Le CirkVOST se balance, se rattrape et fait rêver...!

PARTENAIRES

Chercher une news

Publicité



Le CirkVOST est né en 2007, motivé par l'envie de se balancer, se rattraper et faire rêver le public. 
A l'affiche du Cirque Electrique avec le spectacle EMOIS, le CirkVOST dévoile deux femmes de cirque, partenaires de jeu de longue date. Dans ce huit clos, les deux femmes fatales s’entrechoquent, s’embrasent, se déchirent et se réconcilient... partagent avec le public leur complicité et leur amitié tulmuteuse. Sur scène, le duo exalté dévoile dix ans de travail commun, sensuel et musclé à la fois - sur un fond de création musicale puissante de Théophile Vialy. 
Eloge de la femme acrobate, pendant 1 heure, EMOIS se décline à travers des numéros de corde, de trapéze danse, fixe et ballant, d’éventails, de scènes plus sombres et de chorégraphies burlesques... 
Venez donc les découvrir au Cirque Electrique, du 7 au 25 juin 2017 !





GAGNEZ 2 X 2 PLACES
POUR LE SPECTACLE " EMOIS "

du 7 au 25 JUIN 2017 au 
CIRQUE ELECTRIQUE (Paris 20e)

Envoyez Nom + Prénom + Date de votre choix
(du mercredi au dimanche - entre le 7 et le 25 juin)
à : artistup@gmail.com

au plus tard le lundi 5 juin à 18h


Les gagnants seront prévenus par mail après tirage au sort.

représentations du Mercredi au Samedi à 21h - et le Dimanche à 17h
Durée du spectacle : 1h - A partir de 8 ans
Billetterie en ligne


au Cirque Electrique : Place du Maquis du Vercors, 75020 PARIS


Qui répond à l'interview ?
Mélissa Colello : Artiste acrobate trapéziste – Co-fondatrice du CirkVOST – A joué dans BoO, joue actuellement dans Epicycle et Emois.
Benoit Belleville : Voltigeur aérien, jongleur, acrobate – Co-fondateur du CirkVOST. Joue actuellement dans Epicycle, BoO, A-Tripik et bientôt dans Hurt Me Tender (nouvelle création).
Laëtitia Guasti : Attachée d’administration – embauchée dans la Cie depuis juin 2016.




Teaser EMOIS au Cirque Electrique


Comment êtes-vous passés des « Arts Sauts » au « CirkVOST » ? Comment cette nouvelle identité de la compagnie a-t-elle vu le jour ?
Mélissa : Au moment d'arrêter les Arts Sauts, quelques-uns d'entre nous avons commencé à discuter pour continuer à créer ensemble. Au départ on a eu envie d'un plus petit groupe, quelque chose de différent, mais tout en restant dans l'aérien. Les premières discussions sur une nouvelle création ont commencé sur les derniers mois de tournée avec les Arts sauts. 

Ben : Après la décision commune d’arrêter les Arts Sauts, nous étions un petit groupe de 5 personnes à vouloir continuer à travailler ensemble dans les airs ! Parmi les 5 artistes, 4 nationalités différentes, d'où l'origine du nom de la compagnie CirkVOST (Version Originale Sous-Titrée).
Le noyau d'origine fut donc constitué avec Melissa Colello (trapéziste), Sara Sandqvist (trapéziste, voltigeuse), Andrew Mitchell (rigger), Arnaud Cabochette (porteur cadre coréen) et Benoit Belleville (voltigeur).
Puis, assez rapidement, nous avons embarqué dans notre histoire Jan Naets (régisseur général des Arts Sauts), Tom Rampazzi (régisseur son) et Alexandrine Bianco (administration). 
Voilà, une nouvelle aventure démarrait en 2007, avec l'envie de continuer à faire rêver les gens mais également l'envie de se différencier de l'univers artistique des Arts Sauts !
Le but n'était pas de reconstituer les Arts Sauts, mais bien de se créer une identité propre, tout en continuant le travail acrobatique aérien. Le tournant n'était pas évident, mais nous l'avons pris en réalisant notre premier spectacle "Epicycle" en 2010, avec une recherche beaucoup plus théâtrale et narrative que ce que l'on pouvait voir dans les spectacles des Arts Sauts.
Le « blanc » et le lyrique étaient abandonnés, pour laisser place au style "team punk" et la musique électronique.
L'univers de certaines bandes dessinées (Schuiten, Bilal, Moebus, Cecil...) a également été une grande source d'inspiration !



BoO © Paul Hampartsoumian


Quelles sont les particularités, les valeurs du « CirkVOST » ?
Mélissa : Le collectif a toujours été une des valeurs du CirkVOST, avec ses hauts et ses bas !
Ce qui qui reste primordial : une envie de créer ensemble, avec une mise en scène qui part souvent d'une scénographie puis le travail de mise en scène avec un regard extérieur mais où chaque artiste a son importance dans le choix de son rôle et de son parcours. Bref chacun apporte ses émotions et son savoir-faire sur une mise en scène. L'individu est donc important dans notre travail.

Ben : Au départ, le fonctionnement de notre collectif fût inspiré de celui des Arts Sauts et notamment en ce qui concerne l'équité sur les salaires.
De fait, toutes les décisions artistiques, administratives ou de fonctionnement étaient débattues collégialement. Ce fonctionnement a un peu évolué par la suite, avec les départs et arrivées d'artistes, les différentes créations à l'intérieur de la Cie et il a donné place à l'apparition de cellules décisionnaires plus aptes à trancher sur des choix, tout en partageant avec le groupe les informations les plus importantes. Il reste encore beaucoup de points concernant la compagnie qui sont décidés en réunion avec tous les acteurs du collectif.



Epicycle © R.Goupil


Comment l’équipe s’est-elle rencontrée et qui sont les membres qui la composent ?
Mélissa : Au début de cette histoire nous étions donc 5, tous sortis des Arts Sauts. Mais les exigences liées aux techniques aériennes ont vite fait de nous faire exploser le nombre d'artistes nécessaires... On a donc recruté assez vite. Des gens que nous avions croisé avec les Arts Sauts ou ailleurs. Et CirkVOST est rapidement devenu un grand groupe. Aujourd'hui le CirkVOST propose plusieurs spectacles, des grosses formes et quelques petites formes. L'équipe est conséquente.

Laëtitia : elle compte une quinzaine d’artistes acrobates, 5 musiciens, 4 techniciens et 3 personnes à l’administration/production.
 
Le collectif artistique du CirkVOST propose de nombreux spectacles en tournée … Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Mélissa : Je crois que l'inspiration de chacun des membres du CirkVOST est très différente et du coup très riche. Mais les relations entre les disciplines aériennes et leurs agrès, les structures et du coup les scénographies sont la base de l'inspiration pour les spectacles "grande forme".
Pour les plus petites formes, duo ou trio, il semble assez net que l'inspiration se trouve dans cette même relation à l'agrès mais cette fois-ci plus en relation avec le partenaire de jeu, relation qui dans le travail aérien se rapporte à la sécurité et à la confiance. 

Ben : L'importance de la structure est une des inspirations de notre travail, mais nous réfléchissons également sur comment faire évoluer nos disciplines aériennes et approfondir, avec le temps les différentes possibilités de "voler" autrement, et de réinventer les codes de la voltige afin d'aller plus loin dans la théâtralisation, dans le mouvement...



© Alexandrine Bianco


Comment se déroulent vos créations (étapes clés, mode opératoire, les « chefs d’orchestre » …) ?
Mélissa : Les grandes formes commencent souvent par la conception de la structure, puis la réalisation de celle-ci et sa découverte, et enfin la recherche du travail avec celle-ci. Un regard extérieur vient ensuite enrichir ce processus. 

