Thym'Art donne de la vie aux murs gris des villes

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Thym’Art est un des membres du binôme Thym'Arengo, né en été 2014 en plein coeur de Paris. Aujourd'hui, les kilomètres le séparennt de Marengo... et c'est ainsi que Thym’Art opère désormais seul à Berlin.

Pour Thym’Art, le graffiti est un moyen d’embellir le quotidien des habitants des villes qu’il traverse et décore de ses fresques multicolores, remplies de rêves.

« Ma démarche consiste à intégrer mon univers dans l’environnement qui m’entoure, sans le dénaturer. » C'est ainsi que Thym'Art parvient à offrir aux passants des rues grisâtres un moment d'évasion, à travers leur imaginaire... un voyage en plein coeur d'une faune et flore dont le paysage urbain se trouve dépourvu.
Thym’Art sera présent au Festival LaBel Valette du 1er au 3 au septembre 2017 - mais en attendant, on vous laisse découvrir cet artiste, son histoire, son univers, ses projets…!


1 - 2 - 3 septembre 2017
3 jours - 100 steet artistes
10 000m2 de murs
36 hectares de parc arboré
2 scènes musicales - 1 urban village
 

INFORMATIONS PRATIQUES -

Festival LaBel Valette
1-2-3 septembre 2017 
Château de La Valette Pressigny-les-pins - 45290
Pouvez-vous nous parler de votre parcours artistique ? Comment êtes-vous passé de Martin Thym’Art ? Dans quel contexte s’est faite votre rencontre avec le graffiti ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
Au début de l’année 2012, un événement a changé ma vie en lui donnant une nouvelle direction. Alors que je faisais des études de commerce – oui je sais !– et beaucoup de sport, un accident de voiture est venu changer mes réalités et m’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. Je tentais tant bien que mal de finir mes études après de longs mois d’hôpital et de rééducation…
C’est pendant un stage à l’Office de Tourisme du Chili, où j’écrivais des articles sur la ville de Valparaiso, que j’ai eu mon premier contact avec le graffiti / street art. Je suis tombé sous le charme de ce mode d’expression en voyant son impact sur les habitants et leur paysage quotidien.
En 15 jours, j’avais écumé tous les ouvrages sur le sujet, de l’origine du graffiti au cours théoriques. J’en rêvais la nuit ! Jusqu’au jour où j’ai décidé de prendre un crayon et de commencer à dessiner (je n’avais jamais dessiné avant ce jour-là). Le lendemain je suis allé acheter des bombes, et suis descendu peindre dans la rue.



Sénégal, Ziguinchor
Mur de l’YMCA, association porteuse d’actions sociales – Février 2017
© Tous droits réservés


Le graffiti a donné un sens à ma vie. D’une part, j’ai tout de suite été accro à cette liberté que l’on ressent sur le moment, en peignant sur les murs d’un espace public. J’étais aussi convaincu des bienfaits de cet art sur la société, qui peux changer le quotidien des habitants en donnant des couleurs et de la vie à ces villes standardisées, impersonnelles au possible ! Le graffiti fait aussi passer un certain message d’insoumission au système. Pour moi c’est une manière d’exprimer mon désaccord avec la société dans laquelle nous vivons et de le faire poétiquement.
À mes débuts, ayant fini ma première « sortie graffiti » en garde à vue (vous pouvez vous moquer !), je me suis intéressé aux pochoirs pour la rapidité d’intervention et j’ai passé 2 ans à dessiner, découper, appliquer mes pochoirs. 
Ensuite, je me retrouvé en stage dans une association de promotion des arts urbains à Paris où j’assistais des graffeurs « professionnels » dans leur production de murs. J’ai alors découvert de nombreuses techniques, différents processus, différentes astuces (et beaucoup d’anecdotes) !
Suite à ce stage, je sentais que j’avais désormais tous les ingrédients (techniques, processus de création…) nécessaires pour représenter mon univers, et j’ai commencé à peindre des masques sur les murs...
Durant les années suivantes, la peinture a pris de plus en plus de place dans ma vie, dans mon cœur, et dans ma chambre.
Aujourd’hui la peinture est ma meilleure amie. Elle s’est présentée à moi dans une période assez sombre de ma vie et m’a permis de faire le deuil de ma vie de « sportif ». Depuis elle m’a toujours accompagné et guidé.



Sénégal, Enampore
École élémentaire d’un village de brousse en Casamance – mars 2017
© Tous droits réservés


Quand avez-vous décidé de descendre dans la rue ?
Après avoir réalisé mon premier dessin.

Parlez-nous de votre rencontre avec Marengo en 2014 ?
Qui est cet(te) artiste ? Comment votre collaboration a-t-elle vue le jour ?
Marengo est une artiste, ou plutôt une amie de Grenoble, que j’ai rencontrée à Paris en 2014 suite à un appel de sa part me proposant d’animer un atelier de rue « d’initiation graffiti » pour les enfants du quartier de Belleville. On a rapidement sympathisé, ce qui m’a amené à découvrir ses peintures, sur toile/papier principalement, mais dont l’univers me parlait beaucoup.
Elle a voulu s’essayer à la peinture murale lors d’une de mes sorties. On a donc commencé à peindre quelque chose de commun autour de ce qui rapproche nos univers respectifs, les masques !
La première expérience était très encourageante et nous a poussé à recommencer, 1 fois, 2 fois, 10 fois, 50 fois... ! Avec le temps et la pratique, on a développé ensemble certains éléments qui caractérisent encore aujourd’hui mon univers.
C’est également avec elle que j’ai fait mes premiers petits voyages de peinture (Allemagne, Angleterre et Portugal). On a peint énormément de murs ensemble, notamment sur Paris (18ème, 19ème, 20ème… Aubervilliers, St-Denis etc.) entre l’été 2014 et l’été 2015 jusqu’à ce que nos chemins se « séparent » avec mon départ en Inde. Je pense que nous nous sommes beaucoup appris, réciproquement !

Et aujourd’hui, travaillez-vous à quatre mains… ?
A mon retour d’Inde, je me suis installé à Berlin avec des projets intéressants, et nos routes se sont éloignées un peu plus définitivement quand nos priorités respectives n’ont plus été les mêmes.



Inde, Kodaikanal – Octobre 2015 © Tous droits réservés


Vous dites vouloir « intégrer votre univers » dans l’environnement qui vous entoure, sans le dénaturer – de quelle manière procédez-vous ?
Comment trouvez/choisissez-vous vos spots ? Influence-t-il sur votre processus de création ?
J’aime qu’une fois que ma peinture est terminée, on puisse voir l’état d’origine du mur, sa couleur, le revêtement. C’est pourquoi il est très rare que je fasse un « fond » à mes œuvres. Lorsque l’on peint un mur, qu’on le recouvre complètement, c’est comme coller une image sur le mur pour moi et voilà ce que je considère comme « dénaturer ».
Les couleurs que j’utilise font partie des couleurs principales présentent dans la nature, et même dans un environnement urbain (qui s’en retrouve de plus en plus dépourvu), j'essaye de faire en sorte que mes interventions ne soient pas perçues comme artificielles et d’apporter de la vie sur des murs « tristes » !« Intégrer mon univers » dans l’environnement qui m’entoure veut aussi dire que je ne trouve plus aucun intérêt à faire un dessin sur papier chez moi et sortir ensuite le peindre sur un mur dont le format, la couleur et l’exposition ne correspondent pas au sketch réalisé.
J’attache une très grande importance à essayer de me servir des particularités du mur que je vais peindre, de jouer avec les angles ou encore les différents plans.
Je fonctionne différemment. Dans un premier temps je repère les spots qui me parlent, m’inspirent, puis généralement je m’assois par terre face au mur avec mon crayon et mon carnet de dessin. Ensuite je sketch le mur vierge, puis sketch ma peinture sur le sketch du mur vierge.



Sénégal, Guédiawaye (banlieue de Dakar)
SCENE DU CENTRE G Hip Hop – avril 2017
© Tous droits réservés

Inde, Madurai – Salle de réception pour le mariage de la fille de la famille
Octobre 2015 © Tous droits réservés


Préparez-vous vos œuvres en amont, ou faites-vous tout en freestyle ?
La plupart du temps, lorsque je regarde le mur que je m’apprête à peindre, je visualise très rapidement ce que je vais y peindre et, à partir de ce moment-là il est presque impossible que je change d’avis.
Cependant, je prends toujours le temps de faire une esquisse pour avoir une idée générale de l’équilibre de la fresque et pouvoir me servir des proportions du dessin à réaliser à grande échelle.  Pour chaque mur que je peins, il y a toujours une petite partie d’improvisation mais mon processus créatif ne me permet pas d’improviser plus que ça.



France, Poitiers – Décembre 2015
© Tous droits réservés


Avec quels médiums travaillez-vous ? Avez-vous une préférence ?
Comme je l’ai dit plus haut, j’ai commencé la peinture de rue par le pochoir après une 1ère tentative à main levée, NON concluante ET avortée par la police. J’ai donc commencé en travaillant seulement à base de pochoirs, tout en ayant au fond l’envie, le besoin, d’un jour avoir l’occasion d’apprendre la peinture à main levée. Le pochoir présente des aspects intéressants, mais assez vite je me suis rendu compte que j’étais trop limité par l’utilisation exclusive de ce medium : le pochoir est notamment fait pour réaliser des « œuvres » en séries, et c’est complètement en opposition avec ma volonté d’adapter ma peinture à chaque mur que je peins. Ce médium était intéressant à découvrir et je m’en sers encore toujours aujourd’hui mais plus pour les ateliers graffiti que j’anime par exemple, ce n’était simplement pas le médium adapté à mon travail. C’est un peu comme si on donnait un dictionnaire Français-Anglais à un Allemand qui part vivre en Espagne...
Puis l’occasion s’est présentée d’apprendre à peindre à main levée, je ne l’ai pas laissée passer et c’est aujourd’hui ce que je préfère !
Je travaille aussi désormais sur papier pour réaliser des collages, c’est une technique que j’aime beaucoup parce qu’elle remplit des fonctions compromises par l’utilisation exclusive de la bombe ! Premièrement, je peins au pinceau et à l’acrylique, sur le papier ce qui permet de peindre en intérieur en évitant les désagréments comme les émanations de gaz et le froid. Le collage permet aussi de préparer de grandes peintures à coller sur des murs où il serait tout simplement impossible de passer autant d’heures à peindre sur place (police, passants, etc.) ou à des endroits compliqués d’accès, et difficile de peindre à la bombe.
J’utilise également la sérigraphie, à laquelle j’ai été initié il y a quelques année et pratique le batik, autre technique ancestrale d’impression sur tissu - d’origine africaine - que j’ai apprise au cours de mon dernier voyage au Sénégal (janvier – avril 2017).


Allemagne, Berlin – collages divers d’hiver - 2016 © Tous droits réservés
Allemagne, Berlin – collages divers d’hiver - 2016 © Tous droits réservés


Aujourd’hui je fais partie d’un collectif à Berlin, nous avons un lieu immense qui nous sert aussi d’atelier et dans lequel nos œuvres restent exposées en permanence pour les évènements que nous organisons. L’espace que j’occupe et les savoir-faire des compères/amis qui m’entourent m’ont amené à expérimenter le volume, à réaliser des constructions ou installations principalement à base de bois que je récupère, combinées avec ma peinture et intégrées totalement au lieu. Le volume me permet de représenter encore mieux l’univers que j’essaye de peindre, et le travail me semble beaucoup plus profond, passionnant ! 



Allemagne, Berlin – Collage – mai 2016 © Tous droits réservés
Allemagne, Berlin - mars 2016
Installation 3D, bois, Placoplatre, carton / acrylique, spray
© Tous droits réservés


Vous avez effectué un service civique au « Théâtre des Poussières », à Aubervilliers. Quelques mots sur ce projet ? Comment s’est passée votre rencontre avec l’équipe du Théâtre des Poussières ?
Depuis que j’ai commencé à peindre et à me rendre compte de l’impact que ça avait sur les gens et sur la société en général, j’ai toujours cherché à utiliser l’art comme créateur de lien social, notamment dans les quartiers défavorisés et c’est l’objet de cette association du « Théâtre des Poussières », à Aubervilliers. C’est pourquoi j’y ai postulé et c’est comme ça que j’ai rejoint l’association pour un service civique.

