L’art du stylo bille par Helena Hauss

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L’art du stylo bille par Helena Hauss

Lasse de l’école, le dessin est rapidement devenu pour Helena Hauss un moyen d'évasion. C'est sur les bancs de l'école, qu'Helena s'est emparée d’un stylo pour gribouiller sur ses cahiers... Depuis, elle manie le Bic comme personne, réalisant des dessins à grand format. Ses œuvres nécessitent plusieurs heures de travail, avec un résultat vaut vraiment le coup d’œil !


 

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Ayant pour thème de prédilection l’adolescence rebelle et dévergondée, Helena Hauss s’éclate à dépeindre des scènes d’interdits transgressés, de bataille entre filles et de parties de jambes en l’air au cimetière. La réalisation s'accommpagne d'une technique très précise et rigoureuse, avec un rendu délirant... on adore !



  
« Travaille et réalise tes rêves !»

Helena Hauss. Élève parisienne et fille d’une mère travaillant dans un lycée, ancienne tête de classe et d’un père, un peu plus baroudeur, reporter-photographe et rédacteur en chef du magazine Entrevue. 
Dans sa famille, tout le monde dessine, ses parents comme son frère. La seule différence pour Helena : le dessin, plus qu’un passe-temps est devenu vraie passion, puis son métier.


 

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Aimant être dans son monde, elle lit aussi beaucoup, notamment les bandes dessinées de son père. Prônent alors sur ses étagères des illustrateurs tels qu’Hugo Pratt et Milo Manara. Son père, par son métier, voyage beaucoup aux Etats-Unis et fait découvrir à sa fille la culture anglo-saxonne. Cet univers se ressent dans le travail d’Helena, notamment avec les élèves en uniforme qu'on retrouve dans ses dessins.


 

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Pour ce qui est de l’école, c’est loin d’être l’extase pour la jeune parisienne. Un peu rebelle, elle change plusieurs fois d’établissements scolaires et refuse à prendre des notes de cours. Enfermée entre quatre murs, elle s’ennuie à mourir.
Pour passer le temps, elle sort un stylo Bic de sa trousse - en prenant garde à ne pas se faire prendre par ses professeurs - et gribouille sur son cahier… et c’est là que tout commence. Helena va en cours, sa mère l’encourageant à suivre un cursus scolaire, et elle dessine en fonction d’où son imagination la mène, sur ses cahiers comme ses copies de contrôles…


 

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Helena pratique, s’applique et s’améliore dans son dessin, apprenant par elle-même, sans enseignement particulier. Elle finit par arrêter les cours à seize ans et obtient son baccalauréat à l’âge de dix-neuf ans (en candidate libre). 
Son diplôme lui donne l’accès à des prépas d’art, qui lui permettent de voyager entretemps. Par ses séjours dans diverses villes et pays, elle s’adapte à plusieurs modes de vie et s’épanouit par le voyage.


 

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Il lui arrive de faire quelques stages dans des entreprises de communication, et même si cela l’intéressait, elle ne se sentait pas à sa place. Elle va donc étudier à Penninghen, au Blake College de Londres et à l’Intuit Lab, à Aix-en-Provence.
Même si ces écoles de graphisme sont spécialisées dans sa passion, le cursus académique ne lui plaît pas vraiment. Elle ne se retrouve pas dans la peinture, et finit par dégainer son stylo bille une fois encore, plus personnel.


 

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Une technique de dessin peu commune dans l’art…
 
Helena choisit l’option du stylo bille, plus discret et à portée de main. 
Même si au début Helena trouve cet outil ridicule, du fait que le stylo ne soit pas une technique reconnue dans l’art en général, elle finit par s’apercevoir que le stylo bille a bien des avantages…
Pour commencer, la palette réduite des quatre couleurs primaires la force à développer tout un monde aux couleurs imaginaires, tout en gardant le côté réaliste qu’elle aime.


 

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Le stylo bille a de plus un rendu à double tranchant. Soit la mine bave et le dessin est maladroit voire enfantin, soit la tenue de la bille sur la feuille est fluide, et le rendu est des plus réalistes. Helena apprécie ce côté « adulte » que peut avoir un dessin au stylo bille. Le deal est pour elle de bien manier la bille pour ne pas ruiner son œuvre…


 

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Le côté ineffaçable de l’encre pousse Helena à une rigueur extrême, comme une sorte de défi, d’un non-droit à l’erreur. Il faut notamment savoir que l’artiste française a pour habitude de dessiner le visage (partie la plus dure pour elle à dessiner) en dernier… Patience, Concentration et Précision sont donc ses meilleures alliées ! 
Si elle se rate sur le visage alors que le reste de l’œuvre est déjà fait, Helena se voit obligée de tout recommencer. Une sorte de perfectionnisme, qui a l’avantage d’aider Helena à améliorer sa maîtrise du médium.

 
 

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Un processus de création très long…
 
Tout commence par une multitude de croquis, en amont du dessin. Des traits parfois très simplistes se forment sous la mine du crayon, notamment au niveau des visages, où les traits se font furtifs. 
Quand la meilleure composition est sélectionnée, Helena réalise toute une mise en scène, avec des amis comme modèles, qu’elle photographie afin d’immortaliser un moment réaliste et fugace. Lartiste fait avant tout appel à sa créativité, pour arriver au style graphique souhaité.


 

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L'étape de la photographie lui permet de détecter chaque détail de ses sujets, afin de les représenter de la manière la plus réaliste possible. Helena voit son style évoluer par les détails qui, au fil du temps et de la plume.
Ses traits se font de plus en plus précis, plus denses et profonds, surtout au niveau des cheveux de ses personnages. Elle s’applique aussi à créer des effets lumineux dans ses illustrations, ainsi que des contrastes de couleurs, le bleu étant un ton récurrent dans son œuvre.


 


Installée dans son atelier d’Aix-en-Provence, elle passe des heures à remplir une feuille blanche, variant entre huit à seize heures de dessin par jour, quand elle ne voit plus le temps passer. Tout ce perfectionnisme lui demande parfois jusqu’à deux mois de travail pour une seule commande…. 


 

Le dessin de typographies et de cheveux prend énormément de temps à l’artiste, contrairement aux aplats et aux dégradés.
Helena est de plus une adepte des œuvres en grand format, aux dimensions avoisinant les 100 centimètres de long et les 70 centimètres de large… une œuvre qui demande près de 300 heures de travail.


 


… ayant pour thème la rébellion adolescente

Loin de vouloir dépeindre une certaine idéalisation de la jeunesse qu’apportent les teen movies, c’est toute une authentification de l’adolescence qui représente le thème principal de l’œuvre d’Helena.
Des jeunes femmes se battant, un garçon émoustillé devant des magazines pornographiques, une clope qui se partage dans la bibliothèque, une fille grignotant, les doigts abîmés à force d’être enfoncés dans la gorge pour se faire vomir… chez Helena, les adolescents expriment  cette période de la vie si particulière...


 

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La jeunesse, la période pubère, la découverte de soi et les interdits bravés sont récurrents dans son travail. Ces sujets représentent les premières fois, les expériences intenses de l’artiste, ainsi que de ses amis. Elle représente ainsi des flashs de souvenirs qui lui sont chers et symboliques, directement sur le papier, par instinct.
Inspirée par la philosophie de J.M Barrie et de ses enfants perdus, ainsi que de la Lolita de Nabokov, elle explore dans ses dessins les divers paradoxes, dissimulant un défaut dans la qualité générale du personnage.


 

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Exemple avec son œuvre MIA : jeune femme aux courbes voluptueuses se délectant de junkfood, on s’aperçoit à un détail près (les doigts ensanglantés) qu’elle est en fait boulimique. L'oeuvre fait de plus écho au mouvement pro-Mia, composé de jeunes filles qui revendiquent la boulimie. Se fait alors le paradoxe de la consommation de masse (les marques sur les sachets de nourriture vides) et du diktat de l’apparence.


 

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Son plus grand maître reste cependant Norman Rockwell, peintre américain du XXème siècle. Pour Helena, l’artiste a su impliquer un réel regard sur la société dans son travail, tout en assurant une qualité esthétique. Helena reprend donc la réflexion de Rockwell par ses infimes détails relevant d’un problème de société, à travers une jeunesse rebelle.


 

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Des salles de classe aux galeries d’art

L’artiste, par son art hors du commun, intéresse les médias et les réseaux sociaux. Elle commence à participer à des événements, et réalise des commandes pour des journaux, tout en continuant d’œuvrer pour son propre plaisir.


 

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Elle participe tout d’abord à une exposition collective nommée Art in Mind – Work on Paper, en mars 2014. Situé à la Brick Lane Gallery, l’événement a pour thème « Les premières fois ». Elle s’essaye aussi à la mode, en dessinant pour des visuels de tee-shirts de la marque RAD.
C’est en février 2016 qu’Helena expose ses œuvres pour la première fois, à la Galerie Metropolis à Paris. Elle est aussi candidate du salon du dessin contemporain Drawing Now en avril 2016.



 
Helena Hauss voit sa carrière artistique monter en flèche. Pour elle, l’art est toujours quelque chose que l’on apprend seul : "C’est avant tout une confrontation continue avec soi-même. Presque comme un sport.”


 

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Pour en savoir plus sur HELENA HAUSS :
 
 

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  • Alice Nicolas
    (hôte)
    • 2018-05-18 13:48:26
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  • Tags - #graphisme #dessin #portrait #Stylo bille #jeunesse #réalisme #Helena Hauss #artiste parisienne #école buissonnière #rébellion #adolescence #travers #Bic
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