Interview du réalisateur Frédéric De Pontcharra !

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Frédéric De Pontcharra est un jeune réalisateur, tombé dans la création audiovisuelle, après un passage par la photographie. Il pioche ses inspirations dans l'art graphique, mais aussi et surtout dans le cinéma. Pour ne citer que quelques unes de ses collaborations, ce cinéphile a réalisé des clips pour Booba, Damso, Caravan Palace, Shaka Ponk...
Aujourd'hui, Frédéric de Pontcharra s'est bel et bien affirmé au milieu du paysage audiovisuel gâce à ses nombureses réalisations et sa patte artistique.


© Tous droits réservés


Quelle est ta formation, ton parcours ?
Pour commencer, j'ai fait un diplôme d'études universitaires générales à Censier. Puis, pour une formation plus concrète, je me suis réorienté sur un BTS audiovisuel en image. Par la suite, j’ai validé un Bachelor of Fine Arts à Tisch, le département cinéma de New York University.





Comment est apparu ton goût pour la prise de vue et la création audiovisuelle   ?
Un pote d’enfance m’a branché sur la photo. C’est ça le déclic... je le remercie d’ailleurs ! C’est un médium dans lequel je me suis senti tout de suite à l’aise.
Je n’avais rien à défendre à l’époque en tant que réalisateur, mais j’étais fasciné par la création visuelle en tout genre. J’avais plus le profil d’un geek féru d’arts graphiques.J’étais passionné par la technique, la caméra et la lumière. C’était l’essor des petites caméras numériques DV et des logiciels de montages amateurs, de photoshop etc.
Je faisais des petits films plutôt expérimentaux, et par conséquent à l’école, l’utilisation de la caméra a été une révélation. À ce moment-là, mon ambition était de devenir chef opérateur. Finalement, l’envie de réalisation est venue bien plus tard.





Shaka Ponk - Wrong Side © Tous droits réservés


Quelles sont tes influences ?
Mes influences sont maintenant clairement cinématographiques. Je regarde énormément de films. Je fais également beaucoup de veille sur différents contenus digitaux.


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Quelle est l'étape que tu préfères en tant que réalisateur ? Pourquoi ?
Le tournage est sûrement l’étape que je préfère. Je vis de façon plus tourmentée la genèse d’un projet. Je m’interroge beaucoup sur la valeur, la fixation et l’articulation des idées. La prépa qui s'ensuit est souvent une étape qui peut s’avérer frustrante car on ferme les options du possible.
Au moment du tournage je n’ai plus de sentiment de “travail”, je prends un réel plaisir à créer, explorer, découvrir et tester des choses. C’est malheureusement rare en publicité, mais j’essaye de m’offrir ce luxe, d’inventer parfois in situ des projets plus libres comme les clips ou les courts.
Le montage est une étape que j’affectionne beaucoup, encore une fois parce c’est un moment où l’on peut réécrire les choses. C'est un outil très puissant et rassurant... il sauve beaucoup d’écarts.




Le Monde à yeur © Tous droits réservés

 
Si je te dis "Le monde à yeur", "C'était mieux avant", "Le temps de compter"... qu'est-ce que ça t’évoque ?
Cela m’évoque des périodes, différentes collaborations. Le monde à Yeur était mon premier projet de fictions sur une série de formats courts. Je l’ai écrit avec Natacha de Pontcharra, ma mère, qui est autrice et scénariste. C’était l’occasion pour nous de proposer un contenu commun et poétique.
C’était mieux avant était une opportunité de s’essayer au genre de la comédie en binôme avec Sylvain Cattenoy. Cela a m’a donné de l’assurance et confirmé mon désir d’enchaîner des projets de réalisation plus personnel.
Le court-métrage Le temps de compter, en est le résultat. C’est un film que j’ai écrit et réalisé assez rapidement et qui rassemble des thématiques qui me sont chères.




T'es-tu éloigné du format du court-métrage ?
Je ne m’éloigne pas du court métrage. J’ai un deuxième court en production en début d’année.
Ce sont des projets plus longs à développer que les clips ou les pubs, car on part de rien, tout est à inventer et à construire. Toutes les étapes prennent un temps fou. Composer un bon sujet tout d’abord… puis trouver les financements.


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Tu réalises aussi bien des spots publicitaires que des clips. Comment se passent les projets publicitaires ?
La plupart du temps très bien. Ils sont très différents les uns des autres donc c’est encore amusant.
 
Qu’est-ce qui pèse dans la balance pour que tu acceptes un projet ?
La pertinence du projet. L’intelligence de celle ou celui qui le propose. Une liberté artistique. Et très certainement une histoire de feeling.




 

Tu as réalisé des clips pour des rappeurs avec la boîte de prod French lab Agency pour son titre Trône et avec Artside pour MHD et leur titre Afro trap part.10.
Peut-on dire que tu as une préférence pour le rap ? Des artistes, tracks en particulier ?
Je n’ai pas réellement de préférence, mais j’ai grandi avec le rap. C’est vrai que j’en écoute beaucoup parmi d’autres choses. Je ne vais pas faire de name dropping, il y en aurait trop. 
Après ça ne m’empêche pas de kiffer d’autres choses, j’ai aussi clippé Shaka Ponk ou Caravan Palace c’était mortel à faire. J’adorerais clipper de l'électro instrumentale… Genre Gesaffelstein :)




Es-tu plutôt guidé par l'artiste et son idée de rendu final… ou l'inverse  ?
J’essaye d’être guidé par le mood du titre, de m’éloigner le plus possible d’une traduction littérale du morceau ou du texte. L’univers du clip me permet d’explorer des choses que j’ai envie d’essayer. 
Je présente à l’artiste une vision personnelle et je me met à son service dans ce sens là, j’essaie de faire le mieux possible en restant fidèle à une proposition que je pense bonne, tout en l’impliquant énormément une fois qu’il a validé le concept.
Dès qu’il s’agit d’une idée existante, cela devient une commande, et là je passe.
Le clip est un médium qui permet encore de se faire une identité artistique et d’exposer son travail artistique et non de technicien. Quand l’artiste a une idée, en général, je lui conseille de la réaliser …




© Tous droits réservés

 
Dans quel contexte as-tu rencontré Booba/son équipe et comment s'est déroulée la collaboration ?
C’est un long chemin. On a travaillé sur les clips de Shay, puis Siboy, puis Damso avec Matthias Delabarre, le (M de M+F). Cela nous a permis de faire nos preuves. Booba valide tous les clips donc il les a tous eu entre les mains et un jour une proposition de pitch sur Trone est tombée.
On était trop content, mais on avait grave la pression. On s’est fait jeter notre premier synopsis, alors on a cherché une idée ultra simple et surtout loin de ses codes habituels. Il a kiffé ! On s’est retrouvé à Miami pour le tournage. Un très bon moment et une belle expérience.


Booba - Trône (Clip Officiel)


Quelle a été la direction artistique de son clip ?
On voulait quelque chose de purement esthétique. Un clip dépouillé.
Un bel objet visuel. Ma tante fait de super collages papiers en faisant des associations d’idées ou de forme, je me suis inspiré de sa démarche. Au début, on a un peu douté sur la transposition en vidéo, puis en faisant quelques tests, on a été convaincu.





Booba - Trone © Tous droits réservés 

 
Est-ce que cette collaboration avec Booba t’a emmené vers d’autres projets ?
Il y a eu pas mal de propositions oui… et maintenant on cherche le temps de répondre à tout cela.




Tu as aussi réalisé des clips très cinématographiques et sombre pour Damso.
Peux-tu nous parler de tes collab avec lui pour « Mosaïque Solitaire » et l'incontournable « Macarena » ?
Deux superbes expériences. Une relation de confiance s’est établie très rapidement. Damso a adhéré aux pitchs et s’est prêté au jeu. Avec Mathias, on a souvent cherché des contre-pieds aux codes du clip urbain dans les synopsis, comme pour PMW de Shay.
Macarena en est aussi un exemple. Il avait déjà clippé Amnésie qu’on avait trouvé très réussi, très moderne dans son approche visuelle. Pour Macarena, on voulait un huis clos et un certain classicisme à la narration, pas de playback, avec une esthétique simple mais léchée.
L’idée du bateau est venue sur le tard, pour être honnête. Alors qu’on cherchait une villa à louer, une discussion est partie autour du film Calme Blanc...




Qu’est ce que tu retiens… et quels ont été les temps forts sur cette collab avec Damso ?
Je retiens des voyages. Une ambiance propice à développer notre univers. Les temps forts ? Tous les moments ont été forts, mais j’avoue que le tournage de Macarena était vraiment idyllique :)



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Tu as réalisé ces 2 clips dans le cadre du projet M+F…
Peux-tu nous parler de ta rencontre avec Matthias et de votre collaboration ?
Avec Mathias c’est avant tout un coup de cœur amical. On s’est rencontré sur C’était Mieux avant (un programme court humoristique). Il était premier assistant réalisateur, on a tout de suite accroché.
Après avoir travaillé ensemble sur des pubs, une amie en commun nous a parlé du projet de Shay, on s’est dit que c’était l'occasion de faire quelque chose en binôme.
C’est très agréable de travailler avec lui, il y a une véritable complémentarité. On a jamais vraiment réfléchi en terme de projet M+F, ça s’est fait à l’instinct, incognito presque, en enchaînant les projets du 92i, sans savoir réellement si ça continuerait.
Aujourd’hui ça représente plus de 120 millions de vues et ça nous donne des ailes à chacun pour développer nos identités et nourrir nos ambitions personnelles, tout en continuant à réfléchir à nos futurs projets en commun.




Des envies de collaborations ?
Toujours !
 
Quels sont tes prochains projets  ?
Le court métrage, quelques clips sont dans le pipe ainsi que le développement d’une série.




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Des choses à ajouter  ?
Merci ! 



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  • Alia Euchi
    (Owner)
    • 2019-01-09 12:14:55
    • 1,771 views
  • Tags - #clip #photographe #cinema #realisateur #court métrage #ShakaPonk #Frederic De Pontcharra #cinéphile #Le monde à yeur #Le temps de compter #C'était mieux avant #Damso #Shay #Siboy #PMW #Booba #Matthias Delabarre #M+F
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