Vous avez ensuite réalisé une collaboration avec eux, pour un projet en Inde… Comment est née cette idée ? Quel a été le but de ce projet socio-culturel et pensez-vous l’avoir atteint ?
Oui, mon service civique était porté sur les projets internationaux de l’association, dans un premier temps j’ai travaillé sur le projet « European Neighborhood », un partenariat avec 4 autres associations socio-culturelles de pays européens - Angleterre, Norvège, Danemark et Allemagne – sur des échanges de pratiques, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai rencontré les membres du collectif dont je fais aujourd’hui parti – « Artistania » (www.artistania.org) – à Berlin.
Ensuite, j’ai intégré un autre projet, un projet d’échange avec une association de danse tamoul (du Tamil Nadu, sud-est de l’inde). Après la venue de nos partenaires pour animer des ateliers de danse avec les jeunes d’Aubervillers (puis un spectacle que l’on a monté ensemble) ; je suis allé chez eux, à Chennai, pour animer à mon tour des ateliers de peinture / graffiti avec des enfants d’un village de pêcheurs dévasté par le tsunami en 2005, déracinés et replacés dans un quartier très pauvre en banlieue de cette énorme ville.
Voir le bonheur dans les yeux de ces enfants en peignant m’a procuré beaucoup d’émotions et les enseignants me disaient même découvrir des talents chez certains qu’ils ignoraient complètement, sur ce point le but du projet a été atteint à 100%.
Cependant, je regrette n’avoir pas pu réellement communiquer avec ces enfants et les gens du village, d’avoir été propulsé dès mon arrivée dans un endroit sans m’en expliquer les problématiques. Disons que j’ai été frustré d’être pris comme un simple prestataire de service ; mais c’était le début de l’expérience et ces moments ont été inoubliables et très enrichissants ! D’autres membres du Théâtre des Poussières ont également animé des ateliers et nous avons monté une scène ambulante pour les spectacles de danse Tamoul.



Inde, Chennai – Atelier peinture avec les enfants d’AIR kupam
Août 2015 © Tous droits réservés


Comment s’est faite la suite de votre voyage en Inde ?
Après ces 2 semaines de projet, intenses, j’ai décidé de repousser mon billet de retour à 3 mois plus tard afin de pouvoir explorer seul et à ma manière, avec ma peinture, la vie et les endroits plus reculés de la région. J’ai rencontré des danseurs durant les deux premières semaines qui m’ont hébergé quelques temps à Chennai, m’ont intégré dans leur vie et m’ont permis de peindre dans leur quartier, chez leur parents… dans cette ville j’ai aussi rencontré 4 des 5 graffeurs (sur 9 000 000 d’habitants !) avec qui j’ai pu échanger sur nos visions respectives du graffiti – entre autres - et qui m’ont « donné » un beau mur à peindre sur la plage. Très bons souvenirs.
Je suis ensuite passé à Auroville, dans une communauté de reforestation au sein de laquelle j’ai pu être intégré grâce au graffiti, en y peignant le mur de la cuisine communautaire. Je suis allé ensuite pendant 2 mois dans un petit village, perdu dans les « Palani montains » près de Kodaikanal. Je suis arrivé dans ce village comme volontaire pour aider à reconstruire une maison en ruine en pleine forêt, mais j’ai commencé à peindre la maison familiale dans laquelle j’étais hébergé : un mur, puis 2, 3, puis la chambre de mon hôte, puis la mienne… j’ai fini par peindre toute la maison, et mon volontariat s’est finalement transformé en volontariat de peinture, aussi ailleurs dans le village.
Les villageois et les tribus vivant autour ont peu à peu changé leur regard sur ma présence et je suis devenu le « peintre » du village ; les gens venaient me voir pour peindre leurs barreaux de fenêtre ou autres travaux de peintre en bâtiment. J’avais une vraie place dans le village et malgré la barrière de la langue, les échanges que j’ai eus étaient eux aussi, vrais !



Inde, Chennai – peinture d’une maison sur Marina Beach
Septembre 2015 © Tous droits réservés

Inde, Kodaikanal - peinture de toute la maison où je vivais
novembre 2015 © Tous droits réservés


Avez-vous d’autres voyages et/ou projets de cette envergure en vue ?
Je reviens tout juste d’un « voyage – peinture » de presque 3 mois au Sénégal. Cette fois-ci, et grâce à mon expérience en Inde, je suis parti seul et sans projet défini, à la rencontre des gens, de leurs vies et de leurs murs ! Tout au long de ce voyage, j’ai été hébergé et nourri partout en échange de ma peinture (chez des particuliers !). J’ai peint dans plusieurs écoles, en ville et dans des villages très traditionnels en pleine brousse, décoré les maisons d’amis rencontrés sur place ou encore dans des associations socio-culturelles comme « G-Hip Hop », un centre hip hop d’insertion / réinsertion pour les jeunes dans la banlieue de Dakar.
Plus encore que pendant mon voyage en Inde, j’ai ressenti l’importance immense de la peinture pour mon intégration dans les quartiers, les villages, les communautés et cette fois, au lieu de voyager et demander à peindre, c’est la peinture qui a guidé mon voyage du début à la fin. Grâce aux murs que j’ai eu à peindre, j’ai vécu de nombreuses expériences gravées à jamais dans mon cœur, toutes très différentes les unes des autres, et pu découvrir la culture sénégalaise dans ses formes les plus pures, au-delà des façades présentées aux touristes…
Aujourd’hui, nous travaillons d’ailleurs - avec Artistania (mon collectif à Berlin) - sur un projet de partenariat avec le centre « G Hip-Hop » de Guediawaye (banlieue de Dakar), très actif politiquement, socialement et culturellement, que je n’aurais jamais pu rencontrer sans la peinture ; pour réaliser un échange en décembre prochain où nous irons peindre lors de leur festival Hip Hop et que certains rappeurs viennent participer à notre festival en juin 2018.
Je prévois aussi un nouveau voyage de peinture en Amérique du Sud pour février 2018, je cherche actuellement comment le financer mais je compte commencer à Barranquilla (Colombie), ville dans laquelle j’ai habité une année alors que je ne peignais pas encore ; puis me rendre à Valparaiso qui est un peu ma Mecque à moi. Une partie des influences dont mon univers est imprégné vient de Colombie et je veux lui rendre ce qu’elle m’a apporté en quelque sorte !!


Sénégal, Ziguinchor – Lycée Djignabo Bassene – février 2017
© Tous droits réservés

Sénégal, Ziguinchor – Maison de mon ami, Maka – mars 2017
© Tous droits réservés


Vous êtes l’un des nombreux artistes présents au Festival LaBel Valette en septembre prochain… Comment avez-vous reçu la nouvelle ? Que pensez-vous de cet espace de création atypique ?
J’aime beaucoup l’idée, ça correspond totalement à mon approche du graffiti/street art et de la vie en général : la volonté de redonner vie à un espace et à des bâtiments délaissés et de sensibiliser des gens aux arts urbains qui n’y auraient sûrement jamais été amené. La croisée de 2 univers plus qu’opposés depuis la nuit des temps : la rue et les châteaux !

Le festival donne la possibilité au public de pouvoir « expérimenter leur art » à travers des conférences, des ateliers… plutôt cool non ?
Plus il y a de moyens différents de sensibiliser le public, mieux c’est !!

Une dernière pour finir en beauté, quels sont vos projets pour la suite ?
Comme j’en ai parlé dans cette interview, quelques voyages sont prévus, mais mon projet principal pour les années à venir est Artistania, et le lieu que nous occupons avec ce collectif.
Cette espace offre une expérience inouïe entre atelier, salle de concert, scène de théâtre, salle de projection, galerie, musée ; le tout dans le sous-sol d’une ancienne brasserie récupéré à l’état d’abandon. De l’art, de la créativité, des échanges, de l’art, et encore de l’art, c’est tout ce qui habite ce lieu. Le projet commence à porter ses fruits à différents niveaux et je souhaite m’y dédier à 100%, pérenniser l’endroit et continuer d’y apporter ma touche encore longtemps ! Si vous êtes de passage ou vivez à Berlin, je vous invite à venir découvrir cet endroit, nous vous accueillerons les bras grands ouverts !!!
Bon vent à tous !



Berlin – mur entrée d’Artistania (lieu culturel alternatif) - Février 2016
© Tous droits réservés


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- Artistes sélectionnés pour le Festival Label Valette - 
à la date du 1er avril 2017 :
 
Joachim Romain - INTERVIEW SUR ARTIST UP
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Emar -  INTERVIEW SUR ARTIST UP
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  • Chloé Guyot
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