La techno puissante et mélodique de Madben

FEATURED

PARTENAIRES

Vous désirez communiquer
sur Artist Up ?

Etablir un partenariat
pour votre évènement ?

Contactez nous !

Chercher une news

Publicité

1 x 2 PLACES A GAGNER
Terminal 7 - Le 17 novembre 2018
 
 ●●● PARTICIPEZ AU CONCOURS ICI ●●● 

avant jeudi 15 novembre à 16H
Les gagnants seront prévenus par mail après tirage au sort.

Terminal 7 
Paris Expo Porte de Versailles. Porte D 
Place des insurgés de Varsovie 75015 - Paris



Madben est un DJ français qui a trouvé sa place au sein de l'incontournable famille d'Astropolis il y déjà 20 ans. Il fait ses débuts avec le label, se produit au festival à de nombreuses reprises et en devient résident. Il poursuit sa carrière en collaborant avec de nombreux artistes et en enchaînant les sorties d'EP mais aussi son album Fréquence(s). Madben ne cesse de nous surprendre avec son approche mélodique et sa construction musicale singulière dont il nous parle avec passion.


Madben © Jacob Khrist 


Quel a été le contexte de création de Fréquence(s) ?

Le travail sur l’album m’a pris deux ans environ. C'est un travail de longue haleine, un gros chantier auquel je ne m’attendais pas forcément dans la mesure où il s’agissait de mon premier album.
J’avais la volonté de sortir de la « zone de confort » des EP habituels. En effet, avant cela j’en ai sorti plusieurs sur différents labels en Europe et en dehors.
L’idée était d’essayer de proposer quelque chose de plus complet, qui raconte une histoire à travers de plus d’1 heure de musique. J’ai dû composer environ 40/50 titres sur deux ans, pour qu’il n’en reste que 11 sur la playlist de l’album.
Ça a aussi été l’occasion de travailler en featuring avec d’autres artistes, chose que je n’ai pas forcément faite sur les EP. Travailler par exemple sur un titre à 4 mains avec Laurent Garnier a été très sympa à faire, on a pris beaucoup de plaisir. Et collaborer avec Laurent signifiait beaucoup pour moi ! Puis, j’ai travaillé avec Manu le Malin et Rebekah Warrior. C’est vraiment le format long qui m’a amené à le faire et j’en suis très heureux.




Que sous-entend l’intitulé : fréquence au singulier et/ou au pluriel ?
Un son est une fréquence, une forme d’onde et il en existe de différentes sortes : sinusoïdales, carrées, triangulaires… Le nom Fréquence(s) est donc un clin d’œil à la fois à ce qu’on entend et à ce qui compose le son quand on le regarde retranscrit sur un écran. D’autre part, c’est aussi un clin d’œil à notre vie qui est faite de répétitions, de cycles et de fréquences. Je trouvais le double sens assez drôle, d’où l’écriture avec un (s) entre parenthèses.
 
Le titre « Mouvement circulaire » c’est un clin d’œil à…. la manière dont le public techno danse ? A la boucle musicale ? ... Autre ?
Ce n’était pas forcément un lien avec la danse. Je ne pars jamais d’un titre pour écrire un morceau. Je fais la musique. Puis, une fois les morceaux finis, j’aime me poser, écouter et réfléchir aux titres qui peuvent m’inspirer par rapport à la musique que j’écoute… 
Pour Mouvement circulaire, je trouvais qu’il y avait une sorte d’évidence par rapport à l’arpège qu’on entend dans ce morceau. Il est assez lent et répétitif, ainsi le nom me semblait correspondre à l’esprit du morceau.


 



Ta musique est mélodique, très puissante et structurée à la fois. Comment se déroule ton processus créatif ? Quelles sont tes sources d’inspirations ?

Sur le process c’est très simple : je pars toujours d’une feuille blanche. Certains artistes aiment avoir ce qu’on appelle d’un point de vue technique des ‘templates’ déjà organisés quand ils travaillent sur des logiciels comme Ableton.
Ils ont déjà des éléments rythmiques ou des synthétiseurs avec lesquels ils ont l’habitude de travailler, prêts à être utilisés, déjà traités et calibrés.
Pour ma part, j’aime partir de zéro et structurer les sons un à un. C’est très subjectif mais pour moi il est important, dans ma démarche de création, de ne pas m’enfermer dans un process avec des templates tout prêts. J’appréhende toujours la redondance dans mes morceaux. 
En général je commence par travailler les parties rythmiques avec une boîte à rythme. Au fil des années, j’ai fait l’acquisition de pas mal de matériel et je suis devenu assez addict au matériel hardware. J’aime bien partir d’une base rythmique et me dire ensuite « tiens, j’ai envie d’écrire une ligne de basse (ou un gimmick au synthé) autour » et là je commence à pianoter sur mes synthés. Ensuite, si j’ai envie d’ajouter un peu de texture, je vais avoir tendance à m’orienter vers un synthé modulaire ou des banques reaktor et ainsi de suite...
Je monte plusieurs choses à la fois, pour avoir des choix à faire à la fin de la partie purement créative.
Une fois que j’ai l’impression que mon projet est assez complet, je vais commencer l’arrangement et la suite est finalement très subjective aussi.

Madben © Tous droits réservés 


Astropolis représente quoi pour toi ?
Ça a été un élément déclencheur, Astropolis a mis ma musique en lumière avec le festival et le label. Ils m’ont invité à mes débuts de compositeur. Je mixais déjà depuis une dizaine d’années uniquement pour le fun et j’organisais aussi quelques soirées, mais j’avais mes études puis ensuite un travail à côté.
Astropolis a découvert ma musique avec l’émission de Laurent Garnier qui était diffusée à l’époque sur le Mouv’ qui s’appelait « It is what it is ». J’ai reçu un mail de Gildas, l’un des deux boss d’Astropolis, me disant qu’il avait découvert ma musique et qu’il aimerait me faire jouer sur un off du festival : Beau Rivage.
Au fil du temps, on est devenus de très bons amis et j’ai commencé à jouer de plus en plus pour Astropolis, jusqu’à devenir un « quasi résident » pour la version estivale. Depuis ce temps-là, j’ai joué à toutes les éditions.Astropolis, c’est une belle histoire à la fois humaine et musicale, et une grande messe immanquable chaque été!


Madben © Astropolis


Quelle différence y-a-t-il entre jouer en festival et jouer en club ? Tu as une préférence ? 

Ce sont des formats différents mais complémentaires. En effet, la plupart des festivals te donnent des créneaux plus courts pour t’exprimer sur scène. Mais finalement tu te retrouves avec beaucoup plus de monde en face de toi.
Je pense que le club a cette vocation d’attirer un public qui écoute déjà cette musique-là. Il se déplace pour les artistes proposés par la direction artistique du club. Personnellement je trouve ça génial de pouvoir m’exprimer à travers de longs créneaux horaires et d’emmener tout le public dans une sorte de « voyage ».
Comme je te disais, dans les festivals la plupart du temps tu joues beaucoup moins longtemps. J’ai eu l’occasion d’être programmé sur des jauges assez hallucinantes. 
Quand tu mets bout à bout les scènes qui jouent en même temps, ça peut monter à 20-25 000 personnes voir plus. 
Il y a donc forcément plus de monde, avec des personnes qui peuvent être moins sensibles à ta musique au départ. Mais finalement ça sera l’occasion de toucher un nouveau public et je trouve ça assez chouette. Le côté gigantesque de certaines scènes est aussi la source de supers souvenirs.

Madben © Jacob Khrist 


Des sets qui t’ont particulièrement marqué ? Des artistes qui t’ont inspiré ?

Des sets qui m’ont marqué, il y en a eu pleins ! A mes débuts dans cette musique, à la fin des années 1990, c'est la découverte de Jeff Mills qui m’a vraiment « mis une grosse claque » et donné envie de mixer.
D’autres artistes m’ont eux aussi donné envie de passer derrière les platines. Par exemple Dave Clarke, qui était hyper bon - issu du hip-hop - et qui dupliquait cette technique dans la techno. Il y a eu Laurent Garnier aussi avec ses sets super longs et tellement bien construits. Il y a des mentors comme ça qui m’ont vraiment donné envie de m’y mettre.




Des endroits où tu aimerais jouer ?

Des endroits où j’aimerais bien jouer, il y en a encore énormément! Disons que si l’on parle de la France, au niveau des festivals, si je devais t’en citer là maintenant… ce serait aux Nuits Sonores à Lyon.

 

En tant que DJ quelle est ta première réaction/pensée quand tu arrives derrière les platines ?

En général, quand je mixe ou fais un live, j’aime avoir un temps d’observation avant de jouer. J’ai besoin de venir une bonne heure avant sur place, pour m’imprégner du lieu, de l’atmosphère, des gens, de ressentir le mood du public sur le dancefloor…
Ça me permet d’orienter mes choix artistiques dans ce que je vais choisir de jouer, de jauger l’ambiance de la soirée et aussi parfois de m’adapter.
Le rôle du DJ c’est d'essayer de comprendre le public au maximum, de les emmener dans quelque chose, de les capter et de les surprendre… C’est pour ça que c’est important de voir ce qui se passe avant de jouer et de ne pas sortir de ta chambre d’hôtel pour prendre directement les platines !


Madben © Jacob Khrist 


Tu as un morceau fétiche ? Pour ouvrir et/ou clôturer un set ?

J’avoue je fais rarement deux fois les mêmes sets. Je suis un gros consommateur de musique et j’aime beaucoup faire varier mes sets. Après il y a des classiques que j’ai toujours avec moi ou des « secret tools » qui ne sont pas encore sortis, mais je n’ai pas d’intro ou d’outro spécifiques.
Je ne sais jamais trop par quoi je vais commencer ni par quoi je vais finir. Ça dépend vraiment de toute la musique que j’ai écouté quelques jours avant d’aller jouer et des choses que j’ai envie d’essayer.
Il y a, par exemple, des morceaux que je viens d’exporter de mon studio qui ne sont pas encore masterisés mais que j’ai envie de tester dans mes prochaines dates, ainsi qu’un bon paquet de promos !




Peux-tu nous parler de ta collaboration avec Yann Lean et de
Trunkline ?

C’est un side project que j’ai monté avec mon pote Yannick et qui aussi mon ingé son depuis plusieurs années. On partage d’ailleurs le même studio à Paris. Trunkline ça a été une volonté de revenir aux racines de la techno.
On est de la même génération et on avait vraiment cette volonté de revenir à une techno brute de décoffrage. Un son beaucoup plus à base de séquences à 4 temps et globalement bien plus énervé que ce que je fais tout seul.
On a monté un label éponyme sur lequel on a sorti 4 ou 5 EPS. On a fait un remix pour Carl Cox et Nicole Moudaber sur le label Mood.
Niveau actualités, nous avons a sorti un titre à la rentrée sur un label néerlandais qui s’appelle Drum aux côtés d’artistes comme Delta Funktionen ou Jeroen Search. Nous venons de signer 2 nouveaux EP’s sur des labels étrangers dont un qui sort le mois prochain, sur le label berlinois « Made of concrete », un second qui arrive en début d’année 2019, puis également des remixes. Bref, on relance vraiment la machine Trunkline pour sortir de notre label et se faire un peu découvrir à l’étranger. 
Trunkline c’est également un live « full hardware » avec lequel nous prenons énormément de plaisir sur scène. Il est basé sur une grosse grosse partie d’improvisations derrière nos machines, et ça fait vraiment beaucoup de bien ce genre de prises de risques quand tu es devant le public.

 

Madben / MAAD parties. Tu es un fou furieux… de techno ?
Je pense oui (rires) ! J’avoue que depuis que je suis jeune ado j’ai baigné là-dedans. C’est vrai que c’est quelque chose qui me passionne depuis le début et dont j’aurai du mal à me passer pour le reste de ma vie. La techno est inscrite dans mes gênes !




Quels sont tes prochains projets ? Envies ?

Il y en a beaucoup…
Dans mon projet Madben j’ai deux EPs qui vont sortir. Un premier au mois de décembre sur le label de Maceo Plex qui s’appelle Ellum. Nous partageons d’ailleurs les platines ensemble au T7 le 17 novembre (PLACES A GAGNER ICI)!
Pour la petite anecdote, nous nous sommes rencontrés l'année dernière au Trabendo où on jouait ensemble pour une soirée Tsugi. Il m’a demandé de lui envoyer des morceaux pour son label et puis après le rush de la sortie de l’album, j’ai enfin pu faire quelques démos et il en a sélectionné 3. Bref nous avons gardé contact au fil des mois et j’ai aujourd’hui la chance de signer cet EP, « The Ceremony » qui sortira le 7 Décembre.
J’ai également un autre EP qui arrive sur le label Français « A-traction ». C’est un titre qui est déjà joué par quelques headliners dont notamment Laurent Garnier. L’EP s’appelle « Acid Madness » et il sera accompagné de remixs, dont un de Scan X !
En parallèle à ces deux futures sorties, j’ai bossé sur un tout nouveau live en solo qui s’accompagne d’un show vidéo et d’une scénographie dédiée qui a été conçue par le crew Breton VÏSÜ. Mon VJ, DaFF, m’accompagne sur toutes ces dates et nous avons reçus un super accueil lors des premières dates, notamment lors du festival Scopitone à Nantes!
 



Retrouvez Madben :

Site
YouTube
Page Facebook
Instagram 
SoundCloud
Resident Advisor


Suivez le projet Trunkline : 

Site
Page Facebook
Resident Advisor
SoundCloud

  • Alia Euchi
    (hôte)
    • 2018-11-13 11:46:13
    • 796 views
  • Tags - #techno #Astropolis #laurent garnier #machine #Madben #Maceo Plex #Fréquences
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI