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Concert du 1er Juin 2018 à L'Olympia
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5 x 2 PLACES A GAGNER 
1er Juin 2018 à 20H
L'Olympia : 28 Boulevard des Capucines, 75009 Paris
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avant Mercredi 30 Mai à 20H
Les gagnants seront prévenus par mail après tirage au sort.



Alors que la saison des festivals d'été démarre en grande pompe avec le Printemps de Bourges, c'est à Hollysiz que revient la lourde tâche d'ouvrir le fameux Happy Friday. Dans un W déjà bien rempli, la jeune artiste à la combi argentée nous offre 40 minutes de rock et de pop aux mots touchants. Franche dans ses textes et incisive dans sa musique, celle qu'on appelle aussi Cécile Cassel revient avec " Rather than Talking ", un nouveau 13 titres à l'engagement fort et illimité. 

Rencontre avec HollySiz lors de la dernière édition du Printemps de Bourges


 

Pouvez-vous nous parler de la conception de l'album et de la façon dont vous l'avez adapté au live ?

C'est difficile de l'inscrire dans le temps. J'ai composé le titre « Rather Than Talking » à la fin de l'enregistrement du premier album. Il a mis 4 ans avant d'émerger vraiment avant que j'écrive le texte ou qu'on fasse les arrangements...
Je dirai qu'un deuxième album commence presque le jour où on a masterisé le premier. On se dit que là tout commence de nouveau. Cela a été plus ou moins 2 ans et demi d'écriture. En ce qui concerne le live, j'avais l'expérience de cette très grosse tournée pour le premier album donc j'y pensais sur certains titres dans les arrangements.
Pour certains morceaux, je me disais qu'on pouvait se permettre une plage instrumentale un peu plus longue à réarranger sur scène. J'adore quand les chansons ont plusieurs vies, entre le studio, les promos où on doit les ré-adapter complètement et le plaisir du piano/voix pour le live. J'aime créer des choses qui n'existeront qu'en live.

 

© Dimitri Coste

 

Comment s'est passée la rencontre avec Luke Jenner ? Que vous a-t-il a apporté pour ce nouvel album ? 

On s'est rencontré complètement dans le privé au départ. Un de ses clips a été produit par ma meilleure amie. Quand elle a rencontré Luke elle a eu un vrai coup de foudre amical. Elle a beaucoup insisté pour qu'on se rencontre en sachant qu'on allait s'entendre. Je suis très fan de the Rapture et d'un coup j'avais un être humain normal en face de moi. Au départ, je passais juste du temps à New York et lui était très généreux de son temps. On ne parlait pas du tout boulot au début. On a passé beaucoup de temps à marcher dans les rues, à parler de philosophie, à parler de musique, à s'offrir des livres. Il ne parle pas un mot de français mais il est très francophile et sa femme est française. Un jour il m'a fait venir en studio et il m'a fait écouter son album. Je crois que c'était un moyen de me dire «  moi je me suis foutu à poil, à toi d'y aller maintenant ».
Après ce que j'avais entendu, c'était encore plus dur de lui faire écouter ce que j'étais en train de faire parce que j'ai encore plus douté. Il avait vraiment écouter mon premier album, il s'était vraiment intéressé, ça lui plaisait... Il m'a aidée sur le texte de « Love Is a Temple » que j'étais en train d'écrire, il l'a remis en forme et finalement on a creusé beaucoup plus. Il a été dans l'écriture des textes, il m'a vraiment poussée.
Comme on était devenus très amis je lui avais raconté beaucoup de choses. Il m'a obligée à être beaucoup plus franche, beaucoup plus crue parfois et au final on a écrit un titre à 4 mains paroles et musique qui s'appelle « I Will ». C'est une rencontre assez décisive dans ma vie de femme, d'amie et d'artiste.

 

 

L'atmosphère de New York a-t-elle aidé pour la création ?

Evidemment... Je ressens dans toutes les chansons que l'influence de NYC a été importante. Le fait de sortir de ma zone de confort a été important. Arriver à-re définir ce qu'on fait, c'est intéressant à certaines périodes de sa vie. Tout ce que j'ai vu, les musiciens que j'ai rencontrés, les concerts auxquels j'ai assisté m'ont inspirés.
Je suis aussi retournée dans une école de danse comme il y a 10 ans. J'ai dansé à la barre tous les jours. Je me suis mis dans une rigueur anonyme, pas au sens de la célébrité mais dans le sens où l'on ne connaît personne.
Quand je suis à Paris, je croise toujours quelqu'un que je connais au café d'en bas. Les voyages ont nourri cet album.
Quand on est dans un endroit on écoute pas la même musique. On revient à certains disques fondateurs que je n'aurai peut être pas réécouté si j'étais resté en France. Ms. Lauryn Hill avec "Miseducation", "Brasileiro" de Sergio Mendes ou les premiers Mickael Jackson. Ceux-là, je n'ai jamais arrêté de les écouter...

 

© Dimitri Coste

 

J'ai l'impression que "Rather Than Talking" est un album assez engagé, qu'est-ce qui vous "révolte" en 2018 ?

