NOSFELL, l'onirisme au service du rock'n roll... Places à gagner pour MAAD IN 93 !

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Nosfell, "avec deux L, comme l'oiseau". Cette petite formule suffit à résumer le personnage. Cet être singulier, poétique et rock'n roll, cet OVNI dans le paysage musical français revient avec un nouvel album, "Echo Zulu". Nosfell a souhaité revenir à un son brut, tellurique, sans effet, sans fioritures pour que l'auditeur soit dans une attention directe. Rencontre avec Nosfell, qui sera à l'affiche du prochain festival Maad in 93, il partagera la scène avec La Chica Belleville.
   

►►► 2 PLACES A GAGNER ◄◄◄

Pour assister au concert de Nosfell (+ La Chica Belleville)

► Le Vendredi 6 octobre 2017 dans le cadre du Festival MAAD IN 93 
à l'Espace Guy Moquet

119 Avenue Paul Vaillant Couturier 93120 La Courneuve
Métro : ligne 7 > La Courneuve-8-Mai-1945

Envoyez vos Nom + Prénom à :
 bonne-nouvelle@artistup.fr 
avant jeudi 28 septembre à 18H

Les gagnants seront prévenus par mail après tirage au sort. 



"Echo Zulu" disponible sur iTunes 



Vous jouez pour le festival MAAD in 93, qu'est-ce qui vous plaît dans la démarche de cet évènement ?
 

Je suis content qu'il y ait un festival actif dans ce département un peu sensible, le moins riche de France. Il va y avoir les JO donc ce sera un changement drastique. Je suis né à Saint Ouen et c'est le hasard qui m'a ramené dans cette ville. Les choses changent beaucoup et on sent que l'argent gagne du terrain mais pas forcément dans le bon sens. Les antiquaires se développent beaucoup, il y a un clivage assez net entre les différents types de commerces... Une chose était tolérée avant, c'était les chiffoniers, les vendeurs à la sauvette, ils essayaient de vivre honnêtement et ces gens là ont été chassés de la porte de Saint Ouen, c'était pour faire place nette je pense mais il y a des façons de faire un peu violentes. Donc c'est super qu'il y ait une action culturelle forte et c'est un trait d'union entre toutes les personnes, je suis content d'y participer.



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Comment travaillez-vous votre son si particulier ? Y a-t-il beaucoup d'expérimentation dans votre travail ? 

Sur le son du dernier disque, je suis un peu retourné à mes premiers amours. Il y a 15 ans je travaillais sur mon premier album et ne voulait pas de reverb, pas d'effets, mais la base était des instruments acoustiques. Sur "Echo Zulu", je voulais revenir à cela, sans être dans une dynamique agressive comme à l'époque.
Aujourd'hui je suis moins dans cet esprit, mais je voulais quand même faire un disque très brut, très direct. Les compresseurs sont très doux, ils viennent des années 70, on a utiisé des micros à ruban également. Ce qu'il faut quand on travaille avec ces micros à ruban, c'est une belle pièce. Le studio dans lequel on travaillait avait une très belle pièce. Il faut beaucoup ouvrir les micros à rubans pour capter le son de la pièce. Il faut chanter un peu loin parce qu'ils sont fragiles...
Je voulais qu'on entende vraiment ma voix, mais que ce ne soit pas une démonstration. Je chante sur 4 octaves donc j'ai souvent envie de me balader dans cette tessiture au sein d'une même chanson.
C'est un disque très intime, mais très brut au niveau du son et des rythmiques. Pendant l'écriture de ce disque, j'écoutais beaucoup de Calypso, des choses très dansantes et je voulais que ça se ressente.

 

 

Il y avait des petites astuces pour l'enregistrement de ce disque ? 

J'aurais aimé qu'on enregistre en live en studio, mais on n'avait pas assez de budget, car il faut au moins un mois de répétition avec les musiciens. Donc on a fait en demi live, les rythmiques d'une part, les guitares de l'autres. On a fait les voix le même jour que les prises rythmiques.
Les harmonies ont très peu bougé, les voix étaient assez précises. Julien, qui a mixé l'album m'a beaucoup fait travailler les voix pour être juste dans l'intention, et me recentrer sur ma voix.
J'ai aussi beaucoup fait de backing vocal. Je suis aussi un adepte du shaker, souvent on a l'impression que c'est un peu cheap, mais moi j'avais envie que ce shaker reste. C'est un instrument qui m'aide vraiment à développer les rythmiques.

 

© Droits Réservés

 

En 2010, vous avez signé la musique d'une pièce de Philippe Découflé, est-ce que ce genre de projet vous tente à nouveau aujourd'hui ? 

