Le romantisme moderne façon 80's de FISHBACH

PARTENAIRES

Vous désirez communiquer
sur Artist Up ?

Etablir un partenariat
pour votre évènement ?

Contactez nous !

Chercher une news

Publicité


C'est lors d'une conférence de presse aux allures de classe verte que nous avons rencontré Flora Fishbach, quelques heures avant son concert au théâtre Jacques Coeur (au Printemps de Bourges 2017). Fishbach fait partie des ces artistes qui portent la vague french pop depuis quelques années. Inouïs en 2016, c'est naturellement qu'elle revient au Printemps de Bourges cette année, cette fois accompagnée de musiciens sur scène. Fer de lance de cette pop très 80's, l'élégante Fishbach est une artiste envoûtante et envoûtée, passionnante et passionnée. 

Rencontre avec l'une des révélations pop de l'année qui nous parle de ce riche début de carrière... 

 


© Yann Morisson

 

Tu reviens à Bourges après avoir été Inouïs l'an passé, quelles sont tes impressions… ?

C'est rigolo. Déjà je suis assez contente parce que, c'est tout con, mais il fait beau ! L'an dernier c'était pas le même processus. C'était dans les Inouïs, une sélection du festival un peu particulière et là on est dans le vrai festival donc c'est chouette. On joue presque aussi tôt mais là on est dans un théâtre magnifique, je sors des balances à l'instant et ça être vraiment beau. Et puis j'ai mon groupe maintenant, avant j'étais toute seule. Je ramène ma bande, mes copains donc c'est cool.

 


© Yann Morisson

 

Ça change quoi de jouer en groupe ?

Ça change beaucoup de choses. Avoir une équipe autour de soi pour la vie, pour la musique, pour le voyage et faire vivre la musique… Avant c'était des bandes, j'appuyais sur « play », c'était des choses que j'avais réfléchies dans ma tête et qui ne bougeaient pas. Là, tout peut se passer, il peut se passer n'importe quoi avec eux. Ça c'est bien, ça vit enfin. Quand on m'a proposée de faire les Transmusicales, ça a un peu accéléré le processus mais ça faisait déjà un moment que j'étais toute seule. C'est bien parce que tu restes maître de ton espace et c'est assez unique. Mais ça sert à quoi de vivre des choses aussi belles si c'est pour pas les partager...

 

 

Tu ressens auprès de ton public que les chansons passent de plus en plus en radio, notamment sur France Inter… ?

Oui, il y a plein d'endroits où les gens chantent les paroles. Par exemple Bordeaux la semaine dernière, c'était hallucinant. Recevoir ça, voir que les gens ont vraiment vécu le disque etc… Ils le redécouvrent aussi sur scène, c'est assez fort émotionnellement, la musique n'est plus à toi, elle est à tout le monde. Ça ne m'appartient plus tout ça, c'est un espace commun où tout se rejoint.

 

Que penses-tu de la scène "nouvelle vague" qui se développe depuis quelques années maintenant et dont tu fais partie ?

C'est bien ! Si tu dis que j'en fais partie, ça me fait plaisir. C'est surtout des potes, on a été réunis par des médias, par les programmateurs etc... On est devenus amis parce ce sont des belles personnes, on vit les même choses et on s'inspire les uns les autres avec chacun une identité. J'ai l'impression que les identités sont très marquées. A une époque où on dit qu'on ne peut rien réinventer… Certes, on n'a pas la prétention d'inventer des nouveaux styles mais il y a des personnalités très affirmées et les gens osent.
Il y a 10 ans, j'aurai peut-être pas osé faire ce que je fais là, si je n'avais pas eu les outils, ce média qu'est l'internet, le fameux internet ! Moi cette scène là, je la trouve florescente, je suis contente... J'écoute la musique de ces gens, je trouve ça génial, il y a chez Cléa Vincent quelque chose que je ne connais pas… J'aime bien mes contemporains.

INTERVIEW de CLEA VINCENT

 


© Yann Morisson

 

Est-ce une ré-interprétation du vintage… ?

On n'est pas vintage je crois.

 

Vous utilisez beaucoup d'instruments vintage…

Oui, on utilise les outils qui existent, on les détourne parfois, par contre au niveau des idées, elles sont toujours nouvelles. Là on parle de nouvelle scène, l'année prochaine il y aura encore une nouvelle scène, il y a des vagues comme ça tous les 4 ou 5 ans. Des gens qui ne sont pas forcément sous la même bannière qui se retrouvent parce qu'il y a une rumeur dans l'époque qui fait qu'on a besoin de cracher tout ça.

 

 

Est-ce que tu penses que c'est une sorte de revival des années 80' ?

