Les Mouse DTC se dévoilent !

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Sélectionnés pour les iNOUïS du Printemps de Bourges, les « Mouse DTC » forment un triolisme musical aux sonorités et influences diverses les inscrivant indéniablement dans le monde de la « Pop alternative ». C’est derrière leur vitrine artistique plutôt coquine et aguichante que se cache trois bipèdes humanoïdes aux ambitions prometteuses et au style très affirmé. Enchainant les « délires » musicaux et compositions de titres, le groupe a déjà sorti un EP (avril 2012) et un album (septembre 2013) et ne compte pas s’arrêter là. Décryptons ensemble l’équation MDTC !

 

 

Tout d’abord, commençons par se poser la question que vous avez forcément dû vous poser en découvrant cet article : « Mouse DTC ? Ça veut dire quoi ? « Mouse » oui, ça signifie « souris » en anglais. Et DTC alors... ? 

« En fait, au départ Arno avait un projet électro subversif qui s’appelait "Poussin DTC". Au début on souhaitait appeler notre groupe "Souris" donc "Mouse" en anglais mais en fait à l’époque où il y avait les MySpace, "Mouse" existait déjà donc on a rajouté DTC derrière pour être certains de pouvoir garder cette dénomination. »

 

 

Ce blaze, plutôt provoquant avouons-le, caractérise parfaitement bien l’univers de ces trois mulhousiens dont le destin a été bousculé par des frénésies musicales en tout genre : Hip-hop, Rap, Rock, Pop, rien n’y échappe. C’est dans un contexte similaire que les membres du groupe se sont rencontrés : 

« Moi je ne faisais pas de musique avant, je suis plasticienne à la base, Arno (le batteur) est musicien et lorsqu’on s’est rencontrés on a commencé à écouter de la musique et à délirer sur plein de choses. Après un bon nombre d’écoutes, on était partis sur une reprise d’un titre d’un groupe de Hip-Hop qui s’appelait « California ». Le morceau s’appelait « porno » et du coup on a finit par traduire la chanson. Suite de quoi on a continué à écrire tout les deux, lui il proposait des musiques et moi des textes. »

 

 

Dans un univers musical décalé et puissant, les Mouse DTC enchainent les titres criards et sont clairement positionnés sur l’actualité, qu’elle soit politique ou sociale. À côté de ça, le trio mise beaucoup sur la recherche de jeux de mots, de syllabes et d’allitérations, ce que d’autres qualifieraient d’insignifiant ou de détail, Mouse DTC en fait sa force et continuera de prôner le « Do It Yourself »...

« En fait nous sommes plutôt dans l’univers parolier, avec des textes, des associations de sonorités etc. On se situe entre la musique et les paroles : On va jouer avec les syllabes et les mots. Tout ce qu’on peut trouver dans le rap et le hip-hop c’est quelque chose qui nous intéresse beaucoup. On est également beaucoup dans le " Do It Yourself ". C’est vraiment le fait de « créer » quelque chose avec rien. »

 

 

Oui, on peut les comparer à Philippe Katerine dans le style, eux-mêmes s'en inspirent. Néanmoins, inutile d’épiloguer sur la dimension « sexy » et « provo » qu’arbore le groupe en matière de jeu de scène et de paroles. Une orientation bien alliée à leurs engagements personnels. Alors comment arrivent-ils à des morceaux de cette trempe ? L’astuce se situe précisément au niveau du contraste créé entre l’univers musical naïf et le texte parolier bien réfléchi :

« On se dit qu’on est forcément influencés par ce qu’on écoute,  d’ailleurs on écoute beaucoup de choses différentes.... Dans la chanson française actuellement la personne qui nous inspire le plus c’est Philippe Katerine. Il est parfaitement dans ce jeu de sonorité, de syllabe et de jeux de mots que l’on affectionne.

Plus précisément, on part d’un délire, d’une phrase qui nous plaît. Par exemple la chanson « Mon corps » où nous sommes partis de la phrase « J’attends que tu me cuisine encore, que tu manges mon corps ». Ensuite on brode autour de cette phrase, on va chercher une musicalité, des jeux de langue etc. Enfin, on écrit des textes plus finalisés. Pour le coup, on crée vraiment avec ce que l'on vit, ce que l'on voit, ce que l'on mange, ce que l'on rencontre. Ce sont vraiment les situations et les images qui nous inspirent. »

 

 

« Qui nous inspire ? Les Ramones oui bien sûr, on le voit sur notre logo, Vladimir Cosma aussi, plus pour le côté « petites musiques rigolotes » et ritournelles. On veut garder un univers naïf sur l’aspect musical afin de pouvoir finalement imposer un texte un peu plus réfléchi. La plupart de nos textes ont plusieurs lectures différentes. À première écoute, beaucoup de personne ont trouvé que nous sommes un peu orientés coquin, sexy... On nous compare à Sexy Sushi par exemple alors qu’il y a plusieurs lectures et forcement un engagement politique ou plutôt une exposition de ce qu’on ressent, de ce qu’on pense des situations sociales et politiques actuelles. »

 

 

Les Alsaciens ont déjà enregistré un EP et un album, deux productions qui se différencient étroitement au niveau de la musicalité et de l’ambiance. Comme pour beaucoup de choses, ce genre de changement est dû à une rencontre, qui d’ailleurs avait une saveur particulièrement grisante en terme de rythmique :

« En fait, entre ces deux productions, on a fait la rencontre d’un monsieur qui s’appelle Peter Crosbie. C’est un producteur qui était musicien dans les années 80, il avait un groupe australien qui s’appelait « The Dugites ». Cette personne s’est installée pas très loin de chez nous et cherchait des groupes de musique actuelle et lorsqu’on lui a présenté les maquettes de Mouse DTC il a immédiatement flashé dessus. C’est de cette manière qu’on en est venus à travailler avec lui sur les structures, les sonorités de l’album et finalement l’idée nous a mené vers un album plutôt pop. »

 

 

Energie, sueur, envie... Qu’est-ce qu’on aime les groupes qui se donnent sur scène ! La chanteuse-plasticienne du groupe sait bien faire partager ses émotions et ne laissera jamais le public s’endormir pendant un concert. Avec un logo attractif et bien réalisé, les qualités d’Audrey (chanteuse) en terme de merchandising alternatif donnent un coup de fouet à notre perception du groupe et là encore, c’est le « Do It Yourself » qui est mis en avant :

« Ce qui nous plait le plus c’est de monter sur scène, le coté intense, le coté grisant. On est réellement un groupe de scène. Il y a également le coté créatif qui nous plaît. Comme je suis plasticienne, je travaille beaucoup sur le merchandising alternatif, le Do It Yourself, l’art textile etc. Ce qu’on aime le moins c’est le taboulé et ranger le matos à la fin des représentations ! »

 

 

Très prometteur me direz-vous... Les Mouse DTC savent ce qu’ils font et où ils vont et c’est un bel atout. Leurs projets pour l’année prochaine sont nombreux et déjà, sans perdre de temps, ils enregistrent un nouvel EP et, personnellement, j’ai hâte d’entendre ça :

« À l’heure actuelle, nous sommes en train d’enregistrer un nouvel EP pour 2014, avec une autre personne qui a notamment travaillé avec Asian Dub Foundation. Il est plus dans une optique électro, un peu trash. Donc effectivement, là, on va vers de la musique un peu plus dégueulasse. »

 

 

« On souhaite aussi tourner le clip de la chanson « Mon corps » car on a remarqué sur les plateformes sociales que c’est un morceau qui est beaucoup écouté, qui plait aux gens et puis c’est aussi un morceau qui nous aimons beaucoup. Ça fait quelques temps que j’aimerais mettre ce titre au format vidéo. Mais le problème c’est que Arno est assez occupé avec la tournée, donc il n’est pas souvent là. Du coup il faut qu’on s’active un petit peu plus et puis comme on est sélectionné pour les iNOUïS du Printemps de Bourges il nous faut un peu d’actualité.

On a aussi des morceaux que nous n’avions pas gardés pour l’enregistrement de l’album, qu’on avait gardé sous le coude pour les sortir plus tard. Ce sont des morceaux un peu plus engagés que l’on avait écrit avec Miossec et comme il sort un album en mars on va certainement le sortir dans ces eaux-là. Comme nous faisons tout tout seuls ce n'est jamais évident de fixer une date. 

Sur plus long terme, on aimerait aussi trouver un booker, un tourner, pour faire vivre notre projet »

 

 

Où en sera le groupe en 2033 ? Bonne question ! Les Mouse DTC n'en savent pas plus que nous et ne tirent pas de plans sur la comète : 

« Malheureusement je n’aurai pas de réponse marrante à cette question car la vie sera forcement différente en 2033, donc on verra bien, on ne peut pas se projeter de cette manière »

 

 

Retrouvez les Mouse DTC sur :

www.mousedtc.org

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— Propos recueillis de Audrey (chant) —

    • 2015-05-04 18:21:37
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  • Tags - #électro #musique #alsace #roll #mulhouse #Mouse DTC #Electro'roll
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