Non, j'ai fait 2 gros spectacles avec la compagnie. Je défendais ma musique dans un projet d'art total, j'ai appris énormément, et j'étais avec ma femme et cela m'a beaucoup motivé. Ma femme est comédienne et danseuse et collaboratrice de Philippe même si ce n'est pas par elle que que je l'ai rencontré. On a beaucoup de connexions en commun de par le travail, mon éclairagiste par exemple ou mon régisseur. Il cherchait du sang neuf et des guitares pour ce spectacle. A cette époque là, on tournait énormément, il fallait produire énormément de musiques etc… Moi je suis adepte du « si t'as rien à dire tu restes chez toi » mais j'ai cette chance de toujours avoir envie de faire des choses. P
hilippe Decouflé est davantage un directeur artistique. On peut avoir beaucoup de place dans son écrin. Il a une énorme carrière, c'est un mentor à plein d'endroits. On a fait le spectacle, on a enregistré la BO, "Octopus", qu'on signe avec Pierre le Bourgeois. On a fait « contact » en 2015, donc ça doit faire 5 ans de spectacle vivant. Donc là "Echo Zulu", c'est mon travail, je me re-connecte avec mon audience qui m'avait peut être oublié depuis ce temps.

 

© Franck Loriou

 

Vos derniers albums étaient des albums concepts, diriez-vous que c'est le cas pour "Echo Zulu" ? 

C'était le cas pour les 3 premiers disques, là il n'y a pas vraiment de concept. J'ai écrit 38 chansons pour "Echo Zulu", j'en ai gardé 11. Je suis influencé par Tom Waits, ou Bob Dylan, surtout dans la manière de raconter des histoires. Le conte est une forme littéraire très courte qui vient de la tradition orale. L'idée de décrire un univers que les gens ne connaissent pas c'est intéressant.
J'ai eu l'angoisse d'avoir un père qui faisait du trafic et on ne savait pas trop ce qu'il se passait. Beaucoup de gens venaient à la maison et ils n'étaient pas de très bonne compagnie. Il y avait aussi beaucoup de violence physique, mais je trouve toujours une manière de le raconter, d'essayer de tirer ça vers le haut, qu'on puisse fantasmer sur ce type d'histoire. 
La structure de cet album est très symétrique, 5 titres en français, 5 titres en anglais, 1 titre bilingue et un ghost titre en langue klokobetz, la langue qu'a créé mon père. Les titres des chansons sont très froids, comme une succession d'évènement, une succession de chapitres.

 

 

Vous parlez souvent de crise identitaire, qu'entendez-vous par là ?

J'ai failli tomber dans une dépression à force de trop produire de musique etc, aussi parce que j'ai une fragilité morale qui me fait parfois tomber dans une tristesse ou une dépression. Donc je voulais des environnement de l'ordre du rêve. Depuis tout petit je note mes rêves, mon père me reveillait la nuit pour que je lui raconte mes rêves.
Je réponds toujours aux gens qui aiment ma musique et j'ai justement eu une correspondance avec une femme américaine, qui est malheureusement décédée depuis. La mère de cette américaine, Summer, avait retrouvé une conversation entre sa fille et moi qui avait été très forte. Elle se confiait beaucoup sur son intimité, on avait le même âge et on avait traversé les mêmes choses. J'étais très touché par le mail de cette femme. Elle avait été émue d'apprendre des choses sur sa fille. Ce qui m'a beaucoup suivi c'est cette idée de correspondance et j'ai voulu rendre hommage à celle-ci dans le disque.

 

© Droits Réservés

 

Quels sont vos projets après ce disque et cette tournée ?

J'ai un désir très fort de tourner le plus temps possible. J'ai un fort désir d'aller vers mon audience avec cet objet que j'ai créé. J'ai envie de développer ça, de tourner d'avantage, la tournée annoncée est jusqu'en février, mais il y aura peut-être des dates jusqu'à l'été suivant.
Il y a également un autre projet qui me tient à cœur... J'avais écrit une sorte d'opéra, entièrement chantée par la langue de mon père. Ces formes musicales sont très adaptés à cette langues. J'ai très envie de refaire une fantaisie lyrique, donc je travaille sur une orchestration pour une dizaine de musiciens actuellement.

 

"Echo Zulu" disponible sur iTunes

 

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NOSFELL EN CONCERT :

29.09 • La Clef Saint Germain en Laye
05.10 • Salle Saint Gobin Thourotte
06.10 • Festival Maad in 93 La Courneuve
07.10 • Festival du Livre Mouans Sartoux
13.10 • Le Cargo de Nuit Arles
20 & 21.10 • Le Hangar Chalette
27.10 • Le Silex Auxerre
10.11 • Le Temple Bruay la Buissière
11.11 • Le Rack'Am Brétigny sur Orges
15.11 • Le Café de la Danse Paris
25.11 • La Cave à Musique Macon
12.01 • Auditorium Jean Moulin Le Thor
13.01 • Château Rouge Annemasse
25.01 • La Barakasson Resé
27.01 • MJC de la Valée Chaville
01.02 • Détour de Chant Toulouse

  • Saam WB
    (Owner)
    • 2017-09-11 11:20:11
    • 1,767 views
  • Tags - #rock #Concert #poésie #INTERVIEW #Rêve #MAAD IN 93 #Nosfell #La Chica Belleville #rock expérimental #echo zulu
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