Gymnaste, jongleur... Clément Dazin fait virevolter les balles !

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Clément Dazin est gymnaste, danseur et jongleur qui trouva dans le jonglage, dès son plus jeune âge, un moyen de développer sa créativité avec beaucoup de liberté. Après des études à l'école de cirque de Lyon, puis au Centre National des Arts du Cirque, Clément Dazin monte son premier spectacle - "Bruit de couloir" - qui lui a valu un succès mondial.
Clément Dazin fait voler et virevolter les balles avec agileté et poésie... Il revient aujourd'hui avec une nouvelle création, "Humanoptère", une pièce de jonglage chorégraphique pour 7 jongleurs sur la thématique du travail dans la société.



Clément Dazin © Tous droits réservés


Comment votre passion pour le cirque s’est-elle développée ?
Pouvez-vous nous parler de votre parcours artistique ?
J’ai commencé la gymnastique quand j’avais 6 ans et j’ai fait plusieurs années de compétition. J’aimais beaucoup ce sport mais la compétition ce n’était pas mon truc... j’ai donc arrêté à l’âge de 13 ans. J’ai toujours fait du cirque (enfin ce que je considère comme du cirque…), comme le vélo acrobatique, du roller ou encore du skate board… mais c’était toujours en autodidacte.
A l’âge de 16 ans, j’ai rencontré une fille qui faisait une classe cirque dans mon collège. L’association avait monté un chapiteau juste à côté du collège. C’est là que j’ai commencé à aller m’entrainer puis je suis resté avec eux pendant 7/8 ans.

Pourquoi avoir choisi de vous tourner vers le jonglage ? Qu’est-ce qui vous plaît dans cette pratique artistique ?
Au début je faisais surtout du passing (jonglage avec des échanges) dans la même association que j’avais rejoint à l’âge de mes 16 ans. Puis ensuite, j’ai fait l’école de cirque de Lyon et la CNAC. Ce fût pour moi un changement de pratique avec le passage du cirque en collectif au solo.
Ce que j’ai aimé dans cette pratique c’était la possibilité de créer des modes de jonglage, la manière de bouger avec des balles, pouvoir créer quelque chose de singulier. Je pouvais développer ma créativité avec une grande liberté. Finalement cette orientation s’est faite inconsciemment, ça s’est fait petit à petit…



Bruit de Couloir - Clément Dazin © Tous droits réservés


Vous avez créé « Bruit de couloir » en 2013, votre premier spectacle… pouvez-vous nous en dire plus sur cette création qui a fait l’objet d’une tournée dans le monde ? Qu’est-ce qui vous a inspiré le titre ? 
J’ai créé ce solo à ma sortir du CNAC. Le thème de base était l’expérience de « mort imminente ». J’avais commencé à porter de l’intérêt sur ce phénomène et donc je me suis renseigné sur le sujet. C’est à partir de là que je me suis lancé sur cette thématique pour la création du spectacle.
Dans la pièce je travaillais beaucoup sur les « couloirs de lumière », ce même phénomène que l’on retrouve dans l’expérience de mort imminente. Et pour le titre, je trouvais intéressant de reprendre une expression qui évoque la rumeur tout en incluant la notion de couloir.



Bruit de Couloir - Clément Dazin © Tous droits réservés


Quelles ont été vos plus fortes émotions, impressions lors de cette tournée ?

