La culture geek s'invite dans les oeuvres d'Emar !

PARTENAIRES

Chercher une news

Publicité


Street artiste d'origine normande, Emar apporte de la poésie dans l'environnement citadin, en faisant appel à des réfèrences de la culture geek. Adepte des pochoirs et des installations urbaines, Emar questionne la place de la technologie dans nos vies.
Venez découvrir le travail d'Emar, à l'occasion du Festival LaBel Valette, du 1er au 3 septembre 2017 !
"Etant habitué à des créations illégales et éphémères, je vois en ce projet l'occasion de m'exprimer sur de plus grands espaces"....

1 - 2 - 3 septembre 2017
3 jours - 100 steet artistes
10 000m2 de murs
36 hectares de parc arboré
2 scènes musicales - 1 urban village

INFORMATIONS PRATIQUES -

Festival LaBel Valette
1-2-3 septembre 2017 
Château de La Valette Pressigny-les-pins - 45290

Emar © Tous droits réservés


D’où venez-vous Emar ? Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Je suis Émar, je suis installé en Normandie depuis quelques années et mon pseudo est lié à un personnage de bande dessinée, que j'utilisais déjà comme pseudo un peu partout.
 
Comment s’est faite votre rencontre avec le street art et comment votre pratique a-t-elle évolué ? 
Ma rencontre avec le street art s’est faite il y a quelques années lors d’un séjour aux États Unis. Un ami graffeur m’a fait découvrir cette communauté d’artistes qui sort la nuit pour exprimer leur créativité sur les murs. De retour en France, j’ai commencé à découper mes pochoirs et les poser dans Bayeux (ma ville d’origine en Normandie), où le Street Art était rare. J’aimais beaucoup me promener dans la rue et voir les habitants s’arrêter devant mes œuvres, le sourire aux lèvres. J’ai donc continué à développer ma pratique, toujours dans l’anonymat, avec dans l’optique d’apporter plus de poésie dans le paysage urbain.



Emar © Tous droits réservés


Concernant votre style, quelles sont vos sources d’inspirations ?
Je suis un fan absolu des inimitables traits d’humour de Banksy, la puissance des œuvres de Shepard Fairey ou Pejac, ou la beauté et la poésie des pochoirs de C215. En termes de pochoirs je pense qu’on est servi en France avec les artistes Stew, MonkeyBird, Guate Mao, RNST ou Goin.
Pour mes créations, je m’inspire beaucoup de romans de science-fiction (Orwell, Damasio, …), de l’actualité et de ce que je peux trouver en ligne.

Pourquoi avoir choisi le pochoir pour la création d’une majorité de vos œuvres ? Quels sont vos autres médiums et techniques de travail ? 
J’aime le pochoir pour son niveau de détail, son efficacité et son caractère politique. Un pochoir simple et épuré peut faire passer un message fort en très peu de temps, et est reproductible quasiment à l’infini. J’apprécie chaque étape dans la préparation d’un pochoir : trouver le support, faire des croquis, tracer le pochoir, le découper, le tester, réitérer… Cela demande beaucoup de patience mais le résultat est d’une telle satisfaction ! J’aime aussi utiliser des stickers, que je prépare au calme à l’atelier avant de venir les coller dans la rue. Cela me permet d’aller plus vite et le niveau de vandalisme est moins élevé !



Emar © Tous droits réservés


Préparez-vous vos œuvres en atelier et/ou faites-vous du freestyle ?
Je fais beaucoup de découpage à l’atelier, c’est le plus gros du travail, je peux penser à autre chose, réfléchir à de prochains projets, écouter de la musique, J’y prépare aussi des peintures sur divers supports, de la toile au bois, en passant par des stickers. Je pratique aussi un peu de freestyle, c’est toujours bon de savoir manier une bombe de peinture !

Et concernant vos spots… comment les trouvez-vous ? 
Toujours en me promenant, à pied, à vélo, en tram. Si un mur semble parfait pour un pochoir existant, où s’il m’en inspire un nouveau, j’ai toujours mon mètre dans la poche. Une fois les dimensions et les photos prises, il ne me reste plus qu’à préparer le pochoir et revenir quelques jours après.

Vous dites que votre art est « Open source », que voulez-vous dire par là ?
Cela signifie que chacun peut télécharger sur mon site les pochoirs de son choix et les utiliser comme bon lui semble. Je vois ça comme un moyen de rendre aux citoyens ce qui leur appartient déjà dans l’espace public. Internet a été et reste un facteur majeur dans la popularisation du Street Art, je trouve donc normal de m’inspirer de concepts comme l’open source dans mon travail, afin de partager gratuitement ces ressources avec la communauté.*



Emar © Tous droits réservés

Emar © Tous droits réservés


Pouvez-vous nous en dire plus sur vos références et thèmes de prédilection ?
Je traite principalement de nos rapports aux nouvelles technologies. De métier, je suis designer d’interfaces pour des sites web ou applis mobiles, et je prends un malin plaisir à retranscrire ces éléments graphiques d’interfaces digitales dans la rue (les bulles de chat, emojis, icônes, …), auxquelles nous sommes tous devenus familier.
La technologie nous impacte tous, il est donc facile de faire réagir les gens sur ce thème. Le téléphone portable est un super exemple : c’est certes un progrès technologique extraordinaire, mais l’homme est loin d’avoir accompli le progrès psychologique correspondant. Par le biais d’anachronisme, ou en détournant des images hautes en symboles, j’aime faire réfléchir sur nos addictions à ce genre de technologie.

Y a-t-il un message, ressenti que vous souhaitez transmettre aux passants à travers vos œuvres ? 
A travers chaque pochoir je tente de faire réfléchir les passants, à base d’humour, de légèreté et de poésie, sur leurs modes de vie, leurs futurs imaginables, des dérives de notre système…



Emar © Tous droits réservés


Vous êtes un habitué des installations « illégales » et « éphémères » … pourquoi ce choix ?
La plupart de mes spots sont illégaux, j’essaie donc d’être rapide et discret, pas évident lorsque l’on veut s’appliquer ! Je privilégie les propriétés publiques, comme des compteurs électriques, des murs à l’abandon, de vieux blocs de béton… généralement le genre d’objets qui passe inaperçu ! J’ai plaisir à leur donner une seconde vie, et que le public les remarque enfin.
J’aime la liberté de pouvoir m’exprimer où et comme je veux, choisir mes spots, guetter le moment approprié pour venir graffer… Se renseigner sur l’histoire du lieu ou discuter avec les passants sont des étapes primordiales avant de poser un pochoir sur un mur, toujours dans le respect du quartier, de la ville et de ses habitants.



Emar © Tous droits réservés


Vous participez au Festival LaBel Valette en septembre prochain… quelles ont été vos premières impressions à l’annonce du projet ?
J’ai été ravi d’être sélectionné pour le festival. L’ambition de laisser s’exprimer une telle quantité d’artistes sur un domaine comme celui de la Valette m’a de suite séduit, graffer au milieu de toute cette verdure va me changer des rues parisiennes ! Ça va être aussi l’occasion de rencontrer un public différent, local, et de partager avec des artistes du monde entier.

Avez-vous déjà vos idées sur l’œuvre que vous allez présenter ?
Oui, j’ai une idée de scène assez drôle et geek, j’ai hâte de vous la présenter !



Emar © Tous droits réservés


Le public pourra lui aussi laisser libre cours à sa créativité durant l’événement. Que pensez-vous de cette rencontre public/artiste ?
C’est très motivant pour un artiste de pouvoir accueillir les visiteurs, échanger, recueillir les critiques. Pour ma part j’animerais un atelier de pochoirs, je ne sais pas encore sous quelle forme, mais ce qui est sûr c’est que les pattes du public seront réquisitionnées ! 

Quels sont vos projets pour la suite de l’année 2017 ?
J’ai encore quelques projets de fresques, et je participe au 10ème Art Festival à Aurillac fin juin. C’est très excitant d’évoluer sur de plus grands formats, légaux cette fois, et de profiter de la visibilité offerte par ce genre d’événements. J’espère pouvoir participer à plus de projets comme ceux-ci pour la suite, et pourquoi pas collaborer avec d’autres street artists !


SUIVEZ LES ACTUALITES D'EMAR :

PAGE FACEBOOK

SITE OFFICIEL

INSTAGRAM


- Artistes sélectionnés pour le Festival Label Valette - 
à la date du 1er avril 2017 :
 
Joachim Romain - INTERVIEW SUR ARTIST UP
Michael Husser - INTERVIEW SUR ARTIST UP
Thym'Art - INTERVIEW SUR ARTIST UP
Emar - INTERVIEW SUR ARTIST UP
Mehsos - INTERVIEW SUR ARTIST UP
Kronyk
Noon
Combo
JEF
Yakes
Asto
Softwix
100 Pression
Jérôme Mesnager
Moins 12 Prod
French
Igy Clouin
Chakaligraff
Tom Herck
Ox-Alien
Falk Land
Ives Ones
Said Dokins
Bier en Brood
Smok
Chemis
Sys
Licia Santuz
MC Baldassari
BustArt
Lapiz
Ringo
Mark Gmehling
Vegan Flava
Mehsos
Serge KB
Dopie
MrX
....
  • Chloé Guyot
    (Owner)
    • 2017-05-17 10:08:37
    • 1,882 views
  • Tags - #graffiti #TAGS #streetart #Festival LaBel Valette #Emar
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI