L’art de l’introspection féminine par Sarah Bahbah

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L’art de l’introspection féminine par Sarah Bahbah


Très en vogue sur Instagram pour ses photos sous-titrées qui semblent tout droit sorties d’un film, Sarah Bahbah fascine par ses femmes qui s'affirment.


 

D’une famille palestinienne traditionnelle, elle souffre des règles très strictes inculquées par ses parents, et se sent réprimée à cause de son sexe. Par ses clichés, Sarah Bahbah encourage les femmes à ne pas s’autocensurer, à être libres, qu’importe si ce qu’elles disent n’est pas « conforme » à ce qu’on attend d’elles.
Portrait d’une femme très influente sur les réseaux sociaux, qui se plaît à immortaliser l’expérience humaine dans toute sa complexité, dans la foule comme dans l’intimité.




Les photographies de Sarah Bahbah fleurent bon la candeur adolescente des années '90, une jeunesse épanouie et libérée. Il se dégage de son travail une certaine affirmation du modèle, par son regard qui semble défier la vie et les principes.


 

Une publication partagée par Sarah Bahbah (@sarahbahbah) le


 
Les protagonistes nous paraissent inaccessibles, parfois impertinentes, mais sans pour autant être dénuées d’humour. Dans la photographie de Sarah Bahbah, la jeunesse est célébrée dans toute sa splendeur et son innocence espiègle…!


 

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Parcours de l’artiste...

D’origine palestinienne mais ayant vécu en Australie, Sarah Bahbah est maintenant installée à Los Angeles.
C’est à l’école qu’elle s’intéresse à l’art et utilise l’appareil professionnel de sa sœur afin de photographier les sujets qu’elle s’apprête à dépeindre.
Elle photographie donc des proches comme des inconnus. Elle se rend compte qu’elle avait énormément de choses à faire partager par son art, et se lance alors dans la photographie de film.


 

Sarah Bahbah créé un blog dont son pseudo est Raised by the Wolves. Des internautes s’intéressent à ses clichés, allant même jusqu’à lui demander de travailler pour eux.
Elle est donc tout d’abord prise comme photographe musicale durant les festivals. Puis, elle passe des clichés de foule à une œuvre beaucoup plus personnelle et intime.
Elle s'intéresse à un sujet en particulier : le quotidien des jeunes femmes, leurs pensées profondes et envies cachées.


 

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Ajoutant à ses photos des sous-titres avec les pensées des protagonistes, les clichés de Sarah semblent être extraits de films. Cet effet de tirage cinématographique plaît sur Instagram et les admirateurs de Sarah Bahbah se font de plus en plus nombreux. Son travail attire par son audace et le public surnomme ses travaux les « memes chic ».



 
Sarah reprend entretemps son prénom, afin de tirer un trait sur son passé de bloggeuse, et travaille pendant cinq ans dans des agences de médias sociaux, afin de créer sa propre entreprise. Elle collabore avec la marque Slurpee et 7-Eleven, ce qui lui permet d’apprendre à faire du contenu viral tout en améliorant donc sa technique d’approche avec le public.
Elle dirige à présent une agence de publicité créative. Elle a l’occasion d’élaborer des campagnes de pub avec des marques telles que Topshop, Vogue, Capitol Records, ou encore Possy. 


 

Sarah Bahbah est actuellement considérée comme un des comptes les plus en vue et partagés d’Instagram, avec plus de 500 000 abonnés. Les revues Elite Daily et Nylon Magazine la décrivent comme « Best Instagrammer », et nommée parmi les six plus grands influenceurs numériques d’Australie, dans le cadre du prix Blogster.
Beaucoup de magazines parlent de la jeune femme, comme le site de presse Vice ou la revue Wonderland, et le Cosmopolitain ainsi que Glamour publient son travail dans leurs numéros.


 
 
Quelques projets de Sarah Bahbah
 
Depuis 2015, l'œuvre introspective et émotionnelle de Sarah est exposée dans le monde entier, dans de multiples expositions et galeries d’art, comme le Scope Art Basel Miami en 2015 et le Zonamaco de Mexico ainsi que Bâle (Suisse), en 2016.
Il lui arrive aussi d’exposer à la Saatchi Gallery de Londres, à New York ou encore en Turquie et à Tel Aviv, et travaille sa série #ThisIsNotForYou avec le modèle Dylan Sprouse, en 2017.



 
Ses muses ne sont autres que les célèbres mannequins Neels Visser, Cindy Kinmberly ou encore Adesuwa Aighewi, qui incarnent ses personnages au premier abord froids mais attachants... et qui racontent des anecdotes de l’adolescence de l’artiste.
Sarah a commencé tout d’abord sa série Sex&TakeOut en 2014, qui a fait un carton sur les réseaux sociaux. Dans cette série, Sarah Tansy y pose nue, avalant goulument la junkfood, tel un hommage déclé à la foodporn.



 
Puis en 2015, Sarah Bahbah voit sa série Summer Without A Pool faire sensation, ainsi que sa série For Arabella, réalisée en 2017. 
Cette série en particulier fait écho à ce que serait son existence dans une autre vie, si elle n’avait pas eu de contraintes familiales ni de pression sociale qui l’auraient réprimée. Arabella est une sorte d’alter ego à l’artiste, et elle vit des expériences que Sarah aurait pu vivre si elle en avait décidé autrement de sa vie et de ses mots.
Arabella est plus qu’un personnage : elle représente la voix de toutes les femmes contraintes à se taire, dans une société où les problèmes féminins sont encore tabous, et leur sexualité non tolérée.




Autre projet réalisé lors de sa carrière : Accept It, conçue en 2017, et traitant de l’égalité sociale de manière quelque peu excentrique…
Elle est présente aussi en 2018 à la galerie HVW8 de Los Angeles, pour sa nouvelle exposition F*ck Me, F*uck You, mélange de toutes ses séries.
Sarah participe aussi dans deux émissions de télévision et prépare actuellement un livre sur la connexion humaine, une sorte de guide pour établir quelles sont les différentes relations entre les gens et comment les reconnaître dans notre quotidien…


 

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Le processus créatif...

Inspirée par les réseaux sociaux et tous ces gens y publiant des captures d’écrans de films, Sarah a l’idée de réaliser une série de photos où elle s’exprimerait franchement, par couverture de semblants d’extraits de films.
Ayant eu un court passé dans le cinéma, elle tourne quelques films pour le plaisir de créer. Elle se sert de ses connaissances pour créer des photos de femmes dans leur vie privée, avec pour sous-titrages leurs pensées évasives et spontanées.


 

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Sarah établit tout un dialogue dans son œuvre. Le dialogue peut se construire sur plusieurs mois, et est véritablement inspiré de conversations intenses de sa vie, avec des proches. Elle rejoue la scène dans sa tête et se remémore tous les non-dits lors de la discussion, pour ensuite les retranscrire sur papier. 
L’artiste se dit avant tout écrivaine avant d’être photographe, prenant notamment des idées de l’univers cinématographique qu’elle côtoie.


 

Sarah tourne ensuite ses shootings, prend plusieurs clichés, et finit par choisir ceux qui colleraient le mieux avec les phrases imaginées auparavant. Elle use pour cela Blu Tack, pâte fixante qu’elle colle aux bandelettes de phrases afin de faire correspondre les répliques aux images.
Toute cette technique amène à des photos sous-titrées relatant un court récit mais qui, une fois les clichés mis ensemble, peut construire toute une histoire à interpréter librement, en fonction de l’ordre des images et des transitions imaginées.


 

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Par son travail, Sarah se libère, ainsi que ses consœurs : "Je veux être fidèle à exprimer mes émotions et mes sentiments et mes pensées et mes désirs" !

 
 

Des séries déjantées qui font du bien aux femmes
 
Par la transparence des mots et des actions dans ses clichés, la photographe donne la parole et encourage les femmes à se libérer... 


 

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C’est en 2016, où elle se remémore amèrement certains souvenirs d’une éducation stricte, basée sur la répression de l’expression féminine qu’elle décide de se guérir de ce traumatisme.
Sarah se lance dans les projets pour mettre en lumière la cause féminine et brise toutes ces règles insensées, pour encourager les femmes à ne plus s’autocensurer.




"En tant que femmes, nous devons être maîtresses de nos plaisirs et enseigner aux autres la façon de les satisfaire. Nous avons besoin d’être plus libres dans nos mots, avec nos corps et ce qu’on décide de faire avec. […]" 


 

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Sarah encourage les femmes à être autonomes de leurs pensées, de dire ce qu’elles pensent quand elles veulent, pour une meilleure transparence émotionnelle. Ne plus encaisser, refouler ses états d’âme : oser s’exprimer, en bien ou en mal. Tel est le message de Sarah Bahbah.


 

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Pour en savoir plus sur Sarah Bahbah :
 
 
 
  • Alice Nicolas
    (Owner)
    • 2018-06-15 10:06:45
    • 1,638 views
  • Tags - #Los Angeles #photographe #photographie #image #femmes #glamour #expression #australie #sexe #liberté #audace #cliché #Instagram #Sarah Bahbah #Raised by the Wolves #répression #féminisme #sous-titrage #cinématographie #palestinienne #Instagrammer #bouffe #memes chic #autocensure
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