La musique spirituelle et habitée de Theo Lawrence & the Hearts

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Theo Lawrence & the Hearts débarquent sur la scène française avec un premier EP "Sticky Icky" débordant de maîtrise. Découverts lors des iNouïs du Printemps de Bourges 2016, ces amoureux de la soul music avaient déjà sorti un premier single "Heaven to Me", premier 45 tours déjà prometteur. Originaire de Gentilly, Theo Lawrence et sa bande s'apprêtent à partir en tournée en France afin de défendre la musique qui les fait vibrer. 

Rencontre pleine de sincérité avec le jeune Theo Lawrence qui nous parle du projet et de la préparation du premier album… 



"Sticky Icky" disponible sur iTunes 


J'ai lu que tu considérais la soul comme une musique "spirituelle et habitée". Est-ce que tu définirais également ta musique comme ça ?

En tous cas spirituelle, habitée et incarnée, ce sont les caractéristiques que j'aime chez les autres artistes. Depuis que je suis petit, ce qui me plaît ce sont les artistes comme ça, qu'ils soient très sincères, honnêtes, down to earth. C'est ce qu'on s'applique à faire à 100% quand on fait de la musique ensemble mais je ne suis pas en mesure de te dire si on a réussi ou pas. C'est tout ce qu'on aime dans la musique qu'on écoute en tous cas, c'est ce qu'on essaye de mettre dans la nôtre.

 

 

Oui, tu recherches une authenticité avant tout dans ce que tu proposes… ?

J'espère que ce qu'on fait est authentique mais la seule chose dont je suis sûr c'est que les chansons qu'on fait et la musique qu'on joue doivent être les plus sincères possible. Si tes chansons sont sincères c'est par là que ta musique va devenir habitée, qu'elle va être incarnée… 

 


© Hugo Nouzille

 

Parles-nous un peu de Sticky Icky, vous l'avez enregistré dans le magnifique Black Box Studio… Comment avez-vous procédé pour l'enregistrement de ce disque ?

Pour l'enregistrement, on est arrivé avec les morceaux qui étaient quasiment finis. Ils étaient déjà arrangés et écrits. Ce n'était que des nouveaux morceaux. On n'avait pas beaucoup de moyens ni de temps. On y est allé pendant 3 jours, il y a eu 1 jour d'installation et 2 jours d'enregistrement, pour 5 titres. On a fait les 2 premiers titres la première journée et on a fait tout le reste le lendemain avec un dernier titre qu'on a fait en acoustique Neville (le claviériste ndlr) et moi à la toute fin de la journée parce qu'il restait un petit peu de temps.
Du coup, on a adopté une méthode d'enregistrement assez efficace, on ne s'est pas perdus dans les possibilités qu'offrait le studio. On essayait de se restreindre un peu pour tirer le meilleur de toutes les possibilités qu'on avait. On n'a pas fait de montage dans la musique, on a tout enregistré en live, sur bandes. On a fait 3 ou 4 prises de chaque morceau et c'était dans la boîte.

 

 

Même la voix, tu l'as enregistrée en live ?

J'avais fait ça pour le premier 45 tours, « Heaven to Me ». Là, la voix c'est le seul truc qu'on a fait après, avec quelques petits overdubs également, qu'on a enregistré à notre retour à Paris. Tout ce qu'on a fait, on l'a fait sur bande, sur un magnéto. Il n'y avait pas d'ordinateurs dans la pièce. Ça rendait les choses assez simples. On a pu se concentrer sur le jeu, le feeling, la musique quoi…

 


© Hugo Nouzille

 

Y a-t-il un lieu où tu rêverais jouer ou enregistrer ?

Oui ! Carrément ! Il y a le Daptone Records à New York. C'est un label de soul new yorkais de la nouvelle génération. Il est créé par des gens de la génération des 90's et ils ont participé à une ré-émergence de ce style musical, et le studio est incroyable. C'est une espèce de vieil appartement délabré qui a été transformé en studio d'enregistrement par les musiciens. Après il y a tous les studios un peu légendaires qui appartiennent au passé, le Studio B de RCA à Nashville, Muscle Shoals, Fame record et d'autres… Et Black Box c'est vraiment un studio à l'ancienne, qui permet aux musiciens de faire la musique comme à l'époque.

 


© Hugo Nouzille

 

Sur scène, dans tes clips, tes tenues, beaucoup de choses se rattachent à l'univers asiatique, pour quelles raisons ?

J'ai toujours été passionné par les films de Kung Fu quand j'étais petit. Ça a même précédé la musique comme obsession. J'étais fan de la musique des films de Kung Fu, de toutes les BO de ces films, tu mélangeais groupes de rock occidental avec batterie, basse etc, mais tu reprenais des instruments et mélodies traditionnels asiatiques.
Il y a aussi beaucoup de disques des années 60 ou 70 qui mélangent musique américaine et musique du Cambodge ou de la Thaïlande. Ça faisait un mélange dans nos têtes de l'univers qui nous plaisait. C'est aussi parce que ce sont des lampes qu'on a vues au restaurant chinois et on les a acheté pour la scène, pour avoir un élément distinctif.

 

 

Tu as dit aimer des artistes comme Alabama Shakes, the Arcs, avec quels autres artistes rêverais tu de collaborer ?

Oui ! Il y en a beaucoup, Matthew E White par exemple. Il vient de Virginie et il a un label familial avec lequel il enregistre. C'est un pur, il est très très très fort. Il y a un groupe de Seattle, les Night Beats, j'adore. J'en ai parlé mais, tous les artistes de Daptone sont des super instrumentistes et producteurs.
En France, il y a Don Cavalli, c'est un musicien que je respecte énormément, il a fait beaucoup de disques dans le passé, c'était un rêve de travailler avec lui et là on est en train d'essayer une collaboration, d'écrire des morceaux ensemble etc… On verra ce qu'il se passe.

 


© Hugo Nouzille

 

Tu as également fait quelques featurings avec des artistes français (Pomme…). Est-ce une manière pour toi de faire de la musique avec "tes potes" ?

Non, pas tellement. En fait, les gens avec qui j'ai pu faire des featurings, c'était des gens qui m'ont contacté pour faire des vidéos comme ça mais je ne les connaissais pas. C'est pas des gens qui ne sont pas forcément mes amis, ce sont plutôt des musiciens qui m'ont contacté une ou deux fois pour des vidéos en session internet comme ça, mais ce n'était pas très sérieux.

 

 

Quels seraient les 3 disques à conseiller aux lecteurs d'Artist UP comme porte d'entrée pour la soul ?

Un album old school pour commencer, l'album de Aretha Franklin qui s'appelle « I've Never loved a Man the Way I Love You ». ça c'est splendid, c'est un disque d'Aretha Franklin de l'époque d'Atlantic, avec les meilleurs musiciens et c'est une tuerie ! 
Plus récemment, il y a un disque qui m'a énormément influencé, c'est « Brothers » des Black Keys. Il mélange la soul old school, le Hip Hop. Il y a tout ce que j'aime dedans et ce disque m'a totalement boulversé ! Encore plus récemment, le disque de Charles Bradley. C'est son premier album « No Time for Dreaming ». ça défonce aussi, c'est trop bien !

 

Quels sont tes projets à court terme ? 

Enregistrement du prochain album ! Je ne sais pas trop quand il va sortir mais on est à fond dessus !

 

"Sticky Icky" disponible sur iTunes

 
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THEO LAWRENCE & THE HEART EN CONCERT :

23.01 • Elysée Montmartre Paris
01.02 • La Cartonnerie Reims
03.02 • Le Club Rodez
04.02 • Le Bolegason Castres
07.02 • Echonova Vannes
08.02 • Krakatoa Mérignac
09.02 • La Nef Angoulême
10.02 • La Maroquinerie Paris
11.02 • Le 106 Rouen
05.03 • Mondial du Tatouage, La Vilette Paris
10.03 • Belles Sorties Lille
16.03 • Musée Eugène Delacroix Paris
17.03 • Festival Nouvelles Scènes Niort
30.03 • Espace Grimaldi Monaco
05.04 • La Sirène La Rochelle
15.04 • Le Silex Auxerre
22.04 • Nuits Intimes Vence

  • Saam WB
    (hôte)
    • 2017-02-02 13:29:03
    • 1 365 views
  • Tags - #INTERVIEW #Artist up #premier album #nouvel EP #theo lawrence #sticky icky #black box studio
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