Petits Princes, le documentaire sur les titis du Paris Saint Germain

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Ils ont grandi avec Paris, au Camp des Loges, avec le maillot du Paris Saint Germain sur les épaules et le Parc des Princes en ligne de mire. Découvrez Yacine, Timothy et Moussa, les titis du Paris Saint-Germain.
Miles, Astral et Yard ont collaboré pour la réalisation du mini documentaire intitulé Petits Princes. Yacine, Timothy et Moussa témoignent de leur parcours, de leurs valeurs et détermination. Ayant pour thème central la méritocratie des titis parisiens, le film véhicule une belle dose d'espoir.
Miles et Astral ont répondu à nos questions sur leur collaboration et l'articulation image/musique de ce documentaire à la fois très authentique et cinématographique...



Propos reccueillis d'Eliott Brunet pour MILES, Valentine Feoux et Benjamin Benamou pour ASTRAL.


Le documentaire BALLON SUR BITUME se décline en mini-série, dont nous avons pu découvrir le 1er épisode « Ousmane » réalisé par Jesse Adang & César Decharme. 
Pouvez-vous nous parler de la genèse de ce projet ?
Miles : Le projet Ballon sur bitume vient de l’agence / média YARD qui, en 2016, couvrait en photos/vidéos les tournois de street-foot organisés par leur partenaire NIKE dans toute la banlieue parisienne. Ils ont senti une réelle énergie et un phénomène qui allait au-delà du simple sport. Ils y ont vu l’opportunité de construire un format plus long pour décrire une vraie culture qui n’avait pas encore été racontée. 
Après le succès du documentaire, nous voulions continuer l’aventure mais pas forcément comme le public l’attendait car on nous a beaucoup réclamé un Ballon sur bitume 2 à Marseille ou ailleurs en France ou en Europe. L’idée derrière une mini-série Ballon sur bitume pour nous réside avant tout sur l’authenticité, l’aspect culturel, la jeunesse, « la mentale » de quartier, la découverte, une forme plus cinématographique que télévisuelle… 
Donc avec ça, plein de choses sont possibles.
Ousmane est le premier épisode qui véhicule ces valeurs là. On souhaitait faire découvrir le vrai Ousmane Dembélé, et pour cela, on s’est dit qu’il valait mieux construire son histoire à travers les dires de ses proches. Et on a eu la chance de rencontrer Fantôme et ses potes dans le quartier d’enfance d’Ousmane (la Madeleine à Evreux).
Ousmane voulait les inviter à voir le dernier match du FC Barcelone au Camp Nou… vous connaissez la suite !
Astral : Miles nous avait contacté lors de la production de Ballon sur Bitume car ils cherchaient un compositeur capable de produire de la musique orchestrale au ressenti épic. Nous leur avions alors présenté Frederic Alvarez, jeune compositeur très talentueux, qui a composé une bonne partie de la BO de Ballon sur bitume, en plus d’une de nos compositions originales. Pour Ousmane, Miles cherchait quelque chose de différent, moins grandiloquent, plus solennel et moderne. Nous avons composé cette fois l’ensemble de la BO de ce documentaire.



 
Qui en a été l’initiateur ?
Miles : Ballon sur bitume a été donc initié par YARD, avec comme fers de lance Yoan Prat (co-fondateur) et Jesse Adang (rédacteur en chef du média), et avec la bénédiction de NIKE. Et ils m’ont demandé de le produire.
Nous avons souhaité associer Jesse, en charge du fond et de l’aspect journalistique, à un réalisateur image en la personne de Syrine Boulanouar et nous étions partis pour 5 jours en tournage en « grosse » équipe.
Initialement, nous avions pour objectif de faire un 20 minutes, mais la densité de la matière tournée nous a conduit à en faire un 52 minutes. Un peu plus de temps de montage que prévu !
 
