Retour du grand chef de la synth pop GENERAL ELEKTRIKS avec "Carry No Ghosts"

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Hervé Salters aka General Elektriks nous fait l'honneur de revenir avec "Carry No Ghosts", un nouvel album ambitieux, festif et dansant. Porté par les singles "Au Tir à la Carabine", magnifique fable en français ouverte sur un imaginaire enfantin et "Different Blue", titre ravageur et énergique, cette nouvelle production est charnelle et taillée pour le live. 
Quelques jours avant sa première date en France, rencontre avec ce grand chef de la synth-pop.

 

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Concert du Jeudi 12 Avril à 19H30

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avant Mardi 27 Février à 16H
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Tes clips ont toujours été très beaux et celui de « Au tir à la carabine » n'échappe pas à la règle... C'était important le côté graphique pour toi ?

Oui, c'est important pour moi, j'ai toujours été fan d'art graphique, de peinture, de films, autant que de musique. C'est important pour moi que les images des morceaux qu'on met en avant pour des albums soient belles.
Sur le premier clip, "Different Blue" on l'a réalisé avec mon frère qui est réalisateur de clips et de pubs. Il a été tourné à Berlin et on voulait décupler l'énergie du groupe en nous décuplant nous. 
Pour "Au Tir à la Carabine", comme cela raconte une fable, il fallait suivre l'histoire. J'avais l'impression que ça n'allait pas fonctionner si on le faisait faire par des acteurs. Je voulais que l'image reste quelque chose d'un peu abstrait, on a donc fait appel à Zachary Zézima, un jeune animateur à Los Angeles. J'ai découvert son travail sur le web grâce à un court métrage. Ça l'a intéressé, on est tombé d'accord sur le narratif avec le texte et il est parti dans son délire à lui. 

 

 

Quelles ont été les références visuelles pour la réalisation de ce clip ?

De manière générale j'aime bien le travail des gens avec qui je collabore. Je voulais qu'il développe son univers visuel autour de ce titre. Je lui ai donc plutôt donné des mots ou des amtmosphères, je ne voulais pas lui couper sa créativité. 

 

 

As-tu enregistré « Carry No Ghosts » à Berlin ?

Oui, à Berlin aussi, comme "To Be A Stranger". Quelques éléments ont été faits ailleurs. On a enregistré les batteries avec Pupillo, un batteur brésilien à Sao Paulo. Les cordes, les flûtes et les cuivres à Paris. J'avais vraiment envie que Sébastien Surel et Vincent Ségal soient au violon et au violoncelle.

 

J'ai lu que c'était la première fois que tu composais un album en tournée, comment ça se fait ?

C'est vraiment le cas. Je suis plutôt monotâche généralement, j'ai tendance à avoir du mal à faire plein de trucs en même temps. La tournée et l'enregistrement sont différents pour moi. Il y a eu un assez long break entre "Back Alley Cuts" et "To Be a Stranger". 
Quand on est revenus sur la route pour "To Be a Stranger", c'était excitant de retrouver le public. J'avais très envie de recomposer tout de suite. Dès que j'avais un break, j'enregistrais. Ce disque est plus lié à la sensation du live. C'est peut-être juste moi dans ma tête, mais je l'ai vécu de cette manière là. C'était fun de passer de l'un à l'autre, tu as encore le parfum du live, tu n'es pas juste face à toi même, tu es encore dans quelque-chose de plus social avec le public derrière toi. 

 


© Tim Deussen

 

Tu vis à Berlin depuis quelques années, que penses-tu de la riche culture berlinoise ?

Cela me nourrit beaucoup. Musicalement, pas forcément, je n'écoute pas vraiment de techno minimale à la maison mais baigner dans cette culture là, écouter ça dans sur les autoradios ou d'être dans cette ville très club, ça joue forcément.
Il y aussi plus de synthés dans ma musique, c'est comme si c'était une musique électronique jouée réellement. C'est en partie dû au fait que j'ai acheté un Prophet 5. Je l'ai acheté pendant la tournée "To Be a Stranger". C'est très fun à utiliser, quand j'ai ouvert ce truc là en studio j'étais comme un gosse. 

 


© Tim Deussen

 

Côté live, que nous as-tu concocté pour cette nouvelle tournée en terme de visuels ? 

Concernant les visuels, on n'a pas encore fait la résidence prévue pour ça. Pour General Elektriks, il se passe beaucoup de choses sur scène donc le côté vidéo derrière n'est pas très présent. Cela a du sens quand il ne se passe pas grand chose sur scène, mais là ça desservirait un peu l'énergie je pense. 

 

Tu gardes les mêmes musiciens sur scène ?

Ce sont les mêmes musiciens qui sont avec moi depuis 2009 à part le bassiste qui a changé. C'est important que ce soit les mêmes musiciens car je les apprécie beaucoup et pour moi, la tournée ce n'est pas juste de la musique, c'est une expérience sociale. Se retrouver en Australie ensemble c'est rigolo. Je préfère faire ça avec des gens que je connais bien et que j'aime bien.

 

 

Aujourd'hui parler d'ouverture vers l'autre, de multi culturalisme c'est malheureusement sujet à débats, quel est ton propos là dessus ?

Tu parles à quelqu'un qui est un enfant de l'Europe, j'ai vécu jusqu'à presque 30 ans en France, j'ai déménagé aux Etats-Unis. Je suis pas du tout seul dans ce cas. Ce n'est pas quelque-chose de si peu courant que ça, c'est la sensation que c'est presque une anomalie alors que c'est complètement normal.
Le concept de la fluidité d'un peuple, c'est comme ça depuis toujours. Il y a des réalités administratives à gérer mais le concept de gens qui bougent est normal.
On vit dans une époque où il y a un repli sur soit avec le brexit et Trump par exemple. Ça n'amène jamais du bon, il suffit de se référer au passé. Ça me fait du bien de chanter ça, parce que en ce moment on entend beaucoup parler de haine, mais pas tellement de l'amour pour son prochain.

 


© Tim Deussen

 

Quels sont tes projets aujourd'hui ? La tournée... ?

Le projet c'est la tournée oui, et puis sans doute une collaboration avec Naçao Zumbi, un groupe brésilien. On a parlé de co réaliser un disque ensemble. Ce sont des gens que j'ai rencontré grâce à une collaboration que j'ai faite avec une artiste brésilienne, Céu. C'est en réalisant cet album que j'ai rencontré mon batteur également. 

 

"Carry No Ghosts" disponible


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23.03 • La Rodia Besançon
24.03 • Festival Le Blues autour du Zinc Beauvais
28.03 • L'idéal Tourcoing
29.03 • Le 106 Rouen
30.03 • Le File 7 Magny le Hongre
31.03 • Le VIP Saint Nazaire
05.04 • Le Temps Machine Tours
06.04 • Le Krakatoa Bordeaux
07.04 • Festival de la Meuh Folle Alès
12.04 • La Cigale Paris
13.04 • La Cigale Paris
14.04 • L'Observateur Cergy
27.04 • La Vapeur Dijon
28.04 • Le Brise Glace Annecy
11.05 • La Cigalière Serignan
12.05 • Scène aux Champs Saubrigues

 

  • Saam WB
    (Owner)
    • 2018-02-05 14:33:34
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  • Tags - #INTERVIEW #Artist up #nouvel album #general elektriks #carry no ghosts
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