La spontanéité du trait d'Hélène Bek

PARTENAIRES

Chercher une news

Publicité

Hélène Bécue - de son nom d'artiste Hélène Bek - a marqué fort le début de cette année avec sa Carte Blanche à la galerie Openspace Paris. A la fois artiste exposante et commissaire d'exposition, cet événement a permis de réunir des artistes très prometteurs du monde de l'illustration. Quant à son univers à elle, nous ne sommes pas sans remarquer l'originalité du concept et la volonté de donner du mouvement au dessin, le faire vivre, montrer des actions. Cette énergie nous est transmise et on s'amuse à scruter le moindre détail du dessin, le moindre symbole à interpréter.
Retour sur cet évenement et la découverte d'une artiste de grand talent...


Mange Un Fruit © Helene Bek

Comment décrivez vous votre univers artistique ?

Alors… du noir et blanc! Certains disent que c'est comme un "cabinet de curiosités". Je pars généralement d'une forme et je rempli instinctivement l'espace que je me suis donné. Ça raconte des petites histoires, mais libre à chacun d'interpréter. C'est ça qui est sympa. Des références à mon quotidien, à un sentiment, ce qui donne un truc un peu farfelu. En commençant un dessin je n'ai pas d'idée précise du résultat, c'est en mettant la dernière touche de noir que je prend du recul et que je me dis qu'il s'en est passé des choses dans ce laps de temps devant cette feuille. Ensuite je repars d'une page blanche et je me défoule de nouveau. 
 


Cancer © Helene Bek

Quelles sont vos sources d'inspiration ?

Mon quotidien (mes amis, mes amours, mes envies, mes emmerdes). Avant de commencer un dessin j'ai souvent des mots qui me viennent ou des expressions comme "avoir le bourdon" ce qui va donner le dessin "Rock the Bourdon" par exemple. Mais il y a quand même une grande part de hasard, donc cette inspiration passe aussi par de l'inconscient. 
 


Rock The Bourdon © Helene Bek
 

Vous avez eu beaucoup d'expériences professionnelles, notamment dans le milieu de la communication (création de logos, affiches, plaquettes, mailings...). Avez-vous la même démarche artistique en travaillant pour un annonceur, que pour la réalisation de vos créations personnelles ?

Je suis illustratrice mais aussi graphiste / maquettiste, donc des plaquettes, des affiches, de logos j'en fais pas mal mais ce n'est pas du tout le même travail ni la même démarche, même si j'aime que ce soit clair et efficace. Quand je crée pour moi je n'ai plus de brief à respecter, c'est une récréation. 
 


Arrow © Helene Bek
 

Quelles sont les œuvres, tous secteurs artistiques confondus, qui vous ont particulièrement marquées ? 

J'ai travaillé avec Graffiti art magazine pendant un peu plus de deux ans. Au début, en temps que simple stagiaire et ensuite je m’occupais de la rédaction pour le blog. Ça a été un moyen pour moi d'ouvrir les yeux encore plus grands et de me faire cette culture du graffiti, de l'art urbain, et ce qui maintenant arrive en galerie. Donc quotidiennement je parcourais les sites et blogs spécialisés et je découvrais les derniers murs de Revok, ou d'Aryz par exemple. Je me tenais au courant des festivals, des foires donc ce sont des images qui résonnent encore. Il y a un coté qui m'impressionne énormément chez ces artistes urbains. Faire les choses en grand en sachant que ça peut être très éphémère. Un gros « prend ça dans la gueule et profite ! » Mais difficile à dire quels murs je préfère… il y a en a trop ! Après niveau illustration et typographie, il y a des gens que j'admire beaucoup. La spontanéité du trait, les univers de chacun c'est quelque chose qui me passionne. Je suis curieuse et je veux tout voir !
 

JLB © Helene Bek

Comment avez-vous vécue votre carte blanche à l'Openspace Paris, qui s'est déroulée du 11 janvier au 8 févier 2014 ?

C'est une vraie opportunité que j'ai eu pour le choix des artistes de cette expo. Je me suis fait plaisir, et j'ai pu contacter des artistes dont j'apprécie le boulot, avec le crédit de la galerie Openspace en plus. C'est une galerie qui ose des choses, qui va prendre certains risques (contrôlés je pense) mais avec beaucoup d'envie et cette idée de partage. 
J'ai pu contacter Smithe, un mexicain hyper talentueux, Dulk un espagnol avec un univers onirique assez dingue, ou encore Faunesque un parisien qui a un style graphique d'une grande finesse, son boulot et très poétique. J'ai pu mélanger tous ces univers, proposer une vision assez large de ce que j'aime dans le monde de l'illustration. Ce n'est bien sûr qu'un échantillon ! J'aurai pu réunir 50 artistes si c'était possible. Ce group-show a été bien reçu. Les visiteurs on pu faire pas mal de découvertes et c'était le but aussi. Ça a été du travail et de l'organisation mais je suis contente de l'avoir fait. Je tiens encore à remercier Nicolas Chenus et Samantha Longhi !!
 

Le Roi Sur Son Fumier © Helene Bek

Sur quels critères avez vous sélectionné les artistes de votre carte blanche ?

Ça se bousculait assez dans ma tête et puis j'ai fini par oser. J'ai contacté les artistes avec qui j'avais envie de travailler. Le résultat est diversifié mais on retrouve quand même pas mal d'univers décalés avec des animaux, du végétal, des créatures. J'ai eu la chance qu'ils aient tous répondu présents. À partir de là c'était lancé. Le critère c'était l'envie, dans les deux sens. Ce qui est un plaisir aussi c'est d'échanger et de rencontrer ces artistes. Tu réalises que leur style graphique et très proche de leur personnalité. 
 

Reflex © Helene Bek
 

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Dessiner, dessiner et dessiner… Je vais aller vers de plus grands formats je pense. Je ferai en sorte d'exposer, quand ce sera chaud. J'espère avoir l'occasion d'organiser d'autres expositions collectives. J'aime cette démarche de découvrir et d'aller vers les artistes. 
 


Ship's Cat © Helene Bek


SUIVEZ LES ACTUALITES DE HELENE BEK SUR :

CARGO
FACEBOOK 

    • 2015-01-09 21:18:22
    • 3,892 views
  • Tags - #illustration #dessin #arts graphiques #détail #mouvement #hélène Bek
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI