"Twenty Two" le chapitre pop 60's d' INITIALS MB

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Véritable hommage à la pop 60's, Initials MB nous présente son nouvel album "Twenty Two". Cet amoureux de Gainsbourg nous livre un album abouti et dont on sent la maturité. 11 morceaux sont présents sur cet album, des morceaux à tiroirs, d'une grande richesse harmonique. "Twenty Two" fait partie de ces albums où chaque écoute est différente, chaque écoute nous révèle des subtilités, des harmonies cachées, des textures dissimulées. 
Rencontre avec cet autodidacte multi-instrumentiste, il nous parle de son parcours musical, des Beatles et des Beach Boys et du cheminement qui l'a amené à sortir ce premier album… 


"Twenty-two" disponible sur iTunes

 

Tu as travaillé 2 ans sur cet album, là tu es enfin satisfait de ce que tu as fait ?

Oui, même plus de 2 ans ! Jusqu'à maintenant je n'avais fait que des EP et c'est la première fois que je fais un album. Quand tu arrives après tout ce travail, je trouve que tu as une vision un peu biaisée par rapport à la réalité. Pendant tout le processus, tu te concentre sur les détails et notamment sur les détails qui ne te conviennent pas.
Là ça fait 4 ou 5 mois que j'ai fini l'album et là je m'occupe de la partie promo pour préparer la sortie. Je pense avoir pris un peu de recul pour me dire que les défauts sont peut-être des qualités et globalement, je suis plutôt satisfait du résultat à tous points de vue. Aussi bien sur le songwritting, les compos, les morceaux sont plutôt variés tout en restant dans un univers cohérent. Le jeu en lui-même est plutôt bien, j'ai fait bosser des super musiciens sur cet album donc globalement je suis content oui.

 

 

Tu parlais également de l'importance du mix...?

Oui, j'ai passé beaucoup de temps sur le mix. C'est le levier le plus important à mon stade pour élever un peu la musique. C'est vrai que le fond est important mais la forme permet de faire passer le fond. J'ai donc passé beaucoup de temps à trouver quelle couleur je voulais donner à la musique. Il y a un côté 60's mais je ne voulais pas non plus que ce soit trop old fashioned.
Il fallait trouver cet équilibre sur le rapport basse/batterie par exemple. La batterie est quand même très en retrait dans le mix par rapport aux productions actuelles où tu as souvent un kick et une snare qui sont très présents. C'est difficile de trouver cet équilibre parce que le fait que le basse/batterie soit un peu en retrait, ça va ramener des aigus mais ça va aussi révéler les harmonies et tout le côté médium. Moi c'est ce que j'adore dans les 60's. C'est ce qui permet de mettre en valeur les mélodies et les harmonies.

 


© Richard Hassid

 

Tu as une formation d'ingénieur du son à la base ?

Non pas du tout, je suis autodidacte sur toute la ligne. J'ai pris quelques cours de chant avec Sandrine Hanard qui joue sur l'album. Avant je jouais en solo en guitare/voix dans les bars. J'étais autodidacte à la guitare et au chant et je me suis dit qu'il fallait que j'apprenne à utiliser ma voix correctement pour ne pas me cramer. Quand tu es en guitare/voix il faut que ce soit vraiment bien. Mais c'est vrai que le travail du son est important, ça va même jusqu'à choisir le bon médiator pour la guitare, le choix des micros. Le son fait partie intégrante de cette musique des 60's.

 

Avant Initials MB, tu avais d'autres projets ?

Oui alors j'avais mon groupe de rock « historique » The Small Ties créé en 2007. Aujourd'hui le groupe n'existe plus sous sa forme live, par contre on est en train de finir un album « posthume ». C'était mon groupe principal et ce projet prenait tout mon temps. C'est ce que j'avais envie d'exprimer à l'époque en tant qu'adolescent un peu révolté et en tant qu'amoureux de rock, c'était un power trio rock n' roll. Le groupe a évolué entre temps, là on va sortir un album qui est une sorte de mélange entre de la pop, du prog rock. On a une formule qui est assez simple en power trio, on l'a élargie sur l'album en rajoutant des claviers dans tous les coins, des orgues, des rhodes, des wurlitzer et beaucoup de choeurs. Un vrai album studio… 
J'ai également eu un autre projet qui est resté un peu plus officieux qui s'appelait Mister Flopper, c'était de la pop à l'anglaise chantée en français, un peu à la Gainsbourg. J'ai monté ce projet parce que je suis un amoureux de Gainsbourg, mon nom de scène fait également référence à ça, au morceau Initials B.B. de Gainsbourg. J'ai trouvé intéressant de chanter en français parce que j'ai une culture essentiellement anglo-saxonne. Le chant français était un petit défi et une autre approche au final.

 

 

Qu'as-tu appris de ces différents projets ?

C'est une bonne question, sur Mister Flopper par exemple, j'ai appris qu'on ne pouvait pas s'inventer songwritter à la française comme ça. C'etait trop exigent. C'est pour ça que ce projet est resté officieux. A mon sens il n'était pas au niveau de ce que j'aurais voulu faire. Au-delà que le français soit exigent, le concept de l'album, le ton était un peu à la Gainsbourg, dans un second degrés humoristique.
C'est très difficile de pas tomber dans quelque chose qui soit un peu lourd dingue, un peu grossier. Il faut trouver de la finesse dans l'humour en français tout en ayant la musicalité des paroles. A mon sens, c'est un demi échec, c'est quelque chose qui n'a pas aboutit au niveau que j'aurai espéré. C'est ce qui m'a conduit à faire ce choix de revenir à la pop en anglais. C'est ma culture et c'est ce que je sais faire le mieux, à mon sens.

 


© Richard Hassid

 

Tu as également réalisé la pochette de ce disque, c'était important pour toi la mise en image de ta musique ?

Mon métier c'est graphiste. On va dire que c'était la solution de facilité et en même temps c'est vrai que j'ai toujours fait les pochettes de mes albums. C'était aussi par souci d'économie parce que je suis en auto-production. C'est un double choix, par le passé, j'ai aussi fait appel à des graphistes, à des personnes extérieures qui n'ont pas réussi à retranscrire ce que je voulais et je me suis dit que j'allais pousser le truc au maximum.
À force de travail, j'ai trouvé quelque chose qui illustrait la musique à savoir que c'est quelque chose d'assez riche, c'est très fourni en termes d'instruments, c'est des morceaux à tiroirs, avec plein d'éléments sonores et plein de textures. Je voulais un visuel riche dans le sens noble du terme. Il y a un côté fait main avec cette pochette dessinée au crayon qui illustre assez bien la manière donc est pensée et faite ma musique. Elle est bricolée de A à Z. Il y a aussi ce côté léger, ça représente une sorte de scène aérienne, quelque chose qui se passe dans l'air, quelque chose d'onirique. Je voulais exprimer des choses lourdes de sens mais dans la légèreté.

 

 

Ton album a des sonorités assez différentes, on sent tout de même des influences 60's. Quels sont les modèles musicaux ?

Les Beatles ! C'est un groupe qui met tout le monde d'accord, aussi bien les musiciens avertis que le grand public. C'est du génie. Ils arrivent à rendre accessible à tout le monde quelque chose qui est compliqué. Quand tu analyses les morceaux, c'est très riche, très complexe. Les Beach Boys aussi, quand t'aimes bien la pop anglaise, t'aimes bien les Beach Boys. Finalement ça s'en rapproche et ils sont auto-influencés entre Los Angeles et l'Angleterre. En Amérique il y a Strawberry Alarm Clock, un groupe qui a influencé un morceau de l'album «Empty Time ». C'est un morceau qui commence par des doublages de fuzz harmonisés, procédé très caractéristique du son du groupe. Ça m'a beaucoup inspiré, c'est une utilisation qui n'est pas commune de la fuzz. Nous on l'entend plutôt chez Hendrix en guitare lead, sur des solos et là elle est utilisée comme un instrument harmonique.

 

Tu apprécies également beaucoup le cinéma ?

Oui, au niveau des compositeurs de musique de film, il y a des génies qui m'inspirent beaucoup. J'adore François de Roubaix avec son côté bricoleur qui est aussi autodidacte. J'aime souvent les musiques des autodidactes parce qu'ils s'autorisent des choses que les personnes qui ont une éducation musicale ne s'autorisent pas forcément. Ils sont un peu plus farfelus. Je suis un fou de Ennio Moricone, un peu comme les Beatles c'est du génie.

 


© Richard Hassid

 

Y a-t-il un endroit où tu rêverai d'enregistrer ou de jouer ?

Il y a un studio qui était à Lyon avant qui a déménagé en Bretagne qui s'appelle Kerwax. C'est le studio analogique par excellence. Je pense que c'est un des plus beaux studios qu'on a en France et peut-être même en Europe. C'est un studio qui a que du matos des années 50 à 70. Il y a de la bande de partout, des vieilles consoles, des amplis à lampe, tout ce que tu peux rêver en fait, c'est la salle de jeu du musicien. Ça ce serait un rêve d'enregistrer là-bas oui, avec quelqu'un qui s'occupe du son pour me concentrer sur la musique. Ils mixent aussi à l'ancienne, pas avec un ordinateur comme j'ai pu le faire sur cet album. Un ordinateur ça modifie un peu la façon de faire parce que comme on peut tout modifier, on est moins exigeants sur les prises. C'est ce qui fait le charme des enregistrements d'époque, c'est déjà des musiciens qui jouent ensemble, et le fait qu'il y ait des pains. Quand on écoute les Stones ou Led Zep, y'a des pains mais au final c'est ce qui rend la musique vivante.

 

 

Peux-tu me dire avec qui tu as bossé sur cet album ?

Pour cet album, je joue pas mal d'instruments mais il y a quand même des musiciens géniaux qui ont bossé avec moi. Rémy Kaprielan qui a fait les batteries. Il s'est beaucoup impliqué dans le projet. C'est un peu grâce à lui que ce projet a cette forme là. J'ai enregistré les pré-prods chez moi et après on est allé dans le studio de Bill Palais, un pote qui habite dans le Beaujolais pour enregistrer le basse / batterie sur les pré-prods. J'ai reconstruit toute la musique à partir de ce point de départ et c'était important qu'il y ait quelqu'un qui sache gérer son timing, ses sons etc.
J'ai eu 3 choristes, Arnaud Combe (bassiste des Small Ties) qui a fait des arrangements de choeurs. Il a une grande culture Pretty Things ou Love. Ces groupes qui ont des harmonies assez exigeantes. Sandrine Hanard a fait les choeurs et les pianos, Lymia Vitte, une amie qui a fait des choeurs également. Christian Fradin m'a aidé à faire la tracklist.
Moi, j'ai passé des soirées à me prendre la tête sur l'ordre des morceaux. Au final j'ai fait ça avec Christian, et en une heure il m'a proposé quelque chose et j'ai dit « oui, c'est ça ! ». Mitch Vincent a bossé sur le mastering et a su valoriser mes mix. L'étape du mastering est assez peu connue du grand public mais il a su garder ce côté très ouvert, très léger dans le bas avec beaucoup d'harmoniques. Donc merci à tous et à ceux que je n'ai pas eu le temps de citer mais qui se reconnaîtrons. 

 

"Twenty-two" disponible sur iTunes

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  • Saam WB
    (hôte)
    • 2016-12-05 11:46:56
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  • Tags - #pop #INTERVIEW #Artist up #nouvel album #Initials MB #22 #60s
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