Au tout début, avant la production du spectacle, j’ai fait une présentation de travail à la Villette, avec le créateur son, Grégory Adoir. J’avais eu beaucoup de stress car le spectacle n’était pas près et nous devions le présenter devant de nombreux professionnels. Mais finalement ça s’est très bien passé et j’ai pu faire la rencontre d’un programmateur d’aerowaves, qui travaillait à l’époque à la maison de la danse de Lyon. Cette rencontre a propulsé le spectacle et on a eu un enchaînement de date par la suite.
Pendant la tournée, j’ai fait une représentation en Suède, qui a été particulièrement marquante… C’était une grande salle avec une grande scène et un grand public, alors que ma pièce était plutôt intimiste. On jouait gros ce soir-là car il y avait beaucoup de professionnels internationaux qui étaient venus voir le spectacle. J’étais fragile et pas sûr de moi au départ, mais Grégory Adoir m’a rassuré en me disant de faire ce que je savais faire, tout simplement. Et finalement le spectacle fût une réussite !
J’avais trois représentations de prévues au Centre national de danse à Pantin. La première c’est très bien passée mais, à la deuxième représentation, j’ai rencontré un problème pendant le final. Je finissais le spectacle en envoyant une balle en l’air, je la laissais tomber au sol puis je la rattrapais et la lumière s’éteignait : je réalisais ce mouvement en boucle. Mais, à un moment, j’ai pris la balle dans la figure, ce qui m’a sonné, et perturbé par la suite car je ne retrouvais plus la balle pour enchaîner mon mouvement... j’étais assez embarrassé. Au moment de saluer le public, j’essayais de faire bonne figure malgré ma déception au sujet de ma prestation.
Après le spectacle, une personne du public est venue me voir pour me féliciter, pour me dire que le spectacle l’avait touchée ! Elle m’a ensuite dit que le moment où je perdais la balle était très bien « écrit », que ça lui avait donné des frissons et rappelé sa propre fragilité… C’est à ce moment-là que je me suis dit que la chute faisait partie du spectacle et que tout ne m’appartenait pas forcément.
Cette tournée était vraiment incroyable ! Nous avons fait des représentations dans une dizaine de pays en Europe, nous sommes allés en Chine, au Brésil à la réunion… j’ai même fait une adaptation dans l’église abbatiale du Mont St Michel. Et nous partons cette année à Taiwan.



Bruit de Couloir - Clément Dazin © Rencontres Chorégraphiques


Concernant votre compagnie « La Main De l’Homme »…
Pourquoi avoir choisi cette appellation ? Comment cette compagnie a-t-elle vu le jour ?
Pendant que je tournais « Bruit de couloir », j’étais en production délégué avec Les Migrateurs. Quand j’ai commencé à sentir l’envie de créer un spectacle avec 7 personnes au plateau, j’ai réalisé qu’il fallait que je change de fonctionnement et que je monte ma propre compagnie. Pour le nom, j’avais vu un reportage intitulé « Le sel de la terre », de Sebastio Salgado, un photographe. Dans ce reportage il avait parlé de son livre « La main de l’homme » et j’ai tout de suite tilté. J’ai ensuite fait mes recherches pour savoir si pouvais reprendre un nom déjà existant et c’était parti !

Votre dernière création s’intitule « Humanoptère » … Pourquoi avoir choisi d’aborder le thème du travail dans la société ? En quoi cela vous inspire-t-il et qu’avez-vous souhaité mettre en lumière ?
J’ai travaillé dans différentes entreprises, avant de me consacrer entièrement à ma carrière d’artiste, et dans le jonglage j’avais toujours eu envie d’illustrer, de m’accaparer les gênes du travail et cette notion de répétition que l’on retrouve dans le monde du travail. Je trouvais que c’était un aspect de notre vie qui nous prenait beaucoup de temps, de place, et qui nous « bouffait » en quelque sorte.
A cette période, je venais aussi de me faire virer d’un projet, et j’avais été très étonné et déçu de voir que la relation hiérarchique était aussi présente dans le monde du cirque. En fait le choix de ce thème s’est fait un peu de manière impulsive.



Humanoptère - Clément Dazin © Michel Nicolas


Humanoptère - Clément Dazin © Michel Nicolas


Il s’agit d’une pièce de jonglage chorégraphique... quelles ont été les innovations dans ce nouveau spectacle, par rapport à vos précédentes créations ?
Tout d’abord, il s’agit d’une pièce de sept personnes, ce qui est une première pour moi ! Parmi eux, il y a des façons différentes de bouger, de créer, ce qui apporte de la singularité chez chacun. Mon but dans cette création est aussi de transmettre à l’équipe ma manière de jongler et de bouger.

Quelles sont vos « envies » de tournée pour ce spectacle et plus largement pour la suite ?
L’idéal serait d’avoir la même tournée que « Bruit de Couloir » !
Après pour mes envies futures, j’aimerais réaliser à nouveau un duo avec une danseuse que j’avais fait pour le Sujet à Vif d’Avignon.
J’ai également un spectacle cet été avec des musiciens et un des jongleurs faisant partie d’Humanoptère.
Enfin, j’ai été sollicité pour un faire un spectacle jeune public cette année mais j’ai dû décliner l’invitation car mon planning était trop rempli. Je reste bien intéressé par cette proposition que je reporte à plus tard…


Humanoptère - Clément Dazin © Maison des jonglages


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  • Chloé Guyot
    (Owner)
    • 2017-06-19 13:00:54
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