Ben : Pour ce qui concerne les grandes productions (avec en général, toute l'équipe), nous partons souvent d'une idée de scénographie car l'importance de la structure porteuse de nos agrès est à prendre en considération. En effet, les disciplines aériennes demandent beaucoup d'espace (hauteur et longueur) et les agrès doivent être accrochés sur des portiques qui s'élèvent à plus de 12m de haut ! C'est pourquoi nous avons eu l'idée de créer notre "Epicycle", structure en cercle de 13,5m de haut et 15m de diamètre qui nous permet d'installer nos agrès et qui participe également à la dramaturgie et l'univers du spectacle.
Pour la seconde création, BoO, nous avons créé une structure porteuse complètement constituée de bambous (environ 360 bambous de 11m de long chacun) qui dépasse les 17m de hauteur.
Pour la prochaine création, Hurt me tender, nous retournons le processus et essayons de rendre la structure la plus discrète possible afin de laisser plus d'espace pour l'humain.
Les créations collectives se montent sur 2 à 3 ans, et s'organisent autour de la table, avec des ingénieurs, des temps de recherches sur les agrès, un metteur en piste choisi collégialement, et avec des périodes de créations distillées dans le temps (tournées obligent), et plus ou moins longues en fonction des budgets réunis pour la production.
Puis à l'intérieur de la Cie, certains d'entre nous se sont autorisés à fabriquer des formes plus petites, plus intimes afin de mener à bien des projets plus personnels et d'assouvir des envies artistiques moins gigantesques.
De là sont nés : "Trois fois rien" une formule constituée de 3 scènes aériennes, jouées par 2 artistes accompagnés d'un musicien. "Emois", duo de 2 artistes relatant les rapports entre 2 trapézistes amies, rivales, ou simplement complémentaires… Et "A-Tripik" qui fera sa première fin mai 2017, qui est une réflexion sur le "pouvoir", un questionnement sur notre société, une parole d'artiste plus engagée et moins inscrite dans l'esthétique de l'Aérien (d'autres disciplines sont abordées, comme le chant ou le clown).



Emois © A.Larsson 


Vous présentez au mois de mai et de juin « A-Tripik » et « Emois ».
Quelle est la signification de « A-Tripik » ? Quels sont les thèmes qui y sont abordés ?
Ben : "A-Tripik" est une création atypique à trois. Ce qui donne A-Tripik... De plus, il y a une volonté de vouloir piquer ! Piquer gentiment, car nous sommes respectueux du public qui vient nous voir, mais quand même, nous estimons que notre parole d'artiste se doit d'interroger, de questionner et de refléter nos sociétés !
Le "pouvoir" est le pilier de notre réflexion et la trilogie propose, de fait, une multitude de possibilités ! Toi et moi contre lui, moi et lui contre toi, toi lui moi ensemble, moi lui toi chacun pour sa gueule....
Le pouvoir est un vaste sujet et nous avons eu à nous interroger personnellement afin de réaliser que chacun d'entre nous possède un rapport bien particulier au pouvoir...
Le pouvoir de séduire, le pouvoir de l'argent, le pouvoir militaire, le pouvoir du plus lourd, le pouvoir de l'artiste sur un public, le pouvoir de tout stopper ou de continuer, le pouvoir de dire, de faire et d'imposer...
Bref, beaucoup de choses à raconter sur ce thème qui voyage à travers les époques !
 
Pourquoi avez-vous choisi de tourner ce spectacle sous forme de jeu avec le public ?
Ben : Le jeu avec le public est de fait, une donnée primordiale, d'autant plus que celui-ci est « trié » en début de spectacle selon des critères complètement aléatoires, mais son rôle restera quand même celui de spectateur tout en pouvant se transformer en celui de voyeur... la non-assistance à personne en danger pourra lui être reprochée !!!



Emois © A.Larsson 

 
Et concernant « Emois », quelle est l’histoire de ce duo artistique ?
Mélissa : Nous travaillons ensemble depuis 2003, un duo créé pour Ola Kala (dernier spectacle des Arts Sauts). Puis l'envie de continuer à créer et à travailler ce duo nous a amenées, Sara et moi, à prendre part à la création du CirkVOST.
La création d'Emois est définitivement une envie de plonger le travail de ce duo dans un contexte un peu différent des 14 dernières années. Une envie de le confronter directement au public et de voir jusqu'où ce duo pouvait nous amener. 
 
Quelle passerelle établissez-vous entre le cirque et le cabaret dans ce spectacle ?
Mélissa : Le cabaret est mis en scène dans ce spectacle, comme si les 15 dernières années y avaient été passées. Dans la réalité les 15 dernières années ont été un peu plus passées dans le cirque.  Mais cette envie de connecter cette relation de trapéziste est pour nous plus lisible et plus inspirante dans un contexte cabaret. 
 
