Anaïs et sa soul électronique vont vous envoûter !

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Interview d'Anaïs, qui se produira le 31 octobre dans le cadre de l'événement Pitchfork Avant-Garde 2018... L'occasion de (re)découvrir son univers soul, pop et alternatif, fortement influencé par la folie londonnienne !



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Originaire de Toulouse, tu es désormais établie à Londres. On connaît Londres pour son esprit rock, son côté cosmopolite. Ce sont ces aspects qui t'ont donné envie d'y vivre ?

Avant de venir habiter à Londres, je vivais à NY. J'avais vraiment très envie de quitter NY pour m’installer dans une ville dont je pourrais m'inspirer des influences musicales. De nombreux artistes londoniens inspiraient déjà mes créations, et mon envie de revenir en Europe m’ont décidé à venir m’installer à Londres.

 

En quoi cette ville t'a-t-elle inspirée pour concevoir ta musique ?

Je pense qu'il règne ici, à Londres, une atmosphère mois agitée, l’énergie y est plus sereine, plus détendue qu’à NY. J’ai trouvé ici un équilibre pour créer sans cette pression imaginaire qu’on peut ressentir a NY.
De plus, comme je le disais précédemment, il y avait aussi beaucoup de musiciens avec lesquels je désirais travailler. C’est cet ensemble de choses qui m’inspire au quotidien. 


Anaïs © Tous droits réservés


Qu'est ce qui t'as amené à faire de la musique... et à continuer ?

J'ai commencé à jouer du violon à l'âge de six ou sept ans, je ne sais plus exactement. Je pratique la musique depuis mon enfance. Après avoir quitté la France à l’âge de 10 ans pour l’Irlande, j'ai continué à apprendre le violon.
J'ai ensuite vécu au Sénégal pendant 1 an, avant de partir vivre aux États-Unis où j'ai fait un cursus spécialisé dans la musique au lycée et aussi a l’université Clive Davis Institute of Recorded Music a NYU. J'ai toujours été dans la musique, je ne me suis jamais éloignée de cet univers pour lequel je n'ai jamais eu de doute quant à savoir si je devais en faire mon métier. 

 

Quel est ton premier souvenir musical ?

Malheuresement j'ai très peu de souvenirs de mon enfance, j’ai une très mauvaise mémoire. Je me souviens toutefois que j’adorais ce CD de Céline Dion, L’album "D’eux" écrit par Jean-Jacques Goldman. 

 

Tu seras à Paris le 31 octobre au Pitchfork Avant-Garde. Comment appréhendes-tu cette date, ce retour en France ?

J'ai vraiment hâte d’y être, de revenir en France, de chanter en français, devant un public français. C’est tout nouveau pour moi parce que j’ai quitté la France très jeune, ce sera donc un moment magique pour moi de revenir.




Tu interpréteras donc des chansons en français et en anglais ?

En fait je vais interpréter une chanson en français que j'adore vraiment, La Mamma de l’immense Charles Aznavour, malheureusement décédé le 1er octobre.

 

Comment définirais-tu ton univers créatif ?
D'autres disciplines te donnent envie de t'exprimer ou que tu as envie de découvrir ?

En règle générale, je n'aime pas trop le décrire parce que mes influences sont multiples et tellement variées. Je n'aime pas l’idée de catégoriser mon univers. Quand les gens me posent cette question, je leur propose d’écouter ma musique, de manière à ce que chacun se fasse sa propre opinion. Si je devais vous répondre simplement je dirais peut-être que je fais de la musique alternative soul avec des influences pop.
Par rapport à la deuxième partie de la question, j’adore cuisiner et c'est quelque chose que je me vois bien découvrir dans le futur après avoir sorti 5 ou 6 albums. Je m’imagine voyager dans d'autres pays et apprendre la cuisine traditionnelle et un jour peut-être faire quelque chose dans le monde culinaire.


Anaïs © Tous droits réservés


Ce seraient deux projets distincts, ou toujours un lien entretenu avec la musique ?

J’imagine m’y consacrer peut être lors d’une période de pause où je mettrais la musique en suspens. J’apprécie également beaucoup la photographie que j’aimerais bien approfondir dans le futur.

 

Comment as-tu rencontré Olly Alexander ?
Comment avez-vous été amené à collaborer ? D'autres artistes avec lesquels tu voudrais travailler ?

J’ai fait la rencontre d'Olly alors que j’étais choriste pour son groupe Years and Years. Avec le temps, nous sommes devenus très très proches, de vrais amis et c’est naturellement qu’est née "No Control", chanson que nous avons écrite tous les deux. Après oui, il y a énormément d'artistes que j'admire et avec lesquels j’adorerais collaborer, Frank Ocean, James Blake, Stromae, etc.




Ton premier album sort prochainement, est-ce que tu peux nous en dire plus sur son contexte de création ?

En fait j'ai réalisé mon premier album quand j'ai déménagé à Londres, il y a 3 ans. Quelques titres sont déjà sortis  comme Nina, Set In Stone, et No Control. Entre temps, j'ai travaillé sur un deuxieme album et c'est celui ci qui va finalement sortir en premier. Cet album est le fruit du travail avec mes deux meilleurs amis, Aston Rudi et Luigie Nunez. Nous l’avons en partie réalisé dans un petit studio à Holland Park. J'ai voulu créer ce deuxième opus assez rapidement, parce qu’une fois le premier réalisé j’avais la sensation que je n’avais pas fini d’exprimer mes pensées.
C’est à Los Angeles que nous avons terminé cet album en collaboration avec le producteur Om’mas Keith qui, pour moi, est une légende dans ce métier. Il faisait partie du groupe Sa-ra, il a produit beaucoup d'artistes dont Frank Ocean.
J’ai vraiment hâte que l’album sorte et de vous faire découvrir un univers singulier avec des sons et des textures qui m'ont toujours interpellé.





Qu'est ce qu'il révèle de toi ou tes influences ?

L'album s'appellera Darkness at play. Depuis petite j’imagine un monde meilleur, avec des choses que j’aimerais voir changer, des mentalités que j’aimerais voir évoluer, des injustices que j’aimerais combattre. Tellement de choses négatives que ce monde nous renvoie au quotidiens. J'ai adopté des philosophies de vie qui, pour moi, peuvent améliorer le monde dans lequel nous vivons.
En grandissant, on imagine que l’on peut changer le monde mais en même temps on se rend compte qu’au final, ce monde est complexe et sérieusement tourmenté. J’ai lu un livre en particulier qui s'appelle Sapiens qui m'a vraiment fait réaliser la vraie nature des gens, cela m'a terriblement bouleversé.
L'album est un peu une réponse à toutes ces questions. Comment trouver sa paix, comment exister au milieu du chaos. La sonorité de cet album sera un peu moins pop que le premier parce qu'il explore des textures et des choses plus profondes.
Par rapport aux inspirations, je suis revenue à des choses que j'écoutais quand j'étais beaucoup plus jeune Erykah Badu, D’Angelo, plus recemment Alice Coltrane.

 

Quel est le dernier morceau que tu as écouté avant l’interview ?

Dark Red de Steve Lacy...




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  • Alia Euchi
    (Owner)
    • 2018-10-18 12:52:30
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  • Tags - #pop music #Pitchfork #soul music #Pitchfork festival #pitchfork France #Anaïs #No control #Darkness at play
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