Il y a un engagement physique dans ce que je fais depuis longtemps. Cet album là s'ouvre avec un titre qui a fait écho à l'actualité qui s'appelle « Unlimited » et qui parle d'être une femme aujourd'hui. La fin de la chanson c'est « on est quelques gouttes mais à un moment on sera un océan à ouvrir nos voix et à se sentir enfin sans limite ".
Je ne pouvais pas imaginer au moment de l'écrire que c'était la marche de la femme aux USA. C'est aussi le moment où Donald Trump a été élu. On retrouvait des vidéos surréalistes et se dire que des femmes ont voté pour ce mec était délirant. Je me suis sentie atteinte dans mon intégrité de femme.
Je n'ai pas écrit contre lui ou autre, je l'ai juste écrit en disant qu'on pouvait toutes élever nos voix, si on s'unit, si on y croit, il peut se passer quelque chose. Au moment où l'album est sorti, on était en plein #Metoo, #balancetonporc, en pleine libération de la parole et de l'écoute.
Je suis très engagée dans tout ce que je fais et je ne cherchais pas à prendre particulièrement position, c'est juste en parlant de ce qui me traverse. D'un coup ça a un échos avec l'actualité et avec mon engagement aussi évidemment.

 

 

Que retenez-vous de l'expérience de la première tournée ?

Ça oblige au lâché-prise. Ce soir par exemple on joue 40 min. D'habitude on joue 1h35. On se demande alors qu'est-ce qu'on garde comme morceaux, comment les enchaînements vont être repensés. Les tous premiers festivals que j'ai fait sur la tournée précédentes, je venais de passer une quarantaine de dates enfermée dans le noir et je me suis retrouvée à 17h en plein cagnard avec 15000 personnes.
Ça m'a obligé à tout re-négocier. C'est souvent beaucoup plus punk, et j'aime ça aussi. Dans le set, on a 3 chapitres avec un peu plus lent au milieu. Quand on joue en festival ou en première partie, il y a une grande partie des gens qu'il va falloir fédérer et ça c'est super.

 

Qu'est-ce qui vous plaît dans le fait de rencontrer le public après les concerts ?

C'était très naturel pour moi. C'est venu d'une curiosité au départ, je me demandais qui étaient ces gens dans la salle. La toute première date qu'on a faite avec des gens qui avaient payé pour voir Hollysiz, j'ai demandé à allumer la salle au bout du 3ème morceau : « Vous êtes qui les gens qui avez décidé ce soir à Caen de prendre votre bagnole, peut être une nounou, de venir boire un coup... ? ». Ce que ça m'apporte c'est énorme. Si demain je fais des Zénith, ce sera peut être plus difficile de faire 1h30 de merchandising derrière. Plus les salles sont grandes plus il y a de monde. Après avoir joué une heure et demi c'est long disons... Même pour les gens, les derniers, c'est presque pas un cadeau.

 

Est-ce que le métier de comédienne vous a aidé a appréhender la scène ?

Il y a un lien entre la musique, la danse et le métier d'actrice. Premièrement, occuper l'espace. Le fait d'avoir été sur des plateaux avant a rendu les choses beaucoup plus simples. Même si chanter ses propres mots est très différents d'interpréter les mots des autres. Cela m'a aidé pour la diction ou pour ce genre d'exercice (la conférence de presse). 

 

 

Avez-vous une dédicace Cécile Cassel et une autre Hollysiz ?

Dans le cinéma il y a des messieurs qu'on connaît un peu tous, qui sont dans tous les festivals. Ils arrivent avec des gros classeurs, ils sont hyper organisés. Je ne sais pas ce qu'ils font de leur vie parce qu'ils passent leur vie dans les festivals. Eux, si je signe Hollysiz, ils sont au bout du roulot. Ils n'en ont rien à foutre de la musique, ils veulent vraiment le Cécile Cassel en entier.
Dans l'autre sens au merchandising, ça me viendrait jamais à l'idée d'écrire Cécile Cassel parce que les ¾ des gens ne savent pas du tout que j'ai été actrice avant. Ils sont juste venus voir un concert. Donc oui c'est complètement schyzo.
Un jour, à la sortie d'une promo radio, un vieux monsieur est arrivé avec son classeur. Je venais de la faire en tant qu'Hollysiz, et il m'a dit « Cécile, je peux avoir un autographe ? ». J'ai mis Hollysiz et il m'a dit mais « qu'est-ce que c'est que ça ? Non non, vous étiez au festival de Cabourg en 2007, je vous veux etc.". Je l'ai refaite, il était dégouté mais je suis vraiment désolée pour ce Monsieur...

 


© Jean François Robert

 

Si vous deviez remettre votre album à un artiste vivant ou mort ?

Le premier qui me vient, mais en même temps ce serait peut-être tellement pas sa cam, ce serait Stevie Wonder. J'aurai bien fait en sorte que Mickael Jackson écoute aussi. Mais j'ai grandi avec lui, avec les références de ses clips. J'ai décortiqué sa musique récemment, il était tellement en avance. Les beats qu'on fait aujourd'hui, il le faisait début 90. Ce que fait N.E.R.D par exemple, il le fasait déjà... Il a été le premier à mettre de la soul dans la pop et en même temps à faire venir Slash sur un titre. Qu'on le veuille ou non, on est tous inspirés par lui d'une manière ou d'une autre.

 

source : Conférence de presse Festival Printemps de Bourges 2018 

"Rather Than Talking" disponible


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  • Saam WB
    (Owner)
    • 2018-05-19 04:17:53
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  • Tags - #rock #new york #printemps de bourges #INTERVIEW #nouvel album #Hollysiz #conférence de presse #rapture #luke Jenner #rather than talking #new record #Cécile Cassel #Festival printemps de bourges
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