Comment l’espace scénique est-il abordé dans cette création ?
Mélissa : Nous avons cherché au hasard, en ne se donnant pas de limite en début de création, et avons trouvé au travers de cette recherche un univers intimiste de vieille loge avec de petits artifices ludiques et poétiques.
 
Que voulez-vous exprimer à travers la dualité et l’ambiguïté de ce duo à la fois absurde et magnifique ?
Mélissa : La relation entre ces deux femmes est tout à fait absurde. L'amour haine mais aussi l'étrange et l'esthétique se côtoient. L'envie est d'exprimer une histoire, le passé, le présent et le futur (incertain !) de cette relation au travers d'absurdités certes mais de leurs présences, à ces femmes acrobates, de leurs techniques qui prennent sens ensemble, à deux.



Emois © L.Leleu


Comment ce spectacle a-t-il été accueilli et quel ressenti aimeriez susciter auprès de votre public ?
Mélissa : Le spectacle est très bien reçu, les gens sont surpris je crois par cette proposition très différente du travail des 15 dernières années. On aimerait arriver à faire entrer le public dans notre univers sans attente et se laisser porter dans ce spectacle incongru.
 
Quels sont vos projets et vos dates à venir ?
Laëtitia : Nous voulons continuer de faire tourner les spectacles Epicycle et BoO, tout en donnant de l’élan aux petites formes (Emois, A-Tripik et Trois fois rien).
Et puis nous avons ce nouveau spectacle « Hurt Me Tender » dont le processus de création a commencé début 2016, et qui dernièrement a débouché sur une sortie de résidence très prometteuse après 4 semaines de résidence au Pont du Gard.
L’idée de départ de ce spectacle est de déstructurer les codes de la voltige et de permettre aux spectateurs une plus grand proximité avec les acrobates. La structure sera moins imposante que pour nos grandes formes (BoO et Epicyle) mais nous réinvestirons quand même notre grand chapiteau, avec une jauge de près de 600 places public.
Trois musiciens en scène accompagneront une dizaine d'artiste acrobates pour y parler de dualité, de force et de tendresse, de violence et de douceur.
Il y sera également question de points de vue, celui de tous les acteurs du spectacle : artistes, musiciens, techniciens mais aussi et surtout celui du public. Le spectateur sera plongé dans une réelle proximité physique dans laquelle les échanges gagneront en intimité.
Nous recherchons d’ailleurs pour ce projet des partenaires et des soutiens en diffusion pour 2018/2019.



A-Tripik © Arno Loth


DATES A VENIR :
pour les 6 mois à venir, voici nos dates au jour d'aujourd'hui (tous spectacles confondus) :
Mai : Lannion (22) du 25 au 28 mai 2017, Festival Gare au Gorille Carre Magique / A-Tripik
Juin : - Paris (20ème), du 7 juin au 25 juin 2017, Cirque Electrique / Emois
         - Eyliac (24), 8 et 9 juin 2017, CNC Agora - Pôle Des Arts Du Cirque / A-Tripik
         - Marke (Belgique), 30 juin et 1er juillet, Festival Perplx’ / A-Tripik
Juillet : - Mulhouse (28), 14 et 15 juillet, Scènes de rue / Epicycle
           - Chalon sur Saone (71) du 20 au 23 juillet 2017, Festival Chalon dans la Rue/ Trois fois rien
Août : - À Puget Theniers (06), 5 et 6 août, Scènes de cirque / Epicycle
          - A Hull (Angleterre), 12 et 13 août / Epicycle
          - A Andria (Italie), du 25 au 27 août, Festival Castel Dei Mondi / BoO
Septembre : A Villeneuve sur Lot (47), 15 et 16 septembre, Bastid’Art / BoO
Octobre : À Paris (13ème), du 5 au 8 octobre 2017, Village De Cirque 2R2C / A-Tripik
 

au Cirque Electrique : Place du Maquis du Vercors, 75020 PARIS
 

SUIVEZ LES ACTUALITES DU CirkVOST :
  • Chloé Guyot
    (Owner)
    • 2017-05-24 09:56:55
    • 2,172 views
  • Tags - #cirque #acrobate #compagnie #Trapéziste #jongleur #CirkVOST #cirque electrique
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI