Premier SOLO SHOW de Snake : I WRITE MY NAME !

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L'artiste  Toulousain Snake présente son premier SOLO SHOW
Chapter.1 " I WRITE MY NAME "
à l'Espace Oppidum


C'est l'occasion de découvrir une vision urbaine basée sur la colonne vertébrale du graffiti : La Lettre.

"Je souhaitais raconter une histoire et ne pas être juste un bon illustrateur urbain. J'ai donc réfléchis comment les gens pouvaient suivre un artiste dans son évolution et dans son histoire. L'idée m'est donc venue de proposer chaque exposition comme la lecture d'un livre avec ses différents chapitres. Par conséquent il était nécessaire de travailler par le commencement et  les fondations du Graffiti c'est l'art d'écrire son nom, voilà pourquoi cette l'exposition s'intitule I WRITE MY NAME."

Ici, l'artiste livre sa propre vision du graffiti, y dépeint les trames sensibles du passage de la rue à l'atelier, en dévoile le cheminement, les recherches, les solitudes et les exploits. Rendre hommage à une culture et un art qui l'ont accompagné toute sa vie. Il nous démontre en acteur passionné et investi un travail de la lettre qui répond non seulement aux exigences d'une culture calligraphique révolutionnaire. Mais qui, surtout s'est construite sur des fondations esthétiques savantes et définies, solides et pérennes.

SNAKE nous offre à découvrir une œuvre "d'architecte de la lettre" précise, fine, vivante et subtile. Forgée par des formes et une approche moderne stylistique contemporaine qui s'exprime et s'inscrit dans l'efficacité de sa forme et sa pureté. Dépassant le simple alphabet, au-delà même d'une simple écriture, la lettre, le mot et surtout le nom en fenêtre-colonne vertébrale historique du Graffiti (écrire son nom), se font alors Art, signatures stylistiques et empreintes plastiques.

Mondot Valérianne (Taxie Gallery)


Extrait oeuvre de l'exposition "I WRITE MY NAME"


Après 28 ans d’activiste dans le Graffiti, tu créées aujourd’hui en atelier…
Pourquoi avoir changé d’espace créatif et de supports ? 

Je pense que pour avoir du sens dans un projet, il ne faut pas avoir peur de se poser ce genre de question.
Je te répondrais, ben pourquoi pas ? Mais plus sérieusement, je me suis souvent posé cette question. Pourquoi passer à la toile ou sur d'autres supports ? Ou en suis je ? Qu'est ce que je veux dire ? Sous qu'elle forme ? 
Ne pas être motivé juste par l’appât du gain, ou une reconnaissance, mais essayer de placer le débat au dessus. J'ai peint sur tellement de supports différents, avant de commencer quelques essais sur toiles en 97/98. Mais je n'étais pas vraiment prêt dans ma recherche, et cela ne me motivait pas plus que ça, car il y avait encore tellement a faire dans la rue. 

Puis avec les années, après une introspection personnelle, j'ai commencé a travailler en atelier. Forcément les sensations sont différentes et les questions qui vont avec aussi. Mais le processus de travail est intéressant, car cela ouvre a d'autres techniques, et forcément aussi a des rencontres. 

Et puis en tant qu'autodidacte, tu ne cesses d’apprendre des autres. Pour moi c'est un travail de style et un autre moyen de toucher et transmettre quelque chose a un public. Dans la rue la peinture va vers les gens, dans un travail d'atelier, c'est l'inverse, ce sont les gens qui viennent voir ton travail. Ceci est un élément que je tiens en considération, tout est donc différent et inversé.

Mais le réel objectif est de créer une émotion, dans un travail et un contexte différent, sans pour autant arrêter de peindre dans la rue de façon naturelle.



Extrait oeuvres de l'exposition "I WRITE MY NAME"


Ces changements ont-ils impacté ton style, tes inspirations… ta manière de créer ? Si oui, de quelle manière ? 

Dire le contraire serait un euphémisme, oui bien évidement cela a changé pas mal de choses sur l'approche. Mais pas obligatoirement le fond de ma démarche et l'état d'esprit dans ses fondations elle même. 
L'objectif pour moi est de trouver un équilibre délicat entre toute ton histoire, tes sacrifices, ta culture, le fait d'avoir évolué toute ta vie dans une contre culture, (subversive à la base), et le fait de rentrer paradoxalement dans ce même système que tu critiquais avant. Le tout en essayant de ne pas ta perdre dans les méandres du fame.
C'est une recherche qui n'est pas aisée, et c'est tellement facile de ne pas se la poser. Si je ne fais pas ça, je risque de faire un travail d'image mais sans message, et la différence entre l'atelier et la rue est peut être là pour moi.
D'un point de vue créatif, ce qui est intéressant en atelier c'est les expérimentations et le fait que tu peux revenir sur ton travail contrairement à un mur par exemple.
Pour mon style oui et non, je sais ce que je fais, et ce que je veux proposer, et ce que je veux dire, dans l'avenir j'ai un tout un schéma établi a l'avance.



Extrait oeuvres de l'exposition "I WRITE MY NAME"

 

Pourquoi avoir attendu plusieurs années avant de présenter ton 1er Solo Show ? 

Parce que je suis professionnel depuis 18 ans et que je vis de mon art bien avant la reconnaissance des arts urbains sur le marché de l'art, et que je n'avais pas d'obligation à me jeter dans la mêlée tête baissée de ce marché pour essayer d'en vivre.
E
xposer pour exposer, ça ne m' intéressait pas, il fallait que je trouve une motivation spécifique pour le faire. En attendant  j'ai préféré observer le marché, regarder ce que les artistes proposaient et voir comment le système digérait le Graffiti.
Je suis plus dans la course de fond que dans le sprint.
Aujourd'hui le moment est venu...

 



Extrait oeuvres de l'exposition "I WRITE MY NAME"


C’est le 1er volet de plusieurs expositions qui vont suivre… Peux-tu nous en dire plus sur le format choisi : sous forme de chapitres d’un livre ? 

Je reviens donc a la réflexion. J'avais envie de transmettre quelque chose aux gens, raconter une histoire et ne pas être juste un bon illustrateur urbain. J'ai donc réfléchi à la façon dont les gens pouvaient suivre un artiste dans son évolution et dans son histoire.
L'idée m'est donc venue de proposer chaque exposition comme la découverte d'un livre avec différents chapitres. Par conséquent il fallait commencer par le début, et il me semble que le commencement dans le Graffiti, c'est l'art d'écrire son nom. Voilà pourquoi elle s'intitule « I write my name ».

 

Extrait oeuvre de l'exposition "I WRITE MY NAME"


Qu’est-ce que ce format te permet de mettre en lumière, de dévoiler voire de démontrer ? 

Je ne souhaitais pas créer de rupture dans cette transition, ce format me permet donc de mettre en avant une approche cohérente et chronologique de mon univers. Je peux donc proposer une évolution tout en gardant une ligne directive artistique, ceci afin de ne pas perdre le public.


Extrait oeuvre de l'exposition "I WRITE MY NAME"

 

Quel lien établis-tu entre l’écriture murale-picturale, l’écriture littéraire ?

Tout ce que je sais c'est que dans l'histoire l'homme a toujours cherché à laisser sa trace sur son lieu de vie, et l'écriture est un moyen révolutionnaire pour lui de fixer le temps a travers cet acte, et ceci depuis l'époque Sumérienne... Elle permet donc de conserver la trace des événements et elle fonctionne comme une extension de la mémoire.
Il y a donc forcément plus qu'un lien, mais une continuité logique qui correspond a son époque. Forcément pour se rappeller que de notre existance dans le temps et l'histoire avec trois fois rien, le Tag était parfait. Ce qui fait la grosse différence avec un travail de calligraphe classique et le graffiti, c'est la notion de légalité ou illégalité. Mais ça, c'est un autre débat...


 Extrait oeuvre de l'exposition "I WRITE MY NAME"


Le sujet de l’exposition… Peux-tu nous en dire plus sur ta perception de l’« architecture de la lettre » ? 

Comme je dis toujours, a mes yeux le travail de la lettre est la colonne vertébrale du graffiti, mais bien sûr il n'y pas que ça heureusement, mais c'est un maillon essentiel de cette culture d'un point de vue historique. La lettre avec les années, devient un prétexte pour créer un style et faire évoluer un univers graphique.
C'est beaucoup plus compliqué qu'on ne peut le croire. Le fond est indissociable de la forme. Pour moi tout ce travail depuis 28 ans que j'ai découvert a travers le Graffiti, contient tellement d 'éléments. J’ai pu apprendre la notion de forme de mouvement de profondeur, de logique et de règles que tu peux respecter ou détourner. Mais au delà de l'architecture de la lettre c'est une vraie culture qui a était l'architecte de ma vie.





Extrait oeuvres de l'exposition "I WRITE MY NAME"

 

Qu’est que ce que le Graffiti-art évoque pour toi et à travers tes oeuvres ?

Évolution et tradition ne sont pas antinomique a mes yeux.
Ce que j'ai voulu faire dans cette exposition, c'est un espèce d'hommage a celui-ci. Il était nécessaire pour moi de commencer par là afin d'être cohérent, et ainsi montrer une certaine reconnaissance a cette culture, avec sincérité. Redonner ce qu'elle m'avait donnée a travers ce projet. 
Pour moi ,ce sont comme des échantillons, voir des clins d’œils sur les divers aspects du travail de la lettre. Bien sur ce n'est qu'une vision subjective, car il y a tellement de manièreS de raconter ça...
Toute l'exposition est proposée sous un seul et même format, afin de bien comprendre toutes ces micro-fenêtres. J'ai traité différents supports, toile, bois, métal, verre, faïence, etc... Il y aussi des pièces en volume, notamment une collaboration avec Vincent Poujardieu designer, avec qui j'ai travaillé la pièce maîresse de l'exposition, et quelques autres surprises encore...




INFORMATIONS SUR LE VERNISSAGE … et INVITES D’HONNEUR !
 

Le vernissage se passe jeudi 19 Avril a l'espace Oppidum en face du carreau du temple, juste après l'Urban Art fairt. L'ami Chef étoilé Thierry Marx, avec qui SNAKE a collaboré depuis plus de 10 ans, fera l'honneur d'intervenir en live !

 

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Site Espace oppidum





 


INTERVIEW DE SNAKE réalisée en 2017 :


Snake, street-artiste d’origine toulousaine, est une figure du graffiti qui ne dévoile jamais son visage. Se définissant comme un « calligraphe moderne », les fresques hautes en couleurs de Snake ne laissent pas indifférents.

Soucieux du regard que les gens perçoivent dans leur quotidien, cet artiste met tout en œuvre pour mettre en valeur des espaces du quotidien délaissés. « Ma vision est que la transformation de la ville passe par l’artistique, ce qui va permettre de changer le rapport aux autres et l’environnement urbain ».



© Tous droits réservés


Tu dis avoir répondu « à l’appel des cultures urbaines » vers l’âge de 15 ans. Comment as-tu découvert le graffiti et rejoint le mouvement ?
J'avais touché du bout du doigt le smurf avec l'émission de Sydney, en 1984, mais j’étais trop jeune et je n’avais pas de grand frère pour m'accompagner à l'époque. C'est plutôt en 1989/1990 que je suis rentré dans le truc. J'avais vu un vieux Graff de la force Alpha à l'époque sur lequel j'avais bloqué pendant des années.
Le jour où j'ai eu des bombes dans les mains, que j'avais rassemblé à droite à gauche, j'ai fait une première pièce dans des caves puis très vite dans la rue.
Tout le reste a suivi avec les copains : musique, danse, rap, tag, scratch avec des tourne disques, etc. Je me suis vite connecté avec d'autres acteurs et d'autres ville par l'intermédiaire de différents fanzines.
Tout était lié, il n'y avait pas de but de carrière, de motivation financière ou de fame digital 2.0 et encore moins de dealer de peinture ! Il fallait être un vrai guerrier pour persister dans cette discipline. Entre barbelés, vols de bombes, accidents... je pourrais te raconter des dizaines et dizaines d'anecdotes de ce genre.
J'ai continué à construire mon histoire dans la rue, bombes à la main, pas dans un atelier au chaud avec radiateur ou derrière un ordi pour poster sur « insta » des productions sur un mur de jardin.



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Quels ont été tes premiers murs ?
A vrai dire je pense que mes premiers graffitis étaient sans doute dans des caves ou sur des tables d'écoliers, bien avant que je découvre le Graffiti et l'art du Writing.

La pratique de la danse et du rap ont-ils influencés ta pratique du graffiti et de la calligraphie en milieu urbain ?
Si oui, de quelle manière ?
Cela m'a permis d'approcher la culture Hip-Hop et urbaine dans son ensemble, et pas d'une manière cellulaire ou individuelle. J’ai pu mieux comprendre que cette culture ne se limite pas seulement à une discipline mais a quelque chose de plus complexe, quelque chose de plus grand.


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Qu’est-ce qui t’as permis de faire évoluer ton style durant toutes ces années, pour devenir le « Graffiti artiste » d’aujourd’hui ?
Humm beaucoup de chose a vrai dire ! Forcément les autres artistes urbains, les rencontres, les amis fidèles, le partage... Mais surtout la rue et tout ce qu'il va avec : les codes graphiques omniprésents, la compétition et l'émulation entre artistes.
Il y a également la cohérence avec soi-même, le fait que ton style représente ce que tu es fondamentalement. La manière d'approcher un mur va définir un peu comment tu es dans la vie et si tu a pris le temps de l'analyser, et dans mon évolution j'ai surtout appris le goût de l'effort et de la ténacité.



© Tous droits réservés


Ta signature est largement reconnue au sein de ta discipline… quelles sont tes sources d’inspirations ?
Rien de particulier, c’est tout et rien. Il y a le Graffiti en lui-même, les images qui trainent dans la rue ou celles qui passent dans ma tête. J'essaye de laisser faire les choses tout en les maitrisant quand il le faut.
Il y aussi l'univers du tatouage, qui est incroyable, avec de vrais créatifs, des illustrateurs, des peintres, des graphistes... l'inspiration est partout là où on veut bien la voir.

Quels sont tes médiums de prédilection ? ... et ceux que tu aimerais expérimenter par la suite ?
Incontestablement un grand mur, ou la rue en général. A 43 ans j'ai toujours autant de plaisir à peindre dans ces conditions qu'a 15 ans. Même un train ou une voie ferrée reste d'actualité dans mon cœur…
Après les nouveaux supports il y en a pas mal. La toile est le plus classique mais j'ai pas mal d'autres projets sur d'autres supports comme le verre, le métal, le bois, la résine et d'autres encore que je ne citerais pas ici...



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Tu te définis comme « Calligraphe – moderne ». Peux-tu nous en dire plus sur ces dualités et comment ces thèmes sont abordés dans tes œuvres ?
C'est quelque chose d'assez récent, moins de 5 ans a vrai dire. Mais effectivement la dualité m'intéresse. Poser les choses, une situation, un sujet sans prendre parti mais mettre en avant les deux aspects du sujet et laisser libre interprétation et le choix aux gens. Bien sûr parfois ce n'est pas le cas, mais c'est une direction qui me parle et dans laquelle je vais de plus en plus travailler, en mêlant la symbolique a tout ça. C'est ma sensibilité qui m'amène à cette forme d'expression. Je n'aime pas trop les messages complexes et inaccessibles. Il faut que ça soit clair et avec des clés de lecture cohérentes et logique.
Pour les thèmes, la société nous en offre tellement ! Il y tellement de combats à relever : l'écologie, la guerre, l'argent, la politique, la famine, l'esclavage, l'exploitation des enfants, la prostitution... L'injustice est partout, d'où mon premier gros mur à Toulouse sur cette approche : « Justice wall » etc...



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Le graffiti est pour toi « un élément de création et d’épanouissement ». Que te permet-il d’exprimer et de transmettre, que ce soit auprès de tes proches qu’auprès des passants dans la rue ?
Au premier abord pendant des années « Moi » le « Moi je ». J'existe, je ne demande rien à personne et je ne dois rien à personne. Je fabrique quelque chose, je fabrique mon histoire à partir de rien et avec rien. J’ai juste mes mains et un outil, juste la bombe et mon cœur.
La dimension pure du Graffiti, culturellement parlant, c'est ça, pas cette mode consensuelle du moment où tout le monde se prétend street machin chose...
Le reste je le prends je l'impose et peu importe les conséquences, j'irais jusqu'au bout des choses. Je suis comme ça.
Et je suis allez jusqu'au bout, tu peux me croire… même avec la prison au bout du chemin ! Aujourd'hui certains se qualifient d'artistes urbains alors qu’ils n'ont jamais goûté ne serait-ce qu’une fois au côté interdit du graffiti, celui qui te conduit en garde à vue ou pire. Ils n’ont tout simplement jamais approché cet art par son vrai côté subversif. Et c'est pourtant à travers ces expériences que l'on voit aussi les vrais passionnés, les authentiques, des artistes embryonnaires engagés dès leur plus jeune âge.
Une fois dépassé cette démarche, après des années et des années de pratique d'un Graffiti « classique » mais pur, j’ai voulu faire passer un message dans mes œuvres, avoir un côté plus engagé.
J'utilise toutes mes années d'histoires, d'indépendance et de combat pour toucher le public à travers des causes qui sont importantes pour moi. Mais je n’oublie pas la colonne vertébrale du graffiti qui est le travail de la lettre.


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Tu as collaboré avec des grandes marques de voitures, une banque, le Futuroscope, Thierry Marx… des secteurs très différents les uns des autres ! Comment ton style/créativité ont-ils pu s’exprimer dans ces expériences ?
À là c'est une autre approche ! C'est tout le côté professionnel de la chose avec ses compromis et ses paradoxes... Cela dépend des projets. Il y a des schémas qui se répètent mais chaque projet est unique la plupart du temps.
On retrouve deux approches de la part des clients : la collaboration ou la consommation. Dès qu'il y a consommation, le client pourrait travailler avec n'importe qui, ça serait pareil. Il ne veut que vendre un produit par le biais de la tendance du moment. Certaines marques collaborent sans fond ni âmes.
Mais la vraie question n'est pas “est ce qu'il faut collaborer ou non ?” avec des marques et répondre à une certaine demande, c'est trop personnel pour que je donne une réponse universelle. Je pense qu’il faut se demander comment le faire sans perdre son identité artistique et son âme surtout. J'ai appris beaucoup à travers ces dernières 18 années de professionnalisme dans des prestations artistiques diverses : ne pas manger à tous les râteliers par exemple, savoir dire non, négocier ses conditions de travail et se faire respecter dans un autre milieu que celui de la rue.
Pour conclure, mon style et ma créativité à travers ces expériences m’ont surtout appris à ne pas se faire exploiter stupidement par le premier venu. Voilà pourquoi je me suis bien protégé face à tendance du moment pour le soi-disant « Street art ». Les erreurs du passé mon appris à en faire beaucoup moins actuellement.
Regarder avec un certain recul cet engouement du système pour les arts urbains est assez ironique et amusant. Je me rappelle très bien qu'il y a encore quelques années, c'est ce même système qui nous “craché” dessus et dénigrés, nous voyant comme une expression de seconde zone. Par conséquent aujourd'hui les règles c'est à nous de les imposer et non l'inverse. Nous avons tous une petite part de responsabilité sur l'évolution des choses. Cet interview en fait partie aussi.



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Tu seras présent au Festival LaBel Valette qui aura lieu en septembre prochain… impatient ? 
Que penses-tu de ce lieu et d’espace d’expression, plutôt atypique ?
Oui c’est un lieu atypique en effet ! Mais les lieux désaffectés tu imagines que je connais bien ça depuis le temps. Néanmoins celui-ci a sa propre histoire. Le bâtiment principal est particulièrement intéressant.

Tu es un artiste engagé… des attentes particulières sur les répercussions que le festival va avoir ?
Non en général je n'attends rien de quoi que ce soit ni de qui que ce soit, comme ça je suis rarement déçu. Cela reste un bonus si l'événement génère des répercussions positives. Pour moi le principal est le moment présent, le partage et les rencontres.

Tu dis être enthousiaste à l’idée de participer à cet événement, véritable terrain de jeux pour toi. As-tu déjà trouvé des idées pour l’œuvre que tu vas présenter ?
J'ai des petites pistes mais ayant un agenda chargé, je préfère attendre pour me pencher sur la question. J'aime bien travailler dans l’urgence, cela me stimule au niveau créativité.



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  • Chloé Guyot
    (hôte)
    • 2018-04-05 07:41:09
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  • Tags - #graffiti #streetart #Festival LaBel Valette #Snake
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