"Dans le Noir" un album plein d'espoir de SAFIA NOLIN... Interview !

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Quel plaisir de parler de folk outre-atlantique avec Safia Nolin. Cette jeune artiste québecoise défend aujourd'hui "Dans le Noir", son deuxième album studio. Entre mélancolie et liberté, c'est avec beaucoup de délicatesse que la songwriter évoque la rupture sous toutes ses formes. Aujourd'hui, c'est grâce à sa musique que Safia Nolin découvre l'Europe et notamment la France au fil des tournées... 
C'est en plein coeur du Beaujolais que nous la rencontrons, 
quelques minutes avant de monter sur scène du festival des Nouvelles Voix 2018

 

 



Tu viens régulièrement faire des tournées en France, quel rapport entretiens-tu avec le public ici ?

J’aime vraiment jouer ici car l’accueil dans les salles est vraiment différent, plus que le public d'aileurs. Le public est semblable même si les français sont plus gênés, plus discrets. Ils applaudissent moins et ne rient pas beaucoup, par rapport au Québec où on est très expressif. On applaudit même par politesse. A chaque fois que je vais voir un spectacle, j’applaudis, même si je n’aime pas...

 


© Jean-François Sauvé


Tu as fait des featurings avec des artistes français comme Pomme par exemple... Que penses-tu de la nouvelle scène folk en France ?

J’aime beaucoup ça. En France j’ai l’impression qu’il y a plusieurs niveaux d’industrie, ce qui rend le niveau underground plus puissant, fort et riche...
Il y a beaucoup de très bonne musique en France. Avant, ça ne me touchait pas autant. Il y a 10 ans, c'était Zaz qui venait au Québec, mais aujourd’hui c’est différent. Il y a plus de petits groupes et d’artistes émergents qui viennent au Québec.
Pomme, ça marche très bien par exemple.

Article "Pomme" sur Artist UP

 

© Raphaël Ouellet


Si tu avais 3 artistes québécois à nous présenter ?

Les soeurs Boulay, Hubert Lenoir, on en parle beaucoup en ce moment au Québec ou Ludovic Alarie qui est beaucoup moins connu, mais j'adore ce qu'il fait. 

 

Au Québec, tu as déjà une belle notoriété, ça te plaît de “repartir à zéro” en France ? C’est un nouveau challenge...?

J’aime ça, le développement. Je trouve que c’est une partie qui est fun dans une carrière. Au Québec, j’ai déjà fait beaucoup de choses que je ne peux pas refaire. J’ai un peu l’impression "d’avoir plafonné". Même si personne "ne plafonne" vraiment jamais, mais j’ai l’impression que j’ai atteint un niveau qui n’est plus du développement mais qui est plus un travail pour durer. Ici, c’est vraiment du défrichage et même si parfois c’est difficile, ça (re)donne envie de continuer.




J’ai l’impression que tu as beaucoup bossé les textures sonores, les effets ou les bruitages sur cet album. Comment as-tu travaillé sur ce disque, avec qui ?

C’est très naturel. Je me suis mis au travail avec mon guitariste et le réalisateur du disque. On était 3 dans un studio au Québec. Je savais vraiment ce que je voulais. Nous avons utilisé 3 maquettes sur une tape machine, sur des petites cassettes. Ils ont apporté pas mal d’idées et moi aussi... et cet album est vraiment tel que je voulais.


© Dominik Fusina - Nouvelles Voix en Beaujolais

 

Quels sont les thèmes évoqués dans tes chansons généralement ? J’ai entendu de la mélancolie mais au final beaucoup d’espoir et de liberté…

C’est vrai, oui. C’est un album qui parle beaucoup de rupture et d’échec. Il parle aussi de l’autre côté de la médaille. Il faut s’affranchir, grandir… Mon premier album était très naïf. C’est comme un constat de plusieurs choses qui se sont passées avec un regard "plus vieux". A partir de là, j’ai essayé d'extraire des choses positives...

 



Au Québec tu es porte parole de la “Fête arquencielle”. En quoi c’est important pour toi de t’engager dans la cause LGBT ?

J’étais super honorée quand ils m’ont demandé de l’être. Je trouve qu’en France c’est encore difficile d’être lesbienne. J’ai vécu la discrimination dans la rue à Paris, c’est compliqué et un peu déprimant… J’admire beaucoup les personnes qui sont ouvertement lesbienne, gay ou trans… Même si la France est un des pays très ouvert, la situation sur ce point reste encore compliquée.

 

Au Québec c’est plus facile ?

Oui c’est vraiment plus facile. Ma blonde, quand je l’embrasse dans la rue, je ne suis pas stressée, je n'ai pas peur de dire que j’ai une amoureuse. Être homosexuel.le dans la rue à Paris, c’est stressant…

 

 

Instant portrait chinois, si Safia Nolin était...

- Un standard de la chanson française ?

Lettre à France” de Michel Polnareff

-Un vêtement ?

Un gilet à capuchon (Sweat à capuche)

- Un paysage ?

Une tempête de neige.

 

Quels sont tes projets ?

Beaucoup de dates de tournée, peut être un deuxième album de reprises…


" Dans le Noir " disponible


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  • Saam WB
    (hôte)
    • 2018-11-29 15:14:03
    • 469 views
  • Tags - #folk #chanson française #villefranche #INTERVIEW #Artist up #nouvel album #Québec #nouvelles voix en beaujolais #pomme #Safia Nolin
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