L'oeuvre d'Aron Wiesenfeld : entre mystère et mélancolie

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Un univers mystérieux autour de l’enfance de ses peurs sourdes...

Regarder un tableau d'Aron Wiesenfeld, c’est voir la peur subtile de son enfance : la solitude, l’obscurité, l’errance… Une peur profonde, celle qui relève de l’angoisse d’être confronté à soi-même, au milieu de nulle part que notre esprit vagabondant dans nos pensées, seule échappatoire nous sécurisant de notre « nous ».


 

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Psychanalytiques, les tableaux de Aron Wiesenfeld fascinent et dérangent. Ces personnages seuls ne seraient-ils pas notre alter-ego ? Pourquoi ces paysages lugubres autour d’un si jeune enfant ? Et cette interpellation du regard du sujet semblant nous dire : « Rejoins-moi, si tu oses ! ».


 

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Des débuts dans l’univers des comics

Aron Wiesenfeld naît à Washington, en 1972. Aujourd’hui installé à San Diego, en Californie, le peintre a auparavant étudié la peinture à la Cooper Union de New York. Il fait ensuite ses débuts dans l’illustration de bandes dessinées, et devient élève du Centre d’Art de Pasadena en Californie.


 

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Au fil des années, il se fait un style pictural et un nom dans le milieu, et est de nos jours exposé dans de nombreuses villes internationales. Il voit même ses œuvres publiées en tant que références contemporaines dans des journaux artistiques. 


 

Un univers infantile sombre et mystérieux

Lorsque l’on voit les tableaux d’Aron Wiesenfeld, une peur primitive, sourde mais palpable, a tendance à nous gagner. Cette sensation est certainement liée à l’aura qui émane du travail du peintre américain : un paysage de forêt dense, obscur, et en premier plan, fébrile et solitaire, une silhouette enfantine, à la pâleur spectrale.


 

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Des routes en plein bois, des villes désertées, des forêts ombrageuses… peuplés d'individus errants dans le noir. Le mystère est central dans l’œuvre de Aron Wiesenfeld. Ses personnages énigmatiques nous interrogent de leur regard vague, plongés dans les ténèbres et le silence de la nuit…


 

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Les sujets des tableaux, façades entre notre monde et l’étrange univers d'Aron Wiesenfeld semblent nous tourner le dos pour mieux faire face au danger que représente son environnement. Par l’inhospitalité du paysage, une certaine menace se ressent, dans le noir du tunnel ou les broussailles des forêts.


 

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Par cette interférence du personnage entre le public et le paysage, on se sent happé par l’œuvre, accompagnant alors le héros du tableau dans sa quête de l’inconnu.


 

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Plongé dans l’œuvre, on se rend compte de la solitude du protagoniste, dont le regard est perdu dans ses pensées, nous scrutant par moments. Un lien intime se créé entre le sujet et son environnement : seul, il peut enfin réfléchir.


 

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Cette méditation solitaire pourrait embarrasser le spectateur, comme si on aurait surpris le personnage dans son intimité psychologique, tant son regard semble intense.


 

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Le rôle que joue la nature laisse parfois perplexe : tantôt bienveillante, tantôt hostile, les paysages de Aron Wiesenfeld sont variés, allant même parfois à intégrer une voie ferroviaire en pleine forêt - mêlant le moderne, l’industriel, au sauvage.


 

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La neige est parfois présente, isolant alors les sujets du monde réel, les enfermant dans ce cadre de nature.


 

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ärfois des détails, dissimulés de-ci, de-là, rendent la scène allégorique dans son ensemble. Il faut savoir que chez Aron Wiesenfeld, la nature peut très vite être allégorique voire métaphysique, en fonction de la manière dont le spectateur perçoit et ressent le tableau.


 

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On en viendrait même à penser que ces décors seraient le reflet des émotions des personnages. D’où un lien psychologique et intime entre ce dernier et son environnement, nous trouble toujours davantage dans la contemplation du tableau…


 

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Sommes-nous une présence indésirable à la scène ? N’y aurait-il pas, caché dans ces fourrés sombres, une présence ? Ce sentiment de présence s’accentue par l’obscurité, le non-visible. On se met à avoir peur de ce que l’on ne voit pas, on imagine, comme quand on était enfant, ce "monstre" caché qui nous observe, au coeur du paysage sinistre.


 

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Aron Wiesenfeld met l'accent que ce qui est visible dans son tableau. À nous d’imaginer ensuite ce que l’on pense ne pas voir, dans ces tunnels ou ces hautes herbes...


 

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Les multiples inspirations d’Aron Wiesenfeld

L’œuvre d’Aron Wiesenfeld ne reflète pas la réalité : c’est le miroir de nos peurs, voire de nos souvenirs d’enfance… on se revoit dans les personnages juvéniles du peintre, dans ce paysage altéré par l’obscurité, nous évoquant un monde à la frontière du rêve.


 

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L’intention de l’artiste étant de suggérer au public d'imaginer sa propre histoire. Ce monde est de l’ordre de l’imaginaire, du fantasme, même s’il paraît réel par la présence humaine et d’un milieu bien qu'onirique, reste de l’ordre du tangible : une route, une forêt, un champ…


 

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Aron Wiesenfeld  est amené à côtoyer le domaine de la psychanalyse. Il apprend par cette expérience que l’inconscient n’est pas seulement un niveau de pensée, mais aussi une personnalité propre. Les endroits sombres de ses tableaux sont par conséquent représentatifs de cet inconscient, car la peinture est un bon moyen d’accéder à ce stade de l’inconscience.


 

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Il évoque même la possibilité que ses personnages soient en fait des autoportraits émotionnels et sensationnels du peintre étant jeune, exprimés dans des figures féminines, plus à même de représenter les sentiments selon lui.


 

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La solitude exprimée dans ses tableaux relève de sa perception du monde : "Nous sommes tous seuls, toujours. Le « monde » ne sera jamais autre chose que la perception de mes propres sens."


 

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La peinture d’Aron Wiesenfeld n’est pas sans se rappeler ses souvenirs d’enfance, notamment par ces lieux qu’il reproduit dans son travail, parfois tirés de son vécu où, enfant, il se promenait à tel où tel endroit…
Autres sources d’inspiration de l’artiste : les films et l’art, voire la littérature, par une sourde influence des contes pour enfants ou des mythologies...


 

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Aron Wiesenfeld admire aussi August Sander et ses portraits photographiques, dont il s’inspire pour ses personnages unidimensionnels, rendus ainsi plus complexes autant physiquement que mentalement.


 

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On ressent aussi beaucoup de références à Edward Hopper, du fait de la solitude du personnage dans son milieu, et de sa lecture psychologique par le regard. Georges de La Tour est aussi d’une certaine influence, par les sources de clarté éparses dans l’obscurité de la nature en second plan.


 

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The Bridge représente catégoriquement une influence de Whistler sur Wiesenfeld : le côté japonisant qui avait inspiré le peintre du 19ème siècle est retrouvé dans le pont du peintre actuel.


 

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Aron Wiesenfeld apprécie les dessins de Wuthering Heights, dont l’émotion se ressent. Il s’inspire aussi de poèmes, mais n’a jamais fait de peinture sur un poème en particulier, du fait que la peinture doit résulter d’un sentiment, et non d’une histoire.


 

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Une passion et des projets

Quad Aron Wiesenfeld peint, il peut parfois être sur quatre à cinq toiles à la fois. Cela lui permet de pouvoir changer de tableau quand il n’est plus inspiré par une toile en cours, ou alors de laisser sécher la peinture tout en avançant dans son travail.


 

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Aron Wiesenfeld mêle son imaginaire et ses états d’âmes avec une technique picturale qui remonte aux anciens maîtres de la peinture. Par son aptitude à imiter un éventail de surfaces et de matériaux dignes de grands peintres paysagistes d’antan, sa peinture est au croisement entre la peinture traditionnelle et l’illustration.


 

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S’il est dans le projet d'une exposition, Aron Wiesenfeld conçoit des idées pour créer une série de peintures autour d'un fil rouge... qu'il ne nous dévoilera pas avec des mots mais qu'il faudra deviner en regardant ses toiles.


 

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En dehors de la peinture, il lui arrive aussi d’user du fusain comme medium. Aron Wiesenfeld colle une feuille de papier à grain à un panneau, pour la recouvrir de charbon de vigne afin d’obtenir un ton gris moyen. Il efface ensuite les lumières pour faire émaner la figure, et ajoute des zones de sombres, par à coups de charbon de vigne douce.


 

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Il y intègre les détails à l’aide d’un crayon à charbon et d’un fusain compressé, pour les sombres profonds. Le fusain est pour Aron un excellent moyen de faire des changements si besoin, et d’obtenir un rendu fini, même fragile.


 

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En 2014, l'œuvre The Well est publiée par IDW Press, sous forme de grande monographie. En décembre 2016, son œuvre Undwind the Winding Path est exposée à la Galerie Jonathan Levine de New York.


 

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Aron Wiesenfeld voit son travail présenté dans huit expositions personnelles aux États-Unis et en Europe, ainsi que lors d’une cinquantaine de manifestations collectives. Quatre de ses expositions individuelles ont eu lieu à la galerie Arcadia Contemporary, qui continue à présenter son œuvre.


 

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Dans quelques musées, notamment celui du musée d’art de Long Beach ou encore l’institution Casa dell’Architettura d’Italie, certaines toiles sont signées de la main de Wiesenfeld.


 

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Aron Wisenfield a également collaboré avec le poète Bruce Bond, qui s’est inspiré de ses œuvres pour créer tout un recueil de poèmes, nommé The Other Sky. Aron Wiesenfeld a par conséquent illustré l’ouvrage, et ses peintures sont aussi usées comme couvertures pour une dizaine de livre de poésie.


 

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L’univers d’Aron Wiesenfeld ne cesse de charmer par ce mystère qui plane sur ces personnages méditatifs, et son dernier ouvrage nommé Solstice, rend compte de la conscience de l’existence de la mort, come de la renaissance du cycle de la vie, tel le « symbole évolutif d’une âme migrante ». 


 

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Son livre The Well connaît lui aussi un franc succès ! Il s'agit de tout un recueil de peintures qui vous plonge dans ce même monde de nostalgie enfantine…tout un univers fascinant propre à Aron Wiesenfeld, un artiste à suivre sur les réseaux sociaux!


 

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Pour en savoir plus sur Aron Wiesenfeld :

 

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