JULIETTE ARMANET : L'élégance d'une pop à la française

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Depuis la sortie de son premier album "Petite Amie", Juliette Armanet se délecte à nous régaler avec sa pop version française. Ensensée par les médias, la jeune artiste parisienne a également été adoubée par ses idoles de jeunesse, Véronique Sanson et Laurent Voulzy. Tout d'abord journalise, c'est avec l'écriture de ses chansons qu'elle s'est épanouie dans son amour de la langue française. Repérée lors des premières parties de Julien Doré ou de Benjamin Biolay, c'est seule que Juliette Armanet poursuit sa jolie route. 

Rencontre avec cette artiste d'une rare élégance, lors de la dernière édition du festival Nouvelles Voix en Beaujolais

 


"Petite Amie" disponible

 

Tu as dit avoir fait des études de lettres « par amour de la langue française », cela doit être un régal d'écrire tes propres textes et de les mettre en musique...?

Complètement. J'ai des parents qui étaient libraires, j'adore lire, j'aime la langue française, j'ai fait pas mal de théâtre par envie de dire certains textes que j'aime. On est porté quand on joue du Racine ou du Molière, il n'y a rien à faire, c'est tellement profond et parfaitement écrit. Ça résonne en soi... Je ne pourrai pas écrire en anglais, même si parfois j'ai des chansons qui me viennent en anglais parce que le groove est différent et que ça appelle autre chose.
J'aime écrire, j'aime l'idée de me battre un peu avec les mots, d'essayer de les faire s'amuser ensemble, s'étonner d'être ensemble. Il y a un plaisir un peu intellectuel, d'essayer de créer des phrases. En plus, je parle de ce dont tout le monde parle, l'amour ! L'intérêt est vraiment d'essayer d'y amener une patte.

 


© Fabrice Buffart - Nouvelles Voix en Beaujolais 2017

 

Il y a une grosse scène french pop depuis quelques années, le plateau de ce soir le représente bien (Juliette Armanet, Clara Luciani et Eddy de Pretto), que penses-tu de cet engouement pour cette musique un peu « revival » ?

Je trouve ça super, parce que là ce soir, c'est une soirée où on partage un plateau, on est hyper contents de se croiser. Il y a de l'estime et de l'admiration réciproque. Ce sont des métiers assez solitaires quand tu fais ton projet, ton disque etc. Tu as un peu le nez dans ton truc à toi, donc le fait de se mélanger comme ça et d'avoir des gens où on est fiers, on est admiratifs des autres, ça donne beaucoup d'élan. C'est agréable de faire partie d'une espèce de mouvement, un truc un peu générationnel, c'est chaleureux...

Interview de Eddy de Pretto 

 

Tu disais à une époque être un peu moins à l'aise sur les grosses scènes, la configuration de ce soir doit particulièrement te plaire ?

Oui, quand j'étais au Zénith en première partie de Julien Doré, j'étais toute seule avec un piano. J'ai eu la sensation d'être complètement perdue dans un océan de gens que je ne voyais pas, mais les dates étaient super!
J'aime vraiment la proximité, les regards, j'aime voir les gens, les entendre chanter. Ça fait vraiment partie du spectacle, donc j'adore les salles qui ne sont pas trop grosses et j'ai même demandé à mon tourneur de privilégier les jauges humaines. Je trouve que c'est comme cela qu'on prend le plus de plaisir. C'est vrai que ce soir c'est chouette même si c'est assis. Je fais rarement des salles assises...

 

© Erwan Fichou / Théo Mercier

 

On t'a sentie assez touchée lors de l'émission que tu as faite avec Véronique Sanson, et tu as aussi chanté avec Laurent Voulzy. Qu'est-ce que ça fait de toucher du doigt le monde de tes idoles de jeunesse ? Qu'est-ce que ces artistes t'apportent ?

Ça fait plaisir parce qu'on peut être très déçu par les gens qu'on aime en se disant qu'ils sont nuls, pas drôles ou pas sympas... là c'était pas du tout le cas. Véronique Sanson c'est quelqu'un qui est d'une gentillesse, d'une bienveillance et d'une honnêteté assez remarquable. Elle est sans filtre, c'est hyper agréable, il n'y a pas de vernis, c'est chouette.
Voulzy et Souchon, ce sont deux personnages, très drôles, très "eux" quoi... Il y a un truc très naturel aussi. C'est beau, on sent qu'il y a une espèce de transmission, comme une bonne fée qui vient au dessus du berceau en disant « allez, vas-y fais ton chemin ». C'est encourageant, c'est beau que les générations s'inspirent les unes les autres, qu'elles se parlent, qu'elles se communiquent, que ce soit humain.

