Le retour électrique d'EIFFEL avec "Stupor Machine"

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Déjà plus de 20 ans de carrière pour le groupe bordelais Eiffel. Révélés par "Abricotine" en 2001 puis plus largement par "Le 1/4 d'heure des Ahuris" en 2002, le projet de Romain Humeau continue aujourd'hui de défendre le rock en français dans le texte. Leur nouvel album "Stupor Machine" renoue avec la musique brute de leurs débuts : Guitare, basse, batterie, et seulement quelques claviers.
Aidé par les qualités d'écriture de Romain, le groupe, dont le line up est stable depuis quelques années (Romain au chant, Nicolas à la guitare, Nicolas à la batterie et Estelle à la basse), a su garder un public toujours plus fidèle au fur et à mesure des tournées. 2019 ne dérogera pas à la règle ! 

Rencontre avec Romain Humeau, rockeur-poète à la voix électrique...  



"Stupor Machine" disponible 


 

Il y a eu un petit moment de pause avec Eiffel, toi tu as eu une parenthèse solo, qu’est-ce qu’elle t’a apportée ?

C’est même plus une parenthèse là, disons que j’ai plusieurs activités dont celle-ci. Je fais aussi des disques sous mon nom. Je l’avais déjà fait en 2005 avec un album qui s’appelait Les Éternités de l’Instant.
Là, on a fait Foule Monstre avec Eiffel en 2012 / 2013 et on savait qu’il y aurait une pause pour chacun.
j’ai fait 3 albums solo : Vendredi ou les Limbes du Pacifique, une adaptation du livre de Michel Tournier. Je me suis ensuite lancé dans un disque qui devait être un album de 30 titres et finalement qui s’est transformé en deux albums de 15 titres : Mousquetaire 1 et Mousquetaire 2. Depuis que je suis gamin, je veux écrire la musique, les textes et les chanter... ou les faire chanter par d’autres. Même si je les chante et je les produis, ça m’apporte beaucoup de mettre les titres dans un autre cadre sonores que celui d’Eiffel.
En effet, avec Eiffel, on a un cadre avec basse, guitare, batterie. Quand je suis en solo, c’est un autre carcan, une autre liberté. On peut tout faire et en même temps on n’est pas tout le temps si libres que cela, il faut toujours se fixer un cadre. C’est vrai qu’en 2013 et 2016 j’étais vraiment dans cette idée de faire cette folk punk avec ce que j’aime du hip-hop, des machines, de Gorillaz etc… J’ai essayé de mélanger ça avec ma manière d’écrire.

 

Et puis tu as eu envie de rejouer avec Eiffel… ?

Oui, j’aime le rock. Je n’aime pas que ça. J’aime bien l’idée d’en avoir très envie d’en faire à un moment donné. C’est pareil pour mes potes et ma femme : les deux Nico et Estelle. Le moment s’est avéré être le bon fin 2016. On nous dit souvent qu’on a fait une longue pause... C’est vrai, c’est long - mais on a sorti un album en 2012, on a tourné jusqu’à fin 2013, finalement on s’est retrouvés fin de 2016 pour préparer l’album qui sort ces jours-ci.
C’était donc assez court finalement et surtout très chargé. De 2012 à 2019, c’est la période artistiquement parlant la plus chargée de ma vie.
Il y a eu 3 albums solo, mais j’ai aussi écrit des chansons pour Bernard Lavillier, j’ai aussi réalisé un album en entier pour lui, et puis j’en ai co-réalisé deux autres. Ce n’est pas un concours de quantité du tout, mais j’ai écrit 80 chansons et j’en ai produit 60 donc c’est juste énorme…



© Emmanuel Bacquet

 

J’ai l’impression que vous êtes revenus à quelque chose de plus brut avec Eiffel sur cet album, contrairement à “ Foule Monstre “ où il y avait pas mal de machines. C’est un angle qui était décidé dès le début ?

Pendant un moment, refaire un Eiffel n’était pas légitime. On savait que ça reviendrait mais il fallait trouver des axes. On a voulu mettre la barre assez haut. C’est à dire de faire avec ce qu’on est essentiellement, sans intervenant... Il fallait aussi que je me calme sur l’idée de grandes productions avec des cordes de partout, des machines, des synthés etc…
On reste sur ce qu’on est : basse, guitare batterie, quelques overdubs de piano et de synthé… Essayer coûte que coûte d’être moderne, même si le mot est toujours compliqué, mais essayer de trouver une forme de modernité à l’intérieur de cette chose qui est tellement vieille.
L’outil ne fait pas la modernité, actuellement il y a plein de gens qui utilisent des samplers et qui sont totalement has been je trouve, même s’ils sont très connus. Le premier sampler, c’est le melotron, utilisé par les Beatles. Mon père est facteur de clavecin, il utilise un marteau ou du poil de sanglier pour faire des clavecins, ce sont des vieux trucs… Je pense que c’est ce qu’on fait qui peut être un peu novateur et non pas l’outil qu’on utilise.

 

J’ai souvenir d’avoir lu beaucoup de messages sur tes réseaux, notamment sur les problèmes qu’on rencontre pour faire vivre un projet musical. Aujourd’hui, quelle est ta posture à ce sujet aujourd’hui ?

Oui, c’est de plus en plus dur. Ça devient même pas sérieux de continuer. Si on veut vivre peinard, ne pas faire des crises d’angoisse et dormir la nuit, ce n’est plus possible en effet. Je ne parle pas au nom d’Eiffel... la preuve on continue, donc on est cons (rires).
Il y a une sorte de passion et on a eu la chance de commencer à un moment où ça allait, mais déjà c'était difficile. On est la génération fin 90’s donc il y avait encore quelques résidus positifs notamment avec les maisons de disques. On a vu tout se compléxifier et s'effondrer au fur et à mesure de notre carrière.... C'est difficile pour la nouvelle génération de faire face aux difficultés et de persévérer dans cette voie.