Le projet a tout de suite été bien accueilli ?
Miles : Oui, au-delà de nos espérances !
Nous croyions beaucoup en ce sujet et en ce film, et nous avions pris le risque d’y mettre bien plus de temps et d’argent que ce dont nous disposions réellement. Donc l’accueil a été un vrai cadeau : si je me souviens bien, le film a fait 500 000 vues en une semaine sur Youtube, pour un 52 minutes, c’est énorme.
Nous avons eu énormément d’excellents retours de presse en France, comme Télérama, Les Inrocks, 3 Couleurs, SoFoot, Booska-P… et à l’international avec The Guardian, Le Temps, NSS Mag…
Puis en bonus Netflix a souhaité l’acquérir, c’était la première production Miles et la première collaboration avec YARD, donc on était tous très heureux. On a dû l’enlever de Youtube alors qu’il était à plus de 700 000 vues et il est visible encore sur Netflix jusqu’en septembre 2020.
Les meilleurs moments ont quand même été la présentation du film dans la MJC d’Argenteuil, l’avant première au MK2 Bibliothèque, et la plus belle confirmation de la réussite de ce film restera les retours de ceux qui font cette culture : les petits des quartiers, les footballeurs pro, les artistes… tous s’y sont reconnus, s’y sont identifiés. On nous parle de Ballon sur bitume encore très régulièrement !
Ousmane a également été super bien accueilli puisqu’il compte plus d’1,3M de vues sur Youtube, que le FC Barcelone l’a diffusé sur toutes ses plateformes et que nous avons là aussi eu beaucoup de relais média.




Quel rendu final recherchez-vous pour ce genre de projets… quelle atmosphère, ressenti ?
Miles : Le maître mot est l’authenticité. Nous voulons être au plus proche du réel, de la vérité de nos sujets, de la vie dans les quartiers. Déjà parce que le travail documentaire appelle à mon avis à ça, et aussi parce qu’il y a beaucoup trop de reportages mensongers, biaisés, à la télé.
Je pense que les principaux intéressés en ont marre que l’on parle de la cité toujours de la même manière dans les médias. Ici, nos films sont joyeux, drôles, parfois émouvant, on s’attache aux gens. Mais en aucun cas c’est ce que nous allons chercher. C’est juste la réalité. Le foot n’est pas le sujet de ces projets, nous le considérons juste comme une porte d’entrée pour raconter autre chose, pour donner la parole à ceux à qui on ne la donne que trop rarement.
L’autre aspect important, c’est que l’on essaie de « sublimer » nos sujets en conférant aux films une dimension cinématographique, à la fois par l’image, la musique, la narration. C’est pour cela qu’on met à chaque fois en place un duo de réalisateurs, pour assurer le fond et la forme, et que l’on travaille avec des compositeurs pour avoir de la musique originale. Je pense que c’est la particularité de notre approche : chercher le cinéma du réel, mais le magnifier. L’ambition est de créer notre identité en liant l'intime au « spectaculaire ».  

Astral : Nous cherchons à habiller les images sans que notre musique ne prenne le dessus sur le récit. Nos compositions doivent souligner le propos énoncé sans en changer la substance. Partant de ce principe, nous voulons à chaque fois connaître l’intention du réalisateur et de la production en leur demandant des références qui posent un cadre à notre travail. Cet impératif de ne pas « parler plus fort » que l’image ne signifie pas pour autant que le rôle de la musique dans un documentaire est anodin : lorsque l’exercice est réussi, le propos du réalisateur est mis en valeur et le documentaire prend une autre dimension.
Dans le cas de Ballon sur bitume, l’équipe cherchait à créer un sentiment grandiose, épic et fédérateur. L’utilisation de cordes, de cuivres et d’instruments à vent contraste avec l’atmosphère urbaine du film. Pour Ousmane, il s’agissait de faire entrer le spectateur dans l’intimité d’un joueur, ses questions, ses doutes, et de retranscrire musicalement la malice et l’émotion des enfants qui figurent en fil rouge du documentaire. Là, nous avons utilisé des sonorités « chaudes », des synthétiseurs analogiques et des boites à rythme. 
 
Est-ce qu’on accompagne musicalement un documentaire de la même manière qu’un long métrage ?
Astral : Non, la musique d’un long-métrage peut, dans certains cas, être presque un « personnage » du film, même quand la musique est neutre ou inexistante. Un dialogue ne s’habille pas de la même manière qu’une interview.
Nous abordons la composition de la BO d’un documentaire différemment : sauf intention contraire du réalisateur, nous souhaitons que notre musique soit présente sans trop en raconter. On se dit que tant que le spectateur n’a pas remarqué la musique, c’est bon signe. Néanmoins, le fait que Miles aime insuffler une dose de « cinéma » dans ses documentaires nous permet d’avoir ponctuellement des plages de liberté où la musique devient l’élément de narration principal.




Comment la collaboration entre les réalisateurs et Astral / Miles s’est-elle opérée ?
Miles : Sur ces films, il y a d’abord un noyau dur : Yoan et Tom, Jesse et moi. Yoan et Tom (fondateurs de Yard) ont une expertise sur l’audience, la cible, mais aussi sur l’aspect culturel du sport. Jesse apporte une écriture journalistique, un talent fou pour faire ressortir du naturel chez les intervenants et son regard sur l’authentique. Ensuite, une fois que les bases d’intentions sont posées entre nous, je propose un « réalisateur image » pour qu’il apporte une esthétique visuelle intéressante et qu’il challenge aussi notre vision du sujet.
C’est important de se faire rencontrer des sensibilités différentes, quand elles travaillent dans le même sens, c’est comme ça que l’on surprend le spectateur je pense. Avec Syrine (Ballon sur bitume), César (Ousmane) ou Sam (Petits Princes), c’est ce qui s’est passé, chacun amène son style et l’inscrit naturellement dans une démarche.
Sur le tournage, la seule contrainte est de privilégier le réel, les moments de vie. A part ça, ils ont une totale liberté pour imposer leur vision, expérimenter. Ensuite, vient le temps du montage, primordial pour ce genre, car il s’agit d’écriture. Avec le monteur, le travail d’équipe continue et j’essaie au maximum d’offrir du recul et d’orienter le montage vers quelque chose de cinématographique : privilégier les séquences de vies et les étirer, faire respirer le film en laissant durer des plans, préférer la qualité de la narration à la qualité de l’image ou de la petite phrase marrante…
Astral : Samuel Rixon nous a décrit l’univers musical qu’il souhait avoir pour ce film : des nappes chaudes avec peu ou pas d’éléments rythmiques. Nous avons composé en ce sens et leur avons proposé plusieurs petits catalogues de nappes/ambiances/sound design afin qu’il puisse y piocher à sa guise. Nous avons ensuite retouché « sur mesure » les tracks sélectionnés sur le montage final. 
 
A quand les prochains épisodes ?
Miles : Nous travaillons actuellement dessus avec Yard et cela devrait se décliner sous différentes formes. Il y aura des surprises !


Petits Princes © Tous droits réservés


Vous avez ensuite collaboré sur le projet PETITS PRINCES...
Astral : Oui, là encore, l’exercice était différent. Le réalisateur Samuel Rixon avait une idée précise de ce qu’il cherchait : des nappes synthétiques dépourvues de rythme. Nous avons utilisé une fois de plus des synthétiseurs analogiques combinés à divers effets de style.
Ce documentaire était composé en majorité d’interview, il s’agissait donc d’habiller ces séquences sans dénaturer le propos du joueur. Le fait que Samuel ait tourné à la pellicule, combiné à nos textures chaudes, confère un vrai côté esthétique au film.


Petits Princes © Tous droits réservés


Le renouvellement de la collaboration s’est fait naturellement ?
Astral : Oui, nous avons pris le réflexe de collaborer sur ce type de contenu. Nous avons désormais certains automatismes avec Miles, à la fois dans la communication, la méthodologie, la recherche musicale ou la composition, qui nous permettent de travailler rapidement et sereinement.
 
Pouvez-vous nous parler de la contribution de Bobby the Pollywog… de ses compositions et de vos choix musicaux pour le documentaire ?
Astral : Bobby (compositeur et co-fondateur d’Astral) et Eliott (producteur et fondateur de Miles) se sont rencontrés sur les bancs de l’université. Ils n’ont cessé de collaborer ensemble à travers différents projets depuis leur rencontre. Eliott réalisait les premiers clips du groupe de Bobby, il y a presque dix ans déjà ! Lorsqu’Eliott a commencé à produire des contenus tels que Ballon sur Bitum, il a très vite émis le souhait d’avoir de la musique originale et s’est naturellement tourné vers Bobby, qui dispose d’un large panel de compositions.
Eliott a toujours manifesté le désir que la BO de ses documentaires, sans être omniprésente, doive laisser un bon souvenir au spectateur, tandis que de notre côté, nous gardons en tête que notre musique ne doit jamais prendre le dessus inutilement.
En confrontant ces impératifs, Bobby a pu donner une dimension supplémentaire aux documentaires. Sur Ousmane par exemple, Eliott avait donné des indication claires à Bobby : l’habillage musical du film ne devait pas tomber dans les clichés de l’« urbain », et la BO devait contenir deux musiques fortes qui allaient être mises en avant à deux moments précis du film. La première devait intervenir lorsque les enfants de la Madeleine étaient émerveillés au Camp Nou, et la seconde devait être un genre d’hymne à la Coupe du Monde à la fin du film.
Bobby a donc travaillé en ce sens et fait plusieurs propositions à Eliott. Sa contribution s’inscrit la plupart du temps dans une démarche artistique initiée par Eliott, à laquelle il tente de répondre de la meilleure des manières.
Miles : Sacré Bob Le Batracien !


Propos reccueillis auprès des réalisateurs JESSE ADANG et SAMUEL RIXON

Quel est votre formation, parcours?
J A : Après mon bac L, j’ai fait l’EICAR option de production/gestion de contrats puis j’ai complété mon BTS par un L3 en Cinéma à la Sorbonne.
S R : Après des études de cinéma à l’ESRA Paris, j’ai travaillé comme monteur assistant sur des longs formats documentaires. J’y ai appris entre autre beaucoup de choses sur l’écriture et la structure d’un film, c’est une super école. Très vite, j’ai eu envie de construire et raconter mes propres images et histoires. Je suis passé par le clip, qui m’a ouvert les portes de la publicité - domaine qui m’était tout à fait étranger - pour revenir ensuite vers la forme documentaire, que je travaille aujourd’hui aussi bien pour des films de commande que pour des projets personnels, souvent lié à l’univers musical. J’aime aussi transposer cet esprit documentaire dans les différents aspects de mon travail, que ce soit dans les clips ou la photographie.
 
Quelle lien entretenez-vous avec le foot ? Est-ce que vous le pratiquez… êtes-vous des passionnés de foot ?
J A : Fan de foot depuis tout petit, je l’ai pratiqué et je joue toujours de temps en temps avec des amis. J’ai d’ailleurs failli être viré de mon BTS parce que j’ai séché les cours pendant presque 2 mois pour jouer à Football Manager.
S R : Je suis de la génération Olive & Tom et comme beaucoup de petits garçons des 80’s, j’ai pas mal joué au football. J’étais en club de 6 à 10 ans et j’en garde le souvenir des matchs du dimanche, des entrainements sous la pluie… J’appréhendais donc « Petits princes » par le biais de ce souvenir d’enfance, et aussi de quelques parties de Fifa et PES.
Aujourd’hui, je ne peux pas dire que je sois un spectateur assidu. Hormis quelques grands match, je suis assez peu les différents championnats, sans y être totalement hermétique. Ce film et une série de vidéos que j’ai réalisé avec des footballers internationaux ont même d’une certaine manière réveillé ma curiosité et mon intérêt à l’égard du football.
 
Quels sont les codes du street football selon-vous ?
Comment les avez-vous évoqué dans vos différentes productions ?
J A : C’est un peu comme le nouveau slogan de Mac Do « Venez comme vous êtes ». Si t’as envie de jouer en jeans, en boubou ou en djelaba, il n’y a pas de problèmes. Le street foot c’est vraiment une question de détermination plus qu’autre chose. C’est virulent dans les mots mais aussi dans l’engagement physique. 
Au niveau des codes dans le mini docu, c’était assez simple, on a posé les caméras dans les cités, sur les terrains et on leur a demandé de faire comme si on n’était pas là. Après, il y a quelques rappels à l’imagerie « street » comme les bécanes, les immeubles, les baskets, les boissons, etc. Y’a pas mal d’éléments que seuls les gens qui ont grandi dans ces environnements peuvent capter.


Petits Princes © Tous droits réservés


Dans Nike Air Max 270 vous mettez en lumière l’effervescence autour des Nike. Est-ce que « Petits Princes » est dans la continuité de « Ballon sur bitume » ?
J A : Dans le traitement et dans l’énergie, je crois que oui.
S R : Dans l’énergie oui, car Jesse et Yard apportent un ton et un style qui leur est propre. Mais avec Eliott Brunet, le producteur du film, nous avions dans l’idée d’expérimenter sur la forme, tout en préservant une lecture documentaire du film. Nous avons shooté avec différents types de caméras (16mm, hi8 et digital), mélangé les styles d’images et les formats avec l’aide de César Decharme, le chef opérateur du film. Pour la soundtrack avec Astral, nous souhaitions explorer de nouvelles textures sonores et mélodiques, lorgner vers le sound design et des sonorités plus électroniques.

  



Avez-vous essuyé des refus de la part de footballeurs ?

J A : Heureusement pour nous, pas encore.