 

 

Tu as eu leur approbation ?

Oui oui, ça donne carrément des ailes. Véronique Sanson a écouté mon disque et elle m'a appelée pour me féliciter, c'était fou.

 

Quand on écoute ta musique, on a l'impression que tu composes en piano/voix au chaud chez toi, comment procèdes-tu pour l'arrangement ?

Il y a certaines chansons du disque où j'ai fait tous les arrangements toute seule et en studio on a fait venir les musiciens pour rajouter un peu de groove. Il y a d'autres chansons où je bloquais complètement sur les arrangements comme « La Carte Postale » ou « L'amour en Solitaire ».
Une texture de son peut emmener une chanson vraiment dans un endroit ou dans un autre. Donc quand on a un piano/voix, à priori il n'y a pas de mauvais goût possible en terme de texture de son. Je voulais surtout rester dans un équilibre qui soit tenu un maximum. Du coup j'ai demandé à Antoine Pesle, il m'a aidé patiemment, on en a vu de toutes les couleurs, on a fait pas mal de versions différentes à trouver les entrées et les arrangements.

 

 

Est-ce que le fait que tu aies fait du journalisme influe ton rapport aux médias ?

Ce dont je me suis surtout rendue compte, c'était à quel point on était dépendant de son interlocuteur pour dire des choses intéressantes ou non. Selon la façon dont on nous interroge on peut avoir l'air très con ou très intelligent. Je trouve que c'est toujours une responsabilité partagée une interview et c'est ça qui est intéressant.
Au delà de ça, cela ne me sert pas du tout parce que je ne suis pas très stratège et que je ne cherche pas à l'être. Par contre, quand il y a un documentaire ou des sujets un peu plus construits et que quelqu'un tourne, comme je sais le faire, j'ai un petit regard là dessus. Malgré tout, je me laisse assez faire, il faut que cela reste spontané.

 

© Flavien Prioreau 

 

Il y a des sujets de documentaire que tu aimerais faire plus tard si tu te remettais au journalisme ?

Oui, j'ai vu récemment un documentaire qui m'a beaucoup boulversé, « la Jeune Fille de 90 ans ». C'est surtout un chorégraphe qui vient dans un hôpital pour très vieilles personnes. C'est un des plus beaux documentaires que j'ai vu de toute ma vie. J'aime bien les personnes agées, j'aimerais bien les filmer... ou des enfants !
J'ai découvert une très belle archive de l'INA de gamins qui s'expriment sur le monde, qui donnent leur point de vue sur le racisme, la guerre et c'est hyper beau.

 

 

Quels sont tes projets après cet album ?

La tournée, il y aura un deuxième album, mais j'ai encore au moins un an de tournée. Je vais partir au Japon, en Algérie, au Canada, en Belgique (j'adore jouer en Belgique). Après, j'ai envie de prendre du temps pour moi pour faire un beau deuxième disque et puis peut-être faire des bébés qui sait...

 


© Fabrice Buffart - Nouvelles Voix en Beaujolais 2017

 

"Petite Amie" disponible

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JULIETTE ARMANET EN CONCERT :

 29.11 • Les Musicales Bastia
01.12 • Le Stereolux Nantes
02.12 • Théâtre de Jouy-le-Moutier
05.12 • Théâtre Saint Louis Pau
05.12 • L'Atrium Dax
07.12 • Le Metronum Toulouse
09.12 • L'Usine Istres
12.12 • La Laiterie Strasbourg
13.12 • Le Rockhall Luxembourg

  • Saam WB
    (hôte)
    • 2017-11-27 13:08:00
    • 1 060 views
  • Tags - #pop #festival #Live #Concert #chanson française #INTERVIEW #Artist up #tournée #nouvelles voix en beaujolais #Eddy de pretto #Juliette Armanet #L'amour en solitaire #Veronique Sanson #Laurent Voulzy #Julien Doré #Alain Souchon #Clara Luciani
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