Les Colporteurs, une compagnie sur le fil !

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Depuis 1996, Les Colporteurs ont marqué l’univers du cirque contemporain en France et à l’étranger. Portée par ses deux fondateurs, Agathe et Antoine, la compagnie créée des spectacles interdisciplinaires mêlant le cirque, la danse, le théâtre et la musique.
Avec des spectacles construits autour du fil de fer et en s'inspirant des sources littéraires, Les Colporteurs mettent en lumière la métaphore poétique du déséquilibre, des paradoxes et des émotions de la vie...

Dans leur dernier spectacle, « Sous la Toile de Jheronimus », Les Colporteurs rendent hommage au peintre Jérôme Bosch et à sa peinture « Le jardin des délices » … en ce moment et jusqu'au 2 juillet, le spectacle est en tournée dans le "Grand Est" ! Toutes les dates > ICI.




Evohé - Les Colporteurs © Tous droits réservés


Comment est née la compagnie « Les Colporteurs » ? Quelles ont été les étapes clés dans votre parcours ?
Les colporteurs sont nés à l’initiative d’Agathe Olivier et d’Antoine Rigot, qui se sont rencontrés à l’Académie Fratellini dans les années 70’.
Ensemble, ils avaient monté un duo dans les années 90, appelé « Amore et Captus », qui a été un succès et a donné lieu à une tournée dans le monde. C’est par la suite que l’envie de monter une compagnie est née. Ils avaient très envie de chapiteau et d’aventures collectives, et ils voulaient également monter une création collective qui s’appelait « Filao ». Ils ont donc décidé de monter la compagnie « Les Colporteurs » en 1996 pour satisfaire leurs envies et pour pouvoir monter ce premier spectacle.
Agathe et Antoine sont les deux piliers de la compagnie. En fonction des créations, l’équipe évolue et se sont rarement les mêmes artistes que l’on retrouve d’un spectacle à l’autre.



Les Colporteurs © Tous droits réservés


Pouvez-vous nous parler de vos créations ? De l’esprit artistique qui vous anime ? Quels sont les thèmes que vous évoquez dans vos spectacles ?
La thématique artistique de la compagnie est le fil de fer, qui est la discipline d’Agathe et d’Antoine. Néanmoins, on peut plus ou moins parler de thématique, c’est plutôt une discipline artistique omniprésente dans tous les spectacles. Après il y a le fil en lui-même, qui est devenu la métaphore poétique du déséquilibre, des paradoxes, des émotions, présente dans tous les spectacles. Mais la thématique principale des spectacles est l’équilibre fragile de la vie, en lien avec ce fil de fer, qui incarne le fil de la vie.

Vous mélanger dans vos œuvres plusieurs disciplines comme la danse, le chant, la musique, etc… quelles sont vos sources d’inspiration ? Pourquoi ce choix de pluridisciplinarité ?
Les sources d’inspirations sont pour la plupart du temps des sources littéraires, mais il y a également la peinture.
Nous avons fait le choix de la pluridisciplinarité car le cirque a toujours été un espace pluridisciplinaire avec un mélange de burlesque, d’acrobates, de danse, etc.


Evohé - Les Colporteurs © Tous droits réservés


Pouvez-vous nous en dire plus sur la sculpture-structure baptisée « Etoile » ?
En 2006 est né le spectacle emblématique de la compagnie, appelé « Le fil sous la neige ». Ce spectacle rassemble uniquement le fildefériste, et ne parle que du fil. C’est une métaphore de la vie à travers l’expression du fil de fer. Cette création a fait le tour du monde et beaucoup de personnes en parle encore… cette création a marqué l’histoire du cirque contemporain.
Après la création de ce spectacle, Antoine a voulu réunir des personnes avec une pratique très différente et singulière avec le fil de fer. Il s’agissait de créer une structure de fils autonome, beaucoup plus jolie qu’un simple fil autonome et qui permette de jouer partout : que ce soit dans la rue, dans un champ ou au milieu de l’eau… Il a donc réfléchi, avec un scénographe et une école d’architecture de Nantes, à une structure qui avait une dimension très artistique et pas que technique. C’est comme ça qu’est née la sculpture structure « Etoile ».



Le fil sous la neige - Les Colporteurs © Tous droits réservés


Comment, à partir de cette installation, les duos « Tarina » et « Hautes Pointures » sont-ils nés ?
Les duos « Tarina » et « Hautes Pointures » sont nés de en même temps que la création de la structure, avec l’envie de créer des formules, des formes de spectacles légers et des petites formes funambulesques. L’idée est de créer que de courts spectacles, d’une durée de 30 minutes, sous forme de duos et avec des représentations seulement dans l’espace public.

Quels sont les principaux thèmes abordés dans les 2 spectacles « Etoiles » #3 et #4 ?
L’étoile #3, le « Chas du Violon », parle de la relation mère-fille car les deux artistes qui jouent dans ce spectacle sont mère et fille dans la vie.
Pour l’étoile #4, « Evohé », il y a une thématique plus mythologique. C’est une interprétation et une extrapolation de l’histoire d’Ariane et de Bacchus. Antoine a voulu se faire rencontrer ces deux personnages mythologiques, à partir de l’histoire d’Ariane et Thésée, au moment où celle-ci retrouve le fil à l’entrée du labyrinthe. C’est la métaphore d’une rencontre amoureuse contemporaine.  



Evohé - Les Colporteurs © Tous droits réservés


Pouvez-vous nous parler de votre dernière création, « Sous la Toile de Jheronimus » ? Pourquoi avoir choisi de monter un nouveau spectacle autour du peintre Jérôme Bosch, et de son œuvre « Jardins de Délices » ? Qu’est-ce qui vous a inspiré dans ce tableau ?
On a eu une commande du Festival de cirque contemporain Circo Circolo, qui est une biennale en Hollande. Le directeur de ce festival a eu une demande de la Fondation Jheronimus Bosch 500, dans le cadre de la commémoration de la mort du peintre Jérôme Bosch.
Cette fondation a demandé au Festival Circo Circolo de passer un appel à projets et de trouver des compagnies pour travailler autour de Jérôme Bosch, à l’occasion d’un événement. Le choix de monter un spectacle autour de ce peintre est donc parti de là.
Nous avons choisi de travailler autour du tableau « Le jardin des délices » (16ème siècle), car c’est une œuvre très contemporaine et très actuelle, ce qui nous rapproche donc énormément de la vision d’un monde qui n’a jamais vraiment disparu. Et puis il y a aussi un foisonnement artistique énorme, une esthétique très forte, avec à la fois une interprétation mystique, poétique, monstrueuse, orgiaque et cataclysmique du monde qui est très proche d’une vision que peut avoir Antoine de notre monde contemporain.


Sous la toile de Jheronimus © Guillaume de Smedt
Sous la toile de Jheronimus © Guillaume de Smedt
Sous la toile de Jheronimus © Guillaume de Smedt


Quelles difficultés ou facilités avez-vous rencontré pendant la création de ce spectacle ?
On a eu beaucoup de difficultés tout au long de la production car c’est une grosse production et un chapiteau nécessite des coûts très élevés. Dans le contexte politique et économique actuel, c’est très difficile de monter des grosses productions sous chapiteau et de trouver des partenaires qui ont les moyens. Il y a eu également beaucoup de blessés. Je dirais que la création reste un « acte douloureux ».
Pour les facilités, je dirais que c’est au niveau du choix de l’équipe et de la distribution. Malgré tout, il y a beaucoup de plaisir et de bonheur à pouvoir sortir un spectacle.

Quels sont les projets à venir pour la compagnie ?
Antoine fait beaucoup de mises en scène en dehors de la compagnie, comme la dernière promotion de l’Ecole de Fratellini.
Nous sommes également en train de faire évoluer la sculpture-structure « Etoile », pour partir sur une nouvelle création en 2018.



Sous la toile de Jheronimus - Teaser 1 © Tous droits réservés

Sous la toile de Jheronimus - Teaser 2 © Tous droits réservés

Sous la toile de Jheronimus - Teaser 3 © Tous droits réservés


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