"Embrassez l'inconnu" avec Bio... Un soir = Un personnage

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Bio est un spectacle à savourer sans modération. Chaque soir c’est différent, impossible de se lasser !
Trois comédiens de la troupe entrent sur scène et expliquent le concept : vous assisterez à l’épopée d’un personnage inventé. Inventé par VOUS !!  Un fois le décor planté, vous êtes partis pour plus d’une heure de pure improvisation. Les comédiens foncent dans l’inconnu tête baissée et sans filet. Chaque « bout de vie » de ce personnage que l’on apprend à aimer, s’imbriquent parfaitement les uns avec les autres.  Une prestation impressionnante avec des comédiens plein de ressources et très réactifs ! La connivence est réelle et l’écoute sans faille… Artist UP a rencontré Timothée, membre de la compagnie EUX, qui nous a éclairés sur l’improvisation, ses codes et ses imprévus. Le but premier étant "de rendre son partenaire bon et de chercher ce qui lui fait plaisir". L’improvisation est avant tout un partage, le quatrième mur s’abat et le public devient une véritable clé de voûte. 
Gagnez 2x2 places pour assister à ce spectacle innovant et inventif à la Comédie des boulevards, vous pourrez peut-être voir sur scène les péripéties de votre héros imaginaire ! Interview… 



►►► 2 x 2 PLACES A GAGNER ◄◄◄

pour assister au spectacle d'improvisation "Bio" de la compagnie EUX

► Du mercredi au samedi jusqu'au 29 avril 2017 
à la Comédie des boulevards 
au 39 rue du sentier 75002 PARIS

Le spectacle est joué chaque semaine :
les mercredi - jeudi - vendredi et samedi soirs 
à partir de 21H30 (toutes les dates ICI)


Les gagnants seront prévenus par mail après tirage au sort. 



© Tous droits réservés. 


4 membres pionniers constituent la compagnie EUX créée en 2006 : Toi Tim, Jeanne, Nabla, et Loic…
Peux-tu m’en dire plus sur vos débuts ?
La compagnie est née en 2006 et Nabla est, aujourd’hui, le seul fondateur qu’il reste. A la base les EUX c’est le club d’impro d’une école de commerce. Comme ils s’entendaient bien, ils ont décidé de continuer à jouer ensemble. Loic et moi sommes arrivés un an après la création. J’ai rencontré Nabla lors d’un match d’improvisation, il était spectateur et je jouais.
Tout s’est fait assez facilement, c’est même devenu mon premier prof. Lors de notre rencontre, il m’a dit « vous êtes bons mais vous n’y connaissez que dalle », j’ai répondu « ben apprends moi ». Il m’a enseigné l’impro pendant un an et j’ai ensuite intégré la compagnie pour un projet spécifique : Harold. Jeanne est arrivée un peu plus tard, il y a environ 4-5 ans. Elle avait déjà un parcours de comédienne et c’est par le biais de stages que nous l’avons rencontrée. Au fur et à mesure des années la troupe a commencé à se professionnaliser.


Timothée - © Tous droits réservés. 


Le nombre de membres évolue sans cesse… comment recrutez-vous ?
C’est une grande question ! Il y a longtemps nous avions un process. Pour chaque recrutement il fallait qu’on se réunisse, que l’on soit plus des 2/3 d’accord… Quelque part nous étions très procéduriers (rires). Nous ne voulions pas faire d’audition, car en impro c’est un peu « foireux ». Dire « tu as 20min, vas-y sois bon » c’est un peu l’antithèse de l’impro. Nous nous sommes dit que nous inviterions 2 mois les nouveaux comédiens pour les voir travailler pendant les répétitions mais aussi sur scène.
Après ces 2 mois on se décide, il faut qu’on soit plus de la moitié à être d’accord.


© Tous droits réservés. 


Quels sont vos critères ?
Il faut avant tout que le comédien soit professionnel, pas au sens du niveau mais plutôt en termes de disponibilités. Qu’il puisse répéter en journée et pas seulement le soir et le weekend, parce que nous on joue !
Professionnel aussi dans le sens où c’est intéressant pour lui de participer à un projet artistique sérieux. Maintenant les comédiens sont payés c’est donc un vrai projet et cela doit devenir une de leurs priorités artistiques. Il est difficile de combiner cela avec un « 35 heures » classique.
Un des autres critères serait qu’il soit expérimenté, car maintenant la compagnie à 10 ans d’expérience et que nous jouons un spectacle long format cela demande donc de la technicité.
Et finalement que la recrue partage notre principe d’impro, notre style : nous ne sommes pas vulgaires, nous faisons du long format donc nous ne cherchons pas forcément les punchers (« une blague – un rire ») et on accorde une vraie importance au jeu d’acteur parfois plus qu’au principe de répartie.


Vous êtes à l’initiative de plusieurs formats de spectacles, citons par exemple « Nous ! », mais aussi le « Plus ou Moins »« J Casanaga » ou encore « ImproFeydeau ».
Chaque format est consacré à différentes techniques d’improvisations…
Pour les novices, peux-tu nous parler des codes de l’improvisation ? Vous-vous inspirez notamment beaucoup de Keith Johnstone, qu’est-ce que cette technique apporte à votre jeu ?
Dans les grands courants de l’impro, nous sommes une synthèse entre Keith Johnstone et Del Close (ce que l’on appelle l’école de Chicago). La technique de Keith c’est plutôt un état d’esprit. Je paraphrase mais l’impro c’est prendre des risques, c’est l’inconnu. Plutôt que de me freiner, il faut que je me prépare à cet inconnu et que je fonce dedans. Il faut entrer dans la tempête. C’est donc une attitude de confiance. Parce que j’ai confiance je ne vais pas bloquer l’action, freiner, vouloir contrôler l’autre, et refuser de me laisser changer. 
Au final, nous sommes un peu dans le « nowhere » car nous ne pouvons pas contraindre le cerveau de nos partenaires. Même si une idée est émise, la moindre intervention va la faire évoluer.
Il faut donc embrasser l’inconnu.
L’erreur existe seulement si tu considères que c’en est une, nous la voyons plutôt comme une opportunité de création.



© Tous droits réservés. 


Comment adaptes-tu ton jeu à d’autres comédiens, issus d’autres formations ?  
Nous avons des codes communs, il y a des sortes de règles.
Par exemple poser rapidement qui nous sommes, éviter de parler des choses que l’on fait mais les faire. Le but des improvisateurs est de rendre son partenaire bon et de chercher ce qui lui fait plaisir.
Un nouveau style c’est toujours plus de surprises, c’est plutôt intéressant et intriguant.


La compagnie Eux, joue son spectacle « Bio » à la Comédie des Boulevards 4 soirs par semaine jusqu’à fin avril. Parles-nous de la genèse du projet…
Nous faisions déjà un spectacle long format intitulé Casanaga. C'est un nom qui nous faisait rire et c'était un nom de famille qui revenait souvent "bonjour Mr Casanaga" , le spectacle s'appelait en réalité J. Casanaga, parce qu'un joueur appelait souvent ses partenaires de jeu Joseph. Nous demandions un lieu au public et nous partions de là. Nous ne savions pas qui était le héros pour le découvrir au fur et à mesure de la narration. C’était chronologique. A force de le faire nous devenions bons voire trop bons (rires) car on se surprenait moins. On rentrait dans des cycles répétitifs. Par la suite l’idée de la biographie est venue rapidement. De plus c’est très simple à mettre en place. J’ai demandé aux comédiens sur quoi ils avaient envie de travailler. Ils m’ont répondu qu’ils aimeraient approfondir le jeu d’acteur et faire moins de narration.
On voulait de la surprise.
J’ai expliqué le concept dans un bar, nous avons fait deux répétitions et nous nous sommes lancés.




Comment répète-t-on de l’improvisation ?
En faisant plein d’exercices issus de manuels ou complètement inventés.
Par exemple : Définir qui nous sommes en travaillant sur la relation.
L’exercice pourrait donc être « j’attends quelqu’un et j’explique qui en précisant comment je me sens par rapport à cette personne ». Tout simplement.
Je dis alors « J’attends Roger, c’est mon frère, j’adore Roger même si c’est vrai il y a deux ans je lui ai sauvé la vie et il se sent redevable de ça. Moi je ne lui demande rien mais il veut toujours me rendre service, c’est gênant ». La relation est posée et finalement il y a un lien plus fort que celui de frère et sœur. On crée du passif, une zone d’intimité.
Ça peut être pareil avec le lieu : à chaque réplique je me force à créer un élément de mon environnement.
Mais aussi travailler la réaction : quand je dis une phrase même si elle est peu inspirante j’exagère ma réaction.
Tout peut être travaillé.
Pour "Bio" nous avons créé quelques exercices car nous ne voulions pas nous enfermer dans quelque chose de chronologique mais seulement montrer des bouts de vie. Plus nous avons travaillé plus nous avons supprimé les codes.
Au départ il y avait une règle : celui qui commence à parler est le héros et il doit faire un monologue. Maintenant ce n’est même plus tout le temps le cas. C’est freestyle.


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Quelles sont vos sources d’inspirations lors de vos improvisations ?
Dans quelle mesure essayez-vous de coller à l’actualité ?
De quelle manière vous appuyez-vous sur le public ?
 
Nous avons essayé quelque fois de nous appuyer sur l’actu, ce n’est pas notre truc ! Nous nous inspirons de nos vies. Naturellement et inconsciemment quand on va dans des univers nous voyons des choses, nous regardons les gens, nous attrapons des phrases.
Sur scène ce qui nous inspire c’est l’autre. Je ne vais pas galérer à trouver une idée, je regarde l’autre et c’est lui qui m’en donne une. Nous sommes en miroir, le but de l’impro c’est de se mettre sur le même chemin que l’autre le plus rapidement possible. Il n’y a pas d’idées préconçues.
Nous essayons aussi d’équilibrer les choses pour notre héros : au bout de 2-3 scènes où il est en difficulté nous allons lui faire remonter la pente. Il faut aussi répondre aux promesses. Rien ne se perd, il faut tout réutiliser et réincorporer.




Quel est le personnage créé dans "Bio" qui t’a le plus marqué et pourquoi ?
Il n’y en a pas un en particulier.
Je me rappelle d’une fois où j’étais le meilleur ami du héros qui était fan de reconstitutions de batailles napoléoniennes. Un moment je suis devenu un peu dingue et je me prenais moi-même pour Napoléon. A la fin j’étais comme dans une autre époque, mes amis venaient me voir et on comprend que je suis en réalité dans un asile de fou. C’était assez curieux : à la fois drôle et surprenant.
Après ce sont des moments qui nous marquent plus que les personnages eux-mêmes. Des moments dans lesquels nous sommes vraiment connectés et que nous arrivons à sortir des histoires dingues.


Y a-t-il des soirs où on se sent en difficulté, moins inspiré ? Comment trouve-t-on l’inspiration lorsque l’on n’est pas dans son assiette ?
Je pense que c’est une question d’alchimie. Il y a des soirs où l’alchimie est moins bonne. Parfois nous sortons de scène avec un des comédiens très content et les deux autres un peu moins enthousiastes. C’est aussi savoir si on a pris soin de nos partenaires ou pas. Certains soirs, un comédien peut ne pas s’être senti écouté, cela peut créer des malaises sur scène. Mais je pense que le public ne le voit pas.
Les blancs et les hésitations sont en réalité assez fugaces, il peut y avoir quelques instants où nous sommes moins dedans mais tes partenaires le sentent et te rattrapent tout de suite.
                                                                       

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Il y a toujours 3 comédiens sur scène, vous jouez donc en alternance…
Comment s’organise la troupe lors des représentations ? Comment répartissez-vous les rôles ?
Il n’y a aucune concertation. Si un comédien est plus inspiré qu’un autre il prendra le rôle du héros. Parfois c’est aussi une nécessité : la lumière est sur scène il faut que quelqu’un rentre. Parfois même on commence le spectacle et on ne sait toujours pas qui est le héros, cela peut se faire plus progressivement. Il n’y pas de règles.


Arrivez-vous encore à vous surprendre les uns et les autres en jouant ce spectacle chaque soir ?
Comme il y a zéro règle, on peut être encore très surpris ! On se fait beaucoup rire parfois. Un spectacle sur trois j’ai un problème de décrochage, je n’arrive pas à cacher le fait que je ris ! Et à ce moment-là je vais en rajouter une, deux, trois couches parce que mon but sera de faire décrocher mes partenaires.


Sans trahir de secret, avez-vous un rituel avant de monter sur scène ? Si oui lequel ?
On se dit toujours cette phrase : I got your back but i’m gonna f*** you up ! Et sinon on fait les cons derrière le rideau.


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Pour finir, avec anecdote à l’appui : 
Le plus drôle de la bande ?
Je vais dire Nabla, il nous en fait tellement que je n'arrive pas à trouver d'exemples. 

Le plus speed ?
C’est moi, avec les avantages et les inconvénients, je peux être un peu brouillon. A une époque on appelait ça des Timologismes, car je disais des choses qui n’ont aucun sens. « Si tu sais pas n’hésite pas à me demander ton avis » ou « il faut qu’on se soude les coudes ».

Le plus lunaire ?
Je dirais Jean Marc. Lunaire n’est peut-être pas l’adjectif le plus approprié, Jean-Marc est plutôt clownesque ! Il s’approprie les personnages, il fait rire sans parole. C’est aussi le plus bisounours, ce n’est pas un coq, il soutient beaucoup ses partenaires. 

Le plus bavard ?
Marc peut enchainer un monologue, c’est assez impressionnant ! Il parle fort, il continue son envolée c’est dur à ce moment de le couper et d’en placer une ! Mais attention ça ne veut pas dire qu’il n’écoute pas !

Le plus dynamique ? 
Loic c'est l'energie ! Qu'elle soit calme ou frénétique il envoie énormément. Cela se sent dans les yeux et dans le corps, il nous pousse au mouvement et à l'action.

Le plus sensible ?
Jeanne c'est l'incarnation des personnages elle a une finesse pour interpréter des "persos très différents" ça amène rire et sensibilité en même temps.

Avez-vous d’autres actualités ?
Le dimanche à la Comédie des Boulevards nous jouons le Double Show (vos billets ICI), on s’ouvre à d’autres improvisateurs et d’autres formats. C’est une sorte de laboratoire.
Avec Bio nous sommes là jusqu’en juillet. Nous allons avoir plein de super invités sur toute la saison et nous jouons en anglais en avril car nous accueillons une comédienne américaine.


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►►► 2 x 2 PLACES A GAGNER ◄◄◄

pour assister au spectacle d'improvisation "Bio" de la compagnie EUX

► Du mercredi au samedi jusqu'au 29 avril 2017 
à la Comédie des boulevards 
au 39 rue du sentier 75002 PARIS

Envoyez Nom + Prénom à : artistup@gmail.com
avant le lundi 27 février 2017 à 18H

Le spectacle est joué chaque semaine : 
les mercredi - jeudi - vendredi et samedi soirs 
à partir de 21H30 (toutes les dates ICI)


Veuillez indiquer 2 dates de votre choix svp 
entre mercredi 1er mars et samedi 29/04

(si 1 des 2 dates est complète, la 2nde date choisie sera retenue)

Les gagnants seront prévenus par mail après tirage au sort. 

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    • 2017-02-22 18:32:21
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  • Tags - #paris #CONCEPT #trio #scene #théâtre #Spectacle #comédie #personnage #improvisation #troupe #comédie des boulevards #Del Close #Keith Johnstone #histoire longue #inspiration #Bio #compagnie Eux #bout de vie #inventif #rire #billets
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