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Le Cirque Rouages est un collectif de plusieurs artistes, techniciens, constructeurs, musiciens, tous passionnés et désireux de rassembler leur énergie pour créer une mécanique poétique, musicale et corporelle. 
Le Cirque Rouages fête cette année ses 10 ans d'existence, de spectacle, de passion, de création... et on espère que ça durera encore longtemps ! 





Vous fêtez cette année les 10 ans du « Cirque Rouages » alors… Joyeux anniversaire ! Comment est née la compagnie ? D’où vient son nom ?
La compagnie est née d’un projet associatif il y a 12 ans. Au départ c’était un projet amateur. On est parti avec une association appelée « Car’pe Diem », et on a fait un projet avec une tournée de 9 mois consécutifs dans des petits villages en France, où l’on présentait un spectacle de théâtre-cirque dans un petit chapiteau. A l’époque on était 13 à porter ce projet, tous étudiants. A l’issue de cette expérience, 9 d’entre nous avons décidé de continuer. C’est là que nous avons monté le « Cirque Rouages » !
On a choisi « Cirque Rouages » car dans la compagnie, il y avait plusieurs scénographes, trois constructeurs… il y avait déjà une envie de mélanger scénographie/mécanique et cirque/théâtre.



© Cirque Rouages


Vous avez fait vos premières années de représentations sous un chapiteau avant de connaître la salle.
Quelle(s) différence(s) y a-t-il entre ces deux espaces ? Lequel préférez-vous ?
La différence vient du spectacle que nous créons. Le chapiteau c’est un espace qui doit être complètement habité, on doit pouvoir rentrer dans un univers dès que l’on a passé la toile du chapiteau. On a aussi une proximité avec le public que l’on ne trouve pas en salle, ce qui est vraiment intéressant pour certains spectacles.
Il n’y a pas une chose que l’on préfère plutôt qu’une autre… C’est plus dur de tourner en chapiteau, surtout quand on a une grosse équipe car l’installation est longue... Le chapiteau présente d’autres contraintes que la salle, et il faut beaucoup de motivation et d’énergie. Pour vous donner un exemple, pour une date en chapiteau on part 5 jours alors que pour une date en salle on part 1 journée. Mais nous jouons surtout en rue, qui est encore un espace différent de la salle et du chapiteau.



© Cirque Rouages


Comment est créé le « Collectif Atomik » dont vous faites partie ?
Le « Collectif Atomik » s’est créé avec une compagnie appelée « Les presque siamoises », qui est un duo de contorsionnistes. Il y a 5 ans, on est parti sur une création collective et finalement ça a été plus de la recherche de technique de cirque car il n’y a jamais eu de spectacle qui en est sorti. C’était vraiment une collaboration entre deux compagnies, sur le travail et sur l’aide à la diffusion de la tournée. C’était une période où l’on avait fait un peu d’autoproduction en tournée et du coup on avait décidé de réunir nos moyens pour acheter un chapiteau : elles voulaient jouer sous le chapiteau et nous on était à notre deuxième chapiteau et on avait besoin de quelque chose de plus grand.

Vous avez créé « ...Sodade... » en 2015. Quelle est la signification de Sodade ? De quoi parle cette pièce ?
C’est un mot portugais qui porte une nostalgie, pleine de solitude mais aussi pleine d’espoir, que l’on ne retrouve pas dans la langue française.
Cette pièce parle d’un vieux monsieur exilé à l’autre bout du monde et à chaque tempête, il se replonge dans ses souvenirs qu’il a connus il y a bien longtemps (amours, amis, etc). Mais finalement on ne saura jamais si tous ces souvenirs ont bel et bien existé….
C’est une structure qui a été inventée pour l’occasion : c’est un câble tendu entre deux grandes roues qui tournent. Ce câble permet deux niveaux de travail avec un fil à 5 mètres du sol, et un deuxième qui est à peu près à 3 mètres du sol.



Sodade © Cirque Rouages


Pouvez-vous nous en dire plus sur l’agrès autour duquel le spectacle est construit ? Comment les deux funambules et les deux trapézistes se partagent-ils l’espace ?
Il y a eu un vrai travail de recherche autour des deux trapézistes, car il n’y a pas de trapézistes qui font du trapèze sur un câble. Les deux trapézistes du spectacle faisaient une recherche sur le trapèze à petite hauteur (2,20 m). On a donc utilisé leur recherche sur cette hauteur, pour reconstruire le câble et les roues sur le même diamètre.

Quelle est la place du chant live dans la pièce ?
C’est un peu comme une ligne de conduite que l’on essaye de garder avec le « Cirque Rouages » depuis 10 ans, c’est-à-dire que la musique soit en live. Là c’est Anouk qui chante, qui est également une comédienne. Pour ce spectacle on avait envie qu’elle soit principalement sur le chant. Les deux musiciens de la pièce ont un peu le rôle des conteurs de l’histoire… appuyé par le chant.



Sodade © Cirque Rouages


Vous proposez à la fin du spectacle une ascension funambule, variable selon l’architecture du lieu… Qu’est-ce que cette scène finale représente ?
La traversée finale représente le personnage qui part vers l’infini, qui continue coûte que coûte. Malgré tous ses souvenirs qui lui reviennent en mémoire, d’être entre le réel et l’imaginaire, le personnage continue à avancer... On ne propose pas cette « dernière image » à chaque fois, seulement quand le lieu s’y prête…



Sodade © Cirque Rouages


« Boate » est l’une de vos dernières créations…. Que raconte ce spectacle ? Quels sont les thèmes abordés ?
C’est un spectacle qui parle des migrants et qui retrace un peu un des chemins qu’ils peuvent prendre en venant d’Afrique. C’est un spectacle très visuel car il n’y a pas de texte, on raconte toute l’histoire juste avec nos corps et une grosse boîte en bois. Il y a également la musique et la création sonore qui aide à la dramaturgie.



Boate © Cirque Rouages


Pourquoi avoir choisi de faire vos représentations dans la rue ? De quelle manière vous servez-vous de cet espace pendant le spectacle ?
Dès que j’ai pensé à ce spectacle, c’était clair pour moi de le faire dans la rue car c’est l’endroit où tout le monde peut se retrouver, avec un décor naturel qui se prêtait très bien au thème. C’était également intéressant car le public pouvait utiliser l’espace avec nous, comme au début du spectacle où l’on fait migrer le public dans différents lieux. C’était important pour nous que les gens puissent se déplacer dans l’espace scénique.



Boate © Cirque Rouages


Comment vous est venue l’idée d’organiser le spectacle autour d’une caisse en bois ? Comment abordez-vous l’espace scénique entre mouvements acrobatiques à deux et le travail autour de la caisse en bois ?
Cela fait 5 ans que je travaille avec cette caisse en bois. Au début c’était pour un autre projet collectif qui n’a pas été au bout de la création. J’ai beaucoup aimé travailler avec cet objet, donc j’ai continué tout seul. Et il y a deux ans, j’ai appelé Florent Finot pour lui proposer de travailler à deux avec cette boite en bois, et c’est à ce moment-là que j’ai eu envie de faire un spectacle sur les migrants.
On a commencé à travailler juste la technique, on a cherché beaucoup de matière, tout ce que l’on pouvait faire sans se préoccuper du thème n’y de la dramaturgie. Puis on a entamé le processus de création artistique et dramaturgique.
Nous avons fini la création il y a deux semaines, mais à la fin on s’était retrouvé à devoir rajouter de la technique sans la boite. En effet, on avait beaucoup travaillé autour de cet objet et il n’y avait pas assez d’échanges directs entre nous. Finalement on était devenu un trio et on devait trouver un moyen d’exister un peu plus, en tant que comédiens.
On utilise cette boîte pour symboliser pleins de choses sur notre trajet : au début c’est plus une charge à porter, qui nous sert à transporter des choses, puis elle devient un bateau, ensuite un mur à gravir, etc. 



Boate © Cirque Rouages


DATES A VENIR DU SPECTACLE BOATE :
2 et 3 juin au festival Pellri'nez (Le Pellerin 44)
6 et 7 juillet au festival Sorties de bain (Granville 50)
9 juillet au festival Les Affranchis (La Flèche 72)
19 et 20 août à Eupen
23, 24, 25 et 26 août au festival Eclat (Aurillac 15)


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  • Chloé Guyot
    (hôte)
    • 2017-06-15 13:22:18
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  • Tags - #cirque #Trapéziste #CollectifAtomik #Sodade #Boate #funambules
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