Le street art militant signé Blu !

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Le street art militant signé Blu...!

Blu est un artiste peintre et vidéaste originaire d’Argentine, qui vit et travaille en Italie. Ses grandes fresques murales sont reconnaissables par un style inspiré de bandes dessinées et des jeux d’arcade.

 


BLU © Tous droits réservés


À travers son art, Blu dénonce la violence et le capitalisme omniprésents dans la société. Il se plaît à détruire des symboles forts. De ses fresques surgissent des personnages cupides, subissant une fatalité imminente. Une vision de l’Humanité quelque peu corrosive qui croise les tons doux de ses oeuvres, qui réveillent les rues tristes des villes et des lieux industriels désaffectés.


BLU © Tous droits réservés
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BLU © Tous droits réservés


Artiste anonyme, qui dans la rue s’anime...

Blu se voulant assez mystérieux sur son identité, on sait peu de choses sur lui, mis à part qu’il est né à Bologne, en 1980, et qu’il est originaire d’Argentine. Son parcours commence en 1999 en Italie, avec deux pratiques artistiques que sont la vidéo et le street art.
S’initiant tout d’abord à l’art urbain, il finit par allier l’art de la rue à celui de la vidéo, activité qu’il pratique de 2001 à 2007. C'est également au début des années 2000, qu'il commence à partiquer le graffiti, dans le centre historique de Bologne.


BLU © Tous droits réservés

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C’est à partir de 2001 que Blu délaisse le graffiti et les bombes aérosol pour passer à la peinture acrylique et les rouleaux télescopiques.
Ce nouveau support et technique lui permettent la création d’œuvres immenses, ainsi qu’une nouvelle identité visuelle encore plus intense. Ainsi, il s’approprie pleinement son support que sont les murs des rues, et s’immerge dans la situation sociale et politique de son lieu de création, souvent citadin ou industriel.
Par ce changement, Blu opte pour des tons plus doux, et réduit alors sa palette de couleurs. Avec ces couleurs pastel, ses œuvres se démarquent du paysage urbain, et les amateurs d’art comme les galeristes ne tardent pas à le repérer, précisément en 2004.


BLU © Tous droits réservés
 BLU © Tous droits réservés
BLU © Tous droits réservés


Des vidéos hypnotisantes sur une société aliénante...

Blu débute la vidéo en 2001, par la création de time lapses où il se filme en train de peindre. Ces petites vidéos en accéléré lui servent avant tout à la diffusion de ses œuvres sur le Net. Sa première animation, nommée Child, regroupe plusieurs thèmes tels que la société de consommation ou encore l’évolution biologique.







Il réalise également deux clips d’animation en 2001 et en 2003, qui serviront comme compléments à un concert du collectif musical OK NO. Ici, Blu aborde une fois de plus la critique d’une société de surconsommation, aliénée par le capitalisme.







Plusieurs de ses films sont récompensés lors de compétitions internationales, Muto en tête, suivi de Big Bang Big Boom. Ce dernier film est élu meilleur court-métrage au Festival Terra di Cinema de Tremblay (France), ainsi que du Festival International de court-métrage de Clermont-Ferrand, en 2011.





Son court-métrage Muto (« Muet » en italien) fait un carton. Tournée à Baden et à Buenos Aires en 2008, la vidéo se compose d’une succession rapide d’images de ses fresques qui, une fois juxtaposées, prennent vie.
Elles aboutissent alors à une animation sur l’évolution humaine. Muto, film produit par Mercurio Film, a fait plus de 10 millions de vues sur Youtube. Le film connaît un franc succès, et remporte le Grand Prix du Festival de Clermont-Ferrand, en 2009.





Un travail très apprécié des amateurs d'art...

Sollicité par des galeries et des musées, Blu préfère l’anonymat et désire continuer son activisme. L’artiste laisse à disposition ses œuvres dans la rue comme sur le Net. Cette gratuité d’accès à son art permet à Blu la diffusion de son militantisme au plus grand nombre, évitant ainsi le marché de l’art contemporain, système qu’il apprécie peu.
Malgré tout, il accepte d’œuvrer de temps à autre pour quelques institutions ou collectionneurs en créant des sérigraphies.


  BLU © Tous droits réservés
 BLU © Tous droits réservés

 BLU © Tous droits réservés


Sa renommée est telle que des organisations internationales l’invitent à se produire lors de festivals. Par ces événements, Blu est amené à voyager partout dans le monde, en peignant dans des villes qu’il visite avec des artistes autochtones. Par cette démarche, Blu souhaite communiquer avec les habitants des villes où il peint.
Et comme chaque société a sa singularité, Blu s’imprègne de la culture de la ville dans laquelle il crée. Au final, on compte une centaine de murs signés du rouleau de l’artiste, et c’est en Italie que l’on retrouve le plus grand nombre de ses œuvres !


BLU Colombie © Tous droits réservés

BLU Italie © Tous droits réservés

BLU Bolivie © Tous droits réservés


Des collaborations enrichissantes...

Blu est amené à travailler très tôt avec des artistes de rue comme Ericailcane, Dem ou encore Sweza, qui l’influencent fortement dans son œuvre.
Au cours de son parcours, Blu est appelé à divers collaborations, notamment avec le peintre David Ellis. Les deux artistes réalisent l’œuvre Combo lors du Fame Festival en 2009. Combo est une vidéo montée par Blu, qui représente la fusion de l’art pictural de David Ellis avec l’art audiovisuel de Blu. C’est tout un univers surréaliste qui s’opère et qui nous envoûte dans le creux d’une cour d’immeuble. Voyez par vous-même :





Ericailcane est un artiste avec qui Blu a travaillé deux fois : en 2003 et en 2006. Lui aussi street artiste italien, Ericailcane a plutôt pour sujet de prédilection les animaux, à la différence de Blu, qui s’attache plus particulièrement à la figure humaine.


BLU/ Ericailcane © Tous droits réservés

BLU/ Ericailcane © Tous droits réservés

BLU © Tous droits réservés


Une critique de la société contemporaine…

Blu a pour thème favori l’Homme et ses travers dans l’ère moderne. Ses personnages, immenses et distordus, sont inspirés des protagonistes de jeux vidéo ou de bandes dessinées.
Les symboles récurrents dans les œuvres de Blu sont les hommes en costumes, l’argent, les biens matériels en général, qui sont tour à tour détruits. Sont aussi présents dans les œuvres de Blu des cercueils, signe d’une fatalité imminente.


BLU © Tous droits réservés
BLU © Tous droits réservés
BLU © Tous droits réservés


L’art de Blu est engagé, autant socialement que politiquement. L’Homme est montré sous sa face la plus sombre, ce qui a de quoi interpeller les passants dans la rue.
Par le biais de métaphores picturales, Blu dénonce une Humanité dégénérescente et capitaliste, qui n’hésite pas à asservir ses pairs pour de l’argent. Tous ces messages complexes sont donc déduits par le public, à travers des dessins aux couleurs et au style simplifiés.



BLU © Tous droits réservés
BLU © Tous droits réservés 
BLU © Tous droits réservés


Blu diversifie ses sujets, se penchant peu à peu vers le thème de l’évolution de l’homme et de la nature. Il peint notamment à Rome une fresque chronologique qui relate de l’origine du monde et de l’apparition de la vie sur Terre. Une fresque qui sonne toujours autant comme une alerte sur notre devenir, par le ternissement de couleurs à la fin de la spirale…
Néanmoins, au fil du temps que ses œuvres de rue se dégradent, une lueur d’espoir s’immisce dans le travail de l’artiste : si l’art évolue, nous aussi nous pouvons changer, et en bien !


BLU © Tous droits réservés
BLU © Tous droits réservés

BLU © Tous droits réservés


…qui ne plaît pas forcément à tous

Par leur critique grinçante, certaines œuvres de Blu sont parfois censurées. Ce fut le cas pour la commande du musée du MOCA de Los Angeles. L’œuvre, présentant des cercueils avec pour drapeau américain un dollar, était située non loin d’un mémorial et d’un département militaires.
L’interprétation de l’œuvre et sa proximité avec des lieux de recueillement militaires est jugée trop provocante aux yeux du commanditaire lui-même. Ce dernier décide donc de faire recouvrir l’œuvre, dont il ne connaissait pas initialement le contenu. Un acte qui a fait polémique auprès de certains concitoyens et vétérans, qui trouvaient justifiée la dénonciation de Blu…


MOCA censure BLU © Tous droits réservés
MOCA censure BLU © Tous droits réservés 
MOCA censure BLU © Tous droits réservés


Autre cas de censure, plus étonnante encore : Blu s’autocensurant lors d’une exposition de street art à Bologne. Nommée « Street Art, Banksy & Co. L’arte allo stato urbano » (l’art à l’état urbain), l’événement a fait scandale auprès des street artistes. En effet, l’organisation arrachait des murs certaines œuvres urbaines, afin de les présenter et de faire payer leurs vues dans des institutions, sous prétexte de vouloir « protéger les œuvres de la dégradation urbaine ».



Autocensure BLU Bologne © Tous droits réservés

Autocensure BLU Bologne © Tous droits réservés

Autocensure BLU Bologne © Tous droits réservés


Un système qui n’a pas du tout plu à l’artiste Blu, qui s’est mis à recouvrir de peinture grise une vingtaine de ses fresques dans sa ville natale. C’est là un véritable signe de protestation pour Blu, qui pointe du doigt cet enrichissement non-consentant des street artistes, qui ignoraient jusque-là cette initiative de sortir leurs œuvres de leur contexte environnemental. 
À l'occasion, plusieurs artistes se sont vus effacer leurs oeuvres de la ville, contre les "pilleurs de Bologne".



Autocensure BLU Berlin © Tous droits réservés

Autocensure BLU Berlin © Tous droits réservés

Autocensure BLU Berlin © Tous droits réservés


Pour finir, Berlin a aussi eu sa part d’autocensure ! Blu n’a pas hésité à effacer son œuvre sur un immeuble racheté par une société immobilière. Celle-ci voulait bénéficier de la fresque comme avantage financier, une fois le bâtiment mis en vente.
In fine, toutes ces histoires démontrent la volonté de Blu de démocratiser le street art en le rendant accessible à tous. L’artiste italien refuse de considérer l’art urbain comme une simple valeur marchande, et est prêt à détruire son oeuvre pour que personne n’en profite financièrement.
Blu est un artiste déterminé dans ses principes, qui ne cessera jamais de nous étonner!



BLU © Tous droits réservés
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