"La Rue Raisonne", le cri du coeur de DANAKIL

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Quelques semaines avant de fouler la scène du Reggae Sun Ska festival, Mathieu, saxophoniste et manager du groupe nous a accordé quelques instants. Danakil fait partie des piliers du reggae français, notamment dans le sud ouest de la France où leur popularité est des plus installées. Le groupe multiplie les albums, les concerts et les actes militants. Le reggae est déjà une forme d'engagement politique, mais Danakil va plus loin en s'investissant pour de nombreuses causes et associations.
Rencontre avec Mathieu, saxophoniste et manager du groupe, qui nous parle du développement de Danakil et de la place du reggae français sur la scène musicale...

 

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Vous allez jouer au Reggae Sun Ska, que représente ce festival pour vous ?

Nous, le Reggae Sun Ska, c'est un peu comme à la maison. Le label qui a été monté par notre groupe (Baco Records) est basé sur Bordeaux, de plus en plus de musiciens des Danakil viennent habiter dans le coin, et c'est un festival avec qui on partage une histoire commune. On y a joué énormément de fois, chaque album qui est sorti a été défendu là bas, on connaît très bien l'équipe qui organise parce qu'ils ont été nos tourneurs pendant de longues années et ont énormément contribué au développement du groupe.
Retourner au Reggae Sun Ska, c'est toujours un plaisir parce qu'on revient à la maison et on bosse avec des gens adorables qu'on aime beaucoup. Vu que le développement de Danakil s'est énormément fait dans le sud ouest de la France, on retrouve généralement un public assez chaud qui nous attend et qui nous accueille toujours de façon très chaleureuse à chaque fois. Pour nous c'est un super moment.

 


© Valentin Campagnie

 

Vous faites partie des groupes engagés, quels sont les messages que vous souhaitez véhiculer ?

Sur les deux albums avant le dernier album, on a eu un passage où on sent que les thématiques étaient plus larges que l'engagement qu'on pouvait avoir dans les deux premiers albums. Avec la Rue Raisonne, c'est un album qui a été essentiellement composé pendant l'année et demi pré-présidentielle donc on a passé pas mal de temps à s'engueuler entre nous dans le bus sur des sujets qui nous touchent tous.
Même si c'est compliqué de résumer le militantisme du groupe en 2 minutes, nous on n'a pas de causes de prédilection en particulier, c'est juste ce qui nous concerne, ce qui concerne la vie de tous les jours, ce qui concerne nos enfants, ce sont des choses qui nous touchent. Ça va de l'écologie, qui est une des valeurs qui paraissent le plus important à mettre en avant dans nos chansons. Ça passe aussi par les inégalités de richesse etc. on bosse avec pas mal d'assos. Il y a les messages qui sont présents dans les chansons mais il y a aussi l'engagement du groupe avec des assos comme Greenpeace ou la fondation Abbé Pierre qui sont des causes qui nous tiennent à cœur.

 

 

Vous travaillez également avec une asso au Mali…?

Oui, on bosse aussi avec une asso qui s'appelle Les Artistes pour l'eau qui est une asso à laquelle on tient beaucoup et qu'on aime bien mettre en avant. Avec eux, ça va faire 8 ou 9 ans qu'on bosse. On participe au développement d'un petit village au Mali qui était en train de péricliter il y a une dizaine d'années, les gens partant à la capital parce qu'il n'y avait plus d'eau.
Avec seulement concerts de soutien, on a réussi à creuser un puis là bas, ce qui à permis le développement d'une ferme. On a acheté des volailles, on a commencé à faire du maraîchage, mainteant on développe la pisciculture. C'est vraiment sympa pour nous parce que ça allie plein de thématiques différentes, l'agro-agriculture, la permaculture, la pisciculture, tout ça mêler avec la problématique d'échanges Nord / Sud. C'est un des plus beaux chantiers qu'on ait réussi depuis le début.

 


© Valentin Campagnie


© Valentin Campagnie

 

Tu es aussi manager du groupe, comment faire vivre un groupe de reggae aujourd'hui ?

Il n'y a pas 1500 solutions. Ça passe par la route avant tout. On fait partie d'une esthétique de musique qui n'est quasiment pas diffusée au niveau national en radio ou en télé. On a très peu d'exposition. L'ensemble d'un développement d'un groupe de reggae, aujourd'hui ça passe essentiellement par le fait de faire ses preuves en live, sur scène et de conquérir son public doucement mais sûrement.
On n'a pas le succès qui vient comme quand tu fais la star ac ou que tu es à longueur de journée sur les ondes radiophoniques. C'est un succès qui est beaucoup plus lent à venir, ça prend des années à construire mais c'est plus solide. Il y a une vraie base de gens fidèles qui suivent album après album et qui permettent d'avoir in fine un développement le plus stable possible, et ça fait que ça ne peut pas s'écrouler du jour au lendemain, ça prendra forcément un peu de temps aussi, il faudra qu'on fasse beaucoup de bêtises avant de perdre tout le monde.

 

 

Comment travaillez-vous vos morceaux ?

Il n'y a pas de recette particulière, chaque morceau peut avoir sa petite histoire. Les choses vont changer l'année prochaine parce qu'on monte notre propre studio à Bordeaux. On va se retrouver un peu comme on faisait quand on était plus jeunes, autour de nos instruments, en studio pour créer. Tout le monde participe, ça se fait de façon très collégiale.

 

Avec ce studio vous allez peut être enregistrer d'autres artistes ?

Exactement, ce sera le studio du label et qui va bénéficier à l'ensemble des groupes du label. On espère pouvoir faire vivre le studio bien au delà des enregistrements du groupe.

 


© Valentin Campagnie

 

Que penses-tu des jeunes pousses en reggae ?

On les suit avec bienveillance. On apprécie énormément, c'est une nouvelle aire, tout ce qu'ils amènent est très frais. Ils font en ce moment, ce qu'on pensait totalement impossible il y a 10 ans, à savoir du reggae fait par des français mais en anglais. C'est une nouvelle aire qui s'est ouverte et c'est hyper positif. On est dans des cycles qui sont vertueux. Le public se renouvelle aussi et il y a des passerelles pour ces publics. Nos publics se complètent en plus, ça contribue de façon positive du développement du mouvement dans sa globalité.

 

Danakil au Trianon © Tous droits réservés

 

Vous avec beaucoup de featurings sur vos albums (Yaniss OduaPatrice...) qu'est-ce qui vous plaît dans ces collaborations ?

La plupart du temps, ce sont des rencontres qui ont été faites à gauche à droite, sur la route des festivals. C'est juste du plaisir de travailler avec des gens dont on apprécie la qualité musicale.

 

 

Si tu devais conseiller 3 albums de reggae à quelqu'un de novice ? 

Forcément un Bob Marley, le « Rastaman Vibration », un album de Groundation « Hebron gate » et le 3ème, le dernier album de Big Red « Vapor ».

 

"La rue Raisonne" disponible sur Baco Shop

 
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  • Saam WB
    (Owner)
    • 2017-07-11 14:53:59
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  • Tags - #musique #ska #reggae #danakil #INTERVIEW #Artist up #nouvel album #reggae sun ska #route #Reggae Sun Ska Festival #Patrice #la rue résonne #ournée
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