La vision néon fantasmagorique d'Elsa Bleda

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La vision néon d’Elsa Bleda...

Johannesburg de nuit, les rues désertes où tout semble isolé et délaissé. La ville est éclairée par des néons de couleurs cyan, magenta ou rouge, rendant la scène irréelle, comme tirée d’un thriller. Un univers cinématographique et dystopique, où tout semble trop calme pour continuer à l’être…


 

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C’est le regard de la photographe française Elsa Bleda. Cette globetrotteuse a eu un véritable coup de cœur pour cette ville au passé si riche, gravé à même les diverses architectures qui constituent Johannesburg.


 

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Voyage, voyage…

Originaire de la ville d’Aix-les-Bains en France, Elsa Bleda est directrice artistique, photographique et actrice. Elle a toujours voyagé au cours de sa vie et ce, dès son plus jeune âge. Avec sa mère artiste qui l’éduque seule, elle parcourt huit villes d’Europe, en grandissant notammentà Istanbul.


 

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À la fin des années 2000, elle s’en va découvrir l’Afrique du Sud en solitaire, alors âgée de dix-huit ans. Elle passe donc par Cape Town et fait escale à Johannesburg. Cette ville en particulier la fascine une fois la nuit tombée, tant elle dégage une atmosphère intense.


 

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« J’ai toujours dit à mes amis que je sentais quelque chose ici que je n’avais jamais senti nul part ailleurs. Il y a quelque chose de très gothique et ça en devient déstabilisant. Les bâtiments sont déroutants. Vous avez cette architecture très brutale, puis très Art Déco et puis, plus rien autour. Et cet air, cet atmosphère… Passée une certaine heure, tout ferme. Il y a alors cette atmosphère du passé qui hante la ville. (…) C’est une ambiance propre à Johannesburg ».


 

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Attirée par cette ville, elle finit par s’y installer, afin de prendre en photographie son aspect nocturne et silencieux, qui contraste avec la ville hyper économique dynamique le jour. Eprise de son fort désir de raconter des histoires, la passion d'Elsa Bleda pour la photographie se révèle durant son adolescence.


 

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Ayant eu une famille avec des liens particuliers envers les arts visuels, la photographie est pour elle un moyen d’expression tout naturel. La musique fait aussi partie de sa vie. En effet, Elsa a voulu au départ travailler dans la musique et a étudié la production sonore et musicale.


 

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C’est après l’école qu’elle se focalise sur les arts visuels et le cinéma... Toutefois elle demeure inspirée par la musique, qui la guide dans ses étapes de travail. Pour mettre dans l’ambiance de son œuvre, Elsa publie ses photos avec quelques chansons qui agissent comme des bandes sonores.


 

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Une famille dans l’art et des inspirations tout naturellement artistiques

La musique et les arts visuels influencent grandement la photographe. Elsa Bleda se passionne aussi pour le cinéma d’Asie de l’Est. Des réalisateurs tels que Wong Kar-Wai, Park Chan-Wook ou encore Kim Ki-Duk sont ses modèles.


 

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Elle puise aussi ses inspirations dans des le cinéma gothique de Dario Argento, ou encore dans l’œuvre de David Lynch et de la directrice artistique et designeuse Eiko Ishioka. Le film Blade Runner ne l’a pas non plus laissée indifférente et cela se ressent dans son travail.


 

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On peut apercevoir dans ses clichés que les couleurs, l’atmosphère et les différentes architectures de Johannesburg représentent un puissant attrait pour Elsa Bleda.
Tokyo et Hong-Kong sont également des villes asiatiques qu attrient la photographe française, dont les néons jamais éteints et les lumières futuristes se projettent sur les immeubles anciens et modernes.


 

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Elsa s’amuse à comparer les villes asiatiques à la ville africaine, nous troublant dans la reconnaissance des villes, tant leurs atmosphères respectives sont semblables.
Un point commun dans toutes ses photos : personne ne rôde dans la nuit dans le travail d’Elsa


 

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Quelques silhouettes furtives parfois, mais la majeure partie des rues semblent délaissées par les hommes, laissant place au passé. L’ambiance qui émane des photos de Elsa Bleda est certes mystérieuse voire inquiétante, mais ses clichés évoquent avec une douceur rare un pays encore marqué par la ségrégation et la violence qui règne dans les rues.


