Tristan Eaton : le phénomène du toy art et de l’art urbain

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Tristan Eaton : le phénomène du toy art et de l’art urbain !

Une Audrey Hepburn bariolée de détails aux couleurs vives, une Statue de la Liberté qui explose des couleurs de son pays… c’est un véritable assaut visuel lorsque l’on se retrouve face à une œuvre signée Tristan Eaton !




Se disant peintre avant tout, Eaton est loin de se contenter du pinceau : graphiste, illustrateur, muraliste, concepteur de jouets et publicitaire… On en est amené à penser qu’« Eaton » rime avec « pluridisciplinarité » !


 



Portrait d’un artiste punk à ses débuts, maintenant exposé dans les collections permanentes du Musée Cooper Hewitt et du MOMA de New York.




Des débuts de vandale…


Tristan Eaton est un artiste américain qui naît en 1978 aux États-Unis. Après avoir grandi à Los Angeles, la famille Eaton décide de déménager à Londres, en Angleterre. Tristan Eaton est alors âgé de huit ans. Huit ans après, c’est à Détroit que les Eaton s’installent, de retour aux États-Unis. Une période un peu difficile pour Tristan, âgé de seize ans.




Durant son adolescence dans la capitale anglaise, il découvre le graffiti par son frère aîné. Ce dernier a en effet rejoint un crew d’artistes, et se plaît à peindre sur tout médium urbain étant à sa portée. De son côté, Tristan s’expérimente en graffiti, mais se fascine aussi pour le monde du skateboard.




Se décrivant donc comme un « punk en skateboard », Tristan Eaton taggue panneaux de signalisation, bennes à ordures, et autres éléments du paysage urbain qui l’entourent.




Même si l’art de la rue lui permet de retrouver ses repères, Eaton est plusieurs fois arrêté pour dégradation de la voie publique, et autres petits délits, comme le vol à l’étalage. Néanmoins, son talent lui permet de se sortir de multiples pétrins juridiciaires, en fournissant des preuves de sa volonté artistique, et non pas de dégradation.




À l’école, il s’entend bien avec ses professeurs, avec lesquels il fonde une très grande connexion. Il est ensuite amené à étudier à la « School of Visual Arts » de New York City, collège enseignant l’art et le design.




Bien qu’il se plaise à Détroit pour le côté « anarchie totale » que lui inspire la ville, Tristan Eaton est attiré par New York. Il part donc vivre à Greenpoint dans le quartier de Brooklyn, alors âgé de vingt ans.




Une carrière polyvalente qui monte en flèche

 

Une fois à New York, Tristan Eaton décide de se lancer dans la conception de jouets. Avant son départ pour Brooklyn, Tristan Eaton s’était déjà essayé à la fabrication de jouets. À l’âge de dix-huit ans, il dessine en effet son premier jouet pour Fisher Price, qui connaît un franc succès. Par cette victoire, Eaton devient artiste à plein temps.




Il ne tarde pas à se faire une renommée dans le milieu, notamment par sa création pour la marque Kidrobot, véritable référence en matière de toy design. C’est donc l’occasion pour Tristan Eaton de s’associer avec Paul Budnitz, fondateur de Kidrobot, afin de diriger un film animé, dont Budnitz en est le réalisateur.




Parallèlement, Eaton conçoit les Dunny et Munny, petites figurines en vinyle de collection, souvent en édition limitée. Ces petits jouets, aussi reconnus pour être customisables apparaissent alors dans les années 90 à Hong-Kong et au Japon, et sont depuis très en vogue.




Par ce concept, Eaton insère le toy art entre l’art et le consumérisme. Les beaux-arts étant difficiles d’accès, ces petites figurines permettent l’expression créative d’artistes, initialement perçus comme amateurs.


 

Une publication partagée par Kidrobot (@kidrobot) le



Par cette invention, Kidrobot connaît un tel succès qu’Eaton et Budnitz abandonnent leur projet d’animation. Les deux designers décident de se focaliser sur la production « d’art toys », basés sur les tendances et artistes du moment, à l’heure où la culture hip-hop et le graffiti se font très influents.




De son côté, Tristan Eaton finit par créer sa propre entreprise nommée Thunderdog Studios INC, en 2004. Cette boîte, située à New York, se spécialise dans la publicité, mais aussi la conception de jouets.




Tristan Eaton, président de la fondation, se concentre sur toute la réalisation du jouet, en passant par le graphisme, l’illustration et l’animation.
Via son agence de création, il collabore entre autres avec Reebok, Versace, Guess, Pepsi… ainsi que Barack Obama en personne ! Il participe aussi à la création de la couverture de l'album Portrait du groupe de musique Cardinox, avec qui il s'entend bien.

