Les valeurs de l’humanisme avec LeMouvement Paris...

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Quand les valeurs humaines ornent nos murs avec LeMouvement Paris...

LeMouvement est un crew de street artistes composé de trois membres principaux : Romano, Tiez et Riks. Ces derniers embellissent les murs de la ville de Paris avec des messages de solidarité poétiques, en y intégrant souvent le parapluie, symbole de l’humanisme. En collaboration avec d’autres graffeurs et l’association Emmaüs, les trois artistes se lancent dans des actions artistiques et sociales, transmettant par leur art un message de tolérance et d’amour…


Meeting in the Street under an Umbrella LEMOUVEMENT 
© Tous droits réservés


Qui fait partie du crew, quand et à l’initiative de qui LEMOUVEMENT a-t-il vu le jour ?
Le Mouvement est composé à l’origine de trois membres : Romano, Tiez et Riks. Ils ont été rejoints par d’autres membres qui interviennent régulièrement sur des actions artistiques.

 
Comment s’est faite la rencontre entre les membres fondateurs ?
Nous nous connaissons depuis très longtemps. Romano et Riks sont cousins, Tiez est l’un de leurs meilleurs amis.


Meeting in the Street under an Umbrella LEMOUVEMENT 
© Tous droits réservés


Quel a été le moteur pour travailler ensemble autour de ce crew ?
L’envie de réaliser des œuvres dans la rue en portant un message positif pour les habitants de Paris a été la base du projet. Réaliser des œuvres joyeuses et politiques, tout en embellissant les murs gris de la capitale.


Quel est votre processus de création - tous ensemble ?
Nous travaillons souvent tous ensemble, lors d’échanges qui peuvent durer très longtemps, pendant lesquels nous réfléchissons à chaque nouvelle œuvre et chaque nouveau projet. Chacun apporte une idée, qui est enrichie par les suggestions des autres. Il faut que les œuvres nous plaisent à tous les trois, et qu’elles respectent les souhaits de chacun. Ce n’est pas toujours facile ! Mais nous y parvenons toujours, nous fonctionnons vraiment au compromis.

 

LEMOUVEMENT à Beyrouth © Tous droits réservés


Pourquoi avoir choisi la rue comme espace d’expression et de création ?
La rue est un espace de jeu génial. Tous les quartiers, toutes les villes du monde des terrains d’action. Chaque mur pignon, façade d’immeuble triste, ruelle sombre est une nouvelle cible !
Au-delà de l’espace infini qu’elle propose, la rue est avant tout le lieu où tout le monde peut voir notre travail. Nous militons justement pour une plus grande démocratisation de l’art, pour qu’il soit accessible à tous ! Le rue est donc la meilleure galerie du monde, car la plus ouverte sur le public…

 
Avez-vous collaboré avec d’autres artistes ou l’envisagez-vous pour la suite ?
Nous avons collaboré avec de nombreux artistes comme Jérôme Mesnager, Codex Urbanus, AKirovitch, le graffeur libanais EPS et le peintre urbain Jeremy Besset… c’est toujours un plaisir et ces rencontres donnent lieu à des créations fructueuses et toujours étonnantes. Nous sommes toujours ouverts à la rencontre avec d’autres street-artistes !



LEMOUVEMENT à Beyrouth © Tous droits réservés


Vous avez représenté près de 1200 couples sur les murs en France et partout dans le monde…
Comment s’opèrent vos choix de sujets et qu’est-ce que ces duos vous permettent d’exprimer ?
Chaque histoire est différente. Des couples d’origines diverses, de plusieurs générations, de cultures, de religions, de nationalités différentes. Chaque individu est unique et quand il se retrouve confronté à l’Autre, il aura une réaction chaque fois nouvelle. Vous ne trouverez jamais deux poses en tous points similaires. Nous racontons des histoires sous un parapluie, pour symboliser la rencontre de deux inconnus. Comme dans la vraie vie, ces rencontres peuvent exprimer la surprise, l’inquiétude, l’attachement, la curiosité, et parfois… l’amour !


Quelle est la place et la symbolique du « parapluie » dans vos œuvres ?
Le parapluie est vraiment central dans l’œuvre. Il est un abri quand il pleut. Mais plus largement, il représente un refuge, une protection. Il symbolise la solidarité entre deux personnes – l’une qui protège l’autre. Il y a derrière cet objet presque banal une signification plus grande qui le dépasse : des valeurs d’humanisme, de fraternité, presque un projet de société !



LEMOUVEMENT à Beyrouth © Tous droits réservés


Les couleurs sont placées sur les objets, tandis que les sujets sont en noir et blanc… qu’est-ce que cette répartition colorimétrique vous permet-elle de mettre en lumière ?
Nous avons voulu créer un contraste entre les personnages, en noir et blanc, et le parapluie pour justement mettre en exergue cet objet si singulier. Cela crée une rupture qui attire tout de suite l’attention des passants ! Le message sous jacent est aussi que les couleurs qui comptent sont celles de la vie et non pas des individus !

 
Quelle relation existe-t-il entre vos personnages et les passants dans la rue ?
L’idée de départ est de faire croire aux passants que des personnes sont en train de se rencontrer devant eux dans la rue. La dimension trompe l’œil, renforcée par la taille réelle des collages et le traitement photographique réaliste, est très important dans notre travail. L’objectif est que le public des rues se questionne sur la rencontre dans l’espace urbain. 
Les passants sont souvent surpris par ces personnages immortalisés sous leur parapluie. Ils sont souvent amusés, et s’identifient parfois, surtout à Paris car il pleut beaucoup ! Ce côté poétique plaît beaucoup et il n’est pas rare qu’ils se prennent en photo aux côtés de ces « étrangers » sous le même parapluie…



LEMOUVEMENT à Beyrouth © Tous droits réservés

 
Vous avez réalisé de nombreux projets autour des réfugiés, avec la déclinaison du titre « Refugees Welcome ».
Comment abordez-vous ce sujet dans vos œuvres, quel message souhaitez-vous transmettre ?
Nous portons un message de solidarité. Nous pensons que l’Europe et la France ne prennent pas suffisamment leur part dans l’accueil des réfugiés. Au-delà, nous sommes parfois scandalisés par les politiques mises en œuvre qui sont souvent plus sécuritaires qu’autre chose.
Nous essayons d’apporter notre regard d’artiste en collant des couples de réfugiés et de bénévoles ou de parisiens qui se retrouvent sous un parapluie. Souvent, on ne sait distinguer le réfugié du parisien… Preuve que ce qui leur arrive pourrait nous arriver aussi, et que nous ne sommes pas si différents, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire… 
L’objectif de ces projets est de mettre la lumière sur les belles rencontres qui existent dans ces centres d’hébergement entre le personnel accueillant et les migrants. Une fois de plus mettre la lumière sur les belles rencontres dans l’espace urbain.



Refugees Welcome Camp de Réfugiés Porte de la Chapelle
© Tous droits réservés


Depuis la 1ère réalisation pour la Nuit Blanche 2015, comment ce projet a-t-il évolué ?
Le projet est devenu de plus en plus participatif, avec un vrai travail de fond mené au Centre humanitaire de la Chapelle dans le 18e arrondissement. Nous y avons réalisé de nombreux ateliers. 
Le travail commun avec les équipes d’EMMAUS a vraiment été intéressant et nous sommes très fiers de cette coopération. Et Romano a prolongé le travail du collectif en réalisant une fresque monumentale qui immortalise (en peinture et non plus en collage) les plus belles rencontres issues des ateliers participatifs avec les migrants.


Atelier avec LEMOUVEMENT à Porte de la Chapelle
© Tous droits réservés


Vous l’avez réalisé au-delà de l’hexagone, avec « Refugees, Welcome in Japan » en 2016. 
Comment le projet a-t-il été accueilli ? Que retenez-vous de cette expérience ?
Avez-vous envie et/ou des opportunités de refaire de projet dans d’autres pays ?
Le projet a été porté au Japon par Carlito avec courage car les autorités japonaises ne sont pas forcément bienveillantes à l’égard du street-art ! De la même manière que le Japon n’est pas le pays le plus accueillant pour les réfugiés – c’est un euphémisme… en 2015, 99% des demandes d’asile au Japon ont été refusées.
Cela faisait sens pour nous et Emmaüs que de faire en sorte que certains réfugiés soient exposés dans les rue de Tokyo. 
Le collage s’est déroulé sans encombre, avec un accueil très positif des Japonais !
Nous avons évidemment de nombreuses envies et quelques opportunités pour 2018, avec notamment un voyage à Hong-Kong pour Romano, qui va peindre sur des tramways de la ville pendant Art Basel une fresque engagée incitant les publics des rues à réfléchir sur le capitalisme. Affaire à suivre pour le reste !


Refugees Welcome in Japan LEMOUVEMENT 
© Tous droits réservés


Quels sont vos projets pour la suite ?
Nous avons de nombreux projets en cours, en France comme à l’étranger.
Nous poursuivrons nos projets avec des institutions et avec EMMAUS, avec qui nous allons créer le projet « Tour Migrants », à l’instar de la Tour 13, un immeuble entier investi par des street artistes de renom sur la thématique de l’accueil des migrants.
En parallèle, nous continuons notre travail en galerie avec pas mal d’expositions en préparation. Suivez le Mouvement….

 
 Refugees Welcome Porte de la Chapelle LEMOUVEMENT
© Tous droits réservés 

 
Pour en (sa)voir plus sur LE MOUVEMENT PARIS :


City Dreams LEMOUVEMENT © Tous droits réservés

 
  • Alice Nicolas
    (hôte)
    • 2018-03-02 12:57:05
    • 2 020 views
  • Tags - #paris #street art #art de rue #diversité #crew #art de la rue #humanisme #art urbain #urban art #tolérance #Romano #couples #LeMouvement #Riks #Tiez #parapluies; collages #Emmaüs #street artistes
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