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5 x 2 PLACES valables avant 1H30 - A GAGNER
Rex Club - 26 octobre 2018
 ●●● CONCOURS TERMINE ●●● 

5 x 2 PLACES A GAGNER - valables avant 1H30
Rex Club - 26 octobre 2018

 ●●● CONCOURS TERMINE ●●● 

avant Lundi 22 octobre à 19H
Les gagnants seront prévenus par mail après tirage au sort.
 

Entre plusieurs dates live et tournages pour ses nombreux projets solo ou avec les copains, Electric Rescue a répondu à nos questions. 
DJ à l’attitude underground et 25 ans de carrière à son actif avec sa techno electronica onirique et introspective, il nous parle de ses débuts, collabs, d’Astropolis et du Rex en toute sincérité à l’occasion de sa prochaine résidence le 26 octobre dans « le temple Techno français » qu’il ne quitterait pour rien au monde.
 


Tu es producteur et DJ et Skryptöm a déjà 12 ans. Créer un label qu'est-ce que ça représentait pour toi à l'époque ? Est-ce que c'est un peu comme fonder une famille ?
En fait j’avais fait un premier label dans les années 90, Calme records, et j’ai toujours fait les choses par envie. Le premier c’était une envie toute bête à assouvir, sans savoir pourquoi, j’avais besoin de faire de la musique, produire des morceaux, et ce premier label c’était plus un terrain d’expérimentation.
J’ai pu faire toutes mes premières bêtises pour arriver avec le deuxième, Skryptöm, il y a 12 ans où là j’ai vraiment défini ce que j’entendais d’un label. Pour moi l’idée c’était de créer un vrai label développeur de talents, créer une équipe soudée et solidaire pour faire de beaux disques et projets connexes. Ça devait réunir tout ça.
Évidemment en premier lieu c’était la musique qui me faisait vibrer sur laquelle je faisais mes choix, la musique de ces artistes devait d’abord me faire chavirer, et après cet esprit d’entraide d’équipe un peu comme une maison des artistes.
C’était vraiment ça ma vision d’un label.


 Skryptöm Collective © Tous droits réservés


Et la soirée Skryptöm collective c'était pour justement rassembler cette famille que tu as pu constituer ?
C’était l’étape suivante, oui. Quand je sélectionne les artistes, je sélectionne la musique soit, mais après je leur explique que j’ai besoin d’un peu de temps, que j’ai besoin de plus que de la musique, c’est un ensemble.
Depuis on est tous devenus amis avec « cet ensemble » et l’étape suivante c’était naturellement Skryptöm Collective. On va un peu plus loin, on pousse les barrières, on fait de la musique ensemble, en collaboration et plus seulement chacun de notre côté dans nos propres studios, et là on se mélange tous, pour tenter de nouvelles directions, de nouveaux morceaux, des nouvelles manières de faire.





Puis on s’est dit on va aller encore un peu plus loin, pendant ces réunions d’une semaine environ, on va faire des master class, on va transmettre ce qu’on sait à d’autres personnes et ce qu’on aime partager et pour pousser le partage encore plus loin.
Sur cet ensemble de bouillonnement culturel, de transmission et de création, le dernier soir on fait une fête qui clôture le rendez-vous on est globalement dans le partage et l’échange sur ce genre de rendez-vous. Et puis la cerise sur le gâteau c’est qu’on a décidé que les meilleures de toutes ces musiques faites pendant ces 5 jours soient le résultat d’une sortie en co-division du label Skryptöm, donc Skryptöm collective.
Chaque sortie interviendra quelques mois après ces rencontres parce qu’il y a tout le processus de pressage, mastering, promotion, etc, qui prend un certain temps. Donc c’est comme une espèce d’objet artistique global de la musique électronique.
On y a lié aussi visuel, graphisme et déco, on a demandé à notre graphiste de nous faire un logo pour cette co-division et ce logo on l’a transformé en décor de scène et dessus on a projeté des visuels ; c’est une cerce en 3D sur lequel on fait de la projection en mapping mais aussi en arrière-plan sur un second écran en fond de scène.
On fait voyager cet anneau dans plein de dimensions différentes réelles et irréelles. Ça nous fait un objet global qui touche à tous les pans principaux de la musique électronique et vu qu’on s’entend tous bien, on peut aller loin dans des projets artistiques et ce projet, bah il va il loin et les 15 intervenants que compte le label s’amusent !


Skryptöm Collective © Tous droits réservés


On t’a retrouvé à la Dream Nation  avec Manu le Malin sous le nom W.LV.S le 22 septembre dernier.
Vous êtes, tous les deux résidents à Astropolis... C'est de là qu'est née votre collaboration ?
C’est eux qui ont carrément instauré ce projet, on est amis avec Manu depuis… 25 ans environ, je saurais plus le quantifier exactement, idem nous sommes amis proches avec Astropolis.
On avait nos parcours parallèles on se suivait de loin avec Manu, quand on se voyait on était bien content, mais pas plus et en 2013, Gildas et Mathieu d’Astro nous ont dit voilà pour les 20 ans on aimerait que vous clôturiez tous les deux l’astrofloor, la salle principale, avec une sorte de B2B.
On s’est dit ouais c’est bien sympa mais on préfère un truc un peu plus chiadé avec 6 platines, 2 tables de mixage, un truc où on est tout le temps tous les deux en train de mixer et non plus un simple ping-pong, on va au-delà.
Cette première expérience s’est super bien passée, le public et tout le monde était bien content, du coup on a eu plein de propositions, notre amitié a grandi, elle est devenue fusionnelle puis on a fait plein de dates jusqu’à la Dream Nation, où là Deborah nous voulait aussi ensemble à la clôture vu qu’on est aussi résident de son festival et c’est de pouvoir varier les plaisirs avec ses résidents quand ils ont plusieurs cordes à leur arc.





Et qu'est ce qui te motive à revenir à Astropolis chaque année ? Le public breton ?
C’est un ensemble de chose. Oui le public breton pour moi c’est clairement celui qui offre le plus d’émotion - ce qui ne veut pas dire que les autres publics ne sont pas bien - mais c’est juste qu’en Bretagne ils ont un truc. Il peut pleuvoir, grêler, ils s’en foutent, ils sont devant ils dansent, ils profitent, ils ont l’habitude tu me diras au niveau de la pluie, mais il y a un petit truc dans l’air supplémentaire inexplicable. Ils ont une manière d’accueillir et de s’ouvrir aux gens de l’extérieur qui est particulière.
Additionné au fait qu’Astro ce soit une vraie famille, avec l’état d’esprit originel de la rave, de la culture de la différence, ce savant mélange fait qu’Astro est unique. 
J’ai eu la chance de ma balader un peu partout dans le monde, je n’ai jamais retrouvé cet état esprit, je n’ai pas tout fait non plus, j’ai fait des trucs super sympa, mais je sais pas, à Brest il y a un truc en plus dans l’air, inexplicable, une alchimie un mélange improbable qui fait que t’as envie de venir tous les ans et que pour rien monde je ne raterais Astro. Il peut se passer n’importe quoi le premier week-end de juillet, je serais là-bas. C’est une grande famille, on est tous devenu pote, on est content de se retrouver tous les ans et c’est une espèce de pèlerinage, un rdv familial c’est Astro quoi, c’est devenu une définition du dictionnaire (rires).
 
On connaît aussi ta collaboration avec Kmyle, Maxime Dangles et parfois Moteka au sein de Möd3rn...
Tu peux nous en dire plus, y'en a d'autres en préparation ?
Il y a comme on l’énumérait tout à l’heure, W.L.V.S et j’ai aussi un truc en duo avec Kmyle un truc qui s’appelle Laval à la demande de Grindvik sur Stockholm LTD.
J’ai une collaboration plus épisodique mais passionnante avec Gaspar Claus Violoncelliste où nous avons été rapprochés par Sourdoreille, après il m’arrive aussi de collaborer ponctuellement sur des projets définis, mais c’est à peu près tout, j’espère que j’ai oublié personne.
Là je me lance plus sur des trucs solos parce que c’est vrai que je collabore beaucoup beaucoup, parfois un peu au détriment de mes projets perso, mais j’aime bien faire de la musique solo aussi où là je suis en totale liberté sur les directions à prendre. Entre Skryptöm Collective, W.L.V.S, Möd3rn à 3 ou 4 et Laval, on est pas mal déjà.
Retour à la carrière solo, qui est toujours là, mais je joue principalement seul d’ailleurs mais j’aime bien partager. C’est vrai qu’être avec les potes, échanger des bons moments de musique et créer, ça n’a pas de prix ! Après je dis ça mais peut-être que dans un mois, je vais avoir envie d’un nouveau projet et de nouvelles idées avec d’autres personnes. J’ai toujours besoin d’être dans cette dynamique de création. Dès qu’il n’y a plus de création pure, je m’ennuie vite...


Skryptöm Collective © Tous droits réservés


Si je te dis Mentasm, El.ue, Play ; qu'est-ce que ça t'évoque ?
Ça m’évoque que je suis plus tout jeune, et ça m’évoque les fondations de tout ce que je suis devenu. Play c’est plus récent mais El.ue, Mentasm… ça date de 1994 environ. Ce sont les plus grosses raves que j’ai organisées de 500 à 4000 personnes pour Mentasm. El.ue au début c’était 300 puis çà a gonflés jusqu’à 1500 pour la dernière.





Tu préfères d'ailleurs organiser des soirées ou mixer ?
Les deux, en fait (rires). Sur Mentasm il y avait Laurent, anciennement Dimension, qui travaillait sur Dimension avec Fabrice le directeur du Rex et aussi Chris Honorat anciennement, Chaotik Ramsès. Donc on était à trois sur ces organisations là et puis ensuite pour El.ue c’était une bande de 5 potes dont ma femme qui l’est toujours depuis 23 ans.
Donc on travaillait sur ces soirées-là ensemble, pendant 5 ans jusqu’en 2001 et ensuite El.ue est devenu Play parce que les 3 autres soit ont eu des gamins ou sont parti vivre loin. On a arrêté au point culminant d’El.ue mais on aurait eu du mal à aller plus loin et on a décidé d’arrêter pour toutes ces raisons. 
Avec Virginie ma femme, on avait pas du tout envie d’arrêter, donc El.ue s’est transformé en Play en repartant sur les mêmes bases assez égalitaires et dans la culture de la différence mais en s’adaptant à l’époque pour pouvoir continuer à évoluer.
On a encore fait des raves pendant près de 15 ans avec Play sur l’état d’esprit rave originel toujours. C’est 22 ans d’organisation de rave qui m’ont construit tout au long de ce parcours là et voilà aujourd’hui c’est du passé. C’est vrai que de temps en temps ça nous rechatouille avec Virginie de se relancer là-dedans et en ce moment c’est même plus que du chatouillage à vrai dire, on y réfléchit. Mais on ne peut pas tout faire non plus puis il y a tellement d’offres très intéressantes sur Paris !


Electric Rescue © Tous droits réservés


Depuis quelques années, on ressent une vague de démocratisation de la techno.
Avec 25 ans de carrière à ton actif, comment toi, tu le perçois ?
Forcément bien d’un côté, mais je vois aussi les mauvais côtés. C’est à dire qu’à l’époque on était obligés de lutter de s’affirmer pour que tout ça existe et puis il n’y avait pas de diffusion à outrance de cette musique, c’était assez restreint. Du coup on était très motivés et très engagés dans les choses et puis aujourd’hui c’est vrai qu’on a tout à profusion et du coup l’engagement du public est peut-être un peu moindre.
Le bon côté, c’est qu’il y a beaucoup de choses et beaucoup de choses de grande qualité. C’est deux époques différentes mais toutes les deux intéressantes à vivre.


Electric Rescue © Tous droits réservés


Et l'underground dans tout ça ?
Alors il y a plein de gens qui m’ont dit « ouais mais l’underground ça existe plus c’est fini ». Au début j’étais là, à me dire qu'ils avaient peut-être raison, mais en fait j’ai pensé ça pendant même pas un an. L’underground ça ne vient plus de la rareté mais c’est surtout et avant tout une attitude. Une attitude de ne pas vouloir marcher dans les sentiers battus, de toujours rechercher comment fusionner, comment avancer, comment aller un peu plus loin, ne pas chercher les recettes faciles où on peut gagner facilement de l’argent, où être facilement vu.
Tout ça ce n’est pas très intéressant et pour moi, l’underground ça devient vraiment une attitude non plus un état de fait. Moi j’estime être underground. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de devenir célèbre, d’avoir plein de thune, de faire des projets faciles où gagner plein d’argent. Mais moi, ça ne m’a jamais fait vibrer. Ce que j’aime, c’est la liberté, la recherche, la surprise, l’étonnement, le contre-pied... c’est ça l’underground en fait.
 
Le Rex Club c'est 20 ans de vie commune déjà non ? Comment tu appréhendes la prochaine date du 26/10 ?
Tu vois pour moi, le Rex reste dans la catégorie underground. Il y a le côté un peu plus easy et ils veulent le prendre de temps en temps pour faire gagner un peu de sous à l’établissement, pour qu’il vive. Mais malgré ces incursions un peu overground je vais dire, le Rex reste toujours dans cette démarche de la curiosité, de la nouveauté.
Après toutes les organisations ne sont pas comme ça. En tous cas, je fais partie des quelques organisations qui ont cette volonté, un peu à la recherche de cette fraîcheur. J’ai une volonté très underground, donc forcément pour un établissement qui doit vivre avec cette attitude, c’est difficile donc il faut être lucide et je trouve que sur la globalité, bien que l’exigence underground soit assez élevée de mon côté, le Rex est hyper éthique et chouette. C’est toujours ce que je leur dis, à moins qu’ils me foutent à la porte, je resterai, c’est la maison quoi. J’ai découvert énormément de choses là-bas, ça a été à la pointe de tout en house, techno et quelques autres genres, et ça l’est toujours et çà le restera.


Electric Rescue © Tous droits réservés


Le Rex a été le point de départ de beaucoup de choses, c’est le temple techno français ! Alors pourquoi s’en aller ? Ça aussi ça fait partie de l’attitude underground, t’as toujours des gens qui vont quitter le navire pour aller dans des lieux où il y plus de monde, plus d’argent, etc. Oui, mais combien de temps ça dure ? Est-ce que c’est un effet de mode ? Et le Rex ça fait 30 ans. Ça veut dire qu’ils ont une politique qui est la bonne. Quand tu dures 30 ans, ça veut dire que tu ne t’es pas trompé.
Voilà, donc pourquoi aller ailleurs alors qu’on te donne la liberté de t’exprimer, de proposer ce que t’aime. J’ai 30 ans de vie commune avec le Rex, parce qu’avant j’y étais en public. J’ai 20 ans de vie pro en commun et je ne me pose pas la question du départ ou de changement parce qu’il y a tellement de belles émotions au Rex, que je reste et que je suis content d’y rester et je me battrais jusqu’au moment où ils me foutront à la porte. 
 
Tu as des choses à ajouter des choses dont tu voudrais nous parler ?
Non je pense qu’on a fait un bon tour, après je pourrais te dire tous les trucs sur lesquels je suis en train de travailler mais bon ça viendra en son temps et ça ne sera que partie remise et je pense qu’on a bien échangé.



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  • Alia Euchi
    (hôte)
    • 2018-10-05 09:55:58
    • 1 728 views
  • Tags - #electronica #techno #Artist up #Résidence #collaboration #Astropolis #dream nation #techno music #Rex Club #Electric Rescue #WLVS #Setaoc Mass #Benjamin Damage
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