 


Un travail mural impressionnant...


Avec toute cette carrière, le talent pour l’art urbain de Tristan Eaton ne s’est pas pour autant estompé ! À côté de son travail en entreprise, il continue de créer dans la rue, par des fresques aux couleurs vives, foisonnant de détails graphiques.




Le lettrage le laissant indifférent, Eaton se base sur une iconographie aux tons éclatants « pop ». Il expérimente progressivement son style, qu’il se plaît à décrire comme « net ».




Son amour pour le graphisme et ses influences pop s’expriment visiblement dans son travail. On peut dire que la bande dessinée inspire Tristan Eaton par le biais de protagonistes dignes de comics américains.
L’artiste se dit lui-même influencé par le travail de Simon Bisley...




Les sujets des œuvres d’Eaton peuvent de même être des icônes de notre pop-culture. Qu'elles soient fictives comme Batman et autres personnages de cartoon, ou réelles, telles la fameuse actrice Audrey Hepburn, ou le célèbre président John F. Kennedy.
De nombreux personnages sont représentés par Tristan Eaton !




Par son art, Eaton fusionne un style pop à un style plus personnel, inspiré par le street artiste Os Gemeos, Mode 2 ou encore Takashi Murakami. Ses œuvres, véritables « patchwork » de détails à grande échelle, créent un effet visuel d’accumulation d’images, textures et typographies différentes, qui fascine les passants dans la rue.




Pour réaliser ses fresques, Tristan Eaton vaporise de la peinture aérosol à main levée sur une grande surface, un mur pour parfait exemple. C’est donc sur ce support qu’il mêle plusieurs univers et esthétiques diverses et variées, dans des couleurs éclatantes.




Quelques projets sur Paris…


Paris n’est pas étranger à Tristan Eaton. De nombreuses fois, l’artiste s’est produit dans la capitale française, dans le cadre d’événements comme d’expositions.




En 2011, Tristan Eaton a eu l’occasion de participer à l’édition parisienne de l’événement The Underbelly Project. Accompagné d’artistes à renommée internationale, il crée dans un tunnel de métro désaffecté, dans le plus grand secret.




La Nuit Blanche de 2014 a aussi permis à Eaton, invité pour l’occasion, de réaliser une fresque sur une façade d’un immeuble du 13ème arrondissement, dans la rue du Chevaleret.




Durant l’automne 2016, l’artiste américain reconquiert les murs de Paris pour le projet Street Art 13.
Une occasion durant laquelle Eaton peint sur le château d’eau de l’Hôpital de la Salpetrière, toujours dans le 13ème arrondissement. Sa fresque, nommée Peace Tower, est encore là aujourd’hui !




La réputée Galerie Itinerrance voit aussi les œuvres d’Eaton en son sein, durant juin 2017, pour sa première exposition européenne, intitulée « Uprise ».
Ici, les thèmes font particulièrement écho aux nombreuses protestations à travers l’Histoire, des blacks Panthers, en passant par la Révolution française ou encore les manifestations anti-Trump.




À chaque tableau son combat ! Une vingtaine de toiles démontrent alors d’un poing levé, manifestant un mécontentement qui aura marqué notre Histoire. De plus, l’artiste s’est notamment produit durant son exposition, via une installation in situ sur la façade de la galerie.




Un art accessible à tous

 

Les œuvres de Tristan Eaton sont visibles partout dans le monde, dans des villes comme Shanghai, Hawaï, Paris, Los Angeles, Berlin, Mexico... Pour lui : « L'art public en plein air est le plus important pour moi. L'art public a la capacité d'inspirer et de transformer nos communautés. »




Par le biais du street art, Tristan Eaton souhaite amener l’art aux personnes n’ayant pas forcément les moyens d’avoir accès à la culture. Il dynamise les rues ternes avec des couleurs chatoyantes, afin que tout le monde puisse avoir accès à la beauté de l’art.




Toutefois, l'implication dans l'art urbain n’empêche pas à celui qui se reconnaît avant tout comme « peintre », à apposer parfois ses créations sur toile, en atelier… Ses œuvres sont d’ailleurs visibles au Musée Cooper Hewitt, ainsi qu’au fameux MOMA de New York !




Pour en (sa)voir plus sur TRISTAN EATON :
 

 
  • Alice Nicolas
    (Owner)
    • 2018-04-20 10:54:12
    • 1,598 views
  • Tags - #paris #street art #comics #pop art #art de la rue #art urbain #galerie itinerrance #urban art #icônes #pop culture #Tristan Eaton #artiste américain #projet street art 13 #the underbelly project #toy art #dunny #munny #Kidrobot #Thunderdog #Hollywood
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