 

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« Les séries nocturnes sont mes travaux les plus personnels. Je suis attirée par le mystère et Johannesburg est un endroit particulièrement intéressant parce qu'elle devient complètement vide la nuit, avec un sentiment de solitude, et même les gens qui vivent à Jo’burg ne sont pas familiers de leur ville la nuit. Photographier au cœur de la nuit dans des lieux pareils donne l'impression d'être à cheval entre l'éveil et le réveil. C'est comme si je pénétrais dans une dimension parallèle. Je me sens forte aussi, d'une certaine manière. »


 

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Les divers projets d’Elsa Bleda

Elsa Bleda expose son travail sur les villes de Johannesburg et du Cap, et conçoit en 2015 sa série On the Train, en Afrique du Sud. Elle réalise en 2016 sa série Chinatown, où les villes asiatiques sont comparées à la capitale économique de l’Afrique du Sud.


 

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On en vient à confondre les deux continents, tant leurs ambiances nocturnes sont semblables. Cet angle de vue des villes africaines n’est pas commun, mais ce qu’Elsa Bleda traduit dans ses clichés épurés et envoûtants est purement poétique. On ressent à quel point la photographe est attirée par les scènes nocturnes qui sont baignées de lumière colorée.


 

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Cette obscurité envahissant les rues désertes aux immeubles gothiques, Art Déco et modernes, parfois transpercée par la lueur douce des néons, démontre d’un côté surréaliste très cinématographique de l’œuvre d’Elsa Bleda.


 

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« Je cherche des endroits sombres et statiques, avec des lumières qui stimulent mon imagination. » (...) « Un endroit qui puisse m’émouvoir d’une manière ou d’une autre. »


 

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Ces paysages ainsi photographiés nous semblent tout droit sortis d’un film de science-fiction, par leurs immeubles aux architectures diverses se confrontant. La vie nocturne de Johannesburg nous semble fantasmagorique, irréelle, par ces auréoles de lumières artificielles.


 

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Parallèlement en cette même année 2016, elle fait la série nommée Nightscapes, qui dépeint une vision nocturne de la ville de Johannesburg. Basée entre les villes d’Istanbul et Johannesburg, elle possède une esthétique unique, mêlant la cinématographie à la dystopie.


 

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Elle élabore ensuite en 2017 une série en hommage à Istanbul, ville où elle a grandi, par son œuvre Istanbul at Night, où l’on peut percevoir dans certains clichés des paysages urbains enneigés, toujours emprunts de ce surréalisme dû à l’éclairage artificiel des néons.


 

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Les images prises entre Istanbul et Johannesburg révèlent l'aspect cinématographique et dystopique du travail d’Elsa, avec une palette de couleurs dictée par les lumières des néons. Quasiment pas de signe de vie, là encore... Les formes humaines sont réduites à des silhouettes crevant la lumière des phares de voitures.


 

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Elsa expose cette série de photos de villes africaines lors d’une exposition qui se déroulera dans plusieurs pays du monde, en collaboration avec la firme de boisson énergisante Red Bull.


 

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La marque sportive Adidas l’a également choisie pour représenter sa ville lors de la campagne NMD_Johannesburg, en collaboration avec Adriaan Low, fondateur de l’International Spine and Pain Institute, et Nelis Botha.


 

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En dehors de son travail de photographe, Elsa signe récemment pour la compagnie Star Films, en tant que réalisatrice au regard futuriste et envoûtant…


 

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Pour en savoir plus sur Elsa Bleda :

 

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  • Alice Nicolas
    (hôte)
    • 2018-08-02 09:33:40
    • 821 views
  • Tags - #photographe #photographie #france #artiste #exposition #francaise #image #Voyage #david lynch #cliché #Gothique #Istanbul #Elsa Bleda #Johannesburg #Tokyo #Hong-Kong #futuriste #néon #dystopique #Afrique du Sud #Cap Town #Chinatown #Istanbul at Night #Red Bull #Adidas #Blade Runner
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