 

Vous, vous avez débuté il y a 20 ans… ?

Oui, c’est une passion, une manière de vivre… J’accorde plus d’importance à une chanson qu’au succès qu’elle peut avoir par exemple. A partir du moment où j’arrive encore à gagner ma vie, je continue… Quand je dis on, je ne parle pas d’Eiffel en particulier mais de tous les potos… Stuck In The Sound, à Camille etc. Chacun se débrouille comme il peut, mais ce qui est malheureux c’est que tout le monde essaye de s'agripper à ce résidu qu’est le média conventionnel, essayer d’avoir un passage en radio etc.

 

La culture du format album est également remise en question…

Oui, selon moi on assiste à la "mort" de l’album. Aujourd’hui, ce sont juste des morceaux qui sortent. Je reste nénamoins optimiste sur la suite. Parfois, il faut que quelque chose meure totalement, pour pouvoir renaître de ses cendres...



© Emmanuel Bacquet


Stupor Machine c’est une co-production avec Pias ?

Non, c’est le dernier album sous contrat avec Pias.
Je fuis le cynisme ou les gens blasés. 
Pour moi c’est très important de dire qu'actuellement, chez Pias, je travaille avec 3 personnes que j'apprécie vraiment et avec qui je m’entends très bien. Cette équipe est issue de la jeune génération, celle de ma fille. On s’entend très bien parce qu’ils sont un peu comme nous, ils ont besoin d’y arriver, d’essayer de s’en sortir, ils savent que c’est très dur.


© Emmanuel Bacquet 


Quel est le processus de création chez Eiffel ?

Je me suis toujours chargé. Le mix et la prod se font dans mon studio, au studio des Romanos. Pour les prises de son, j’ai demandé à mon ami Hugo Cechosz qui est aussi mon bassiste quand je joue en solo et qui est un super musicien et ingénieur du son.
On a enregistré pendant 15 jours au Black Box studio à Angers, et la prod et les mix ont représenté 8 ou 9 mois de travail.
Les chansons sont écrites avant, moi je n’écris pas mes chansons en studio, je n'aime pas ça. J’aime écrire une chanson assis dans l’herbe, dans ma chambre, ou en marchant dans la rue... L’idéal c’est quand je pense la musique, il n’y a pas de prothèse comme une guitare ou un piano. J’ai la chance de pouvoir penser à la musique que je compose, et là où ça sonne le mieux c’est toujours dans la tête, comme les rêves.


 

A propos du titre “ Pécheurs Pécheurs “, je lisais tu regrettais qu’enfant, “ne soit pas enseigné l’histoire de toutes les religions”, tu penses que ça aujourd’hui ça arrangerait certaines choses ?

Je ne prétends pas que ça arrangerait beaucoup de choses, mais en tous cas vu que nos civilisations sont basées sur les religions (et je dis bien ça en disant que je ne suis pas croyant).
Toutes les religions m’intéressent et je pense que cela permettrait de donner une forme de liberté. J’ai toujours pensé que la liberté, c’était donner le choix aux gens. Pour donner le choix, il faut qu’ils sachent et pour savoir, il faut qu’on nous l’apprenne.
Moi-même je suis assez inculte, je connais les basiques mais j’aimerais bien connaître en profondeur. Savoir une chose, ça aide à avoir moind d’agressivité,de violence, de terrorisme, de guerre etc.
Il y a une différence entre le sacré, la sacralisation d’une harmonie par exemple. 

 

Pour t’avoir déjà vu en concert, on sent que tu es authentique là-dessus en effet…

En tous cas cette authenticité, même si elle est parfois maladroite, elle vient du fond du coeur !
Je trouve qu’on a le droit d’être ce que l’on est au moment où on l’est sans avoir à calculer. Ça te donne des choses parfois merveilleuses et des moments totalement ratés, mais je trouve que l’un avec avec l’autre…


"Stupor Machine" disponible



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EIFFEL EN CONCERT :

25.05 • Lo Bolegason | Castres
01.06 • Festival Veyracomusies | Veyrac
06.07 • Festival Rock R4 | Revelles
25.07 • Les Jeudis du Port | Brest
02.08 • Festival Kiosq'n | Mirande
24.08 • Festival Mascarock | Vayres
27.09 • Les Abattoirs | Bourgoin Jallieu
28.09 • Festival Rock On | Noyal Châtillon sur Seiche
05.10 • Arcade | Notre Dame de Gravenchon
17.10 • Le Clapier | Saint Etienne
18.10 • Ninkasi Gerland | Lyon
19.10 • Salle Polyvalente | Aimont les Junies
24.10 • Le Rex | Toulouse
26.10 • L'Eden | Senas
07.11 • Le Café'Music | Mont de Marsan
08.11 • Espace Expo | Marmande
09.11 • Le Rocksane | Bergerac
14.11 • La Cigale | Paris
15.11 • La Merise | Trappes
22.11 • La Cave | Argenteuil
23.11 • Centre Culturel | Saint Marcel
28.11 • Théâtre d'Anzin
29.11 • Big Band Café | Hérouville Saint Clair
30.11 • L'Ouvre-Boîte | Beauvais
06.12 • Salle Cornillon | Gerzat
07.12 • Le Toit Rouge | Montélimar
01.02 • Espace Culturel Grossemy | Bruay la Buissière

  

  • Saam WB
    (Owner)
    • 2019-05-02 12:44:30
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  • Tags - #INTERVIEW #Artist up #nouvel album #eiffel #stupor machine #tandori #le 1/4 d'h des ahuris #pias
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