait fonctionné etc… C'est pas du tout dans mon fonctionnement, je n'ai pas l'impression de faire de la musique qui ait vocation à être mercantile même si bien sûr je la vends. Mais je n'ai pas réfléchi en des termes commerciaux parce que ce n'est pas du tout ma manière de réfléchir. D'ailleurs l'album n'est pas du tout commercial.

 

®Yann_Orhan

 

Tu as un très beau titre avec Mathew E White, il y a une vraie atmosphère dans ce morceau et je sais que tu as beaucoup travaillé avec lui, qu'a-t-il apporté au son de l'album et dans la manière de le fabriquer ?

Déjà il m'a aidé à accoucher. J'étais à Bordeaux avec une douzaine de démos et j'en avais fini 9. Il m'en restait 3 à finir et je ne savais pas comment les produire dont celle-ci, "Up for Sale". Je voulais que ce soit un duo avec un garçon, pour changer. Elle raconte l'histoire de la vente de ma maison de vacances d'enfance, pour des raisons pratiques. Personne ne veut vraiment s'en occuper et elle est un peu loin de chez tout le monde, c'est le problème des maisons de vacances.
Je voulais prendre ma voix très aiguë, comme un enfant et lui une voix grave de « moi adulte ». J'avais enregistré 80% de l'album à la maison et les 20% restant c'est ce qui donne cette patine à l'américaine, avec les cordes, les cuivres, il a ramené l'orchestre et la chorale gospel. Ça c'était vraiment quelque-chose que je voulais. C'est un peu comme en cuisine, moi j'ai fait la pâte et tout ça et lui il a mis le sucre, il a permis de finir d'assaisonner.

 

 

Tu as travaillé avec l'illustratrice Esther Pearl Watson sur ce disque, comment s'est passée cette collaboration et pourquoi as-tu choisi ce genre de visuels ?

Dans chaque album de Cocoon, il y a un concept derrière, j'aime beaucoup l'idée de faire des albums avec Cocoon. Après avoir fait celui de l'accident d'avions avec les polaroïds ("My Friends All Died In a Plane Crash") et après avoir fait celui de la baleine ("Where The Oceans End").
Là, j'avais envie de représenter chaque chanson par une maison. J'avais envie de parler de la notion de foyer, pour moi chaque chanson est un peu une maison à part entière avec ses meubles, avec une décoration différente.
J'ai cherché des peintres qui peignent des maisons et je suis tombé sur le travail d'Esther Pearl Watson qui est une peintre de Los Angeles qui a à peu près mon âge. Elle a tout de suite accepté, quand je lui ai envoyé des chansons, de peintre un bâtiment par chanson. Après j'avais envie de quelque-chose d'assez naïf, faussement naïf en tous cas. Elle a vraiment fait un truc super !

 


© Esther Paul Watson

 

Tu voulais un album frais, lumineux, tu voulais évoquer une histoire personnelle, celle de ton fils… ?

Oui, je sortais d'un long tunnel de drame. Quand mon fils est né, il est né avec une malformation cardiaque et il a été hospitalisé. Du coup, pour essayer d'égayer un peu les journées et l'ambiance qui était à bloc… On était tous dans un état vraiment bas. Du coup j'ai amené ma guitare et j'ai commencé à composer là bas, et j'ai commencé à composer des chansons joyeuses. C'est pour ça que les paroles sont assez dures dans l'album, je dis les choses très frontalement, mais finalement je trouve qu'il sonne assez joyeux, assez lumineux. Je n'avais pas envie d'ajouter de la déprime à la déprime, je n'avais aucune envie de musique triste.
En plus, je me suis découvert une passion pour la musique joyeuse. Je trouve que c'est très dur d'arriver à obtenir une chanson, même moi il y a 5 ans j'étais encore très pro-ballade, tristesse et accords mineurs. Aujourd'hui je trouve que c'est beaucoup plus rémunérateur de réussir une chanson heureuse. Ça m'est arrivé avec « Chupee », sans faire exprès ou « On My Way » ou même « Comets ». Et finalement ce sont des chansons que j'aime bien jouer aujourd'hui encore. Alors que les ballades, j'adore et mon style se marie très bien avec le fait de faire des ballades, mais aujourd'hui je trouve ça plus intéressant de faire des chansons joyeuses. Après si ça se trouve, il n'y aura que des ballades dans mon prochain album. Pour celui-ci il fallait qu'il y ait du sourire.

 

 

Quelle formation va t'accompagner sur scène ?

J'ai déjà mon équipe, j'ai un batteur, un bassiste qui sont de Bordeaux. J'ai fait tout l'album avec le batteur et il y a 2 filles, une guitariste et une pianiste et tout le monde chante. Ça va être super parce qu'ils sont tous très bons chanteurs ! La tournée débute le 14 août. L'album sort très tard donc on fera les festivals de 2017.

 

 

Tu as aussi enregistré tes prises de voix à Berlin, on parle souvent de la culture berlinoise, qu'en as-tu pensé lorsque tu étais sur place ?

J'estime que quand tu chantes en anglais, il faut se faire enregistrer par quelqu'un d'anglophone. Je suis très nul pour enregistrer ma propre voix et je pense que les autres français n'ont pas la subtilité de la langue, les accents toniques etc… 
Et la personne qui m'a enregistré, c'était un américain qui vit à Berlin. Il était très cool. Pour la culture, c'était génial. Vu que je ne parle pas l'allemand, j'étais pile un peu « lost in translation », tout le monde parle anglais et il y a en effet une sensation de créativité, une énergie assez douce mais toujours artistique.
En tous cas j'ai adoré, je m'y suis senti très bien. C'est dommage qu'il fasse si froid l'hiver parce que j'aimerais bien y vivre.

 

 

C'est sûr qu'à Bordeaux, le climat est peut-être plus clément… ?

Oui Bordeaux c'est vraiment cool comme ville !

 

A la fin de la tournée de Where the Oceans Ends, Cocoon était arrivé à un niveau de développement très élevé. Est-ce que tu veux aujourd'hui quelque chose qui ressemble un peu à ça, ou tu souhaites une vision plus intimiste ? 

Je ne sais pas. En tous cas c'est sûr que c'était devenu une espèce de grosse machine quand même à faire tourner. On était beaucoup sur la route, c'était une logistique énorme qui me mettait un peu la pression personnellement parce que je dirigeais un peu tout ça. Si jamais le succès est à nouveau au rendez-vous… 
Après, ce n'est pas ce que j'ai cherché avec ce disque. C'est vraiment le premier disque que j'ai fait pour mon fils et pour moi. Si les gens me disent « on n'est pas rentré dedans, c'est trop intime etc… » ça me dérangera beaucoup moins que pour les albums précédents. Idem pour le reste. J'aimerais bien beaucoup tourner avec ce disque, je trouve que ce sont des chansons à tiroirs, qui peuvent vraiment évoluer pour la scène. Pas forcément dans des formules énormes mais j'aimerais bien que ça marche et que les gens soient touchés par ça.
Aujourd'hui les jeunes écoutent essentiellement du rap ou de l'électro, même moi je n'ai envie d'écouter que du rap en ce moment, donc je comprends. Après j'adore le folk aussi et j'ai voulu rendre hommage aux vieux songwritters. J'ai l'impression que la musique n'est pas la priorité des gens ou même des médias en ce moment.

 

 

A l'époque tu écoutais pas mal de hip-hop américain...

Oui, toujours ! C'est marrant j'en parlais l'autre jour avec un copain qui est programmateur d'une émission de télé. Il invite des français qui sortent des disques. Il me disait qu'en ce moment, il n'avait envie d'écouter que du Kendrick Lamar ou du Kanye West. C'est hyper addictif comme musique, c'est un peu comme le Mac Do. Il y a différents Mac Do. Kendrick Lamar est quand même plus addictif et qualitatif que certains autres. Je trouve qu'il y a un truc assez dingue dans cette musique.
Kendrick Lamar a sorti un disque énorme, le Kanye West est pour moi l'album de l'année pour le moment, après j'ai écouté le Drake mais je ne le trouve vraiment pas bon.
J'ai aussi adoré le dernier Radiohead, le James Blake, le Beyoncé je le trouve super. En plus il y a des chansons écrites par Vampire Weekend, que j'adore… Le Beyoncé est impressionnant, il y a un duo avec Jack White que je trouve dingue ! Dans la musique à priori commerciale, je trouve que c'est là qu'il y a le plus de risques qui sont pris. C'est impressionnant d'être à ce niveau de notoriété et de faire une chanson avec Vampire Weekend parce que 99% des gens qui vont écouter l'album ne connaissent pas Vampire Weekend. Je trouve ça hyper couillu. J'aime beaucoup les messages qu'elle véhicule également, les messages féministes, par rapport aux femmes de couleurs. C'est vraiment impressionnant.
Sur mon Spotify, je n'ai que des artistes de rap, je n'ai pas de truc de folk. Vu que je fais de la folk moi-même, on me la fait pas à l'envers tu vois. Vu que je le fais moi, je n'ai pas envie d'écouter ce que je peux faire. Il y a quand même des génies, par exemple Sufjan Stevens qui a fait un album de génie.

 

®Yann_Orhan

 

C'est pour ça que tu ne veux pas te lancer dans le rap par exemple ?

De toutes façons le rap, je ne suis pas capable. Je n'ai pas la voix pour, je n'ai pas la culture pour. On est nés dans un certain milieu social, dans un certain quartier, dans une certaine ville… C'est con ce que je dis, si ça se trouve il y a un mec de Lyon qui va tout déchirer en rap, mais j'y crois moins. J'ai l'impression que dans le rap, il y a vraiment un truc de culture et de quartier.

 

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29.10 • Le Fuzz Yon La Roche sur Yon
04.11 • Les Docks Cahors
08.11 • La Gaité Lyrique Paris
16.11 • Le Splendid Lille
17.11 • Le BBC Caen
18.11 • Le 6 par 4 Laval
22.11 • Le Rocher de Palmer Cenon
23.11 • L'Atabal Biarritz
24.11 • Le Metronum Toulouse
06.12 • L'Autre Canal Nancy
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08.12 • La Rodia Besançon
14.12 • West Rock Cognac
15.12 • L'Astrobale Orléans

 
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  • Saam WB
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    • 2016-08-26 14:32:16
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  • Tags - #cocoon #album #welcome home #mark daumail #retreat #I can't wait #middle finger
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