Focus iNouïs #1 : La chaleur tropicale de BAJA FREQUENCIA

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Attaquons notre focus sur les iNouïs du Printemps de Bourges avec Baja Frequencia, jeune projet qui a fraîchement intégré les rangs du label Chinese Man Records. Entre cumbia, reggae et moombahton, ces jeunes marseillais nous proposent une electro particulièrement fraîche. Très impliqués dans la vie culturelle marseillaise, les 3 têtes pensantes de Baja Frequencia officient également dans différents collectifs qui dynamisent la désormais très riche scène dub / electro de Marseille. 
Rencontre avec Sylvain (vidéo), Goodjiu et Azuleski (DJ) qui nous parlent de leurs différents projets, de leur participation aux iNouïs et de leur développement au sein de Chinese Man Records

 


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Pas trop dur de jouer en premier aujourd'hui, à 14h30… ?

Non ça va, au moins on n'a pas de retard pour la suite. Mais c'est sûr qu'on a plus l'habitude de faire des sets de 2h. Généralement on joue à 2h du mat' pour 2h de set.

 

Quelle communication aujourd'hui ! (ballons à votre effigie, pochoirs au sol etc…). C'est important pour vous de marquer le coup ici ?

Oui, on a essayé d'être visibles. En plus on est en sélection iNouïs, on est un groupe en développement, il faut qu'on se fasse connaître à l'échelle nationale. Au niveau régional, ça fait 4 ans qu'on existe et on commence à avoir une réputation. Au niveau national, on est encore pratiquement inexistant. C'était important de venir ici pour communiquer sur le projet, d'avoir un maximum de gens qui viennent nous voir et qui essayent de découvrir le projet, on est là pour ça. Là, même si les gens ne viennent pas au concert, ils savent qu'on est là, sur le flyer on a un petit lien pour télécharger l'EP gratuitement. On a fait ça pour Bourges. Maintenant, quand on va appeler les programmateurs, peut qu'ils se rappèleront de Baja Frenquencia en se disant « ha oui, c'est eux qui ont fait du boucan à Bourges ».

 

 

Justement, cette sortie en vinyle, c'est important pour vous de sortir l'EP sous ce format là ? C'est culturel… ?

On vient d'un collectif de reggae à la base. Ils sont plutôt mélomanes du format vinyle et pour la première sortie c'était important qu'il y ait ce format là. Tous les 3 on est attachés au vinyle.

Azuleski : Moi j'ai une grosse collection de techno, de hip-hop Goodjiu, une grosse collection de reggae et de cumbia. C'est un format qui nous tient à cœur. Et puis c'est toujours pareil, un vinyle bien conservé, dans 50 ans il sera toujours là, alors qu'un disque dur, dans 50 ans on ne sait même pas dans quel état il sera. C'était important de graver ça sur du plastique.

 


© Dami Chamcirkan

 

Beaucoup de sonorités exotiques dans votre musique, qu'est-ce qui vous inspire généralement ?

Azuleski : Moi j'écoute beaucoup de cumbia. Avec Goodjiu, on a commencé à faire des soirées cumbia. Comme il disait, on était dans un collectif de reggae/ dub/ drum&bass. Moi j'ai une grosse influence cumbia parce que j'ai vécu en Argentine et Goodjiu lui a découvert le moombahton.

Goodjiu : C'est du reggae tone en gros, qui a été repris de façon très électronisée.

Azuleski : Ça nous a donné l'idée de faire ce projet là, influencé très Amérique du sud à la base, donc tropical. Au fur et à mesure, on s'est de plus en plus tourné vers la bass music mais on s'est aussi ouverts sur l'Afrique, sur l'Asie, l'Océanie...

Goodjiu
 : Quand on a commencé la production, on s'est dit que ce serait bête de se concentrer sur une seule localisation. C'est aussi la magie d'internet. Aujourd'hui, quand tu dis qu'il y a beaucoup d'influences tropicales, maintenant tu grattes un peu sur Soundcloud, tu trouves des producteurs qui sont du fin fond de l'Amérique du Sud ou du fin fond de l'Afrique. Les gars n'ont pas forcément beaucoup de moyens mais ils ont un background culturel qui va leur donner une sonorité hyper puissante. Nous on a énormément accordé d'importances à cette génération de producteurs qui est née avec l'internet haut débit et qui nous a beaucoup influencés à tous les niveaux. Les sonorités tropicales sont celles qui ressortent le plus...

 

 

La patte Chinese Man Records, c'est important pour vous, qu'est-ce que cela vous apporte ?

Oui, on les connaît depuis un certain temps maintenant, s'ils n'avaient pas été là, notre projet n'aurait pas existé de la même manière. Il y a 10 ans en arrière, des projets comme Chinese Man, du trip-hop avec énormément de samples de musique du monde et déjà une influence tropicale, même si elle ne ressort pas de la même manière que chez nous. Ce sont déjà des projets qui nous ont inspirés sans qu'on le sache vraiment, et effectivement, Chinese c'est un projet qui s'est développé tout seul dans son coin, et qui a réussi à devenir quelque chose à l'échelle nationale de vraiment important et d'influents. C'est un vrai label indépendant qui a sorti des groupes comme Deluxe, qui était hier soir sur la grande scène ici.
On est donc très contents d'être accompagnés par ce label là. Ça nous fait aussi une petite pression parce qu'on n'a pas envie de décevoir… ça nous met la bonne pression. Quand on se déplace, on représente un peu le label même si c'est à notre mesure. Les gens quand ils font venir un groupe Chinese Man Records, ils s'attendent à voir Chinese Man. C'est une étiquette avec un certain gage de qualité, il n'y a aucun artiste de mauvaise qualité dans ce label. Nous on a envie d'être au même niveau que les autres.

 

INTERVIEW DE CHINESE MAN

INTERVIEW DE DELUXE

 

 

Avez-vous d'autres projets en dehors de Baja Frequencia ?

Sylvain, à la vidéo, il a plusieurs collectifs.

Sylvain : Oui, moi je suis dans un collectif marseillais, on fait du mapping, des grosses soirées electro sur Marseille notamment. Je fais aussi partie du collectif « Bubbles Paradise », c'est des visuels de fluides qui coulent entre des plaques de verre et qui sont projetés par diapo. C'est complètement en mode 70's. C'est par ça que j'ai commencé et c'est ce qui m'a amené au vjing.

Azuleski
 : Moi, je suis bassiste dans un autre groupe instrumental. Ça s'appelle Kif, un EP est sorti tout début novembre. C'est une formation musique du monde mais beaucoup plus instrumentaliste avec une approche plus jazz.

Goodjiu
 : Moi, je n'ai pas vraiment de projet artistiques J'interviens sur quelques petits trucs de temps en temps. J'ai notamment intervenu comme sound designer sur une pièce de théâtre il y a quelques années. Je suis aussi DJ, je tourne beaucoup en local sur Marseille. Mais il y a vraiment ce collectif, ce gros sound system dub de Marseille, Massilia Hi-Fi.

 

 

Il y a une grosse scène locale à Marseille ?

Mine de rien, c'est la 2ème ville de France. Il y a une vraie scène locale mais le problème de Marseille, et je pense que c'est le problème dans beaucoup de villes, c'est qu'il y a une vraie volonté politique de sortir un peu l'activité nocturne du centre ville. Ça pose beaucoup de problèmes notamment aux petits lieux qui sont dans le centre ville et qui sont importants pour nous, où nous les premiers on s'est développés dans ces lieux là. Là on voit que c'est difficile parce qu'ils veulent sortir toute activité nocturne du centre ville de Marseille alors qu'il n'y a aucune infrastructure pour le faire ailleurs.
On se retrouve face à un paradoxe où effectivement c'est une ville bouillonnante, il y a 1 voire 2 millions d'habitants mais il n'y a pas du tout les infrastructures. Des lieux ferment en centre ville, il y a des fermetures administratives etc... C'est hyper difficile d'avoir un lieu et de le garder plus de 2 ans. Il y a des descentes de police régulièrement dans les cafés associatifs, etc. Ils n'accompagnent pas la culture dite populaire quoi... Il y a deux échelles, comme dans pas mal de villes.
En plus Marseille, c'est un peu coupé du circuit européen des tournées. Il y a beaucoup de groupes qui se structurent pour organiser des concerts eux-mêmes. Ça tourner aussi en bocal à Marseille. Quand on tourne à Marseille, on a beaucoup de mal à sortir du réseau et du secteur marseillais. Pour ça, Chinese Man, c'est la bonne main tendue pour dire qu'on va sortir du bocal marseillais.

 


© Dami Chamcirkan

 

Quels sont vos projets après la sortie de ce disque ?

On a entamé une mini tournée depuis janvier là. On a un projet d'EP qui va sortir à l'automne chez Chinese Man Records, en vinyle aussi bien sûr. Avec pas mal de featurings. On est en train de travailler dessus, on est en train de le finaliser.
C'est un EP qui sera de 7 morceaux, où justement on a profité de l'expérience du label pour pouvoir faire des morceaux avec des chanteurs, on n'avait jamais fait ça encore. Donc forécement il y aura Taïwan MC sur l'EP et d'autres personnes. Cet été on va tourner un peu sur les festivals, un peu partout en France voire à l'international.

 

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BAJA FREQUENCIA EN CONCERT : 

20.05 • Fête du Pois Chiche Montaren & Saint-Médiers
10.06 • Festival des Mouillotins Cuillé
01.07 • Festival Démon d'Or Poleymieux-au-Mont-d'Or
15.07 • Festival au Pré du Son Livre sur Changeon
13.08 • Musicalarue Luxey

  • Saam WB
    (Owner)
    • 2017-05-09 08:28:35
    • 1,624 views
  • Tags - #électro #printemps de bourges #INTERVIEW #Artist up #inouis #chinese man records #Baja Frequencia #que calor #cumbia
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