Le revival des années 80, il existe depuis le début des années 2000. Quand on dit « vintage » ça veux dire 20 ans d'âge donc on s'intéresse toujours à ce qui s'est passé 20 ans après. Les années 90 n'étaient pas très à la mode dans le début des années 2000, c'était trop récent, donc on s'est inspiré des années 80. Sauf que le revival 80 il dure depuis 17 ans... Et quel est le problème finalement ? C'est simplement que l'on utilise les mêmes outils que dans les années 80. Il y a une époque qui est un peu en crise, qui est un peu folle en ce moment, les gens pètent un câble, on a l'impression que cette société est sous perf ou sous coke, du coup peut être qu'on reprend un peu de cette époque là où on osait des choses.
C'est dans les années 80 que sont apparus les synthés numériques, avant c'était de l'analogique. On a fait de la 3D, des clips tout en numérique. Le numérique est apparu dans la vie et c'est ça qui a changé. On utilise les mêmes outils depuis. Ils se sont un peu améliorés mais ce sont les mêmes outils. Peut-être qu'inconciement, quand on se met à toucher un synthé et qu'on cherche un son, on va aller chercher quelque chose qui plaît à notre oreille, parce que ce son est ancré dans nous, dans notre cerveau. C'est comme ça, c'est humain, c'est le mimétisme.

 

 

C'est une question de génération ou pas ?

Tout est question de génération. Ce qui est bien c'est que la génération transmet à celle d'après. On n'a plus honte, il y a plein de gens pour qui c'était un peu honteux d'aimer Emile & Images par exemple, là maintenant ils peuvent le dire. C'est cool !

 

Comment tu t'es retrouvée au Printemps ?

Je l'avais fait avec mon ancien groupe, on était le groupe du coin dans les Ardennes. On était un des seuls groupes des Ardennes à fonctionner un peu à ce moment là. Les mecs qui tenaient la MJC du coin nous ont parlé du tremplin des iNouïs. On s'est inscrits, nous ça nous a dégouté, c'était notre dernier concert, on a fait un mauvais concert. Mais du coup, les mecs me connaissais, ils savaient que je montais un nouveau projet en solo.
La première année j'ai donc envoyé ma candidature, pas de réponse du tout. Et après j'arrive à Paris, je trouve un label, un manager et là, je re-dépose une candidature et me voilà ici. Bizarre hein ? (rires) J'y suis retournée avec les mêmes chansons. La première fois c'était juste pas la bonne année. Faut s'accrocher en soi. J'admire ceux qui font le parcours du combattant, après si on veut pas de toi, faut peut être changer de musique…

 

Comment tu élabores ton set en fonction des salles ?

Quand on a commencé à élaborer une tournée avec mon tourneur, je lui ai dit que je voulais conserver ce truc d'aller jouer dans une église par exemple. Je sais d'où je viens et quand on avait une proposition culturelle c'était rare et c'était précieux. Chaque concert est vraiment très important. D
ans les tout petits lieux c'est plus compliqué parce qu'on a des besoins techniques. Mais c'est pas grave, pour les showcases et tout, on le prépare en amont, on bricole… c'est important de conserver les deux. Si je faisais que des grosses salles super équipées. Le jour où je me retrouve à jouer dans un petit truc, comment je fais… On prend très vite de mauvaises habitudes mais moi, j'ai pas envie de m'ennuyer....

 


© Yann Morisson

 

Quelles sont les choses qui t'inspirent ?

Ma vie, le divertissement, les jeux video. J'ai découvert énormément de musique grâce aux jeux vidéos. C'est un art que j'ai pu suivre depuis que je suis gamine, tout m'intéresse là dedans, je suis toujours au courant de ce qui se passe. On parlait des années 80, GTA Vice City, pour ceux qui connaissent, c'est une mine d'or des années 80. Toutes les BO de GTA c'est un truc de fou. Tony Hawk, pareil.

 

<< Propos recueillis à la conférence de presse du 19 avril 2017 au Printemps de Bourges. >>

 

"A ta merci" disponible sur iTunes

 

RETROUVEZ FISHBACH SUR :

Facebook
Twitter
Instagram
YouTube

FISHBACH EN CONCERT :

04.05 - La Cigale Paris
15.05 - La Plan Ris Orangis
20.05 - Les 3 Elephants Laval
21.05 - Parc de Champagne Reims
30.06 - Biches Festival Cisay Saint Aubni
28.07 - Espace Maurice Melois Malestroit
27.10 - La Bataclan Paris

 

  • Saam WB
    (hôte)
    • 2017-05-04 08:17:16
    • 1 061 views
  • Tags - #printemps de bourges #french pop #fishbach #à ta merci #nouvelle vague #flora fishbach
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI