Shaka : Artiste avec un grand "A"

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Marqué par des collaborations et rencontres en tous genres, le parcours de Marchal Mithouard a été marqué par un karma redoutablement efficace car depuis son plus jeune âge, l’artiste est plongé dans un univers graphique intense. Doté d’une patte identifiable entre mille, Shaka peint, sculpte et fait sans cesse évoluer ses compétences artistiques qui sont déjà très reconnues. Un univers et un savoir-faire reconnus en France et ailleurs. Voici le portrait d’un homme et artiste de talent !



LA RESERVE MALAKOFF PRESENTE… LE GRAND 8 DE L’ART URBAIN 
UN LIEU EPHEMERE  & UN PARCOURS URBAIN


Le Grand 8, une structure monumentale la Réserve vous invite à un voyage sensoriel au cœur d’une installation collective !
Avant la destruction annoncée du hangar, sur 2000m2 ouverts au public pendant 5 mois, la Réserve Malakoff devient un espace éphémère d’exposition, de création et de jeux où tout est possible.
30 INSTALLATIONS, 40 ARTISTES URBAINS… des tempéraments artistiques bien trempés s’unissent pour former qu’une seule et même œuvre gigantesque (50m de long  x 20m de large sur 1000 m2). 
Chaque artiste dispose d'un volume de 50 à 100m3 qu'il sculpte, habille, décore. De manière continue et infinie le spectateur pourra naviguer d’un univers à l’autre ressentant l'incroyable énergie de participants et performeurs en tous genres : graffeurs, breaker, open mic, dj’s, concert, table ronde, maker, block party... y en aura pour tous les goûts ! 
Savant mix entre friche industrielle, street-art et guinguette - La Réserve Malakoff deviendra sans doute un haut lieu de l’underground francilien... Sans oublier le parcours urbain d’une trentaine de spots qui accompagnera cette aventure et qui s’étoffera au fil des années aux quatre coins de la ville Malakoff !

ARTISTES PARTICIPANTS :
Shaka, Mosko, Jana & Js, Jerôme Mesnager, Mr. Lolo, Seize Happywallmaker, No rules corp, FKDL, JBC, 36.15, ANIS, Beplus, Snez, Swar, Collectif ONOFF (Kanos, Limo, Olson), Vinie, Anti, Iza Zaro, Mademoiselle Maurice, Nosbé, Yann Muller, Corona, Pablo Lloveras, Mart-Aire, Bault, Popay, Tétar, le collectif 2AC (Djalouz, Pesca, Caligr, Doudou style, Alex Photograph), Levalet, Philippe Hérard, Les Frères Coulures (Odeg, Rooble), Dem Dillon, KATRE & Seth-One, M. Chat, 9e Concept… 


 
LA RESERVE MALAKOFF : 7 rue Paul Bert 92240 Malakoff 

OUVERTURE AU PUBLIC du 1er JUIN au 30 OCTOBRE 2016 


 

Il n’a que 20 ans lorsqu’il commence à arpenter les rues de Paris avec sa bande pour trouver les bons « spots », là où l’emblème de son crew sera le plus visible. À l’aide de pochoirs et de bombes de peinture, l’homme fait ses premiers pas dans l’univers artistique du graphisme. Il y était prédestiné : « J’avais des pratiques artistiques depuis que j’étais enfant, j’étais en art plastique et je me destinais à la base à une carrière artistique mais je ne savais pas encore exactement ce que j’allais faire c’est pour cela que j’ai fait des études dans ce secteur, pour trouver ma voie. C’était vraiment un hobby au début, d’ailleurs je ne mélangeais pas les styles. Ce sont mes études à la Sorbonne, le sérieux, les vidéos, les cours et les personnes que je fréquentais qui m’ont guidé. On faisait du graffiti sans vraiment se prendre au sérieux, c’était la détente.  Après on l’a fait plus sérieusement, quand je dis ça c’est pour le côté « joyeuse compétition » entre les différents crew de Paris et c’est d’ailleurs ça qui a fait qu’on voulait faire toujours plus loin et toujours plus grand. C’est comme ça que j’en suis venu à créer DKP en 1998. »

 

 

Shaka est un artiste relativement engagé certes mais lorsqu’il le montre, c’est avec nuance. En effet, en exprimant les conséquences plutôt que les causes et ce de manière plastique et matérielle, l’artiste soutient son opinion sur la société actuelle et met le tout en valeur grâce à des productions en 3D finement bien réalisées : « Actuellement, mon univers correspond à la symbiose de tout ce qui m’a influencé depuis que je suis gamin et tous les parcours que j’ai eu l’occasion d'emprunter, c’est en cela que mon travail ne retranscrit pas une influence plus qu’une autre. C’est un univers assez tourné vers la personne, ce n’est pas ouvertement une critique de la société mais plutôt les dérives qu'elle peut engendrer et j’aime bien travailler la dessus. Je n’appuie pas nécessairement là où ça fait mal du genre « le pétrole c’est pas bien » ou « la corruption c’est mauvais », c’est plutôt d’un point de vue plus généraliste et plastique en traitant mes personnages d’une certaine façon, en les composant et en les faisant ressortir en bas-relief en 3D d’une manière particulière. »

 

 

 

De la 3D sur toile ! Voilà une pratique que l'on ne voit pas tous les jours et c’est bien dommage. Ce type d’expérimentation permet de donner un angle de vue complètement nouveau sur l’œuvre de par l’augmentation de l’espace de représentation inhérente : « Cette volonté de faire de la 3D est liée à la volonté d’avoir de l’interactivité avec le spectateur et de le bousculer davantage qu’une toile en 2D, je vais un peu plus à la rencontre de la personne et j’augmente l’espace de représentation dans le but d’essayer de le toucher. »

 

 

Impressionnant tout de même ? Oui, l’univers de Shaka est particulier, il comporte des reflets de sentiments lourds et puissants mais ne nous étonnons pas car c’est bel et bien le but recherché par l’artiste. Grâce à ses visages, Marchal pointe du doigt ce qui dérange et il le fait avec justesse.

Travaillant de moins en moins avec des couleurs vives, Shaka crée et compose principalement avec des couleurs ternes tout en gardant une couleur directrice : le rouge, synonyme de violence et de colère mais aussi de puissance et de force : « Pour moi, la base c’est la volonté d’avoir une expression un peu plus forte, j’utilise des personnages très expressif et j’essaie de l’augmenter et d’aller vers le coté exacerbé parce que en général je pointe du doigt des comportements comme l’égoïsme, la violence, des caractéristiques de la société moderne qui, quelque part, dérangent. À travers mes travaux c’était un peu ce phénomène que je voulais montrer, sans me l’approprier entièrement. Comme tout le monde, j’ai une certaine violence en moi, sans être ultraviolent (rire), je suis comme tout le monde. C’est juste quelque chose que j’ai envie d’exprimer et de partager.

Donc mon univers, pour résumer, est assez sombre. Il était très coloré au début mais maintenant je suis plus dans les nuances parce que je trouve que c’est facile d’attirer le regard avec de la couleur et je dirais que j’essaie d’avoir un peu plus de subtilité et de travailler dans des camaïeux  de gris, de marrons, dans des couleurs un peu plus ternes, un peu plus naturelles, je garde la couleur du rouge car je l’affectionne particulièrement et je trouve que c’est une couleur forte. »

 

 

Ses inspirations, Shaka va les puiser dans son quotidien et dans son environnement. Comme beaucoup d’artistes me direz-vous ? L’artiste en est même venu à utiliser son propre visage pour certaines toiles : « Mes idées et inspirations je les puise dans mon quotidien, ce sont les gens qui autour de moi qui m’inspirent. J’utilise beaucoup ce qu’il y a autour de moi oui. Les quelques autoportraits que j’ai fait n’étaient pas du tout un délire d’égo-trip mais plutôt parce que c’est plus facile d’avoir la tête et l’expression que l’on souhaite représenter lorsqu’on se met face à un miroir plutôt que de demander un rendez-vous avec un copain et de le faire poser pendant 1h et lui demander exactement ce que l’on veut. »

 


 

Influencé par ses rencontres et ses fréquentations, Shaka a pu développer son univers à la fac où il a étudié les arts plastiques. Mais c’est en rapprochant certaines périodes et événements de sa vie que l’on obtient le Shaka d’aujourd’hui. Effectivement, avec le graffiti il a amélioré son rapport aux dimensions, à la fac il a été soumis au travail des autres artistes ce qui lui a permis de faire évoluer son esprit critique. Enchainant les collaborations et les productions, sa patte se finalise et devient unique. Eh oui, c’est en forgeant qu’on devient forgeron : « Malgré la fac, les cours d’art plastique, on rencontre pas mal de gens et donc on est soumis à quelques influences. Le graffiti lui, m’a donné un rapport différent quant aux dimensions, la composition et la rapidité d’exécution. La collaboration avec d’autres artistes m'a beaucoup influencé car en travaillant ensemble on s’oblige à changer notre façon de voir les choses et on commence à faire évoluer notre travail. »

Puis, il y a eu cette période de gestation où j’ai commencé à travailler le bas-relief, là j’étais vraiment tout seul en atelier. J’avais tendance à décharner les personnages au début, sans peaux etc. Grâce au bas-relief j’ai eu envie de travailler différemment le volume, la profondeur et ça m’a a fait évoluer mon style en 2D. »

 

 

SCULPTURE ET SHAKA

Après avoir découvert et bien cerné l’univers de la 3D sur toile, Marchal Mithouard n’a pas pu s’en tenir là et a donc décidé d’aller jusqu’au bout de la chose afin d’embrasser cet univers dans sa totalité. C’est dans cette optique et grâce à des retrouvailles avec des vieux amis que l’artiste a pu se lancer dans la sculpture. Investi d’une fibre artistique remarquable, Shaka apprend rapidement tous les automatismes et techniques liés à cette pratique et s’en sort avec brio avec seulement quelques heures d’entrainement : « C’est une activité récente, ça n’a pas été calculé du tout ! J’avais envie de passer à la 3D totale, vraiment envie de m’exprimer totalement en sculpture. J’ai eu l’opportunité de retrouver des vieux potes qui étaient comme moi, qui ont commencé par le graffiti et qui tiennent un des plus grands squat d’Europe. À l’époque, j'avais 13 ans c'était là où j’avais vu mes 1er concert, et j’ai donc pu la redécouvrir en travaillant dans la même salle plusieurs années plus tard. Ils m’ont proposé du matériel pour faire de la sculpture, je me suis entrainé un peu et puis c’était parti. J’ai appris tout seul sous leurs conseils et je me suis débrouillé rapidement avec les heures de travail. »

Un talent repéré à bride abattue par les structures artistiques : Ci-dessous, l’espace Beaujon à Paris avec l’œuvre sculpturale de Shaka.

 

 

« J’ai toujours une quête et une partie recherche qui n’est jamais assouvie. J’ai toujours envie d’aller plus loin et ne pas faire la même chose tout le temps. Je ne suis pas dans une logique de productivité non plus car ma production est plutôt limitée. »

 

 

 

Non, ce n’est pas le coté artisanal et manuel de l’activité qui plaît le plus à l’artiste mais bien la création en elle-même. Shaka est un passionné, il prendra du plaisir à chaque trait et à chaque mouvement sur sa toile. Concevoir une œuvre de l’idée de base jusqu’à l’appréciation du support en passant par le choix des matériaux c’est le cœur de cette passion et toutes les étapes de créations viennent rythmer le plaisir généré : « Le fait de reproduire et de créer quelque chose d’artisanal c’est assez rébarbatif en fin de compte et ce n’est pas ce qui me plaît le plus. Moi ce que j'aime c’est justement de toucher un maximum de matériaux, que ça parte de la réflexion du concept de l’idée de base jusqu’à la structure, apprêter le support, enduire, peindre etc. Ces étapes sont importantes et cassent la monotonie du travail en atelier mais bien sûr il y a la rencontre avec les gens. J’ai travaillé avec beaucoup de personnes dans différents ateliers et ce sont ces rencontres qui sont intéressantes. Au delà du moment où l’on est seul en atelier et que l'on crée, il y a cette partie sympa d’aller faire des fresques en extérieur, c’est deux mondes différents. »

 

 

 

L’avenir de Shaka n’est pas réellement tracé car l’artiste ne se projette pas trop loin, trop vite. Toutefois, l'année 2014 a déjé été marquée par la sortie de sa 2ème vidéo : un format animé qui met en situation de sculpteur, le tout assorti d’une bande-son spéciale et exclusive des Bloody Beetroots. Rien que ça !

 « Une nouvelle est sortie en 2014. C’est une vidéo que j’ai faite autour de la sculpture en collaboration avec un réalisateur et un groupe, les Bloody Beetroots qui nous ont donné un morceau en exclusivité.

Pour 2014 j’ai aussi préparé un solo show pour une galerie qui m’a déjà accueilli, c’est la galerie Lazarew à Paris. Sinon mes ambitions sont plastiques, là je me tourne vers une collaboration avec un ingénieur pour pousser mes techniques de bas-relief un peu plus loin. J’aimerais aussi développer ma sculpture parce que j’ai vraiment pris du plaisir à travailler l’acier donc c’est quelque chose que je vais réitérer à l’avenir. »

 

 

 

EVENEMENTS PASSES :

Pour sa seconde exposition personnelle à la Galerie Lazarew, Shaka présente une série de travaux qui explorent toujours plus profondément le corps humain. Le côté formel et figuratif de l’œuvre n’est plus qu’un prétexte, laissant peu à peu place au mouvement, révélateur d’une abstraction latente.

EVENEMENT FACEBOOK 

VERNISSAGE LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014
Galerie Lazarew Paris - 14, rue du Perche - 75003

 

SUIVEZ LES ACTUALITES DE SHAKA sur :

www.shaka1.fr
Facebook 

 — Propos recueillis de Marchal Mithouard (Shaka) — 

    • 2016-04-07 08:50:44
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  • Tags - #Expo #street art #graffiti #artiste #2d #peinture #graff #3D #Rue #pluridisciplinaire #Sculpture #Shaka #la réserve malakoff
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