LADYBUG AND THE WOLF : un renouveau musico-sentimental...

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Que le chemin fut long pour aboutir à ce premier album. Même les principaux intéressés n'y croyaient plus... et pourtant, ce premier album est déjà synonyme de maturité. Très abouti, personnel et touchant, "Mammatus" vient concrétiser 2 ans de travail acharné. Paloma et Kévin y racontent leur histoire sentimentale et musicale et tous les obstacles qu'il a fallu franchir. A quelques jours du rendez-vous lyonnais, rencontre avec Ladybug and the Wolf, l'un des duos les plus emblématiques de la scène pop-folk lyonnaise. 



"Mammatus" disponible sur iTunes

 

En écoutant l'album, j'ai l'impression que vous avez pris de l'ampleur, dans le son mais aussi dans l'intention. Vous aviez envie de vous affranchir un peu de cette étiquette folk ?

Paloma : Je pense que ça s'est fait assez naturellement le fait d'aller vers un son un peu moins mignon, « fleur bleue » et d'un autre côté, ça nous fait du bien de nous séparer de l'image folk dans les prés, champêtre, la nature etc… Le côté mièvre et naïf qu'il y avait dans notre musique au départ et puis en même temps ça va aussi avec notre histoire. On a vécu des choses un peu plus intenses pendant l'écriture de cet album.

Kévin : Après, on ne renie pas non plus la folk sur cet album et en live. On garde cette base qui nous tient toujours à cœur et ce qui a fait que l'on s'est créés aussi. Il est juste un peu plus arrangé, on rajoute des guitares électriques, des petits sons électro etc… C'est vraiment pour nous avant tout, pour varier un peu sur scène aussi et nous amuser. On ne voulait pas rester sur un style semblable sur tout un set. On voulait aussi s'amuser et faire avec toutes les influences qu'on avait eues plus récemment.

 

 

Faire un format album c'était aussi un espace de création plus grand pour oser ces choix artistiques ?

Paloma : Oui, aussi, si on avait fait un EP de 4 titres et qu'on avait fait des morceaux tous différents, cela n'aurait eu aucun sens. Alors que là, l'album est assez éclectique, il y a plein d'influences différentes mais il y a un lien. En écoutant l'album dans sa globalité, on trouve un lien entre toutes ces compos même si elles sont différentes. Sur un EP ça n'aurait rien donné. En plus, on n'aurait pas pu raconter toute notre histoire.

Kévin : On a eu beaucoup de choses à dire donc il y a eu beaucoup plus de chansons. On a choisi 10 pour avoir une logique dans l'album mais du coup, on a beaucoup plus composé que sur les EP précédents. C'était donc plus logique de faire un album.

 

Vous avez des influences assez différentes tous les deux, pouvez-vous nous citer quelques exemples ?

Paloma : Pendant longtemps j'ai été influencée par Bob Dylan, comme Kévin, ou Joan Baez, Simon & Garfunkel. Les gros piliers de la folk. Mais aujourd'hi, ce n'est pas du tout ce que j'écoute au quotidien, c'est ce que j'ai au fond du cœur, mais après dans mes influences quotidiennes, j'écoute beaucoup Grimes, une petite nénette qui fait un genre de pop électro assez bizarre, un peu manga, enfin c'est assez particulier. C'est très très chouette, même visuellement, esthétiquement, j'adore ce qu'elle fait. Pour l'album j'ai été influencée par Eliott Moth, Emiliana Torini. J'ai aussi des influences bien rock, les Black Keys, ou Brian Jonestown Massacre. Mais c'est vrai que je n'écoute plus beaucoup de folk pure.

 

© Eloïse Bénit

 

Parlez nous de votre release party, vous avez de nombreux invités, notamment de la scène lyonnaise. En quoi est-ce important de réunir tous ces artistes ?

Kévin : Ce sont des artistes que l'on a rencontrés tout au long de notre aventure musicale, depuis 5 ans. Ce sont des gens qui nous ont soutenus, qui moi personnellement m'aident à voir d'autres choses, d'autres influences, d'autres sons etc… Une release c'est toujours l'occasion de faire monter sur scène des gens qu'on veut montrer au public et à notre public, des amis, la famille ou même les gens qu'on ne connaît pas et qui nous suivent. On veut leur dire « merci de venir nous écouter et vous pouvez nous faire confiance, on a aussi des groupes à vous faire découvrir ». C'est l'occasion de faire parler de notre scène locale, celle qu'on aime, qui sont des amis ou des gens qu'on apprécie par leur musique ou autre.

 

Il y a des artistes avez lesquels vous rêveriez de collaborer ?

Paloma : Oui, moi j'ai un groupe avec qui j'aimerais bien travailler, ils sont français et encore un peu accessibles, c'est We Are Match. Je les ai beaucoup écouté pendant l'album et j'adore ce qu'ils font. Je trouve qu'ils peuvent faire des morceaux hyper radio edit, catchy et avoir aussi des petites perles de fou comme "L'avenue" par exemple.

Kévin : Moi il y a un groupe qui est un peu plus international, c'est Tallest Man on Earth. J'ai envie de faire un duo avec lui.

 



Vous jouez d'ailleurs aujourd'hui avec un batteur, pour quelle raison avoir fait ce choix ?
On a cru comprendre que les précédentes collaborations ne s'étaient pas forcément bien passées…? Comment ça se passe avec lui ?

Paloma : Ca se passe super bien oui ! On a essayé d'intégrer d'autres musiciens mais on était vraiment dans une phase d'osmose et de fusion avec Kévin. On apprenait à se connaître, on avait notre histoire d'amour, on était vraiment fusionnel. On ne laissait personne rentrer dans notre petit cocon.

Kévin : Même en voulant les faire rentrer, finalement on ne les laissait pas rentrer.

Paloma : C'est clair, ça ne marchait pas… Et maintenant et depuis notre séparation, on avait l'objectif d'enrichir notre live, d'avoir un son un peu plus gros, qui envoi un peu plus, d'être moins dans l'esprit « je suis dans les champs de blé avec ma guitare ». il chante aussi en plus donc il fait des choeurs avec nous. C'est super de pouvoir s'éclater à 3 voix. Et aussi, ça a changé la dynamique et l'énergie qu'il y avait entre nous deux. On a une relation assez conflictuelle donc le fait d'avoir une tierce personne comme ça, un élément neutre, ça a rétabli l'équilibre de notre relation.

 

© La Paire de Cerises



Il fallait aussi trouver quelqu'un avec un carractère compatible avec le votre… ? 

Kévin : Oui, il faut aussi dire qu'on est tombés sur quelqu'un d'assez exceptionnel dans le sens où même lui, dès le début, il nous a dit « vous êtes toujours un duo, et mon but ce n'est pas de faire des rythmes de batterie sur tous les morceaux. Le but c'est de vous soutenir, de parfois me mettre en retrait ». Il a eu cette intelligence. Humainement et artistiquement c'est vraiment le top.

Paloma : Oui, il est super et beaucoup de gens nous l'envient.

 



Y a-t-il un morceau dont vous êtes particulièrement fiers ?

Paloma : Moi, il n'y en a aucun dont je suis vraiment fière. Je ne suis même pas fière de l'ensemble. Je suis contente de ce qu'on a fait, mais au bout d'un moment c'est dur d'être neutre et d'avoir du recul alors que ça fait 2 ans qu'on a bossé dessus. Je n'ai plus d'avis parce qu'on a vraiment trop eu le nez dedans, je n'arrive pas à être objective. Tout ce que je peux remarquer c'est l'avis des personnes extérieures qui écoutent l'album et qui me font généralement des retours positifs. Après, moi je ne me sens pas fière de quoique ce soit. J'écoute quasiment jamais l'album depuis que les morceaux sont finis et qu'il a été masterisé, parce que ça me remet dans le contexte dans lequel on l'a écrit et ce n'est pas facile d'écouter ça, de se remettre dans les textes, il y a trop d'émotion. C'est trop personnel pour réussir à objectivement dire qu'on en est fiers.

Kévin : Moi je suis assez fier d'un morceau, c'est Insects Burn. On l'a écrit il y a plus longtemps que tous les autres morceaux et j'ai juste le souvenir de Paloma qui l'a enregistré et elle était en train de faire sa partie de voix toute seule… 

Paloma : Ha oui, je me réveillais d'une sieste !

Kévin : Moi j'étais en bas avec Xav' (ingénieur du son de l'album ndlr) et on écoutait. Elle a fait l'enregistrement en une fois, du début à la fin. Avec Xavier, on se regardait et il me faisait un signe genre « waou ». Elle l'a fait en une prise et Xav' m'a regardé en me disant, « voilà, c'est bon… ». Moi j'étais assez ému d'entendre l'enregistrement. J'étais fier d'elle.

 


© La Paire de Cerises

 

Pour vous, que représente cet album ?

Paloma : Je le vois vraiment comme un début et comme une fin en même temps. C'est la première fois qu'on fait un truc vraiment travaillé, vraiment accompli. On s'acharne en plus parce qu'on a vraiment eu des problèmes sur cet album, il y a plein de fois où ça a failli capoter. On a eu plein d'obstacles, d'embuches. Ça a été interminable. On pensait qu'il ne sortirait pas… ça fait 2 ans qu'on bosse dessus, la personne avec qui on a fait l'enregistrement n'était pas toujours disponible, c'était un peu compliqué à ce niveau là. On a fait énormément de scénarios différents pour les clips, pour Animals, Little Man, Have a beat on me etc… 

Kévin : Finalement on n'avait pas le budget donc on a dû rechanger.

Paloma : On a fait travailler des gens pour rien parfois. La pochette, on a fait 15 000 versions.

Kévin : En plus, on continuait de le mixer et de l'arranger donc finalement ça changeait l'esthétique. Après on ne regrette pas parce qu'on n'aurait pas eu le son qu'on a si on l'avait sorti à l'époque. Là je suis utra content de ce qu'on a fait.

 

 

Que nous réservez-vous pour le live ?

Paloma : C'est la première fois que je me sens relativement prête au niveau du live pour la sortie de l'album. Quand on a sorti l'EP, le live c'était bien mais il était encore en train d'être construit, c'était vraiment freestyle. Là notre live est assez construit par rapport à l'échéance qui arrive.

Kévin : On est satisfaits, plus confiants.

Paloma : Oui, après ce n'est pas l'aboutissement final. Moi, j'ai encore plein de trucs que j'ai envie d'améliorer.

Kévin : On a une chouette équipe, on a la chance d'avoir un ingé son et lumière. Ce sont des gens qui bossent très bien, on n'a pas besoin de s'en occuper, ils gèrent tout. Ils nous demandent quelques infos mais ils appellent les salles, ils gèrent le matos, nous on fait notre musique, et on arrive à la salle et eux ont déjà tout géré. Ça c'est sacrément confortable.

Paloma : Notre lighteux, on l'a accueilli au moment où on était en pleine création du live pour l'album. Il a vraiment capté l'univers de l'album et ça a participé aussi à une nouvelle esthétique au niveau visuel qui est différente par rapport aux autres EP. Par exemple le premier EP, on était très axés sur la nature, les grands espaces, tout va bien, on s'aime, les libellules etc… On avait un décor sur scène avec une barrière, du lière, des fausses plantes, et beaucoup d'artifices qui nourrissaient notre univers étant donné qu'on était que guitare / voix. Maintenant qu'on a un live un peu plus riche au niveau des sonorités, on s'est un peu débarrassés des artifices. On n'a pas de décor matériel, physique, mais ça a été remplacé par les lumières. Ça permet d'amener le spectateur au live et cela change en fonction des morceaux. Il a mis des boules à facette au sol à côté de la batterie, ça permet de faire des faisceaux lumineux sur nous, visuellement c'est super intéressant.

 


© Eloïse Bénit

 

Quels sont vos projets avec cet album ?

Kévin : Nous entourer ! Avoir du monde autour de nous qui peut rendre visible l'album. Là cet album, on l'a tellement travaillé qu'on veut qu'il y ait un maximum de monde qui travaille dessus pour le rendre visible aux gens. Qu'ils l'aiment ou qu'ils ne l'aiment pas, c'est autre chose. On veut vraiment qu'ils y aient accès. Après c'est le live, moi personnellement c'est sur scène que je me sens le mieux, surtout avec Paloma et Greg. On est vraiment bien ensemble sur scène, on s'éclate et c'est la chose qu'on veut. On est contents d'avoir l'album mais ce n'est que le début. Maintenant on veut être sur scène avec.

Paloma : Oui voilà, assez sur scène défendre l'album, aller encore plus loin que le live qu'on est en train de construire. Là on a un live qui tient la route mais j'ai envie d'aller encore plus loin. J'ai envie qu'on ait des putains de machines, j'ai envie qu'on ait un synthé de ouf… ça va être trop trop cool !
Et oui, s'entourer, avoir un tourneur, pouvoir jouer de partout, voir aussi comment l'album est reçu dans les régions où on ne nous n'a jamais entendu. Ici notre nom commence à être entendu, mais il y a des endroits où on n'a jamais tourné. Dans le sud chez ma famille par exemple. J'ai trop hâte de leur faire écouter. C'est aussi une revanche sur plein de choses, le fait d'avoir accompli ça, il y a plein de gens qui n'auraient jamais cru qu'on le ferait à mon avis.

Kévin : Oui c'est vrai c'est une petite revanche, on s'est battus. Plaire au public plus national, ce serait beau. Par exemple, recevoir un message de quelqu'un qui habite à Rennes, même si ce n'est qu'une personne, ce serait beau, ça voudra dire qu'il nous a entendu etc…

 

© La Paire de Cerises "Mammatus" disponible sur iTunes

 

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  • Saam WB
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    • 2016-10-27 10:14:08
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