Métamorphose corporelle dans les clichés surréalistes de Lin Yung Cheng

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Les corps suppliciés de Lin Yung Cheng...


Photographe et plasticien taïwanais, Lin Yung Cheng joue avec les corps, les textures et les illusions d’optique, mettant le public dans l’inconfort ou l’hypnose de ses compositions. Dans ses photos on y découvre des corps étranges, mutilés, pincés, déformés... que le public explore par les sensations qui émanent de ses clichés.


 

Une publication partagée par Lin Yung Cheng (@3cm_lin) le

 

Chaque blessure infligée par le modèle est éprouvée par le public, via la stimulation de ses sens. Par cette expérience sensorielle, Lin Yung Cheng souhaite mettre en exergue les divers diktats de la société subis par les femmes, ici pliées sous les injonctions de la féminité.

 
 

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Le parcours artistique de Lin Yung Cheng

Lin Yung Cheng est originaire de Taïwan, où il vit et travaille encore, installé à Tainan. Aussi connu sous le pseudo de « 3cm », signature habituelle de ses œuvres, Lin Yung Cheng est sculpteur, illustrateur mais avant tout photographe.


 

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Il voit son travail diffusé dans toute l’Europe et le monde entier, même si ses expositions se font rares dans son pays natal.
Son style photographique s’associe surtout au surréalisme, même si l’artiste se plaît à définir son travail comme « du surréalisme dans la réalité ».


 

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Depuis sa plus tendre enfance, Lin Yung Cheng aime la peinture, et se spécialise dans l’art lors de ses études. À l’université, c’est la sculpture qui le passionne, mais la photographie est pour lui une manière plus directe de faire passer un sentiment qu’il souhaite exprimer.


 

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Quand Lin Yung Cheng commence à travailler en tant que directeur artistique, il abandonne peu à peu la sculpture, faute de temps à accorder à cette activité. Finalement, il se penche vers la photographie afin de présenter ses concepts.


 

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Inspiré par les poèmes et la lecture, combinés avec son vécu, son imagination se fertilise et pousse Lin Yung Cheng à créer. Chaque partie de son travail est synonyme d’innovation et d’expérimentation, même si la perception de la composition sur la photographie est tout autant importante.


 

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L'esthétique a une place importante et la composition amène à plusieurs lectures d’une seule et même œuvre... Par le choix du corps comme sujet, Lin Yung Cheng souhaite de plus attiser une sensation d’empathie auprès du public.


 

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La douleur photographiée et ressentie
 
Des corps de femmes sans identité, rudement mis à l’épreuve dans des positions inconfortables, qui jouent de leurs membres et d’éléments extérieurs... crééent une impression surréaliste captivante.


 

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Les expérimentations photographiques et digitales de Lin Yung Cheng confrontent l’anatomie humaine à des éléments extérieurs, en passant du fil rouge au miroir, voire de la sucette ou de la banane, explicitement placées entre les cuisses du modèle féminin.


 

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Avec ses modèles et ces objets, Lin réalise des compositions géométriques et surréalistes, allant à l’encontre du physique humain : les corps sont disloqués dans des positions improbables, par moments dans des lieux absurdes. Les corps ainsi présentés s’hybrident avec son environnement, laissant parfois place à l’incompréhension de la part du public.


 

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Ces clichés conceptuels sont d’une telle intensité que cela peut devenir dérangeant. Le public est amené à penser à notre rapport au corps et à la matière organique. Cette dernière est soulignée dans le travail de Lin Yung Cheng par une petite mouche, qui symbolise l’éphémère du corps, en perpétuelle évolution jusqu’à la décomposition totale.


 

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Dans sa collection de cordes et de couture, où les corps féminins semblent transpercés de fil rouge, Lin fait référence dans ses œuvres à la religion chinoise du « Matchmaking God ». La légende dit que tout le monde a un fil rouge invisible sur le poignet, et ce lien serait relié au grand amour. Par cette cordelette rouge, l’artiste présente les femmes désireuses de rechercher l’âme sœur.


 

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La couleur rouge du fil n’est pas sans rappeler le sang, et cette corde mutilant les corps nous font ressentir une certaine douleur, ou du moins de l’inconfort et ce, de manière instantanée. Cette stimulation physique amène alors à une résonance mentale, spirituelle : les téléspectateurs éprouvent de l’empathie vis-à-vis du modèle, et réfléchissent à la manière dont ce corps subit toute cette douleur dont il semble être prisonnier.


 

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Lin Yung Cheng se focalise sur la peau : tantôt pincée, tantôt tirée, la peau se déforme et se contorsionne. Le public est une fois de plus conduit à réfléchir quant à notre rapport au corps, à son côté sacralisé comme purement organique.


 

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Le travail, minimaliste et épuré de Lin Yung Cheng, accentue la violence infligée au corps. Le fond des clichés épurés concentre toute l’attention sur le corps humain, qui devient tour à tour fascinant, grotesque ou effrayant, suivant les modifications infligées.


 

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Les injonctions de la société sur les femmes démontrée par Lin Yung Cheng

Si Lin choisit le modèle féminin au masculin, c’est notamment pour pointer du doigt l’exigence de la société vis-à-vis des femmes. L’épilation, l’obsession du poids, le tabou des règles ou encore l’inconfort du soutien-gorge sont ici abordés, pour mieux être dénoncés.


 

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Lin Yung Cheng critique cet asservissement imposé aux femmes par la société via la mutilation et la contorsion de ces corps féminins sous l’emprise de cette pression, ainsi que par l’utilisation subliminale d’objets du quotidien (une banane, un miroir, des couvertes de table…).


 

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Les diktats sont mis en avant par la douleur et l’inconfort qu’ils génèrent : sensation de piqûres, de jugements, de mutilations, de perte d’identité… Tous ces sévices subis des femmes, bien que douloureux, subliment étrangement le corps féminin par ces métaphores plastiques poétiques et l'esthétique épurée.


 

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Le tout en contraste avec cette gêne et cet inconfort générés par la vision de ces clichés, nous font réfléchir sur les contraintes sociétales faisant pression sur les femmes. 


 

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Ici, cette violence sourde est d’un coup amplifiée en brusquement ressentie. Les corps fragmentés sont exposés et contrôlés par une pression externe, sourde mais perceptible par cette vision d’horreur de ces corps souffreteux et réduits à l’état de « choses », de « corps à exposer et à consommer ».


 

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"Cette série questionne particulièrement la situation des celle liée aux femmes. La définition qu'en fait la société aujourd'hui est trop restreinte, bornée, elle juge et empêche les femmes de s'épanouir. Les médias ont un grand rôle à jouer là-dedans. Lorsqu'on ne suit pas les dernières tendances, on devient un mouton noir. C'est un phénomène bien trop répandu parmi les femmes. Être mince et se raser ça va bien cinq minutes. " - Lin Yung Cheng


 

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La photographie de Lin Yung Cheng provoque une multitude d’émotions, pour mieux amener à la réflexion…


 

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Pour en savoir plus sur Lin Yung Cheng :
 
 

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  • Alice Nicolas
    (Owner)
    • 2019-01-25 13:16:19
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  • Tags - #photographe #photographie #artiste #beauté #corps #femmes #étrange #Artist up #ligne #société #absurde #clichés #diktats #Yung Cheng Lin #Taïwan #Tainan #douleurs #corde rouge #Lin Yung Cheng
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