Les Rois Vagabonds : duo de clowns sur fond de Vilvadi...!

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Les Rois Vagabonds sont nés de la rencontre entre Igor Sellem et Julia Moa Caprez. A travers la danse, la musique, l'acrobatie et le théâtre gestuel, ces deux artistes sont portés par un désir commun : explorer l'art du clown. C'est ainsi que depuis 2008, ils développent leur duo à travers la recherche d'un langage universel et sans paroles.
Les Rois Vagabonds font du clown intemporel et poursuivent l'évolution de leur spectacle "Concerto pour deux clowns", année après année...
En attendant de découvrir le spectacle qui continue sa tournée mondiale (toutes les dates ICI), voici l'interview !



© Les Rois Vagabonds


Comment « Les Rois Vagabonds » sont nés ? Pourquoi ce nom ?
Au moment de créer Les Rois Vagabonds, Igor et moi étions tous deux itinérants. Nous travaillions alors dans des compagnies différentes et vivions respectivement en camion et en caravane.
Nous étions donc « vagabonds », mais nous nous sentions aussi un peu comme des rois, ressentant un certain privilège de pouvoir vivre notre métier sur les routes.
Plus tard nous nous sommes rendus compte que nos deux clowns étaient en quelque sorte un roi et un vagabond.




Qu’est-ce que les dix années avec la Compagnie Erectus ont-elles apportées à Igor ?
La compagnie Erectus est une compagnie qui développe le lien entre la musique et le théâtre gestuel. Igor a pu continuer cette recherche avec Les Rois Vagabonds.



© Les Rois Vagabonds


Et vous Julia… peut-on dire que vous jouez-vous du violon "depuis toujours" ?
Comment s’est faite votre rencontre avec le monde du cirque ?
Je joue du violon depuis l’âge de 4 ans. Pendant l’adolescence, j’ai mis le violon en veille car j’étais dans une recherche plus physique. Pendant une dizaine d’années, je ne voyais pas comment combiner le violon avec la danse et l’acrobatie. Au final, c’est le clown qui m’a permis d’intégrer pleinement le violon. Et le violon m’a permis de trouver une liberté dans le jeu de clown.
J’ai toujours été proche du cirque. Je suis née en Suisse, où il y a une tradition de cirque très présente. Ma mère est une grande passionnée du cirque et elle m’y emmenait souvent.  Enfant je pratiquais l’acrobatie, le monocycle et le fil.



© Les Rois Vagabonds


Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Avec Igor nous nous sommes rencontrés dans un stage de clown et nous sommes restés en contact. Nous étions chacun dans des compagnies différentes, mais nous avions tous les deux envies de partir dans un travail de clown. Nous avons alors créé « Les Rois Vagabonds ».



© Les Rois Vagabonds


Votre spectacle, « Concerto pour deux clowns », rencontre un franc succès auprès du public ! Quelle est l’histoire de ce spectacle ? Pourquoi un concerto ?
Nous avons mis quelques mois pour créer la base du spectacle. Puis nous avons constamment essayé des choses avec le public. Pendant les premières années, le spectacle a beaucoup évolué et encore aujourd’hui nous continuons à rajouter des éléments ou des fois des scènes entières.
Le clown crée et construit avec ce qu’il sait faire. Notre passion de la musique classique nous a fourni un prétexte simple pour entrer en scène : jouer un concerto. La simplicité de ce prétexte permet de laisser libre cours à l’imagination. Tout devient alors possible, l’intellect peut céder la place à l’émotion.



© Les Rois Vagabonds

© Les Rois Vagabonds


Comment ce couple atypique est-il né ? Quels liens peut-on établir entre la personnalité des personnages et leurs instruments ?
En partant dans ce travail nous n’avons pas imaginé des personnages et nous ne savions pas que nous allions être un Clown Blanc et un Auguste. Alors qu’aujourd’hui cela nous paraît une évidence ! La relation entre nos deux clowns est née dans l’action. Dans le clown de situation, la hiérarchie entre les personnages donne du jeu.
En ce qui concerne les instruments de musique, c’est vrai que le violon a une image précieuse alors que le tuba est plus simple. Je joue avec virtuosité, Igor m’accompagne de manière basique.  Mais cette hiérarchie évoluera au fur et à mesure du spectacle. Igor deviendra également soliste et nous finirons par un duo trompette- violon en égale-à-égale.



© Les Rois Vagabonds


Musiciens, acrobates, mimes… pouvez-vous nous en dire plus sur la pluridisciplinarité de cette prestation ? Comment l’idée vous est-elle venue ?
Nous avons utilisé tout notre bagage pour monter ce spectacle. La pluridisciplinarité n’était pas une idée mais une réalité. Mais en réalité c’est le public qui nous fait clowns !

Quels est votre rapport avec le public pendant que vous êtes sur scène ? Quelles émotions voulez-vous susciter chez les spectateurs ?
Les clowns que nous sommes n’ont de cesse de faire tomber ce qu’au théâtre on appelle le quatrième mur (le mur imaginaire qu’il y a entre le public et la scène). Dans l’écriture même de notre spectacle le public est présent comme partenaire, comme guide, comme moteur de certaines de nos actions. Il y a des moments dans notre spectacle où il faut que le public réagisse pour que nous puissions rebondir derrière.
Rire, pleurer ou chanter ensemble crée un lien particulier. Ce n’est pas une émotion en particulier mais une sensation d’appartenance que nous espérons générer. J’aimerais que notre spectacle permette à chacun de se sentir faire partie d’une histoire humaine, une histoire dans l’instant présent que l’on vit ensemble.



© Les Rois Vagabonds

© Les Rois Vagabonds


Qu’est-ce que les « clowns nouveaux » et vous considérez-vous comme tels ?
Le clown est toujours nouveau dans le sens du renouvellement constant qu’il lui faut pour être vrai.
Si on prend une entrée de clown existante, construite par quelqu’un d’autre, il va falloir trouver un renouvellement et une transformation pour la rendre juste pour soi-même et dans le moment présent.
Dans l’histoire du clown des sketchs ont souvent été repris et copiés sans renouvellement, perdant ainsi leur authenticité et souvent leur sens drôle. On a appelé cela du « clown traditionnel » et on y a opposé le terme « clowns nouveaux ».
Pour moi cela n’a pas de sens. Je pense que le clown est intemporel car il n’existe que dans le moment présent et se construit sur chacun, de manière très personnelle. Il lui faut toujours, à toute époque, être à la hauteur de la compréhension du public actuel.



© Les Rois Vagabonds


Quelles sont vos projets à venir ? De tournée ? De création ?
Les possibilités de jouer un spectacle qui touche un public large sont infinies et nous espérons pouvoir tourner CONCERTO POUR DEUX CLOWNS encore longtemps.
Nous nous inscrivons dans la tradition des clowns qui, tels les emblématiques Grock, Buffo ou Slava, font évoluer leur spectacle tout au long de leur vie. 
Le clown construit avec ce qu’il est, et ce qu’il sait faire. Il est donc difficile de changer la matière... Je sortirai toujours mon violon et je jouerai encore et encore du Vivaldi !



© Les Rois Vagabonds


SUIVEZ LES ACTUALITES DES ROIS VAGABONDS : 
  • Chloé Guyot
    (Owner)
    • 2018-02-09 15:12:08
    • 1,339 views
  • Tags - #Spectacle #clown #cirque #LesRoisVagabonds #Auguste #Clownblancduo #concertopourdeuxclowns
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