Rencontre avec Asto, adepte du "Graffuturisme"...!

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ASTO est un jeune artiste Montpelliérain adepte du "Graffuturisme". Jouant avec les formes et les couleurs qu'il s'amuse à imbriquer et à mélanger dans ses créations, Asto compose des oeuvres originales, pétillantes et colorées!
Puisant son inspiration dans l'architecture, l'urbanisme, la nature et le design... cet artiste urbain aime multiplier les supports et les expériences.

Vous pourrez retrouver ASTO du 1er au 3 septembre 2017, à l'occasion du Festival LaBel Valette.
" Ce lieu en plein coeur d'un espace arboré m'inspire tant par sa situation que part l'énergie et la profondeur qu'il dégage "....


1 - 2 - 3 septembre 2017
3 jours - 100 steet artistes
10 000m2 de murs
36 hectares de parc arboré
2 scènes musicales - 1 urban village
 

INFORMATIONS PRATIQUES -

Festival LaBel Valette
1-2-3 septembre 2017 
Château de La Valette Pressigny-les-pins - 45290
Parlez-nous un peu de vous… de votre parcours… Comment avez-vous découvert l’univers du graffiti ?
Qu’est-ce qui vous a tout de suite séduit dans ce moyen d’expression ?
Vous souvenez-vous de votre première création 
?
Je suis tombé dans l’univers du graffiti vers l’âge de 10 ans, dans les pas de mon grand frère. Mais, avant de commencer, il me fallait trouver un « blaze » !
J’ai donc cherché plusieurs mois… je tâtonnais, les lettres, les sonorités, l’entremêlement des lettres, etc. Je lui demandais son avis quand j’avais une piste. Et puis un jour, pouf, déclic, je vois écrit « ASTON », la sonorité ne me plaisait pas plus que ça, mais « ASTO » par contre…
Du coup, sur les bancs de l’école primaire, avec mon pote SOLY2 (petit frère de SOLY) on grattait le papier entre midi et deux. On a continué au collège et au lycée pendant les cours. Notre première peinture sur mur c’était vers l’âge de 13/14 ans. SOLY qui a une dizaine d’années de plus que nous, nous a amené à l’entrepôt de Cournonterral (un village dans les alentours de Montpellier), un grand terrain vague avec plein de murs graffés dans tous les sens. Le PA-RA-DIS ! J’ai fait un flop (*) un peu laid en jaune avec contours noirs et plein de tags autour pour m’entrainer, tester la pression, me défouler, etc.
Au début je pense que ce qui m’a séduit c’était de faire comme mon grand frère, mais aussi le côté « underground » et la liberté de pouvoir changer les lettres, de leur donner la forme que l’on veut. Tout ça dans l’optique de pouvoir faire de beaux et gros graffitis sur les murs comme les grands.



*Premier graffiti sur mur avec SOLY2 - 2005 © Tous droits réservés


Comment s’est développé cette passion pour l’art urbain, et votre pratique par la suite ?
Cette passion s’est développée dans un premier temps par l’observation des graffitis de mon frère et ses potes, des graffitis qu’on pouvait observer dans la rue, en voiture, en train, etc.
Puis en faisant des sketchs dès le CM2, en continuant au collège et au lycée. En touchant les premiers sprays, en allant peindre de temps en temps et en continuant toujours à sketcher. Ensuite, au lycée j’ai commencé à vouloir faire de la toile. Au début c’était des petits formats et essentiellement du lettrage. J’ai commencé à faire des formes géométriques vers 2010 je pense. La première fois (*) ça m’est venu naturellement, sans croquis. J’avais loupé une toile, je devais la repasser et j’avais un rouleau de scotch…


*Première toile géométrique © Tous droits réservés


C’était plutôt linéaire, mais le mélange des couleurs et la propreté m’ont tout de suite plu. Ensuite, après le BAC, j’ai vécu quelques mois en Angleterre, j’ai pas mal peint sur des cartons (par souci économique et de transport), je me suis essayé à des techniques diverses comme le collage et j’ai continué un peu à faire quelques formes géométriques gentiment…
J’ai enchainé sur un BTS Etude et Economie de la Construction pendant lequel je voyais pas mal de plans d’archi passer (donc des formes géométriques), et comme j’étais à nouveau sur les bancs de l’école, je ne pouvais m’empêcher de gribouiller, jongler entre graffiti et géométrie. Mais je pense quand même que le plus gros déclic que j’ai eu avec la géométrie et le graffuturism c’était vers 2011/2012 (pendant le BTS) : j’ai vu une fresque (*) de Rémi Rough et Augustine Kofie au Canada, là j’ai pris une grosse claque et je me suis vraiment dit « C’est ça que je veux faire ! ».


*Création Augustine Kofie et Rémi Rough © Tous droits réservés


J’ai donc continué à travailler sur les formes géométriques et j’ai commencé à faire des tableaux. Ça fait maintenant 5/6 ans que je fais des formes géométriques et j’ai l’impression d’avoir pas mal progressé dans ce domaine. Ça me plait de sortir de nouvelles phases, de mélanger les couleurs, les entremêlements, la superposition des formes. J’aime bien jouer avec des aplats de couleur, faire de la fausse 3D, etc.

Vous jonglez beaucoup avec les formes et les couleurs dans vos œuvres, ce qui les rend pétillantes et pleines de vie ! Quelles sont vos sources d’inspirations ?
Mes sources d’inspirations je les trouve dans les voyages, la vie de tous les jours, notamment dans l’architecture, l’urbanisme et le design, mais aussi dans la nature. Partout en fait… !



© Tous droits réservés


Quels sont les supports sur lesquels vous réalisez vos créations ? Dans la rue, comment choisissez-vous vos spots ?
Je réalise mes créations sur murs, toiles, planches de bois, parquet, scies, hachoirs, tonneaux, skate, etc. J’affectionne beaucoup les scies et hachoirs car j’aime bien l’upcycling et je trouve que l’objet tranchant détonne bien avec mon style géométrique coloré. La lame donne un côté agressif, mais le fait de l’encadrer réhausse l’objet, le rend plus noble et la peinture l’adouci. Créant pour moi, un certain équilibre.
Je ne peins pas dans la rue mais surtout dans des terrains autorisés car la technique que j’utilise demande beaucoup de matériel et de temps. Je n’ai pas vraiment de critères pour choisir ces spots.

Et concernant les médiums…? Avez-vous envie d’en expérimenter de nouveaux par la suite ?
Oui j’aimerais trouver de nouveaux supports, et j’ai pour projet d’utiliser différents matériaux afin de travailler sur des créations en volume. Je pense également à faire de l’anamorphose.



© Tous droits réservés


Adepte du « Graffuturisme » - pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette pratique ?
« Le Graffuturisme est devenu une notion connue dans le milieu du graffiti et de la scène Street Art internationale. Le terme a été inventé par l'artiste Poesia, en février 2010 à San Francisco afin de définir le travail d'un groupement d'artistes s'étant émancipé du graffiti traditionnel avec du lettrage et des personnages. Le Graffuturisme se caractérise par des formes abstraites, géométriques ou figuratives faites à l’aérosol, en peintures murales ou dans des installations. »
Je me dis « adepte » du graffuturisme car je reconnais mon travail dans cette description, mais pour moi je ne suis pas « graffuturiste » tant que les pionniers du graffuturisme ne m’ont pas validé ! Le jour où le site graffuturism.com, la page Facebook ou Instagram publiera un de mes visuels, peut-être qu’à ce moment là, je pourrai me dire « graffuturiste ».
En attendant, si je devais me définir en tant qu’artiste, je dirais plutôt que je suis un artiste contemporain.



© Tous droits réservés


Savez-vous comment les gens réagissent-ils face à votre art ? Qu’aimerez-vous transmettre au public ?
En général les gens réagissent plutôt bien face à mes créations, ils trouvent ça pétillant, voient du volume, essaient de déchiffrer des lettres, etc. Après je pense que l’abstrait avec des formes géométriques ça ne parle pas à tout le monde, et évidemment je le conçois. Il y a des personnes plus ou moins sensibles au figuratif, au réalisme, et à l’abstrait.
J’essaie déjà de sortir les idées que j’ai en tête, afin de le partager avec le public. J’aimerais leur transmettre une émotion positive à travers les formes et les couleurs que j’utilise, et qu’il trouve de l’harmonie dans mes créations.

A présent parlez-nous de vos collaborations – quelles ont été celles où vous vous êtes le plus « éclaté » ?
Comment s’est passée votre collaboration avec Aïko Créative Vision ?
Pouvez-vous nous en dire plus sur cette rencontre artistique ?
En fait mon atelier est situé dans le loft d’un des créateurs de Aiko Créative Vision qui est un ami. En 2014, de retour d’un voyage de 4 mois en Asie et Australie, j’ai pu échanger avec lui et son associé à propos d’une collaboration sur le thème de la Réalité Augmentée sur tableau. C’est à ce moment là qu’on a décidé de monter une exposition avec de la Réalité Augmentée. Pour cette expo ils ont donc modélisé deux de mes tableaux (et trois tableaux d’un autre artiste) en 3D et les ont animés.
J’ai également collaboré en 2015 avec Art JL, un designer adepte de l’upcycling qui transforme des vieux radiateurs d’appoint en lampe design, c’était un peu compliqué vu le support mais au final on a été content du rendu. La lampe s’est vendue vite et on a décidé de faire la V2 cette année. Je pense que nous allons continuer ce genre de collaboration. Et là je viens de finir de peindre une planche de skate pour l’Atelier Clothing de Bordeaux.


Sea, Sex and Sun #4 et #7 - 2014/2015 © Tous droits réservés


Avez-vous des idées, envies de collaborations pour la suite ? De nouveaux projets en perspective ?
Pour le moment j’ai deux projets de collaborations. Une avec le sculpteur Tieri Trademark qui martèle des bombes de peintures et les transforme en œuvre d’art. Il a déjà collaboré avec divers artistes tels que Mr Plant, Hopare, ou encore Hazo. Une autre avec le jeune street artist Mara connu sur Montpellier par ses personnages marqués d’une croix sur le visage.
J’ai aussi rencontré un mec qui fait du multimédia et avec qui j’aimerai bien voir pour faire du mapping sur un de mes tableaux, ou créer une œuvre en volume pour ce projet… A voir…



© Tous droits réservés


Vous participez au Festival LaBel Valette en septembre prochain… que pensez-vous de cet événement pluridisciplinaire et de telle envergure ?
J’adore le concept de cet événement et le lieu. J’ai trouvé la démarche de sélection intéressante car elle était ouverte à tous, et pas seulement à « l’élite » des artistes français comme la majorité des événements de street culture. Le street art est de plus en plus accepté et représenté, il se démocratise beaucoup en France où de nombreuses galeries se spécialisent dans cette forme d’art mais les places sont rares pour les jeunes artistes. C’est pour cela que la démarche de ce festival m’a sensibilisé et poussé à présenter mon dossier.
De plus, la sélection de 90 artistes nationaux et internationaux promet une grande mixité artistique, qui mélangera les styles et les influences. Je pense que le public va en prendre plein les yeux et sera vraiment immergé dans un endroit inter dimensionnel. J’ai hâte de voir tout ça !



© Tous droits réservés


Un mot sur cet espace atypique dans lequel vous allez réaliser votre œuvre ? Cela vous inspire-t-il, et de quelle manière ?
Ce lieu a l’air vraiment incroyable, j’ai hâte de le découvrir et de pouvoir m’imprégner de tout ce qui s’y dégage. Il m’inspire et j’espère qu’il m’inspirera encore plus quand j’y serai, tant part sa situation géographique et ses bâtiments, que part l’énergie et la profondeur qu’il dégage.

Pensez-vous inscrire votre travail dans ce contexte ? Avez-vous des idées de l’œuvre que vous allez présenter pendant le festival ?
À la vue de ses architectures néogothique pour la chapelle et presque « moderne » pour ses tours dortoirs, je suis convaincu que c’est un espace adapté à mon travail géométrique et coloré. J’espère que ce mélange de style donnera un ensemble pétillant !
J’ai quelques idées concernant ce que je veux faire dans la pièce qui m’est accordée, je vais essayer d’apporter un petit truc en plus dans ma composition, j’aimerai y inclure un peu de volume et jouer sur différents plans, mais on verra une fois sur place niveau faisabilité, rendu, etc.



© Tous droits réservés


Quelles sont vos autres actualités pour 2017 ?
Pour le moment, je vais participer début juin à la seconde édition du festival Wild Summer à Montpellier. Je vais peut-être peindre sur une dizaine de tonneaux pour une soirée privée en septembre. Mais mon actualité de l’année c’est le Label Valette Festival. Je pense y monter pour peindre en juin et je serai sur place pour le festival qui a lieu le premier week-end de septembre.
Sinon je vais continuer à me concentrer sur la production d’œuvres, essentiellement des tableaux et des scies & hachoirs, et on verra bien si d’autres projets arrivent…


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- Artistes sélectionnés pour le Festival Label Valette - 
à la date du 1er avril 2017 :
 
Joachim Romain - INTERVIEW SUR ARTIST UP
Michael Husser - INTERVIEW SUR ARTIST UP
Kronyk
Noon
Combo
Daco
JEF
Yakes
Softwix
100 Pression
Jérôme Mesnager
Moins 12 Prod
French
Igy Clouin
Chakaligraff
Tom Herck
Ox-Alien
Falk Land
Ives Ones
Said Dokins
Bier en Brood
Smok
Chemis
Sys
Licia Santuz
MC Baldassari
BustArt
Lapiz
Ringo
Mark Gmehling
Vegan Flava
Mehsos
Serge KB
Dopie
MrX
....
  • Chloé Guyot
    (hôte)
    • 2017-05-24 09:37:38
    • 1 632 views
  • Tags - #graffiti #couleurs #streetart #Festival LaBel Valette #Asto #graffuturisme
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