S R : Les footballers étaient toujours hyper volontaires et heureux de participer au projet. Ce sont néanmoins des personnes qui ont de grosses contraintes d’emploi du temps du fait de leur status d’athlète de haut niveau, et il faut respecter avec ça et toujours dealer intelligemment avec cette contrainte.

 

Comment se sont passées les premières rencontres avec eux… et le tournage ?

J A : Le premier contact est le moment le plus déterminent. Ce sont des personnes qui sont continuellement sollicitées et qui choisissent à qui ils peuvent accorder leur temps. On part du principe que ce sont des mecs comme nous, jeunes et avec les mêmes références culturelles. On ne triche pas avec eux avec des phrases alambiquées ou trop pompeuses. On leur parle comme on parlerait à des potes ou à des mecs de chez nous.
Les tournages se sont très bien passés, on a couru après le temps mais Sam a super bien géré à ce niveau. On tournait en équipe légère, ça nous a permis d’être hyper flexibles et réactifs.

S R : Je crois que les joueurs nous ont fait assez vite confiance. Ils ont bien sûr chacun leur personnalité et l’approche a été à chaque fois différente. Mais globalement, l’ambiance était cool et détendue.
Ce sont des jeunes de la génération en dessous de la mienne et même si nos vies ou nos parcours sont assez différents, on a quand même plus ou moins les mêmes codes. Comme l’a dit Jesse, la seule difficulté fut le planning et le temps de shoot mais on a essayé d’être pro et efficaces pour optimiser nos journées.


Petits Princes © Tous droits réservés


Avez-vous scénarisé en amont le projet ? Quel a été votre mode opératoire ?

J A : Vu les temps impartis, on a dû scénariser ou du moins construire la narration au maximum. On voulait retranscrire l’histoire de Paris, du PSG et de ces jeunes joueurs à l’aide de parallèles et de mots clés. Dès le début, l’idée de construire autour du champ lexical du travail, de l’adversité et de la diversité s’est installée assez facilement. On peut parler d’allégorie ou de parabole, je ne saurais mieux le décrire.


S R : On s’est donné des guidelines, posé les principes de mise en scène et définit nos thématiques en amont. On a tenté d’aborder les joueurs en ce sens, que ce soit pour les images que nous tournions ou pour les interviews. Nous voulions exprimer un rapport direct et intime avec eux, en essayant de les contextualiser dans leur environnement parisien.
L’idée d’aller dans leur quartier s’est vite imposée car nous souhaitions rentrer dans l’intime, ce qui n’était pas mince affaire compte tenu du timing. Et bien sûr, comme toujours en documentaire et d’une manière générale pour tous les tournages, il y a une part d’imprévu, de découverte, de bonnes et parfois de mauvaises surprises. Mais c’est ce qui rend l’aventure si excitante.

Pourquoi privilégier le format documentaire ?

J A : Pour moi, cela aide avant tout à témoigner sans altérer la réalité. Un reportage ? Non merci, on ne cherche pas à faire du sensationnel, Bernard de La Vilardière maitrise les clichés mieux que personne, pourquoi aller sur ce terrain ? On préfère relater une réalité et offrir une grille de lecture au spectateur, sans prise de position.

S R : Témoigner du réel, oui ! Mais aussi le mettre en lumière, le teinter de poésie en cherchant d’une certaine manière à rendre hommage au réel, à lui témoigner notre amour.

 

Des envies de collaborations en particulier pour la suite ?

J A : Possible…mais ne nous jetons pas l’œil.

S R : Envie de continuer à tourner plein de films et faire encore de belles rencontres.

 

Quels sont vos prochains projets ?

J A : Cf. question précédente ahaha.

S R : Je travaille sur deux clips. L’un que je prépare, l’autre est en post-production. Des films de pub et de mode aussi. 

 

Qu’est ce qu’on peut vous souhaitez pour la suite ?
J A : De rester fidèles à notre vision et de pas travestir la réalité pour plaire au plus grand nombre.
S R : Same as Jesse, keep it real ! Et de poursuivre cette belle aventure documentaire avec la team Yard, Miles et Astral !


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  • Alia Euchi
    (Owner)
    • 2019-01-18 14:37:42
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  • Tags - #banlieue #Miles #Yard #Astral #football #Ballon sur bitume #Petits Princes #Titis parisiens #mini documentaire #Yacine Adli #Moussa Diaby #Timothy Weah
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