D*Face : la face cachée du modèle américain

PARTENAIRES

Chercher une news

Publicité



D*Face : la face cachée du modèle américain

Dean Stockton, de son blaze D*Face, est célèbre pour ses œuvres murales inspirées du Pop Art, qui se développent dans des villes telles que New York, Tokyo, Los Angeles ou Barcelone.
Il use de son art pour pointer du doigt l’idolâtrie abusive des célébrités par la société, via la représentation de personnalités complètement « blasphémées » (une Reine Elizabeth à la crête iroquoise et au piercing nasal, un Che Guevara zombie…etc.).


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le



Par un humour corrosif, il dénonce aussi une société de surconsommation, en déformant des produits tels que la fameuse bouteille de soda rouge Coca-Cola, véritable symbole de consommation américaine.
Une inspiration qui, vous l’aurez deviné, est principalement basée sur l’American Way of Life. Un mode de vie allègrement tournée en dérision par l’artiste, qui se retrouve fasciné comme rebuté par cette mentalité occidentale.


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le



Parcours de l’artiste


Dean Stockton naît à Londres en 1978. Passionné par le dessin et le skateboard, il se découvre une sensibilité pour l’art urbain grâce à des magazines de street art offerts par sa mère. Alors adolescent âgé de quinze ans, il est aussi attiré par les États-Unis et le fantasme de l'American Dream.
Toute cette influence le pousse à s’initier à l’art urbain, en collant des stickers un peu partout dans les rues londoniennes. Il étudie le design et se lance en tant qu’illustrateur freelance, sans pour autant abandonner son travail dans la rue.


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le  



Il diversifie son activité artistique par le dessin, la sculpture et le street art, et ouvre également en 2005 sa propre galerie d’art urbain, intitulée Stolenspace Gallery.
Cette galerie, située dans le quartier de Brick Lane à Londres, a entre autres exposé un grand street artiste : Shepard Fairey, alias Obey Giant, alors ami de D*Face.


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Entre BD et Pop Art…

Les comics des illustrateurs américains comme Matt Baker ou John Romita influencent le travail de D*Face. On peut reconnaître son style en écho au Pop Art de Lichtenstein voire d’Andy Warhol, via la représentation de célébrités telles que Marylin Monroe ou la Queen Elizabeth.
L’artiste aime user du terme d’« aPOPcalyptic » pour définir son œuvre, car il a sa propre manière d’interpréter le mouvement Pop Art.


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le



Autre source d’inspiration en matière graphique : les motifs typiques de l’univers du skate, second passe-temps de l’artiste. La publicité joue aussi un rôle dans l’influence artistique de D*Face, ainsi que les couvertures d’albums de musiques punk. En parlant de musique : la fameuse pochette de l’album Bionic de Christina Aguilera (sorti en 2010) a d’ailleurs été réalisée par D*Face lui-même !
Ce dernier jongle entre l'art mural et différents médiums comme la peinture, le pochoir, la bombe aérosol ou le sticker, médium de ses débuts dans la rue.


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le



Ses fresques représentent des personnages féminins et masculins assez expressifs, le tout accompagné de commentaires ou de pensées, comme des bulles de bandes dessinées. Les protagonistes, sous leurs airs d’acteurs hollywoodiens, sont exagérément expressifs et parfaits, démontrant l’artificialité de la mentalité américaine.
Le lieu de création inspire aussi le graffeur londonien, qui travaille toujours en lien avec l’environnement qui l’entoure. C’est le cas par exemple avec le projet Street Art 13 à Paris, « ville de l’amour », où il représente un couple d’amoureux s’enlaçant.


 


Les thèmes de prédilection de D*Face ne sont autres que l’idolâtrie abusive pour les célébrités par une société rongée par la consommation de masse.
Avec cette vision, D*Face en vient à haïr ce qu’il a pourtant aimé auparavant (la culture américaine), et dénonce tous les travers du modèle américain, en les tournant en dérision.


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le



Ses œuvres murales sont assez éloquentes, par un côté caricatural et humoristique propre à l’artiste. Un travail qui peut parfois rimer avec « électrochoc » par ses messages parfois provocateurs.
Cela étant, D*Face souhaite « encourager les gens à ne pas seulement voir, mais aussi à regarder ce qui les entoure, repenser les stéréotypes de notre culture, ne pas rester passif devant le règne de la consommation ostentatoire. » (dixit D*Face)


 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le


 
Pour en (sa)voir plus sur D*FACE :

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

Une publication partagée par D*Face (@dface_official) le

 

  • Alice Nicolas
    (Owner)
    • 2018-03-08 13:34:26
    • 2,848 views
  • Tags - #street art #bd #Artist up #art de rue #comics #pop art #société #Andy Warhol #urban art #D*Face #Dean Stockton #Lichtenstein #american dream #american way of life #modèle américain #consommation de masse
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI